Place de la Comédie

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Place de la Comédie
Image illustrative de l’article Place de la Comédie
L'opéra Comédie et la fontaine des Trois Grâces
Situation
Coordonnées 43° 36′ 31″ nord, 3° 52′ 48″ est
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Ville Montpellier
Morphologie
Type Place
Longueur 230 m
Largeur 50 m
Superficie 13 500 m2
Histoire
Création 1755
Monuments Fontaine des Trois Grâces
Opéra Comédie

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Place de la Comédie

Géolocalisation sur la carte : Languedoc-Roussillon

(Voir situation sur carte : Languedoc-Roussillon)
Place de la Comédie

Géolocalisation sur la carte : Hérault

(Voir situation sur carte : Hérault)
Place de la Comédie

Géolocalisation sur la carte : Montpellier

(Voir situation sur carte : Montpellier)
Place de la Comédie

La place de la Comédie à Montpellier est la place centrale de la ville, au sud-est de l'Écusson, en plein cœur de ce que fut la cité médiévale. Elle s'étend sur un ancien espace de fortifications qui aboutit à la citadelle de Montpellier (actuel lycée Joffre) et à l'esplanade Charles-de-Gaulle à l'Est. De forme grossièrement rectangulaire et allongée, elle mesure environ 230 m de long sur 50 m de large. Elle forme avec l'esplanade (340 m de long sur 50 m de large), un des plus grands ensemble piétons de France.

Elle tient son nom du théâtre municipal dont la façade monumentale orne le côté sud-ouest de la place. La place de la Comédie est le point névralgique, le centre de toute activité montpelliéraine et, de fait, elle constitue un grand pôle d'attraction mais aussi le point de départ pour une découverte plus approfondie de la ville historique.

Historique[modifier | modifier le code]

La place de la Comédie en 1880
La place de la Comédie en 1949

La première place date de 1755. L'histoire de la place est ponctuée par les incendies du théâtre en 1785 et 1881, reconstruit à chaque fois. Elle est alors située sur l'ancienne emprise de la muraille de Montpellier à la hauteur de la porte de Lattes, près des bâtiments du gouverneur de Languedoc.

Fontaine des Trois Grâces

La fontaine surmontée de la sculpture des Trois Grâces (Aglaé, Euphrosyne et Thalie) est installée sur la Comédie à la fin des années 1790. Elle a été réalisée par Étienne d'Antoine, un sculpteur de Carpentras. En 1794, elle trônait sur la place de la Canourgue où se trouvait alors la mairie. En 1989, la sculpture originale a été déplacée au musée Fabre et a laissé place à un moulage. À la suite de travaux dans le musée, la statue a une nouvelle fois été déplacée et trône maintenant dans le hall de l'Opéra Comédie.

Au XIXe siècle, à partir du mandat de Jules Pagézy, elle devient plus empruntée avec le percement de la rue Foch et de la rue de la Loge et l'ouverture de la gare ferroviaire. Alors que les lieux attractifs de la ville se trouvaient au sommet (halles castellanes, préfecture) et au nord (université, cathédrale), la place de la Comédie se trouve désormais sur la voie la plus aisée entre la gare et le centre.

Jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, deux cafés situés au sud de la place, entre rue de Verdun et rue Maguelone deviennent le lieu d'un marché viticole informel chaque mardi : le Grand Café de France et du Musée d'une part, et le Grand Café de Montpellier d'autre part[1]. Après-guerre, ils laissent la place à un supermarché de la marque Monoprix.

Un carrefour[modifier | modifier le code]

La Comédie est à la croisée des chemins :

De gauche à droite : l'Office du Tourisme, l'Hôtel de Ville, le Triangle, le Polygone
  • côté sud : rue des Etuves, boulevard Victor Hugo, rue Maguelone ;
  • côté est : rue de Verdun, rue Boussairolles, rue Baudin, avenue Frédéric Mistral ;
  • côté ouest (vers la vieille ville) : rue de la Loge, passage Lonjon, passage Bruyas ;
  • côté nord, elle est reliée à deux autres grandes places :

Cette position a fait de sa fontaine des Trois Grâces un point de rendez-vous commode et d'image-symbole de Montpellier.

La place et les transports[modifier | modifier le code]

La place est organisée par l'« œuf » où trône la copie de la statue-fontaine des Trois Grâces. Aujourd'hui, l'« œuf » est visible à la couleur des pierres lisses utilisées. À l'origine, l'« œuf » était l'espace piétonnier de la place de la Comédie entourée par toutes les routes qui traversaient encore le centre de la ville (dont la nationale 113). Progressivement, la circulation automobile a été bannie de la place, sauf pour les livraisons matinales ; le tunnel de la Comédie permet la traversée souterraine de la place et l'accès aux parkings souterrains de la Comédie et du Polygone.

