Pirates des Caraïbes : L'Armée des damnés

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Pirates des Caraïbes
L'Armée des damnés
Image illustrative de l'article Pirates des Caraïbes : L'Armée des damnés

Éditeur Disney Interactive Studios
Développeur Propaganda Games

Date de sortie Annulé
Genre action-aventure, rôle
Mode de jeu Solo
Plate-forme Microsoft Windows, PlayStation 3, Xbox 360

Pirates des Caraïbes : L'Armée des damnés (Pirates of the Caribbean: Armada of the Damned) est un jeu vidéo d'action-aventure et de rôle annulé, développé par Propaganda Games pour les plates-formes Xbox 360, PlayStation 3 et Microsoft Windows. Créé à l'origine pour être publié par Disney Interactive Studios, c'était la première tentative de créer un jeu basé sur un monde ouvert sur la franchise Pirates des Caraïbes. Le projet a été annulé en octobre 2010, peu avant la fermeture de Propaganda Games.

Avant l'ensemble des événements de La Malédiction du Black Pearl, le jeu devait suivre James Sterling, un capitaine pirate dont la mission principale était de voyager à travers la mer des Caraïbes pour se faire une réputation. Bien que peu d'éléments aient été dévoilés au sujet de l'histoire, le jeu était destiné à être indépendant de la trame principale des films et d'inclure de nouveaux personnages. Le gameplay devait mettre l'accent sur les éléments de jeu de rôles, y compris le combat en temps réel et la personnalisation des armes.

Après son annonce lors du salon Electronic Entertainment Expo 2009, le jeu reçoit des réactions positives de la part de la plupart des journalistes vidéoludiques. Daemon Hatfield de l'IGN estime qu'il est « un RPG d'action prometteur »[1], tandis que GamesRadar aprouve le gameplay, le comparant à Assassin's Creed. Les journalistes sont déçus lorsque Disney a annulé le jeu plusieurs mois avant sa date de sortie prévue.

Gameplay[modifier | modifier le code]

L'Armée des damnés a été conçu comme un jeu vidéo de rôle d'action-aventure joué à partir d'une perspective à la troisième personne et placé dans un environnement de monde ouvert basé sur l'univers Pirates des Caraïbes. Le joueur devait incarner le rôle de James Sterling[2], un capitaine pirate dont la mission principale était de voyager à travers la mer des Caraïbes et de se faire une réputation. Certaines des fonctionnalités de Sterling pourraient être directement personnalisées par le joueur, bien que L'Armée des damnés était centrée sur un système de choix qui affecterait l'apparence du personnage, la personnalité, les armes, les attaques, les quêtes et les développements de l'histoires[3].

Bien que la plupart des caractéristiques du personnage puissent être personnalisées, certains éléments devaient être déterminés par les deux types de personnage du jeu, Legendary et Dreaded. Le choix d'un type au début du jeu affecte plusieurs éléments du gameplay et de l'histoire. Chaque type de personnage a ses propres caractéristiques qui déterminent la façon dont le jeu est appréhendé, y compris la façon dont l'environnement et les personnages non joueurs interagissent avec le joueur[3].

Les combats dans l'Armée des damnés ont lieu aussi bien sur la terre ferme qu'en mer[4]. Sterling dispose d'une attaque faible et d'une attaque puissante, qui peuvent être combinées afin de créer des combos qui permettent d'augmenter les dommages infligés. Une synchronisation correcte entraîne une attaque bonus à la fin du combo qui améliore sa force. Sterling peut aussi maudire ses adversaires. La malédiction est un sort qui affaibli tous les ennemis environnants quand il est utilisé comme un coup de grâce. Toutes les attaques, les mouvements spéciaux et les combinaisons varient en fonction du type de pirate choisi et peuvent être améliorés à volonté[3].

Dans le jeu, le joueur reçoit un navire personnalisable appelé le Némesis, commandé par Sterling et son équipage[5]. Les choix du joueur dans le jeu déterminent l'équipage qu'il peut embaucher, ce qui à son tour affecte les attributs du navire. Le navire peut être utilisé pour explorer la mer des Caraïbes et la bataille d'autres embarcations. Pendant le combat, le joueur peut manœuvrer le navire, tirer aux canons, ou embarquer sur le navire ennemi pour le combat au corps à corps. Si le navire ennemi est abordé et que son équipage est éliminé, le joueur reçoit plus de butin que s'il était détruit. Le butin récupéré dans ces batailles peut être vendu sur les marchés[6].

Trame scénaristique[modifier | modifier le code]

Peu d'informations ont été dévoilées concernant le scénario de L'Armée des damnés. Le personnage de Sterling n'a aucun lien avec l'arc narratif et les personnages de la série de films Pirates des Caraïbes. Le jeu et les films partageaient le même univers, mais le premier devait avoir lieu avant les événements du second[3]. Sterling, élevé dans une famille pauvre, était un jeune aventurier avec des rêves de gloire et de fortune qui décida de devenir un pirate. Bien qu'il ait été tué lors de son premier voyage, Sterling a été ressuscité par des forces surnaturelles qui lui ont donné une seconde chance[3]. Après ces événements, le joueur a eu deux options possibles : soit devenir un légendaire ou alors un pirate redouté. Dans le premier cas, le joueur serait un pirate respecté qui aurait agi de bonne foi. Dans le second, le joueur serait mystérieux et craint[1].

