Pilatus PC-7

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Pilatus PC-7 Turbo-Trainer
Vue de l'avion.
PC-7 Turbo-Trainer des Forces aériennes suisses atterrissant à Sion en 2011.

Constructeur Drapeau : Suisse Pilatus Aircraft
Rôle Avion d'entraînement
Statut En production
Premier vol prototype P-3 (HB-HON) remotorisé
prototype P-3B/PC-7 (HB-HOZ)
série PC-7 (HB-HAO)
Mise en service
Nombre construits Plus de 450
Équipage
2 (élève et instructeur)
Motorisation
Moteur Pratt & Whitney Canada PT6A-25A
Nombre 1
Type Turbopropulseur
Puissance unitaire 550 ch
Dimensions
vue en plan de l’avion
Envergure 10,4 m
Longueur 9,78 m
Hauteur 3,21 m
Surface alaire 16,6 m2
Masses
À vide 1 350 kg
Maximale 2 700 kg
Performances
Vitesse maximale PC−7 : 350 km/h
PC−7 MkII : 448 km/h
Plafond 10 000 m
Vitesse ascensionnelle 600 m/min
Rayon d'action 1 300 km
Facteur de charge +6 g / -3 g
Armement
Externe Aucun

Le Pilatus PC-7 Turbo Trainer est un avion d'entraînement à turbopropulseur fabriqué par le constructeur suisse Pilatus Aircraft. L’appareil, capable de toutes les fonctions d’entraînement de base, a été sélectionné par plus de 20 forces aériennes comme avion d'entraînement. Depuis son introduction en 1978, près de 500 exemplaires ont été vendus, la majorité étant encore en service. La flotte mondiale de PC-7 a parcouru plus d'un million d'heures de vol.

Développement[modifier | modifier le code]

Le PC-7 Turbo-Trainer a été conçu sur la base du Pilatus P-3 comme avion d'entraînement pour la formation initiale (ab initio) et basique (« Basic trainer ») des pilotes militaires, notamment dans les domaines de l'acrobatie aérienne, du vol aux instruments, du vol tactique et du vol nocturne.

Après le développement des avions d’entraînement P-2 (1945) et P-3 (1953), tout deux en service au sein des Forces aériennes suisses, Pilatus décide de produire un nouvel avion pour répondre au marché mondial des avions d’entraînement[1]. Afin de couvrir au mieux les nombreux besoins de ce créneau, le cahier des charges fût conséquent : un turbomoteur performant engendrant de faibles nuisances sonores, une cellule robuste et un train d’atterrissage supportant de nombreux décollages et atterrissages, des commandes précises et maniables, un cockpit biplace moderne et bien équipé, une faible consommation de kérosène, un entretien facile et de faibles coûts d’exploitation[1].

Le premier prototype est réalisé à partir du prototype du P3-01 (HB-HON) en remplaçant son moteur à piston Lycoming O-435 (en)-C2-Boxer par un turbopropulseur Pratt & Whitney PT6A-20 de 550 SHP. Il effectua son premier vol sur l’aérodrome de Buochs (en) le avec Rolf Böhm[2] aux commandes sous la désignation P3-06 (P-3B). La désignation PC-7 fut introduite l’année suivante à l’occasion du Salon aéronautique du Bourget[1]. Ce fut la première tentative de Pilatus sur le marché des avions d’entraînement à turbine.

Le premier PC-7 de série (s/n 101, HB-HAO) effectua son premier vol le 18 août 1978 (photo du 5 septembre 1980).

En 1974 le programme est relancé avec la construction d'un second prototype à partir d'une cellule de P3-05 (s/n 509-58 / A-871) obtenue de l'armée suisse. Cette version, nettement améliorée et plus performante, était équipée d’une turbine PT6A-25. L'appareil (HB-HOZ) effectua son premier vol le avec le pilote H. Galli aux commandes[2]. Cet avion, aujourd'hui exposé au Flieger Flab Museum à Dübendorf, sera le premier PC-7 à intégrer pour essais les Troupes d'aviation suisses en 1979 avec le numéro A-901 (s/n 509). D'autres modifications importantes suivirent plus tard dans le programme, avec notamment une nouvelle aile monobloc avec réservoirs de carburant intégrés, un empennage modifié et une verrière en bulle.

Le premier avion de série PC-7 Trurbo-Trainer (s/n 101, HB-HAO) vola la première fois le avec à nouveau H. Galli aux commandes[2]. La certification civile de l'OFCA a suivi le de la même année et les premières livraisons débutent immédiatement après. L’appareil est également certifié pour le marcher civil en répondant à la réglementation de l'aviation générale en Europe et aux États-Unis (FAA).

