Pieusse

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Pieusse
Le château
Le château
Blason de Pieusse
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Aude
Arrondissement Limoux
Canton Limoux
Intercommunalité Communauté de communes du Limouxin
Maire
Mandat
André Riba
2014-2020
Code postal 11300
Code commune 11289
Démographie
Population
municipale
1 015 hab. (2015 en augmentation de 3,26 % par rapport à 2010)
Densité 79 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 04′ 52″ nord, 2° 14′ 00″ est
Altitude Min. 147 m
Max. 387 m
Superficie 12,92 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.pieusse.fr

Pieusse est une commune française, située dans le département de l'Aude en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Pieussans.

Géographie[modifier | modifier le code]

Pieusse se trouve au sud-est de Carcassonne et au nord-est de Limoux à environ trois kilomètres en direction de Saint-Hilaire et domine l'Aude qui forme la limite d'une partie de son territoire. Elle est située sur une butte qui domine la vallée du Razès au nord. Cet endroit privilégié a permis d'y implanter un château pour surveiller l'accès vers le sud. Vers l'est, les collines sont couvertes de vignes qui produisent la blanquette de Limoux.

La commune est desservie par la route départementale 118 qui mène à Limoux et à Carcassonne, la RD 504 qui conduit à Pomas et la RD 104 qui relie Limoux à Saint-Hilaire.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Pieusse[1]
Cépie Pomas
Saint-Martin-de-Villereglan Pieusse Saint-Hilaire,
Gardie
Limoux Villar-Saint-Anselme

Écarts et lieux-dits[modifier | modifier le code]

  • Les Gaffous, Saint-André, