Pink and White Terraces

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Pink and White Terraces
Peinture des White Terraces en 1884.
Peinture des White Terraces en 1884.
Localisation
Pays Drapeau de la Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande
Région Bay of Plenty
Zone volcanique Okataina
Coordonnées géographiques 38° 15′ 38″ S, 176° 25′ 50″ E
Caractéristiques
Inactif depuis 10 juin 1886
Géolocalisation sur la carte : Nouvelle-Zélande
(Voir situation sur carte : Nouvelle-Zélande)
Pink and White Terraces

Les Pink and White Terraces - littéralement « terrasses roses et blanches » - en maori Otukapuarangi (« fontaine du ciel nuageux ») et Te Tarata[1] furent une merveille naturelle néo-zélandaise jusqu'à leur destruction par une éruption volcanique en 1886.

Formation[modifier | modifier le code]

Dans un processus similaire à celui qui a créé et agrandi encore aujourd'hui les terrasses de Pamukkale en Turquie, des sources géothermales ont créé deux très larges zones de succession de terrasses, constituant un pittoresque paysage de cascades de pierre sur la pente d'une colline.

Le processus de déposition minérale graduelle donnant naissance à de telles terrasse est lié au refroidissement progressif, à l'air libre, d'eaux chaudes et sursaturées en minéraux dissous. Mais à la différence de Pammukkale, où les dépôts sont constitués d'un tuf calcaire ou travertin (un précipité de carbonate de calcium), les Pink and White Terraces étaient faites de tuf de silice. Elles étaient considérées par les géologues de l'époque comme le plus important dépôt de ce type au monde[2].

Les terrasses dites « blanches » étaient les plus grandes et considérées comme plus belles que les terrasses « roses », où on pouvait nager[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Ces terrasses sur les rives du lac Rotomahana près de Rotorua furent considérées par certains comme la huitième merveille du monde et furent l'attraction touristique principale du pays, visitée par des touristes européens dans les années 1880, quand la Nouvelle-Zélande était encore largement inaccessible.

Le mont Tarawera, à cinq kilomètres au nord, explose à 3 heures du matin le , crachant de la boue chaude, des rochers extrêmement chauds et d'immenses nuages de cendre noire. L'éruption cause 153 morts et ensevelit le village de Te Wairoa. Le lac Rotomahana et plusieurs autres des environs furent substantiellement altérés en forme et en étendue.

Suite à l'explosion, la trace de l'emplacement exact du site a été perdue. Certains scientifiques pensent que les terrasses ont été détruites[3].

Redécouverte[modifier | modifier le code]

Depuis 2011, des recherches ont été entreprises pour retrouver la trace des terrasses.

La presse fait état, en , de chercheurs qui auraient localisé ces terrasses sur la rive du lac Rotomahana, ensevelies à une dizaine de mètres sous de la boue et des cendres[4]. Les deux auteurs, Rex Bunn et Sascha Nolden, ont décrit leur travail dans le Journal of the Royal Society of New Zealand, publié le [5]. Mais leurs conclusions sont contestées par d'autres scientifiques.


Peinture des Pink Terraces en 1884.

Références[modifier | modifier le code]

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Pink and White Terraces » (voir la liste des auteurs).
  1. a et b (en) Geoff Conly ; Tarawera: The Destruction of the Pink and White Terraces ; Grantham House Publishing ; 1985
  2. (en) « The Pink and White Terraces of Lake Rotomahana: What was their fate after the 1886 Tarawera eruption? (PDF Download Available) », sur ResearchGate (consulté le 18 avril 2017)
  3. « Pink and White Terraces : la 8e merveille du monde pourrait avoir été retrouvée mais elle restera inaccessible », sur Maxisciences, (consulté le 29 août 2019)
  4. Nouvelle-Zélande: Des chercheurs auraient découvert la huitième merveille du monde, 20minutes.fr, 13 juin 2017
  5. Forensic cartography with Hochstetter’s 1859 Pink and White Terraces survey: Te Otukapuarangi and Te Tarata, Journal of the Royal Society of New Zealand, 7 juin 2017

Liens externes[modifier | modifier le code]

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