Pillac

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Pillac
Pillac
Mairie de Pillac.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente
Arrondissement Angoulême
Canton Tude-et-Lavalette
Intercommunalité Communauté de communes Tude et Dronne
Maire
Mandat
Philippe Brunet
2014-2020
Code postal 16390
Code commune 16260
Démographie
Gentilé Pillacois
Population
municipale
267 hab. (2016 en augmentation de 2,69 % par rapport à 2011)
Densité 14 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 19′ 31″ nord, 0° 11′ 32″ est
Altitude Min. 53 m
Max. 165 m
Superficie 19,64 km2
Localisation

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Liens
Site web http://pillac.fr/

Pillac (Pilhac en limousin, dialecte occitan) est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Nouvelle-Aquitaine).

Ses habitants sont les Pillacois et les Pillacoises[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Vue ouest du village depuis la D 458.

Pillac est une commune du Sud Charente, située à 6 km au nord d'Aubeterre et à 36 km au sud d'Angoulême.

Le bourg est aussi à 5 km à l'ouest de Saint-Séverin, 10 km au sud-est de Montmoreau, 13 km au nord-est de Chalais, 14 km à l'ouest de Ribérac et de Verteillac, et 19 km au sud de Villebois-Lavalette[2].

La D 10, route de Montmoreau à Aubeterre, traverse la commune du nord au sud et passe à 1 km à l'ouest du bourg. La D 709, route de Montmoreau à Ribérac traverse le nord de la commune. Le bourg est traversé par la D 458. La D 78 et la D 140 traversent aussi la commune[3].

La gare la plus proche est celle de Montmoreau, desservie par des TER à destination d'Angoulême et de Bordeaux.

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Comme de nombreuses communes charentaises, Pillac possède un habitat dispersé et compte de nombreux hameaux et fermes. On peut citer le Bernou au nord du bourg, les Martres à l'est, le Boiteau, la Ferrière, le Rapt au sud, le Maine Roy et le Maine Blanc à l'ouest, etc.[3].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Pillac
Bors Juignac Montignac-le-Coq
Bellon Pillac Saint-Séverin
Saint-Romain Laprade Nabinaud

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune est dans les coteaux du Campanien (Crétacé supérieur), calcaire crayeux qui occupe une grande partie du Sud Charente. Les hauteurs au centre de la commune sont occupées par des dépôts du Tertiaire (argile, sable, galets)[4],[5],[6]. Ces landes, peu fertiles, sont boisées en châtaigniers, pins maritimes et chênes.

Article connexe : Géologie de la Charente.

La commune est assez étendue (19 km2), et est encadrée par les vallées de l'Auzonne à l'est et de la Tude à l'ouest, entre lesquelles il y a une crête boisée de direction nord-sud assez élevée (environ 150 m d'altitude), où passe la D 10, route d'Aubeterre à Montmoreau. Le point culminant de la commune est sur cette crête, à Pechbrie, 165 m d'altitude. Le point le plus bas est à 53 m, situé le long de l'Auzonne en limite sud-est. Le bourg est à 94 m d'altitude[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est située dans le bassin versant de la Dordogne. L'Auzonne, ruisseau se jetant dans la Dronne entre Saint-Séverin et Nabinaud, arrose l'est de la commune. Sur la partie occidentale, des ruisseaux se dirigent vers la Tude, autre affluent de la Dronne qui passe à Montmoreau et Chalais. Au sud de la commune naît l'Écrevansou, qui rejoint la Dronne à Laprade[3].

Climat[modifier | modifier le code]

Comme dans les trois quarts sud et ouest du département, le climat est océanique aquitain.

Article connexe : Climat de la Charente.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les formes anciennes sont Piliaco, Pillaco en 1110[7], Pilhac en 1299[8], Pilac, Piglac, Pilliac[9].

L'origine du nom de Pillac remonterait à un nom de personne romain Pilius auquel est apposé le suffixe -acum, ce qui correspondrait à Piliacum, « domaine de Pilius »[10],[11].

Limite dialectale[modifier | modifier le code]

La crête entre les vallées de l'Auzonne et de la Tude marque la limite entre la langue d'oïl (dialecte saintongeais) à l'ouest et le domaine occitan (dialecte limousin) à l'est, comprenant le bourg[12]. La commune se nomme Pilhac en occitan[13].

Articles connexes : Langues de la Charente et Charente occitane.

Histoire[modifier | modifier le code]

Entre le Xe et XVIIIe siècles, Pillac était le siège d'une viguerie, alors dans le diocèse de Périgueux, qui a été rattachée avec les six autres vigueries du comté d'Angoulême, qui en comptera une vingtaine à la suite de son extension au XIe siècle[14].

L'église de Pillac était chef-lieu d'un archiprêtré du diocèse de Périgueux et elle comprenait 26 paroisses.

