Place publique (parti politique)

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Place publique
Image illustrative de l’article Place publique (parti politique)
Logotype officiel.
Présentation
Fondation
Siège 5 rue de l'Encheval
75019 Paris[1]
Fondateurs Raphaël Glucksmann
Thomas Porcher
Claire Nouvian
Jo Spiegel
Positionnement Centre gauche[2]
Idéologie Social-démocratie
Écologie politique
Europhilie
Adhérents 25 000 (revendiqués)
Couleurs           Jaune et noir
Site web place-publique.eu
Présidents de groupe
Assemblée nationale Philippe Vigier (LT)
Représentation
Députés
1 / 577
Conseillers régionaux
2 / 1 757

Place publique (PP) est un parti politique français lancé fin 2018 par plusieurs personnalités, dont Raphaël Glucksmann, Thomas Porcher, Jo Spiegel et Claire Nouvian.

Création[modifier | modifier le code]

Le mouvement est déclaré le [3].

Le , l'essayiste Raphaël Glucksmann, l'économiste Thomas Porcher, l'homme politique Jo Spiegel, Diana Filippova et l'activiste Claire Nouvian annoncent la création de Place publique, « mouvement politique 100 % société civile » en vue de rassembler la gauche pro-européenne sympathisante du Parti communiste français (PCF) à Europe Écologie Les Verts (EÉLV) en passant par le Parti socialiste (PS) et Génération.s. Leur démarche se veut alternative à la ligne défendue par La France insoumise[4] bien que Thomas Porcher a affirmé que le mouvement ne s'inscrivait pas contre Jean-Luc Mélenchon[5].

Leurs réunions de travail sont cependant délaissées par ces autres partis ; EÉLV ne s'y rend jamais et le PCF et Génération.s mettent rapidement un terme à leur participation. Selon plusieurs médias, seul le PS semble véritablement intéressé par l'initiative de Place publique[6],[7].

Le [8], Raphaël Glucksmann et plusieurs personnalités publient un manifeste[1] qui « acte la naissance d'un mouvement qui a vocation à se structurer sur tout le territoire français et au-delà, à travers l'Europe, à multiplier les réunions publiques, à contrer les lobbies et à bouleverser le champ politique. »

Dans un communiqué publié fin , Raphaël Glucksmann lance un ultimatum à EÉLV, à Génération.s et au PS pour mettre en place une liste unitaire pour les élections européennes, autour de plusieurs combats communs :

« Le risque est grand de n'avoir au Parlement européen aucun élu pour porter nos idées[7]. »

Le même mois, le parti revendique 25 000 adhérents[9].

Fondateurs[modifier | modifier le code]

Les signataires de l'appel fondateur du mouvement sont : Judith Aquien, Nayla Ajaltouni, Farid Benlagha, Saïd Benmouffok, Charles Braine, Pierre-Natnaël Bussière, Lucas Chancel, Vincent Carry, Olivier Dubuquoy (en), Diana Filippova, Laure Fourteau-Lemarchand, Raphaël Glucksmann, Aziliz Gouez, Caroline Kamal, Jérôme Karsenti, Thierry Kuhn, Dan Lert, Claire Nouvian, Thomas Porcher, Jo Spiegel, Rui Wang et André Zajid[1].

Positionnement[modifier | modifier le code]

Place publique ne revendique pas un positionnement à gauche[8]. Cependant, ses membres fondateurs sont habituellement situés à gauche et le mouvement est positionné à gauche par les médias dès sa fondation[8]. Le mouvement s'inscrit dans la perspective des élections européennes de 2019 et veut « agir pour construire une Europe démocratique, solidaire et écologique ».

Scrutins[modifier | modifier le code]

Pour le second tour de l'élection législative partielle se tenant dans la première circonscription de l'Essonne en , Thomas Porcher, cofondateur de Place publique, apporte son soutien à la candidate de La France insoumise[10], qui échoue.

Élus[modifier | modifier le code]

Jo Spiegel, maire de Kingersheim (Haut-Rhin), est l'un des fondateurs du mouvement[1].

Le , le député Jean-Michel Clément (ex-PS, ex-LREM) rejoint le mouvement[11]. Il est rejoint le 16 novembre par deux conseillers régionaux de Nouvelle-Aquitaine jusque-là membres du PS : Pascal Duforestel (Deux-Sèvres) et Benoît Tirant (Vienne)[12].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d « Nous sommes un mouvement politique », sur Place publique (consulté le 8 novembre 2018).
  2. Voir sur monde-diplomatique.fr.
  3. Journal officiel, 150e année, n° 35, samedi 1er septembre 2018, annonce n° 1040.
  4. Quentin Laurent, « Européennes : Place publique, le pari citoyen de Raphaël Glucksmann », sur Le Parisien, (consulté le 29 octobre 2018).
  5. « Thomas Porcher : "Nous ne nous inscrivons pas contre Mélenchon" », sur lemonde.fr, .
  6. Cyrielle Cabot, « Européennes : Raphaël Glucksmann veut unir la gauche, mais sans La France insoumise », sur BFM TV, (consulté le 29 janvier 2019).
  7. a et b Corinne Laurent, « Place publique croit encore possible de réunir la gauche », sur La Croix, (consulté le 29 janvier 2019).
  8. a b et c Rachid Laïreche, « À gauche, des nouveaux dans la Place », sur Libération (consulté le 8 novembre 2018).
  9. Yann-Armel Huet, « Place publique, un nouveau parti politique de gauche à Rennes », sur Ouest-France, (consulté le 29 janvier 2019).
  10. Thomas Porcher, « Déclaration », sur Twitter, (consulté le 20 novembre 2018) : « (…) sans aucune hésitation. Bon courage à Farida Amrani ! ».
  11. Jean-Michel Clément, « Déclaration », Twitter,‎ (lire en ligne, consulté le 8 novembre 2018) :

    « Je rejoins le mouvement Place publique dès ce jour. Il m’apparaît déterminant pour notre avenir commun. Et les idéaux qui animent les premiers signataires rejoignent les miens depuis toujours. À nous de trouver les formes d’expression qu’impose l’urgence. »

  12. Parti socialiste : démission de deux ex-patrons.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]