Conception[modifier | modifier le code]

Le PC-7 Turbo-Trainer est un avion d’entraînement monoplan à ailes basses cantilever, biplace en tandem, en alliage métalique léger. À l’origine, il est doté d'un turbopropulseur PT6A-25A de 550 ch logé dans le nez de l'appareil avec hélice découplable. Le train d'atterrissage tricycle est rétractable. La verrière en bulle du poste de pilotage est en deux parties et offre une excellente visibilité. Le PC-7 MkII est équipé de deux sièges éjectables « zéro-zéro » Martin-Baker Mk CH 11A ou Mk.15A.

Variantes[modifier | modifier le code]

  • PC-7 Turbo Trainer : avion d’entraînement militaire biplace motorisé avec un moteur turbopropulseur PT6A-25A (550 ch).
    • PC-7OE : version avec points d'attaches pour l'Autriche
    • PC-7U : PC-7 développé pour l'Uruguay
    • NCPC-7 : désignation provisoire (New Cockpit) pour différencier les appareils des Forces aériennes suisses modérnisés des autres. Ces avions reprirent la désignation PC-7 à la fin du programme de modernisation[3].
  • PC-7 Mk II : cellule et avionique du PC-9, ailes du PC-7, motorisé avec un moteur turbopropulseur Pratt & Whitney PT6A-25C moins puissant et plus économique que le PT6A-62 du PC-9[4]. Il effectua son premier vol le 28 septembre 1992.
    • Pilatus Astra : PC-7 MkII montés en Afrique du Sud à partir de kits livrés par Pilatus et dotée d'une avionique développée localement.

NCPC-7[modifier | modifier le code]

La désignation NCPC-7 a été provisoirement utilisée dans les Forces aériennes suisses pour différencier les PC-7 modernisés (NC pourNew Cockpit) de ceux qui ne l'étaient pas encore. Elle fut supprimée après l’amélioration du dernier des 28 appareils en 2009. Dès lors, tous les Turbo-Trainer reprirent la désignation PC-7[1].

Le prototype vola pour la première fois le 30 septembre 2003 avec armasuisse (de). La modification de dix-huit appareils, décidé dans le cadre du programme d’armement 2005, débuta dès 2006. Les appareils sont équipés d'une planche de bord tout écran, d'un GPS, d'un pilote automatique à trois axes, ainsi que d'un second appareil radio VHF. Il reçurent également une nouvelle livrées rouge et blanche à la place de l'emblématique orange. La cabine biplace est équipée à l’avant comme à l’arrière d’un Primary Flight Display et d’un Secondary Flight Display System. Une avionique identique ou similaire à celle du NCPC-7 a été intégrée sur le PC-9M et le PC-21[1]. Ces améliorations élargissent significativement les possibilités d'engagements du PC-7. Il peut désormais être engagé au moyen de la procédure civile de vol aux instruments (IFR), et l’instruction selon les directives de l’AESA[1].

Les Forces aériennes reçurent les deux premiers PC-7 transformés en octobre 2006. Le 29 février 2008, les 18 NCPC-7 avaient officiellement été remis aux Forces aériennes et les contrats pour la transformation de dix autres PC-7 ont été signés. Le dernier appareil est livré en 2009[1].

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

PC-7 Turbo Trainer[modifier | modifier le code]

Plan 3 vues du Pilatus PC-7 Turbo-Trainer
Masses
Performances
  • Vitesse de croisière maximale : 199 KTAS
  • Vitesse maximale (VNE) : 500 km/h[1] (270 knots, 310 mph)
  • Plafond maximum : 10 060 m (33 000 ft)
  • Plafond pratique : FL 250 8 200 m[1]
  • Taux de montée maximum : 10,9 m/s (2 150 ft/min)
  • Charge alaire : 114,5 kg/m2 (23,44 lb/ft2)
  • Autonomie de vol maximum : 3 heures 30 minutes[1]
  • Rayon d'action : 1 444 km (780 NM)[1]
  • Distance franchissable maximale : 2 630 km (1 420 NM), à 5 000 m (164 000 ft) avec 20 minutes de réserve.
  • Distance de décollage avec obstacle de 50 ft : 480 m
  • Distance d'atterrissage avec obstacle de 50 ft : 460 m
Limitations

PC-7 Mk II[modifier | modifier le code]

Performances
  • Vitesse de croisière maximale (niveau de la mer) : 448 km/h
  • Vitesse de croisière maximale (10 000 ft) : 463 km/h
  • Taux de montée maximum : 13,59 m/s (2 675 ft/min)
  • Rayon d'action : 1 482 km
  • Distance décollage obstacle de 15 m (50 ft) : 457 m
  • Distance d'atterrissage obstacle de 15 m (50 ft) : 687 m
Limitations
  • Accélération positive maximale : +7.0 g
  • Accélération négative maximale : -3.5 g
  • Vitesse maximale : 556 km/h
  • Vitesse de décrochage (volet et train d’atterrissage rentré) : 143 km/h
  • Vitesse de décrochage (volet et train d'atterrissage sorti) : 128 km/h

Galerie[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

Plus de 450 Pilatus PC-7 Turbo Trainer ont été vendus dans 21 pays[5], dont 163 PC-7 Mk II.