Pendant plusieurs décennies, sur la place de la Comédie était située la gare de la ligne du « petit train » allant à Palavas-les-Flots et croqué par le dessinateur Albert Dubout. De décembre 1897 à janvier 1949, la ligne de tramway de Montpellier à Castelnau-le-Lez passait par la Comédie avant de contourner l'Écusson par l'est.

Lors du débat sur la tracé de la ligne 1 du tramway, de nombreux acteurs politiques locaux se sont inquiétés du passage de la ligne sur le côté sud de la place de la Comédie. Actuellement, le passage cadencé des rames a posé peu de problèmes, y compris pour les serveurs des cafés dont les terrasses se sont retrouvées de l'autre côté des rails.

Une autre conséquence de la mise en service du tramway a été la piétonisation de la rue Maguelone où passaient presque toutes les lignes de bus urbains pour aller vers la gare. Ces lignes desservent la place de la Comédie à deux cents mètres environ désormais ; à l'exception d'un petit train touristique qui sillonne les rues de l'Écusson. Un petit bus à gaz (Petibus, puis Le Guilhem) a desservi le secteur piéton de l'Écusson certaines années entre le milieu des années 1990 et les années 2000, mais ce service a été plusieurs fois mis en place puis abandonné à cause de problèmes d'entretien et de rentabilité.

Architecture[modifier | modifier le code]

Carrefour très prisé de promenade et de sociabilité, la place a vu ses immeubles la bordant être décorés et accueillir des entreprises.

Au nord, à la gauche de la façade du cinéma Gaumont, ancien grand magasin (Galeries Lafayette)[2], un immeuble a son toit baptisé le « scaphandrier » à cause de sa forme. En dessous du « casque », un fronton sculpté montre les sources de la richesse de la ville au XIXe siècle : la vigne et le rail.

Les cinémas Gaumont et le supermarché Monoprix sont les deux grandes enseignes qui ont bénéficié de locaux historiques, c'est-à-dire d'immeubles haussmanniens du XIXe siècle. Au balcon des fenêtres, les entreprises profitent de l'emplacement pour y placer leurs locaux et leurs logos : il y a quelques années, ce fut le cas pour deux radios méridionales (RMC et Sud Radio). Actuellement, c'est un hebdomadaire local (La Gazette de Montpellier) et plusieurs agences bancaires qui se montrent ainsi.

Enseignes[modifier | modifier le code]

La Place de la Comédie possède de nombreuses enseignes renommées comme celles de restauration rapide McDonald's, un magasin Foot Locker et son extrémité Est converge vers le Centre commercial du Polygone (120 enseignes) et la galerie du triangle (50 enseignes), où les magasins présents sont entre-autres la librairie Sauramps, Bershka, Bouygues Telecom, Fnac, Nature et Découvertes, Gap, Zara, Häagen-Dazs, Celio ...

Manifestations[modifier | modifier le code]

En tant que place centrale de la ville, c'est elle qui est pavoisée lors des commémorations nationales ou des manifestations sportives et culturelles. Certaines se déroulent sur la place :

  • Le Montpellier Beach Masters, événement international de Beach Volley en mai (de 2004 à 2011), désormais organisé au Parc de la Rauze à Montpellier[3] ;
  • la Comédie du Livre, salon littéraire en plein air qui a lieu dans la seconde moitié du mois de mai ;
  • un marché de Noël chaque décembre depuis 2002 ;
  • un marché des vins depuis l'automne 2004.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Autour de la Comédie, compilation de documents par Pierre Macaire, éd. Le Plein des sens, 2001, (ISBN 87-90493-50-8).

Références[modifier | modifier le code]

  1. Roland Jolivet (Avec le concours de Bernard Jamme et d'Yvon Courty), Montpellier au passé recomposé, t. 2, Montpellier, chez l'auteur, Imp. Déhan, , 158 p., br, 20 × 25 cm (SUDOC 008091986, présentation en ligne), p. 22 à 25 (consulté le 20 novembre 2017)
  2. « Drôles d'histoires », publié le 18 mai 2006 par Hervé Denyons, sur le site Le Point (consulté le 9 juin 2018)
  3. Site officiel Montpellier Beach Masters

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]