Place Saint-Georges (Paris)

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9e arrt
Place Saint-Georges
La place avec le Monument à Gavarni et l'hôtel Thiers.
La place avec le Monument à Gavarni et l'hôtel Thiers.
Situation
Arrondissement 9e arrondissement
Quartier Quartier Saint-Georges
Début rue Saint-Georges
Fin Rue Notre-Dame-de-Lorette
Morphologie
Forme Circulaire
Historique
Création 1824

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Place Saint-Georges

La place Saint-Georges est une place située dans le 9e arrondissement de Paris.

Situation et accès[modifier | modifier le code]

Cette place sur laquelle débouche l'accès à la station de métro Saint-Georges, se trouve au cœur du quartier Saint-Georges, partie nord-ouest du 9e arrondissement de Paris, à la jonction des rues Saint-Georges et Notre-Dame-de-Lorette.

Cette place circulaire de 32,50 m de diamètre fut lotie en 1824[1] : les terrains furent alors découpés et construits de maisons. Il n'en subsiste que la grille arrondie qui enserre les jardinets car les immeubles sont postérieurs.

Origine du nom[modifier | modifier le code]

Elle tient son nom de son voisinage avec la rue Saint-Georges dont l'origine du nom est probablement dû à une enseigne.

Histoire[modifier | modifier le code]

Destinée à l'origine à faire boire les chevaux, une fontaine centrale, qui a été tarie en 1906 par la construction du métro, a fait place en 1911 à un Monument à Gavarni, dû au sculpteur Denys Puech, comprenant également une fontaine (remise en eau en 1995) et surmonté d'un buste du dessinateur. Sur le socle figure en relief une scène du Carnaval de Paris, avec trois personnages, dont au milieu une débardeuse. Paul Gavarni (1804-1866) s'était spécialisé dans la représentation de ces figures carnavalesques. Il s'agit du seul monument parisien évoquant directement le Carnaval de Paris.

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire[modifier | modifier le code]

Source [2]:

  • no 27 : hôtel Thiers : Alexis Dosne possédait des terrains dans le quartier. En 1824, il obtint de prolonger la rue Saint-Georges et de lotir et vendre ces terrains en réalisant une intéressante opération immobilière. Sur la place, il fit construire un hôtel que sa femme vendit pour 100 000 F à Adolphe Thiers quand celui-ci épousa sa fille, Élise Dosne.
    Le 2 décembre 1851, pendant le coup d'État de Napoléon III, on vint arrêter Adolphe Thiers dans sa chambre[3].
    Après le Second Empire, Adolphe Thiers fut élu président de la République et réprima la Commune de Paris. Le ministre de la Justice de la Commune de Paris, Eugène Protot, fit détruire l'immeuble le 11 mai 1871, mais Gustave Courbet en sauva les biens. L'immeuble fut reconstruit en 1873. Élise Thiers y mourut en 1880. La belle-sœur de Thiers, Félicie Dosne, le légua avec sa bibliothèque à l'Institut de France en 1905[4]. C'est aujourd'hui la Fondation Dosne-Thiers.
  • no 28 : hôtel de la marquise de Païva orné d'angelots, de lions, de statues de style néo-gothique et néo-renaissance (architecte Renaud, 1840). Installée ici en 1851, elle fit construire par la suite un nouveau luxueux hôtel portant son nom sur l'avenue des Champs-Élysées.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Ouverture et alignement : ordonnance du 21 avril 1824.
  2. http://www.parisbalades.com/Arrond/9/9e.htm.
  3. Anne Thoraval, Promenades sur les lieux de l'histoire : d'Henri IV à Mai 68, les rues de Paris racontent l'histoire de France, Parigramme, coll. « Guides thématiques », (ISBN 978-2840963233).
  4. Panneau informatif situé devant l'immeuble.
  5. La façade nue et l'entrée neutre doivent faire « ressortir par contraste la chaleur de la salle or, argent et rouge ».

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