Développement[modifier | modifier le code]

Who doesn't want to be a pirate? I think with the pirates adventure you're able to live that fantasy of being just a little bit lawless and I think that really is appealing to everybody.

— Dan Tudge, vice-président et directeur général de Propaganda Games[7].

« Qui ne veut pas être un pirate? Je pense qu'avec l'aventure des pirates, vous êtes capable de vivre ce fantasme d'être juste un peu anarchique et je pense que c'est vraiment attrayant pour tout le monde. »

Propaganda Games, un studio fondé en 2005 et appartenant à Disney Interactive Studios, a développé Armada of the Damned. Le studio, créé par d'anciens employés d'EA Canada, est centré sur le développement de jeux d'action et d'aventure pour Disney[8]. Le premier jeu de Propaganda, Turok (2008), est devenu un succès commercial, vendu à plus d'un million d'exemplaires[9]. Après la sortie de Turok, le studio a commencé à travailler sur un projet pour la franchise Pirates of the Caribbean. Le vice-président et directeur général de Propaganda, Dan Tudge, a déclaré que c'est parce que « les fans de l'univers vont avoir une envie irrésistible d'explorer »[7]. Le studio a révélé qu'ils ont travaillé sur plusieurs scénarios pour améliorer le gameplay. Armada of the Damned comprend un système interactif d'options pour structurer le jeu, il en résulte que les différents choix constituent une caractéristique importante[6],[10].

Selon le directeur de jeu Alex Peters, les personnages d'Armada of the Damned ont été développés sans liens avec ceux qui apparaissent dans la série de films. « Nous avons été très clairs sur le fait que nous ne voulions pas être associés à un jeu de cinéma », a-t-il commenté. Ce désir a conduit à la création de James Sterling, un personnage qui répondrait aux besoins du studio et serait familier aux personnages des films[2]. Une musique originale a été écrite pour Armada of the Damned, tandis que les thèmes musicaux des films ont été « arrangés avec soin et utilisés avec parcimonie »[3]. Après l'annulation du jeu, la musique a été utilisée dans Lego Pirates des Caraïbes, le jeu vidéo, qui est sorti en 2011[11].

Annulation[modifier | modifier le code]

Durant le développement de L'Armée des damnés, Propaganda Games a également travaillé sur Tron: Evolution, qui est sorti en décembre 2010[12]. En octobre 2010, Disney Interactive Studios a annoncé que l'équipe de développement de L'Armée des damnés serait licenciée dans le cadre d'un programme de restructuration. Toutefois, Propaganda achèverait le développement de Tron: Evolution ainsi que de son contenu téléchargeable après le lancement[13].

La restructuration a réduit le personnel du studio de plus de 100 personnes et a entraîné l'annulation de L'Armée des damnés. L'équipe de développement restante a travaillé à l'achèvement de Tron: Evolution, incluant également l'équipe concernée par les licenciements[13]. Cependant, suite aux mauvaises critiques et à l'échec commercial du jeu, Disney a annulé son contenu téléchargeable prévu et a fermé Propaganda Games[14].

Accueil[modifier | modifier le code]

Aperçu des notes obtenues
Pirates des Caraïbes : L'Armée des damnés
Médias Pays Notes
jeuxvideo.com FR 4/5[15]

Après son annonce au salon Electronic Entertainment Expo 2009[16], Armada of the Damned a reçu des réactions positives de la plupart des journalistes de jeux vidéo. Daemon Hatfield d'IGN l'a qualifié de « RPG d'action prometteur », en précisant que « L'Armée des damnés utilise la licence Pirates des Caraïbes...[c'est] son propre jeu, une aventure qui permet aux joueurs de créer leur propre pirate et de se promener dans les mers des Caraïbes à la recherche de gloire et de fortune. »[1]. Chris Antista de GamesRadar a salué son gameplay, le comparant à celui d'Assassin’s Creed. Il a déclaré que « le jeu a spectaculairement préservé l'esprit des films, et ils l'ont fait sans s'accrocher aux moments que vous avez déjà vus sur le grand écran. »[6].

