Pimbo

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Pimbo
Chevet de la collégiale Saint-Barthélemy.
Chevet de la collégiale Saint-Barthélemy.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Landes
Arrondissement Mont-de-Marsan
Canton Chalosse Tursan
Intercommunalité Communauté de communes Chalosse Tursan
Maire
Mandat
André Passicos
2014-2020
Code postal 40320
Code commune 40226
Démographie
Population
municipale
205 hab. (2014)
Densité 19 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 34′ 37″ nord, 0° 22′ 36″ ouest
Altitude Min. 100 m
Max. 213 m
Superficie 10,89 km2
Localisation

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Pimbo est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département des Landes (région Nouvelle-Aquitaine).

Le toponyme se traduit par thym en gascon.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Pimbo
Puyol-Cazalet Miramont-Sensacq
Lacajunte Pimbo Lauret
Arzacq-Arraziguet Poursiugues-Boucoue

Le village surplombe la vallée du Gabas, dans la région du Tursan (sud-est des Landes), dans le vignoble du même nom.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le Bas, affluent droit du Gabas, traverse les terres de la commune.

Histoire[modifier | modifier le code]

La tradition attribue la fondation de la collégiale à Charlemagne en 778. Il y eut très tôt des bénédictins.

Le 15 décembre 1268, un contrat de paréage fut signé entre l'abbé Arnaud de Sanguinet et cinq chanoines de la collégiale de Pimbo, d'une part, et Thomas d'Ypergrave sénéchal de Gascogne, représentant du roi-duc Henri III d'Angleterre, d'autre part. Ce contrat de fondation de la plus ancienne bastide landaise prévoit aussi la construction d'un château sur une terre donnée par l'abbé. Il y eut alors trois églises, Sainte-Marie-Madeleine, Notre-Dame et Saint-Barthélemy, collégiale qui, seule, demeure.

Le premier document connu est le contrat de paréage, de 1268, caractéristique des fondations des bastides. Il partage les droits sur un fief entre deux seigneurs (un religieux et un laïc généralement). En échange des droits de justice et des droits fonciers partagés entre les deux seigneurs, les nouveaux habitants bénéficient d'une protection religieuse de la collégiale et militaire du château. En effet, la création de bastides anglaises ou françaises, phénomène politique du XIIIe et du XIVe siècle du Sud-Ouest de la France, a pour but l'implantation d'habitants qui se voient attribuer de nombreux avantages garantis par l'octroi d'une coutume (droits des habitants à l'intérieur d'une cité).

Si la plupart de ces villes nouvelles, que sont les bastides, ont un plan orthogonal régulier, certaines d'entre elles ont dû s'adapter aux configurations du terrain ou à la présence d'un bourg ancien. C'est le cas à Pimbo, bastide-rue, bâtie sur une crête étroite permettant la construction d'une rue unique reliant la collégiale à ce qui fut le château.

En 1399, le roi d'Angleterre fait don de Pimbo à Raymond Bertrand de Castelnau, dont la famille a autorité sur le Tursan. En 1569, les troupes huguenotes menées par Montgomery détruisent le château fort, la bastide et la collégiale[1]. Cette dernière est reconstruite par les religieux quand la paix est ramenée dans le royaume par le roi Henri IV. La Révolution française amène son lot de destructions, entraînant la suppression du collège des neuf chanoines. La châtelaine, madame de Portets, dont le mari a émigré en Espagne, accueille les prêtres réfractaires et les cache dans son château de Barenne[2].

Le pèlerinage de Compostelle[modifier | modifier le code]

Pimbo est sur la via Podiensis du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle. On vient de Miramont-Sensacq (8,5 km), le village suivant traversé est Arzacq-Arraziguet (6,5 km).

Pèlerin arrivant à Pimbo par le chemin de Compostelle.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2014 Jean-Marc Peyrucat ... Exploitant agricole
mars 2014 en cours André Passicos DVD Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Dans son palmarès 2016, le Conseil National des Villes et Villages Fleuris de France a attribué une fleur à la commune au Concours des villes et villages fleuris[3].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans.

Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[5],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 205 habitants, en augmentation de 10,81 % par rapport à 2009 (Landes : 5,28 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
526 429 513 508 603 608 605 576 500
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
516 558 538 428 465 435 432 374 354
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
324 333 331 313 279 277 282 295 277
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
257 229 224 195 181 179 186 202 205
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Depuis quelques années, les fêtes de la Saint-Barthélemy connaissent un véritable succès populaire, attirant tous les jours des milliers de personnes venant de tous les horizons, dans un village comptant une centaine d'âmes.

Elles se composent de quatre journées bien remplies avec concerts, bal gigantesque, jeux pour enfants, repas festifs, grand feu d'artifice et la traditionnelle course landaise[8].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Aquarelle de l'abbaye de Pimbo dans le département français des Landes.
  • Maison à colombage, garnie de pierre et de torchis.
  • À l'extrémité ouest du village, une enceinte de 20 m de diamètre, talus d'une ancienne fortification.
  • Collégiale Saint-Barthélemy de Pimbo  : malgré de nombreuses destructions et restaurations, elle conserve encore son aspect militaire et défensif et un intéressant décor sculpté de la fin du XIIe siècle, notamment les modillons du chevet roman. L’intérieur, en berceau, a davantage souffert, tant des protestants au XVIe siècle, que des travaux de fortification au XIVe siècle, et du remplacement des pierres érodées par un décor de stuc depuis. On peut y voir un crucifix de bois XVIIe siècle et deux statues de saint Marc et saint Barthélémy. Le portail sculpté fin XIIe siècle s'ouvre en avancée avec un petit toit, sur un puissant mur pignon ajouré de deux arcades portant deux cloches, et coiffé du chemin de ronde. Une décoration naïve et faussement primitive juxtapose des disques d'allure celtique, des pommes de pin, et des personnages assis et parfois enlacés.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Voir les guerres de religions dans les Landes
  2. L'almanach du Landais 2009, éditions CPE, Bernadette Hourtolou, p 110-111
  3. Site des villes et villages fleuris, consulté le 22 décembre 2016.
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  8. http://www.myspace.com/pimbo40 Programme des Fêtes de la Saint-Barthélemy