Engagements[modifier | modifier le code]

Le PC-7 est actuellement en service dans une vingtaine de pays. Au cours des années 1980, une polémique a fait rage en Suisse concernant un éventuel classement de cet avion en tant que « matériel de guerre », ce qui aurait empêché son exportation vers des pays en guerre ou considérés comme tel. Les partisans d'une limitation de son exportation argumentaient que bien que livré sans armement, il pouvait facilement être modifié en avion d'attaque au sol par les pays acquéreurs pour embarquer des mitrailleuses en nacelles (FN Herstal a été évoqué comme fournisseur), des roquettes voire des bombes. Il a été engagé notamment en Irak, en Iran, en Birmanie, au Mexique et au Guatemala.

Utilisateurs[modifier | modifier le code]

Militaires[modifier | modifier le code]

Drapeau d'Afrique du Sud Afrique du Sud
PC-7 Mk II des forces aériennes sud-africaines
  • South African Air Force: 60 x Pilatus PC-7 MkII Astra (s/n 101 à 160 / immatriculation 2001 à 2060), 5 détruits, 2 endommagés[6], 35 Pilatus PC-7 MkII en service au sein du Central Flying School et du Test Flight and Development Centre. Commandés en 1993, ces avions furent montés localement à partir de kits livrés par Pilatus. Ils reçurent un ensemble avionique développé en Afrique du Sud et furent par conséquent nommés localement Pilatus Astra. Entre 2010 et 2013, 35 appareils furent modernisés chez Pilatus. Ils reçurent notamment l'avionique standart Mk II et un cockpit moderne chez Pilatus, ils furent donc renommés Pilatus PC-7 MkII[7].
Drapeau de l'Angola Angola
  • Forca Aerea Popular de Angola: 20 x PC-7 (s/n 300 à 311 et 568 à 575 / immatriculation R-401 à R-412 et R-418 à R-423, s/n 574 et 575 ont repris les immatriculions R-405 et R-407). Première série de 12 appareils (s/n 300 à 311) commandée en 1981 et livrée en 1982 et deuxième série de 8 appareils livrée en 1990. 5 appareils ont été détruits[6] dont un abattu le 20 juillet 1994 à Luanda[8]. 16 PC-7 sont en service en 1994[9], 9 en 2003[10], 5 en 2016. Le R-417 (s/n 567) est exposé à la base de Luanda, le R-419 (s/n 569) à l'entrée de la base de Lobito.
PC-7OE des forces aériennes autrichiennes
Drapeau de l'Autriche Autriche
  • Luftstreitkräfte: 16 x PC-7OE (s/n 412 à 417, 445 à 448, 482 à 487 / immatriculation 3H-FA à 3H-FP) acquis en 1983 (4), 1984 (6) et 1985 (6). Ils servent pour la formation avancée des élèves pilotes avant leur passage sur Saab 105OE au sein de l'École de formation du "Fliergerregiment 3" basé à Zeltweg, puis à partir de 2007 au sein de la "FIATS" (Fliegerabwehr Truppen Schule) toujours à Zeltweg. Actuellement, les appareils sont principalement utilisé pour la formation de base et avancée des pilotes, mais aussi pour des missions tactiques et la surveillance de l'espace aérien[11]. Pour ces tâches (entraiment et engagement), les PC-7 peuvent être armés au moyen de 6 points d'attaches sous les ailes (2 nacelles de mitrailleuses FN Herstal M2 12,7 mm, 2 lance-roquettes, réservoirs supplémentaires ou bombes d'exercice). L'appareil 3H-FG (s/n 445) est accidenté le 30 juin 2010, 3 ont été vendus à des civils, 12 sont en service en 2018[12].
Drapeau de la Birmanie Birmanie
  • Myanmar Air Force: 16 x PC-7 (s/n 102 à 109 livrés en 1979, 138 à 145 livrés en 1979-1980 et 244 (UB-2310) / immatriculation UB-2301 à UB-2316). 12 avions sont en service en 2003[10]. L'appareil 2310 (s/n 139) est accidenté le 12 novembre 1979. Le 2306 (s/n 107) est exposé au Defence services museum à Naypyidaw[13].
Drapeau de la Bolivie Bolivie
  • Fuerza Aérea Boliviana: 24 x PC-7 (s/n 110 à 121 et 245 à 257 / immatriculation FAB 450 à FAB 473). 12 commandés en 1978, livrés en 1979 et 12 autres en 1980, livrés en 1981. 22 appareils sont en service en 1994[9], 19 en 2003[10]. 13 appareils ont été accidentés [6], 6 sont stockés à Cochabamba pour les pièces détachées. L'appareil FAB-452 (s/n 112) est exposé au Museo Aeroespacial de la FAB à La Paz-El Alto, le FAB-458 (s/n 118) à PMA Cochabamba et le FAB-459 (s/n 119) à Aiquile. Les 3 appareils restant (FAB-453, 470 et 471) sont modernisés en 2014. De 1992 à 1996, 6 des ces avions menèrent des missions de surveillance, interceptions et interdictions d'avions suspects dans le cadre de « Peace Aguila », un programme mené en collaboration avec les États-Unis contre le narcotrafic[14].
