Plainville (Eure)

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Plainville
L'église.
L'église.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Haute-Normandie
Département Eure
Arrondissement Arrondissement de Bernay
Canton Bernay
Intercommunalité Communauté de communes de Bernay et ses environs
Maire
Mandat
Jean-Louis Vila
2014-2020
Code postal 27300
Code commune 27460
Démographie
Population
municipale
189 hab. (2012)
Densité 29 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 05′ 08″ N 0° 30′ 00″ E / 49.0856, 0.549° 05′ 08″ Nord 0° 30′ 00″ Est / 49.0856, 0.5
Altitude Min. 150 m – Max. 185 m
Superficie 6,41 km2
Localisation

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Plainville est une commune française située dans le département de l'Eure en région Haute-Normandie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Plainville se situe à l'Ouest du département de l'Eure dans le Lieuvin et le canton de Bernay-Ouest.

Les villages bordant Plainville sont Saint-Vincent-du-Boulay au nord, Saint-Martin-du-Tilleul au Nord est/est, Caorches-Saint-Nicolas au sud est, Saint-Victor-de-Chrétienville au sud, Capelles les Grand au sud ouest et Saint-Mards-de Fresne a l'ouest.

Le village est composé de plusieurs hameau, lieu-dits et triages: Le triage du Bois d'Aufresne, Le Tourmesnil , La Héberdiere, Le Village, Le Vast, Les Épines, Le Château, Le Lieu de Bas, La Vassourie, La Londe, Le Bosc-Ricard.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Il est fait mention de Plainville à partir du XIIe siècle. sous les formes latinisées Peleavilla[1], Pellinvilla ou encore française Pelleville[réf. nécessaire]. Au XVe siècle, on trouve le nom de Pelleville et Tour-Ménil (ou Tort-Ménil) dans les archives du notariat de Bernay, puis Plainville-Tour-Mesnil jusqu'au début du XIXe siècle. Le Tourmesnil est aujourd'hui un hameau de la commune.

Il s'agit d'une formation toponymique médiévale en -ville, appellatif issu du gallo-roman VILLA « domaine rural ». L'interprétation du premier élément Plain- pose problème et a divisé les toponymistes.

  • Albert Dauzat et Charles Rostaing ont vu dans le premier élément un nom de personne germanique Pellin[2]. En effet, la plupart des toponymes en -ville sont formés avec un anthroponyme. Cependant la forme la plus ancienne, qu'ils ne devaient pas connaître, ainsi que celles des autres Plainville s'opposent à cette interprétation.
  • François de Beaurepaire se fonde sur les formes anciennes et propose la traduction « ville pelée » en référence à une terre peu fertile. Cette proposition a l'avantage de correspondre aux formes anciennes des différents Plainville, en outre, même si cette interprétation semble à priori obscure, elle est confortée par quelques toponymes en -ville se référant à la nature du sol du domaine rural, de manière dépréciative ou positive. Ainsi trouvait-on jadis en Seine-Maritime, Merdeuseville, aujourd'hui Belleville-en-Caux[3] et dans la Manche, Merdosavilla au XIIe siècle aujourd'hui La Bonneville[4]. Inversement, Richeville se réfère probablement à la fertilité de la terre ou à la richesse domaine rural. Il existe aussi un type Grigneuseville (Seine-Maritime), Grenieuseville (Eure) dont le premier élément représente l'ancien français grignos « triste »[5]. Ces formations toponymiques sont toutes composées à partir d'un adjectif roman.
  • René Lepelley reprend la proposition du précédent.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les origines[modifier | modifier le code]

Dans l'Antiquité Plainville est située sur une portion de terres, dépendant initialement des Lexoviens (peuple gaulois occupant un territoire situé approximativement entre la Manche, la Touque, la Charentonne et la Risle soit le territoire de l'ancien grand Lieuvin décomposé aujourd'hui en pays d'Auge (essentiellement Calvados et Orne) et l'actuel Lieuvin (Eure)).

À partir du XIIIe siècle, on dispose de davantage d'informations sur la paroisse actuelle. Ainsi, l'église gothique fut-elle édifiée durant ce siècle et c'est à cette période que l'on retrouve plusieurs premiers écrits traitant de chartes et donations concernant le fief de Plainville et les environs et impliquant les seigneurs ou le curé.

Les familles seigneuriales de Plainville[modifier | modifier le code]

Au cours de l'histoire du village, au moins deux grandes familles seigneuriales sont répertoriées et citées fréquemment dans différents textes et ouvrages, il s'agit de la famille Néel et de la famille du Bosc-Henry. Cependant quelque traces écrites montrent l'existence d'une famille de Pelville entre le XIIIe et le XVe siècle[6].

  • La famille de Pelville

Seules quelques traces écrites concernent cette famille. Ainsi l'on retrouve deux actes mentionnant pour le premier la présence d'un certain Cardot de Pelville lors d'une charte de Gilbert du Val et pour le deuxième la présence de Richard de Pelville pour une charte en faveur de Saint-Nicolas à Capelle-les-Grands.

  • La famille Néel

Plus de membres de cette famille sont mentionnés dans les écrits disponibles. Le premier se prénomme Antoine, il est seigneur de Plainville à partir de 1463. Il présentera son fils lors de la montre de Beaumont de 1470. Saturnin Néel possède le fief au début du XVIIe siècle; et serait ainsi le dernier Néel qui possèdera le fief.

