Pignon à échelons

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Le château de Bergedorf à Hambourg, typique de l'architecture hanséatique allemande.
Une maison de Delft (Hollande). En Hollande les maisons médiévales et Renaissance qui subsistent relèvent du style flamand.

Le pignon à échelons ou pignon à gradins (en allemand Staffelgiebel, Treppengiebel ou Stufengiebel) est un pignon ornemental qui orne souvent le dessus des édifices de l'architecture gothique de brique du Moyen Âge ou de l'architecture Renaissance en Europe du Nord, en particulier dans les contrées germaniques, flamandes (trapgevel), et scandinaves (trappgavel). On le retrouve aussi dans une moindre mesure en Angleterre et en Écosse (crow-stepped gable). Il se présente sous la forme d'un pignon saillant bordé des deux côtés d'échelons ou de gradins de briques (parfois en pierre), cachant en partie le toit. Le pignon peut être aveugle ou plus tard à fenêtres. Il s'apparente au pignon à redents que l'on trouve aussi dans l'architecture rurale et qui empêchait les infiltrations d'eau du mur porteur.

Les échelons peuvent être crénelés avec des merlons, ornés de tracerie, de frises, ou d'arcatures, hérissés de pinacles, boules, etc. Ce type d'ornement était particulièrement prisé dans les Flandres (sens large), en Allemagne du Nord et dans les régions de la Baltique (Pologne, Pays baltes), notamment dans les villes allemandes de l'ancienne ligue hanséatique, puis à partir de la Renaissance en Scandinavie, dans le reste de l'Allemagne (plus au Sud), en Alsace et en Tchéquie. Le pignon à échelons est abondamment repris au XIXe siècle et au début du XXe siècle dans l'architecture néogothique ou historiciste de ces régions, aussi bien pour les bâtiments profanes que pour les églises.

Il sera remplacé par le pignon à volutes à la fin de la Renaissance et pendant l'ère baroque. Les volutes sont dans un premier temps de simples ornements posés sur les gradins durant la Renaissance, pour en adoucir la forme, puis de grandes volutes remplacent partiellement ou complétement les gradins durant l’ère baroque. Aux XVIIe et XVIIIe siècle apparait aussi une composition plus classique à base de frontons perchés. Puis du XVIIIe au début du XIXe siècle les pignons sur rue seront simplement supprimés et les façades écrêtées et rabaissées, dans le Nord de la France, en Flandre et aux Pays Bas, les faisant complétement disparaitre dans certaines villes qui en étaient pourtant entièrement hérissées peu de temps auparavant. Ces façades à pignons sont alors transformées en façades à murs gouttereaux alignées de façon parallèle à la rue, plus conformes aux principes esthétiques classiques en vigueur à l'époque. Mais une partie des pignons sur rue seront fidèlement recréés sur les maisons anciennes dans certaines villes lors des restaurations du patrimoine, à la faveur des mouvements historicistes durant la seconde moitié du XIXe et la première moitié du XXe siècle.

Galerie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]