Mike Schramm de Joystiq a comparé le jeu à Fable, notant que

Les journalistes ont exprimé leur déception lorsque Disney a réduit le personnel de Propaganda Games et annulé le développement du jeu plusieurs mois avant sa date de sortie prévue. Ryan Clements d'IGN a déclaré qu'« il est dommage que le potentiel de [L'Armée des damnés] n'ait pas été atteint à l'heure actuelle. »[19]. Justin Towell, qui écrit pour GamesRadar, a été frustré par la décision de Disney : « Ça n'a aucun sens d'abandonner complètement le développement d'un jeu alors qu'il est presque achevé »[20]. Jeff Marchiafava de Game Informer, a également exprimé sa déception au sujet de l'annulation, en déclarant : « Quel genre de bruit fait un pirate déprimé ? Parce qu'on ferait du bruit en ce moment. »[21].

En août 2010 le journaliste Jihem de jeuxvideo.com écrit : « L'univers de Pirates des Caraïbes a toutes les cartes en mains pour offrir le support adéquat à un bon jeu d'action RPG. Ce que nous avons pu voir est encourageant, même si notre temps de jeu était un peu trop limité. Le titre ne sortant qu'en 2011, nous aurons certainement l'occasion de revenir dessus et d'en apprendre un peu plus, notamment sur l'histoire et les phases en mer. »[15]. Jugeant le jeu bon, il lui attribue une note de 4/5[15].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c (en) Daemon Hatfield, « E3 2010: Pirates of the Caribbean – Armada of the Damned Update » [archive du ], IGN, Ziff Davis, (consulté le 29 juin 2013)
  2. a et b (en) Ben Talbot, « Pirates of the Caribbean: Armada of the Damned » [archive du ], GamesRadar, Future plc, (consulté le 27 juin 2013)
  3. a, b, c, d, e et f (en) Ryan Clements, « First Look at Pirates of the Caribbean: Armada of the Damned » [archive du ], IGN, Ziff Davis, (consulté le 29 juin 2013)
  4. « Pirates des Caraïbes : L'Armée des Damnés », sur jeuxvideo.com (consulté le 27 décembre 2017).
  5. a et b (en) Matt Miller, « Pirates Offers More Than Expected » [archive du ], Game Informer, GameStop, (consulté le 29 juin 2013)
  6. a, b et c (en) Chris Antista, « 5 ways Pirates of the Caribbean: Armada of the Damned is avoiding the movie-licensed shitstorm » [archive du ], GamesRadar, Future plc, (consulté le 27 juin 2013)
  7. a et b (en) Andrew Pfister, « Pirates of the Caribbean: Armada of the Damned Interview: Propaganda Games' Alex Peters » [archive du ], G4, G4 Media (en) (consulté le 27 juin 2013)
  8. (en) Dawn Kawamoto, « Disney scoops up Avalanche, founds new studio » [archive du ], GameSpot, CBS Interactive, (consulté le 27 juin 2013)
  9. (en) « Turok's Dinosaurs Run Rampant with More Than 1 Million Units Shipped Worldwide » [archive du ], IGN, Ziff Davis, (consulté le 27 juin 2013)
  10. (en) Hilary Goldstein, « Pre-E3 2009: Pirates of the Caribbean: Armada of the Damned Unveiled » [archive du ], IGN, Ziff Davis, (consulté le 27 juin 2013)
  11. (en) Jessica Citizen, « LEGO Pirates uses music from axed Armada of the Damned » [archive du ], VG247, Videogaming247 Ltd., (consulté le 29 juin 2013)
  12. (en) Tom Magrino, « Tron: Evolution begins Dec. 7 » [archive du ], GameSpot, CBS Interactive (consulté le 27 juin 2013)
  13. a et b (en) Brian Crecente, « Pirates of the Caribbean Game Canned as Layoffs Hit Propaganda Confirmed » [archive du ], Kotaku, Gawker Media (consulté le 27 juin 2013)
  14. (en) Ben Gilbert, « Propaganda Games shuttered » [archive du ], Joystiq, AOL Inc (consulté le 27 juin 2013)
  15. a, b et c Jihem, « Aperçu : Pirates des Caraïbes : L'armée des Damnés », sur jeuxvideo.com, (consulté le 27 décembre 2017).
  16. (en) « Disney Interactive Studios Announces Pirates of the Caribbean: Armada of the Damned » [archive du ], IGN, Ziff Davis, (consulté le 29 juin 2013)
  17. (en) « Pirates of the Caribbean: Armada of the Damned » [archive du ], Official Xbox Magazine, Future plc (consulté le 29 juin 2013)
  18. (en) Mike Schramm, « Preview: Pirates of the Caribbean: Armada of the Damned » [archive du ], Joystiq, AOL Inc, (consulté le 29 juin 2013)
  19. (en) Ryan Clements, « Pirates of the Caribbean: Armada of the Damned Cancelled » [archive du ], IGN, Ziff Davis, (consulté le 29 juin 2013)
  20. (en) Justin Towell, « It's a crying shame that the new Pirates of the Caribbean game has been cancelled. Seriously » [archive du ], GamesRadar, Future plc, (consulté le 29 juin 2013)
  21. (en) Jeff Marchiafava, « Disney Confirms Armada Of The Damned Cancellation » [archive du ], Game Informer, GameStop, (consulté le 29 juin 2013)