Pittacos de Mytilène

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Pittacos (Πιττακός)
Pittacos Louvre Ma 3572.jpg
Buste de Pittacos, copie romaine d'un original grec du second classicisme, musée du Louvre.
Naissance
Vers 650 av. J.-C.
Samos
Décès
Vers 570 av. J.-C.
Métaponte
Principaux intérêts

Pittacos (en grec ancien Πιττακός / Pittakós), né vers 650 à Mytilène, dans l'île de Lesbos, et mort vers 570 av. J.-C., homme d'État et général grec, aisymnète de la ville de Mytilène, l'un des « Sept sages » de l'Antiquité. Il délivra sa patrie du tyran Mélanchros.

Après avoir gouverné de 595 à 585, il abdiqua volontairement en expliquant : « J’ai été effrayé de voir Périandre de Corinthe devenir le tyran de ses concitoyens après en avoir été le père. Il est trop difficile d’être toujours vertueux »

Sources[modifier | modifier le code]

Diogène Laërce lui consacre une notice de quelques pages[1]. Il le classe en quatrième position de la liste des 7 sages.

La Souda lui consacre également une notice.

Des allusions dans des écrits d'auteurs anciens complètent ces maigres sources.

Platon le cite et le réfute à plusieurs reprises dans le Protagoras, mentionnant notamment la critique que faisait Simonide de son Grec[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Il fut un exemple de prudence, et un personnage politique qui se distingua par sa retenue, sa discrétion et son honnêteté politique. Il accorda même la liberté à l'assassin de son fils, en arguant du fait que « le pardon vaut mieux que le repentir ». Ses compétences politiques significatives sont prouvées par les nombreuses législations dont il fut l'auteur. On distingue entre autres la loi imposant une peine double pour toute infraction commise en état d'ivresse. Il est à noter qu'il fit revenir d'exil Sappho et ses frères ainsi qu'Alcée.

Lors de la guerre qui opposa Athènes et sa cité pour le contrôle d'un territoire, il commandait l'armée de Mytilène et s'illustra en tuant, par ruse[3], le général athénien Phrynon.

Cette anecdote se relie à deux maximes que lui prête Diogène Laërce:

  • "Comme on lui demandait en quoi consiste la perfection, il répondit : « A bien faire ce qu’on fait actuellement. (Τὸ παρὸν εὖ ποιεῖν)»
  • "Sache reconnaître le moment opportun (καιρὸν γνῶθι)"

Références[modifier | modifier le code]

  1. Diogène Laërce, Vie, Doctrines et Sentences des philosophes illustres. En livre de poche: Garnier-Flammarion, 2 volumes (56 & 146). La notice de Pittacos est consultable en ligne, sur le site Remacle.org (texte grec & traduction)
  2. "Quelle autre chose en effet, reprit Prodicus, penses-tu, Socrate, que Simonide ait voulu dire, sinon celle-là, et reprocher à Pittacus qu'étant Lesbien et élevé dans une langue barbare, il ne savait pas distinguer exactement la propriété des termes ?" (Protagoras, 341c)
  3. Diogène Laërce: "Il voulut combattre en duel contre lui [Phrynon]. Il cacha un filet sous son bouclier, en enveloppa Phrynon à l'improviste, le tua et remporta ainsi le territoire."

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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