Drapeau du Botswana Botswana
  • Botswana Defence Force Air Wing:
    • 8 x PC-7 : 7 x PC-7 (s/n 551 à 557 / immatriculation OD-1 à OD-7) commandés en 1989 et reçu en 1990. Le PC-7 OD-5 (s/n 555) est perdu le 26 février 1997 près de Kanye, il est remplacé par un nouvel appareil (s/n 481 / immatriculation OD-5 (2)) acquis en décembre 1997. Deux autres se sont percutés en vol en octobre 2011. Tous les appareils sont retirés du service, certains ont été vendus[6].
    • 5 x PC-7 Mk II (s/n 685 à 689 / immatriculation OD-1 à OD-5) livrés en février 2013, tous en service en septembre 2017.
Drapeau du Brunei Brunei
Drapeau du Chili Chili
  • Aviación Naval: 10 x PC-7 (s/n 230 à 239 / immatriculation 210 à 219) commandés en 1979 et livrés en mai (4 appareils) et juin 1980. Ils sont affectés alors aux escadrons VT-1 et VA-1 de l'Escuela de Aviacion Naval (Fuerza Aeronaval No 1) sur la base aéronavale de Viña del Mar (es). Le rôle premier de ces appareils est la formation avancée, mais il peuvent également servir pour la surveillance côtière et des missions d'appui feu rapproché. L'appareil 210 est perdu en mer au large de Pichidangui le 13 juillet 1999[6], l'équipage est sain et sauf. Le PC-7 214 est exposé sur pylône au Muséo de la Aviacion Naval de Chile à Viña del Mar, le 218 est le gate guardian de la base aéronavale de Viña del Mar. Les autres appareils sont en service au sein de l’Escuadrón de Instrucción VT-1 ou stockés[16]. En janvier 2019, il est décidé d'équiper les PC-7 d'une suite d'avionique numérique et d'une planche de bord tout écran[17]. Un appel d'offres est également lancé pour un simulateur PC-7[18].
Le PC-7 F-ZJAJ de l'EPNER à Brétigny-sur-Orgeen 1992.
Drapeau des Émirats arabes unis Émirats arabes unis
  • United Arab Emirates Air Force: 30 x PC-7 (immatriculation 901 à 931). 14 (s/n 286 à 299) livrés en 1982, 10 (s/n 488 à 497) commandés en 1984 et livrés en 1985-1986 et 6 autres (s/n 600 à 606. 30 eappareils sont service en 2018.
Drapeau de la France France
PC-7 MK II de la Royal Malaysian Air Force à la base de Alor Setar en 2005.
PC-7 de la Fuerza Aérea Mexicana
Drapeau de l'Inde Inde
  • Indian Air Force, Air Force Academy, Dundigul (en): 75 x PC-7 MkII (s/n 690 à 764 / immatriculation P101 à P-175). La commande est passée en 2012, les livraisons ont débuté en 2013[21]. Le 10 novembre 2015 Pilatus annonce la livraison du 75e appareil à la base de Dindigul. En mars 2015, l'Inde active l'option de commande additionnelle de 38 PC-7 MkII[22], puis finalement l'annule pour privilégié le HAL HTT-40 local en cours de développement. De 2013 à décembre 2016, Pilatus a assuré la maintenance et le soutien logistique complet de la flotte[23].
Drapeau de l'Iran Iran
  • Islamic Republic of Iran Air Force: 35 x PC-7 livrés en 1984 (s/n 257 à 260, 396 à 399 et 418 à 444 / immatriculation 8-9901 à 8-9935). Le solde de la commande qui totalisait 80 appareils a été annulé[15].
Drapeau de la Malaisie Malaisie
  • Royal Malaysian Air Force:
    • 44 x PC-7 (s/n 350 à 393 / immatriculation M33-01 à M33-44) commandés en 1981 et livrés en 1982-1984[15]. 39 appareils sont en service en 1994. Au moins 12 appareils ont été détruits, tous sont retirés du service, dont une majorité probalement stockée à Alor Setar (mars 2017)[6].
    • 24 x PC-7 Mk II (immatriculation M50-01 à M50-24). 9 (s/n 608 à 616) commandés en 2000[N 1]et livrés en 2001, 10 (s/n 675 à 784) commandés en 2006 et livrés en 2007, et 5 (s/n 765 à 769) livrés en 2016[15]. 2 ont été détruits, 1 endommagé. 21 appareils sont en service en 2018[6].
Drapeau du Mexique Mexique
  • Fuerza Aérea Mexicana: 88 x PC-7 (immatriculation EBP-501 à EBP-588). 38 commandés en 1978 et livrés en 1979-1981 (s/n 122 à 129 et 194 à 223), 17 commandés en 1981 et livrés en 1982-1983 (s/n 269 à 285), 33 commandés en 1985 et livrés en 1986-1992[15] (s/n 499 à 522 et 583 à 600). 9 appareils ont été détruits, 3 endommagés[6]. 75 appareils étaient en service en 2003, 29 en 2019.
Les dix PC-7 néerlandais aligné pour une séance photo le 14 octobre 1989.
Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas
  • Koninklijke Luchtmacht: 13 x PC-7 (immatriculation L-01 à L-13). 10 commandés en 1988 et livrés en 1989 (s/n 538 à 547) et 3 autres livrés en 1997 (s/n 610 à 612)[15]. Ils sont exploités par le 131 EMVO (Elementair Militaire Vlieg Opleiding) pour la formation des pilotes de la Royal Netherland Air Force. Un contrat pour la mise à niveau des PC-7 est signé entre le ministère néerlandais de la Défense et Pilatus Aircraft. La mise à niveau (MLU) comprend notamment l'installation d'une planche de bord tout écran. Le premier exemplaire modernisé a volé à Stans en février 2017. 13 appareils sont en service en 2019.
PC-7 Turbo-Trainer des Forces aériennes suisses stationnés sur la base aérienne de Locarno en 2007.
Drapeau de la Suisse Suisse
  • Forces aériennes suisses:
    • 40 x PC-7 (s/n 509, 136, 137 et 312 à 349 / immatriculation A-901 à A-941). En 1981, les Troupes d’aviation et de défense contre avions commandèrent 40 exemplaires de la version PC-7/CH pour remplacer les P-2 et P-3. L'appareil est introduit en 1982 et les livraisons s'achèvent en 1983[1]. Trois ont été perdus (A-905, A-920 et A-921), 28 ont été modernisés et neuf, qui n'ont pas été modérnisés pour diverses raisons, ont été progressivement retirés du service[1],[N 2]. Parmi ces derniers, deux sont exposés au Flieger Flab Museum à Dübendorf (A-901 / s/n 509 et A-902 / s/n 136), et un au Musée de l'aviation militaire de Payerne (A-908 / s/n 316). Un appareil (A-903 /s/n 137), qui avait le train de proue plié[24], a été vendu à Pilatus (s/n 137 / HB-HMU), tout comme le A-910 (s/n 318) et le A-911 (s/n 319 / HB-HMV). Le A-904 a été vendu aux Etats-Unis (s/n 317 / N904A). Le A-906 est parti au printemps 2010 pour l'AMPA à Lausanne où il est exploité par l’Association PC-7 Turbo sous l’immatriculation HB-HPR[25]. Quant à l'A-907 (s/n 315), il a été remis au musée de l'aviation de Altenrhein («the flying museum»), et vole maintenant sous l’immatriculation civile T7-FMA de Saint-Marin, tout comme deux autres appareils acquis par la suite (A-909 / s/n 317 / T7-FUN et A-910 / s/n 318 / T7-PCS).
      • 28 x PC-7 modernisés (NCPC-7 : s/n 320 à 327 et 330 à 349 / A-912 à A-919 et A-922 à A-941). 28 PC-7 produits en 1982 et 1983 ont été transformés. Les premiers appareils furent mis en service en 2007. Un appareil a été perdu (A-937) en 2017, 27 PC-7 sont en service en septembre 2017[1].
Drapeau du Tchad Tchad
  • Force aérienne tchadienne: 3 x PC-7, 2 en service. Les appareils immatriculés TT-QAA (s/n 410, actuellement TT-QAJ) et TT-QAB (s/n 411), construits en 1985, ont été achetés la même année à la société française Sasmat (Dinard) (F-GDME et F-GDMF). Avant sa vente au Tchad, l'appareil TT-QAA a été immatriculé un temps F-ZWVI chez GIAT Industries pour des essais d'armement. En 2001, il fut révisé chez Reims Aviation et reçut une immatriculation provisoire (F-WQFB). Le TT-QAB est vraisemblamenent perdu en 2003[6] et remplacé par le TT-AAX (s/n 558, actuellement TT-QAJ), acheté en juillet 2008 à la société américaine Harris Air Inc (N976DM) qui le détenait depuis 2005. Cet avion, construit en 1988, a d'abord appartenu à la Bophuthatswana Air Force (T400) entre 1990 et 1994, il est revendu en 1997 à Pilatus (HB-HLE) par la force aérienne sud-africaine. À partir de 1997, immatriculé F-GMEE, il vole pour la patrouille ECCO jusqu'en 1999, puis la patrouille Apache Aviation jusqu'en 2002. Il est acquis par Harris Air Inc en février 2005[26].
Drapeau de l'Uruguay Uruguay
  • Fuerza Aérea Uruguaya: 6 x PC-7U, dénommé localement AT-92 (Attack and Traning 1992), commandés en 1992 et livrés fin 1992 début 1993[15] (s/n 594 (ex HB-HCK) à 599 / immatriculation 301 à 306 et 307 (ancien 304 accidenté et réparé chez Pilatus). Ces appareils remplacent les T-28 Fennec utilisés pour l'entraînement avancé. Ils sont en service au sein de l' Escuadrón de Vuelo Avanzado No 4 (EVA) installé sur la Base Aérea Tte. 2° Mario W. Parallada (es) à Santa Bernardina. Le PC-7U 304 est accidenté le 8 avril 1994, il est remise en état chez Pilatus et reçoit le code 307 à son retour à la FAU[27]. L'appareil 303 s'écrase le 21 février 2008 près de la base de Santa Bernardina[N 3]. En mai 2017 ont lieu des négociations en vue de l'achat de deux PC-7 de seconde mains[28]. 5 Pilatus PC-7U (AT-92) sont en service en 2018.