À la fin du XIXe siècle, la commune a particulièrement souffert du phylloxéra et s'était désertifiée, une grande partie de la population active travaillant les vignes[15].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1958 1971 Alphonse GALTEAU    
1971 1983 Maurice GALLURET    
1983 2001 Marcel AUDOIN    
2001 2014 Gérard GALLURET SE Retraité
2014 2018 François MONGET    
2018 En cours Philippe BRUNET    

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

En 2017, la commune a été labellisée « une fleur » par le Conseil national de villes et villages fleuris de France[16].

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[17]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[18].

En 2016, la commune comptait 267 habitants[Note 1], en augmentation de 2,69 % par rapport à 2011 (Charente : +0,17 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
1 0271 2989751 0111 0211 0481 032968962
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
961900816837853793630598569
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
565583504500445433407404357
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012 2016
356307267260269258256264267
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2006[20].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Pillac en 2007 en pourcentage[21].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,0 
90  ans ou +
4,6 
11,9 
75 à 89 ans
14,6 
25,4 
60 à 74 ans
23,1 
23,8 
45 à 59 ans
23,1 
19,0 
30 à 44 ans
15,4 
8,7 
15 à 29 ans
5,4 
11,1 
0 à 14 ans
13,8 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[22].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Économie[modifier | modifier le code]

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école est un RPI entre Pillac et Saint-Séverin. Pillac accueille l'école élémentaire, avec une classe unique, et Saint-Séverin l'école primaire. Le secteur du collège est Montmoreau-Saint-Cybard[23].

Sports[modifier | modifier le code]

La commune accueille le golf d'Aubeterre, à Longeveau[3].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église de Pillac.
  • L'église paroissiale Saint-Aignan date du XIIe siècle, et a été remaniée au XVIIe siècle.
  • La fontaine Saint-Aignan traitait la teigne.
  • La tuilerie de l'Argilier date du XIXe siècle et était toujours en activité en 1989. Les fours sont chauffés au bois[24].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

La commune de Pillac à fait la Une de la presse en 1963. Un ermite, né le 6 septembre 1900 et décédé « vers le 5 août 1965 » précise son acte de décès a été retrouvé dans les bois un dizaine de jours après sa mort. Cet homme a vécu seul dans le dépouillement le plus total, dans les bois de la commune pendant une quarantaine d'années, habitant des cabanes de bois qu'il fabriquait lui-même. Les anciens du village se souviennent de ce personnage surnommé « le barbu » ; il n'était pas méchant mais effrayait un peu les enfants quand ils l'apercevaient avec sa barbe et ses cheveux très longs[25].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site habitants.fr, « Les gentilés de Charente », (consulté le 1er mars 2015)
  2. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  3. a b c d et e Carte IGN sous Géoportail
  4. Carte du BRGM sous Géoportail
  5. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  6. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Ribérac », sur Infoterre, (ISBN 2-7159-1757-0, consulté le 30 décembre 2011)
  7. Jean Nanglard, Cartulaire de l'église d'Angoulême, t. IX, Bulletins et mémoires de la Société archéologique et historique de la Charente, imprimerie G.Chasseignac, (1re éd. 1180), 296 p. (lire en ligne), p. 66,126
  8. Jean Nanglard, Livre des fiefs de Guillaume de Blaye, évêque d'Angoulême [« Liber feodorum »], t. 5, Société archéologique et historique de la Charente, (1re éd. 1273), 404 p. (lire en ligne), p. 194,225
  9. Cartulaire de l'abbaye de Saint-Jean-d'Angély
  10. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud, (1re éd. 1963), 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 531.
  11. Jean Talbert, Origine des noms de lieux, 1928
  12. Jean-Hippolyte Michon, Statistique monumentale de la Charente, Paris, Derache (réimprimé en 1980 par Bruno Sépulchre, Paris), , 334 p. (lire en ligne), p. 55
  13. (oc) Jean Urroz, « Les noms des communes en Charente occitane », (consulté le 1er mars 2015)
  14. André Debord in Jean Combes (dir.) et Michel Luc (dir.), La Charente de la préhistoire à nos jours (ouvrage collectif), St-Jean-d'Y, Imprimerie Bordessoules, coll. « L'histoire par les documents », , 429 p. (ISBN 2-903504-21-0, notice BnF no FRBNF34901024, présentation en ligne), p. 88
  15. Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, édité par l'auteur, Châteauneuf, 1914-1917 (réimpr. Bruno Sépulchre, Paris, 1984), 422 p., p. 271
  16. Site des villes et villages fleuris, consulté le 27 décembre 2017.
  17. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  18. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  19. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  21. « Evolution et structure de la population à Pillac en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er août 2010)
  22. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 » [archive du ], sur le site de l'Insee (consulté le 1er août 2010)
  23. Site de l'inspection académique de la Charente, « Annuaire des écoles » (consulté le 13 juillet 2012)
  24. « Tuilerie de l'Argilier », notice no IA00066347, base Mérimée, ministère français de la Culture
  25. Pascal Huord, « L’ermite de Pillac », sur pillac.fr,

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]