  • La famille du Bosc-Henry

On trouve ici la famille qui aura sans doute eu le plus d'importance pour la commune de Plainville. Le premier de la lignée fut Jean du Bosc-Henry qui a rendu hommage au fief de Plainville en 1577, celui-ci fut aussi baron de Drucourt (ces enfants reprendront la seigneurie de ce village par la suite). Son frère Philbert (ce nom apparait dans les recherches de généalogie mais le nom de Philippe apparait dans certaines œuvres[6],[7]) reprit probablement la seigneurie à sa suite et sa descendance en garda la possession. Cela commença par son fils Robert, il ne posséda sûrement pas longtemps le fief étant donné qu'il mourut en 1648 seulement 3 ans après Philbert (1645). Son fils Jean-Baptiste, né en 1647 dut reprendre la seigneurie dès qu'il en fut d'age avant de mourir en 1684. François, né en 1675 fut son héritier et ne dut passer le flambeau que très tard étant donné qu'il ne mourra qu'à l'âge de 92 ans soit en 1767.

Enfin la dernière génération de seigneurs de la famille fut plus abstraite, Esprit-Jean-Baptiste qui était communément appelé chevalier de Plainville, capitaine du régiment de Monaco et a qui l'on doit probablement la construction du château actuel (daté de 1754)[8], mourut assassiné et jeté dans la Seine à Ambourville en 1768. Lors du dépôt de ses bans de mariage en 1752 avec Marguerite Suzanne De Ragayne De Tallonay, il est décrit comme seigneur de Plainville, son père lui laissa donc probablement le fief bien avant sa mort. Cependant entre 1768 et la Révolution, il n'y a pas de trace d'un réel seigneur, Esprit-Jean-Baptiste n'ayant pas eu de fils, c'est probablement un de ses deux frères (certainement Jacques Hubert[6]) qui dut reprendre la seigneurie.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs [9]
Période Identité Étiquette Qualité
- 1798 Jean Tas d'Homme (père)   Agent communal
1798 1800 François Voniey    
1800 1811 Jean Tas d'Homme (fils)    
1811 1829 Charles Hourdet    
1829 1835 Nicolas-Jacques Gueroult    
1835 1840 Jean-Victor Desménages    
1840 1848 Ferdinand Haitte    
1848 1850 Jean-Victor Desménages    
1850 1870 Louis-Ernest Hubert    
1870 1888 Théodule Laplanche    
1888 - François Petit   Cultivateur
mars 2001 mars 2008 Michel Bouckaert    
mars 2008 en cours Jean-Louis Vila    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 189 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
331 327 331 403 360 326 326 515 278
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
260 274 215 228 225 200 192 186 162
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
178 173 166 142 153 153 171 150 134
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
140 146 129 166 171 205 189 185 192
2012 - - - - - - - -
189 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2004[11].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Les lignes de chemin de fer[modifier | modifier le code]

La ligne Paris-Cherbourg[modifier | modifier le code]

Depuis 1855, Plainville est traversé en son milieu par la ligne Paris-Cherbourg.

Le ligne Bernay-Cormeilles[modifier | modifier le code]

De 1905 à1934, Plainville était desservi par une ligne mono-voie reliant Bernay à Cormeilles qui longée la frontière Nord/Nord-Est de Plainville (entre Le Tourmesnil et La Croix Blanche (Saint-Vincent-du-Boulay) avant de suivre l'actuelle RD 22. La commune était desservie par une petite gare installée aux abords de cette frontière Nord-Est de Plainville sur les terres de La Croix Blanche. Ce projet de gare fut défendu devanr le coseil général de l'Eure par M Join-Lambert[12].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

L'abbé Bessin[modifier | modifier le code]

Alexandre-Jacques Bessin, ou l'abbé Bessin, né en 1754 à Glos-la-Ferrière et mort en mars en 1810 à Plainville (Plainville-Tour-Ménil à l'époque) était curé de cette dernière commune. Il était réputé pour ses poèmes tel "L'école des Sages" et ses liens avec les nombreux philosophes et grands écrivains de l'époque comme Voltaire ou Delille. Ce dernier venait même régulièrement en séjour au presbytère de Plainville, chez l'abbé Bessin, pour y écrire ses œuvres. Peu avant sa mort, Voltaire écrivit à l'abbé pour lui faire part de sa sympathie pour son travail et sa personne[13].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. François de Beaurepaire (préf. Marcel Baudot), Les Noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure, Paris, A. et J. Picard,‎ , 221 p. (ISBN 2-7084-0067-3, OCLC 9675154), p. 158
  2. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud,‎ (ISBN 2-85023-076-6)
  3. François de Beaurepaire, Les noms des communes et anciennes paroisses de la Seine-Maritime, éditions Picard 1979. p. 40.
  4. François de Beaurepaire, op. cit.
  5. François de Beaurepaire, op. cit., p. 88.
  6. a, b et c M. Charpillon, Dictionnaire historique de toutes les communes du département de l’Eure. Histoire, géographie, statistiques, réédition 1968 (de l'original 1868 - 1879 ), F.E.R.N., Avallon, 2 volumes, Volume 2.
  7. Histoire de Saint-Martin du Tilleul par Auguste Le Prévost p.115
  8. Gentilhommières des pays de l'Eure, Franck Beaumont, Philippe Seydoux , Morande, 1999
  9. Archives départementales de l'Eure
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2012.
  12. Rapports et délibérations -Conseil Général de l'Eure - 1904
  13. Œuvres complètes de Voltaire avec des remarques et des notes historiques


Liens externes[modifier | modifier le code]

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