Anciens utilisateurs militaires[modifier | modifier le code]

Le PC-7 212 (ancien 218) de la force aérienne guatémaltèque stocké à La Aurora en 2012.
Drapeau du Bophuthatswana Bophuthatswana
  • Bophuthatswana Air Force: 3 x PC-7 (s/n 558 à 560 / immatriculation T-400, T-410 et T-420) reçu en 1990. Basés à Mmabatho AFB, ils servaient à l'entraînement et à la surveillance des frontières. La patrouille acrobatique de la Bop Air Force « Leopard Aerobatic Team » était formée avec ces avions équipés alors de pods fumigènes. Lors de la réintégration de l’État au sein de l'Afrique du Sud en 1994, les appareils sont transférés à la SAAF, qui les revends à Pilatus Aircraft en 1997[29].
Drapeau du Guatemala Guatemala
  • Fuerza Aérea Guatemalteca: 12 x PC-7 (s/n 130 à 135 et 224 à 229 / immatriculation 218 (devenu 212), 267, 215, 220, 229, 274 et 284, 278, 240 (devenu 211), 248 (devenu 219) et 253 (devenu 269), livrés en 1979 - 1980, 4 détruits[29]. 7 appareils en service en 2003[10]. Le dernier appareil a été retiré du service en décembre 2016. Quelques-uns sont stockés à La Aurora.
Drapeau de l'Irak Irak
  • Force aérienne irakienne: 52 x PC-7 (s/n 146 à 193 et 240 à 243 / immatriculation 5000 à 5051) commandés en 1979 et livrés entre 1980 et 1983[15]. Plus de 30 appareils sont en service en 1994, 20 sont en service en 2001[30]. La flotte a été détruite lors de l'invasion de l'Irak en 2003 par la coalition menée par les États-Unis.

Patrouilles acrobatiques militaires[modifier | modifier le code]

Civiles[modifier | modifier le code]

Le PC-7 (HB-HOO) de Swissair à l'aéroport de Bâle-Mulhouse en 1983.
Le PC-7 HB-HMB de la patrouille Martini à Faro entre 1987 et 1990.
Un des deux PC-7 (N902AK) de la division de foresterie d'Alaska (2003).

