Place René-Bouhier

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Place René-Bouhier
Image illustrative de l'article Place René-Bouhier
Place en direction de la rue Charles-Brunellière
Situation
Coordonnées 47° 12′ 35″ nord, 1° 34′ 14″ ouest
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Ville Nantes
Quartier(s) Centre-ville
Dervallières - Zola
Morphologie
Type Place
Histoire
Création XVIIIe siècle
Anciens noms Place de l'Entrepôt
Place Lamoricière

Géolocalisation sur la carte : Loire-Atlantique

(Voir situation sur carte : Loire-Atlantique)
Place René-Bouhier

Géolocalisation sur la carte : Pays de la Loire

(Voir situation sur carte : Pays de la Loire)
Place René-Bouhier

Géolocalisation sur la carte : Nantes

(Voir situation sur carte : Nantes)
Place René-Bouhier

La place René-Bouhier est une place de Nantes (Loire-Atlantique), en France, située à la limite des quartiers Centre-ville et Dervallières - Zola.

Présentation[modifier | modifier le code]

Elle est le point d'intersection de la rue Lamoricière, de la rue Dobrée, de la rue de Constantine, de la rue Charles-Brunellière, de la rue Jules-Vallès, de la rue Mathurin-Brissonneau, de la rue de la Brasserie et du boulevard de Launay.

Le côté sud abrite le square des Combattants-d'Afrique-du-Nord.

Au centre de la place, sur un axe nord/sud, la Chézine passe dans un canal souterrain sous la rue Mathurin-Brissonneau, qui la conduit vers la Loire.

Dénomination[modifier | modifier le code]

Par délibération du conseil municipal du 14 novembre 1922, le nom de la place rend hommage à René Bouhier, le cinquième directeur qui succéda à Arsène Leloup, à la tête de l'école primaire supérieure de Nantes devenue par la suite l'actuel lycée Leloup-Bouhier situé non loin de là[1],[2]. Avant cette date, elle porta successivement les noms de « place de l'Entrepôt » à cause de la présence de l'entrepôt de café qui fut détruit par un incendie dans la nuit du 21 au 22 septembre 1839, puis « place Lamoricière » en 1874, en hommage au général Christophe Louis Léon Juchault de Lamoricière (1806-1865)[3].

Historique[modifier | modifier le code]

L'urbanisation du secteur se produit dans la seconde partie du XIXe siècle. La propriété de Launay a d'abord fait l'objet d'un lotissement autour de la future place du Général-Mellinet. Autour, des industries s'installent : forges, savonneries, conserveries, raffineries de sucre, entre autres. Le quartier se peuple, des commerces s'installent[4].

En 1883, des travaux de remblaiement prennent fin[4].

La ville souhaite donner satisfaction à la population du quartier, qui manque d'équipement. En 1893, l'architecte A. Marchand présente le plan d'un marché couvert, qui s'inspire de celui installé place de la Petite-Hollande. Les fondations sont achevées en 1895[4].

En 1907 et 1909, devant le manque de fréquentation du site, des projets de transformation sont mis en avant : ce sont des bains-lavoirs qui sont envisagés, puis une simple modification pour transformer le bâtiment en marché ouvert, et non plus couvert. Pourtant, en 1928, on se contente de refaire le toit et de réaménager l'intérieur[4].

En 1945, le marché a disparu, et aux inquiétudes nées de ce fait, la municipalité répond que le marché n'était plus assez fréquenté et délabré. Aucune reconstruction n'est envisagée[4].

En 1946, les travaux d'aménagement du tunnel ferroviaire de Chantenay sont entamés. Cette partie est une galerie couverte, alors que jusqu'à la place du Sanitat, il s'agit d'un souterrain. L'ouvrage est achevé en 1950[5].

L'aménagement d'un jardin, envisagé en 1949, est alors entrepris[4].

Architecture[modifier | modifier le code]

Immeuble place René-Bouhier, à l'angle de la rue Dobrée et de la rue Charles-Brunellière.

Au no 5 de la place se trouve un immeuble d'angle de six étages construit en 1957, d'après les plans des architectes Jean Boquien (qui a participé à la conception du « Sillon de Bretagne », de la faculté de droit et de la « maison de l'administration nouvelle à Nantes ») et Georges Ganuchaud (qui a participé à la conception du « Sillon de Bretagne » et de l'église Saint-Louis-de-Montfort à Saint-Herblain, et de la « maison de l'administration nouvelle » à Nantes)[6]

Galerie[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Lycée professionnel Leloup-Bouhier de 1834 à 1992 » [PDF], Les annales de Nantes et du pays nantais - no 244, (consulté le 19 juin 2015), p. 24 et 25.
  2. « René-Bouhier (place) », sur catalogue.archives.nantes.fr, archives municipales de Nantes (consulté le 19 mai 2013).
  3. Pied 1906, p. 163.
  4. a, b, c, d, e et f Louis Le Bail, « Le marché Lamoricière de Nantes - Mémoire, quand tu nous joue des tours ! », Neptuna, Nantes, Société académique de Nantes et de la Loire-Atlantique, no 302,‎ , p. 26-27 (ISSN 1952-6113).
  5. Renault 2012, p. 23-24.
  6. Colette David, Michel Bazantay, Franck Gerno, Romain Rousseau et Murielle Durand-Garnier (photogr. Philippe Ruault), Nantes - Architectures remarquables* 1945/2000, Nantes, Nantes aménagement, , 140 p. (ISBN 2-9515061-0-4), p. 31 et 134.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Louis Renault, Le tunnel ferroviaire de Chantenay. Un point noir au cœur de Nantes., Nantes, Groupement d'analyse et d'étude de Loire-Atlantique, , 144 p. (lire en ligne).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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