Piscine de la Butte-aux-Cailles

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Piscine de la Butte-aux-Cailles
Place Paul-Verlaine.JPG
Présentation
Type
Piscine
Architecte
Construction
1922
Propriétaire
Propriété communale
Patrimonialité
Localisation
Pays
Région
Arrondissement
Commune
Adresse
Coordonnées
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La piscine de la Butte-aux-Cailles est l'une des plus anciennes piscines de Paris, en France. Elle est située au 5, place Paul-Verlaine, dans le quartier de la Butte-aux-Cailles, dans le 13e arrondissement.

Description[modifier | modifier le code]

Architecture[modifier | modifier le code]

En 1866 a été découverte une nappe d’eau chaude souterraine qui a été à l'origine de la construction des bains-douches en 1908.

La piscine était alimentée par un puits artésien conçu par François Arago et creusé en 1893, donnant accès à une eau à 28 °C[1]. La piscine fut conçue par l'architecte Louis Bonnier[2] et construite entre 1922 et 1924 en adjonction d'anciens bains-douches datant de 1908. Les considérations sanitaires et d'hygiène, nouvelles à cette époque, furent prises en compte, avec par exemple le passage obligé des baigneurs par des douches et un pédiluve[3].

La façade de la piscine est en briques rouges, matériau inhabituel à Paris pour ce type d'établissement, dans un style Art nouveau. Son intérieur est formé d'une voûte en béton supportée par sept arches légères.

Logistique[modifier | modifier le code]

La piscine de la Butte-aux-Cailles compte trois bassins, un en intérieur (bassin de natation de 33 m de long) et deux en extérieur (25 m et 12 m de long), ainsi qu'un solarium. La piscine utilise le chauffage urbain pour chauffer l'eau de ses bassins[4]. Début 2016, un partenariat a été annoncé avec la société Stimergy pour le chauffage d'une partie de l'eau avec la chaleur produite par des serveurs installés dans les sous-sols de la piscine[4][5]. Cela a permis de supprimer la climatisation du datacenter, qui consommait 250 MWh[6] et émettait 45 tonnes de dioxyde de carbone par an[4].

Fréquentation[modifier | modifier le code]

Au plus fort de la canicule de 2003, la piscine connait une affluence record, de 1 600 à 2 400 entrées par jour[7].

Conservation[modifier | modifier le code]

Elle est inscrite au titre des monuments historiques depuis un arrêté du [1].

Utilisation dans l'art[modifier | modifier le code]

La piscine est un lieu de tournage du film d'Arnaud Desplechin, Comment je me suis disputé... (ma vie sexuelle)[8].

Galerie[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Accès[modifier | modifier le code]

La piscine de la Butte-aux-Cailles est desservie à proximité par les lignes (M)(6) (M)(5) à la station Place d'Italie.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Notice no PA00086605, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  2. « Fiche biographique de Louis Bonnier », sur archiwebture.citedelarchitecture.fr (consulté le 15 novembre 2019).
  3. Olivier Pisella, « Piscine de la Butte-aux-Cailles », sur www.linternaute.com (consulté le 15 novembre 2019).
  4. a b et c « Nager en plein air toute l'année, c'est désormais possible… », sur www.paris.fr, (consulté le 15 novembre 2019).
  5. Alexis Piraina, « Une piscine parisienne sera chauffée grâce à un datacenter », sur www.numerama.com, (consulté le 15 novembre 2019).
  6. Céline Lison, « Une piscine chauffée par des ordinateurs », National Geographic, France,‎ .
  7. Philippe Baverel, « De l'eau à tout prix », sur www.leparisien.fr, (consulté le 15 novembre 2019).
  8. Comparaison d'un extrait du film et d'une photographie.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Photographies de presse (1921-1928), sur le site de la Bibliothèque nationale de France BnF