En juin 2019, vingt Pilatus PC-7 sont immatriculés au registres des aéronèfs civils aux États-Unis (plus de 25 en 2017)[36].

En Suisse, trois PC-7 sont immatriculés en juin 2019[37] : HB-HPR (s/n 520 / 1987) depuis octobre 2013 et HB-HPR (s/n 314 / 1982) depuis mars 2016 (TC Aviation AG), aisni que HB-HMU (s/n 137 / 1979) depuis juillet 2015. Trois anciens appareils des Forces aériennes suisses volent en Suisse sous immatriculation de Saint-Martin (s/n 315 / T7-FMA ex A-907, s/n 317 / T7-FUN ex A-909 et s/n 318 / T7-PCS ex A-910). Le prototype (s/n 101), immatriculé HB-HAO du 16 août 1978 au 31 janvier 2019, est incscrit au registre des Etats-Unis (N996GL) mais est stationné en Allemagne.

En France, un PC-7 (s/n 319 / F-HGPM ex HB-HMV ex A-911) basé à Toussus-le-Noble est immatriculé depuis novembre 2010[38]. Un autre (s/n 137 / F-GYSF / ex HB-HMU, platforme d'essais pour le NCPC-7, ex A-903 (1979-2007)) y a été immatriculé jusqu'en juin 2015.

Anciens utilisateurs civiles[modifier | modifier le code]

La compagnie Swissair a été propriétaire d'un PC-7 d'août 1982 à février 2000 (HB-HOO / s/n 394 / 1982).

Trois patrouilles de la société Apache Aviation volèrent sur Pilatus PC-7. La patrouille Martini - Europe 1 vole sur PC-7 de mars 1987 à 1990. Les trois machines, équipés de pods fumigènes, appartiennent alors à Pilatus et sont immatriculées en Suisse (s/n 519 HB-HMA, s/n 520 HB-HMB, s/n 521 HB-HMC). En 1991, la formation devient la patrouille Ecco et un quatrième PC-7 (s/n 480 HB-HMP) est acquis. En 1993 les 4 Pilatus PC-7 deviennent propriété du GIE Ecco et sont immatrilculés en France (s/n 480 F-GMED, s/n 519 F-GMEA, s/n 520 F-GMEB, s/n 521 F-GMEC). En 1997, elle prend le nom de patrouille Adecco. Le 4 juin, le PC-7 F-GMEC (s/n 521) s'écrase à Étaules[39] au retour d'un vol d'entraînement, entraînant le décès de son pilote. Un nouvel appareil est acquis (s/n 558 F-GMEE). Adecco arrête son sponsoring en 1999. La patrouille continue ses démonstrations jusqu'en 2001 à deux Pilatus PC-7 (F-GMED et F-GMEE) sous son nom de patrouille Apache.

Aux États-Unis, la division de foresterie d'Alaska utilise deux Pilatus PC-7 (s/n 616 (2000) et 560 (1988) / immatriculation N901AK et N902AK (ex N560WA, HB-HLF5, T420) pour la coordination des moyens aériens de lutte contre les feux de forêts[40].

PC-7 exposés[modifier | modifier le code]

Mockup de PC-7 MKII (ATTD1) au musée de la force aérienne sud-africaine Swartkop.
Deux PC-7 (T7-FMA et T7-FUN) du musée de l'aviation de Altenrhein à Kreuzlingen en 2015.

Culture populaire[modifier | modifier le code]

Philatélie[modifier | modifier le code]

Le Bophuthatswana publie en 1990 une série de timbres d'une valeur de 0,21 rand illustrant des aéronefs de la Bop Air force, dont les Pilatus PC-6 et PC-7. Le PC-7 (s/n 559) immatriculé T-410 est représenté avec la mention Air force - Pilatus Trainer (PC-7) E3-5 - 1990[41].

Œuvres Audiovisuelles[modifier | modifier le code]

Le Pilatus PC-7 apparaît notamment dans un film, une série télévisée et un documentaire.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La commande de 1997 a été repoussée en raison de la crise économique asiatique de 1997.
  2. En automne 2009, les Forces aériennes disposaient de cinq avions restants, quatre fin 2009, deux en février 2010 (A-909 et A-910). Vers la fin du 1er trimestre 2010, tous les anciens appareils avaient quitté le service de vol et armasuisse (de) pu les proposés à la vente (A-904 et A-910).
  3. L'accident qui coûta la vie à ces deux pilotes serait dû à une collision en vol à faible altitude avec un oiseau de grande taille.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f g h i j k l m n o p q et r Pilatus PC-7 Turbo-Trainer, vtg.admin.ch
  2. a b et c Histoire de la Société Pilatus années 1970 à 1979, pilatus-history-and-news.blogspot.com.
  3. Pilatus NCPC-7, Forces aériennes suisses.
  4. Basic Trainer PC-7 MkII, Pilatus Aircraft.
  5. Our Heritage – PC-7 : First flight 1975
  6. a b c d e f g h et i The Scramble Crashes Database, Scramble.nl.
  7. PC-7 Mk II (Astra), saairforce.co.za.
  8. 1994 World military aircraft incidents, David Learmoun, Flight International, 16-22 août 1995.
  9. a et b 1994 World's Air Forces, 24-30 août 1994, Flight International.
  10. a b c et d 2003 Military aircraft census, 3-9 février 2004, Flight International.
  11. (de)Fliegerwerft 2, bundesheer.at.
  12. Pilatus PC-7, Österreichisches Bundesheer, pilatus-history-and-news.blogspot.ch.
  13. Defence Services Museum, aviationmuseum.eu.
  14. Pilatus PC-7, Fuerza Aérea Boliviana, pilatus-history-and-news.blogspot.ch.
  15. a b c d e f g et h SIPRI Arms Transfers Database - Trade Registers, Stockholm International Peace Research Institute, sipri.org
  16. Pilatus PC-7 - Armada de Chile, samedi 30 octobre 2010, pilatus-history-and-news.blogspot.com
  17. La Armada de Chile integrará aviónica digital en sus Pilatus PC-7, Nicolás Garcia, 24 janvier 2019, infodefensa.com.
  18. La Armada de Chile busca un simulator de vuelo para Pilatus PC-7, Nicolás Garcia, 29 janvier 2019, infodefensa.com.
  19. Pilatus PC7, Direction générale de l'armement.
  20. Pilatus PC-7 CEV EPNER, pilatus-history-and-news.blogspot.ch.
  21. Idian Pilatus PC-7, pilatus.
  22. Ariel Herbez, L’Inde commande 38 nouveaux avions Pilatus, 4 mars 2015, Le Temps.
  23. (en)India Not Extending Maintenance Deal For Pilatus PC-7 Turbo Trainers, 21 juillet 2017, defenseworld.net.
  24. En raison d'un problème technique à l'atterrissage le 31 août 2007.
  25. Un PC-7 à la Blécherette, Laurent Baudillon, 30 avril 2010, ampa.ch.
  26. Pilatus...PC-7...PC-7 MkII...PC-9...les Civils, mise à jour 28 février 2016, pilatus-history-and-news.blogspot.ch
  27. Pilatus PC-7U Fuerza Aérea Uruguaya, pilatus-history-and-news.blogspot.com.
  28. La Fuerza Aérea de Uruguay apostará por sus Pilatus mientras no se adquieran nuevos vectores, Javier Bonilla, 3 mars 2017, defensa.com.
  29. a et b .Pilatus PC-7, militaryaviation.eu.
  30. The Gap Grows - Census: military aircaft 2001, Stewart Penney, 12-18 février 2002, Flight International.
  31. [PC-7 Team, pc7-team.ch.
  32. Silver Falcons, silverfalcons.co.za/aircraft.
  33. (es)Escuadrillas acrobáticas militares mexicanas, Jose Quevedo, 23 mai 2019, mexicoaeroespacial.com.
  34. (en)Alap-Alap Formation, aerobaticteams.net.
  35. (en)Taming Sari, aerobaticteams.net.
  36. FAA REGISTRY, Federal Aviation Administration.
  37. Registre matricule des aéronefs, Office fédéral de l'aviation civile OFAC
  38. Immatriculation des aéronefs, Direction générale de l'Aviation civile.
  39. 2 km au nord de leur base à l'aérodrome de Dijon - Darois
  40. Aircraft fleet, Division of Forestry, sur dnr.alaska.gov
  41. Pilatus – Philatélie, 23 avril 2013, pilatus-history-and-news.blogspot.ch.
  42. [vidéo]Sky Dance, youtube.com.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jackson, Paul. Jane's All The World's Aircraft 2003–2004. Coulsdon, UK: Jane's Information Group, 2003. (ISBN 0-7106-2537-5).
  • Lambert, Mark. Jane's All The World's Aircraft 1993-94. Coulsdon, UK:Jane's Data Division, 1993. (ISBN 0-7106-1066-1).
  • "The Svelte Switzer......Pilatus' Turbo Trainer". Air International, September 1979, Vol 16 No.3. p. 111–118.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]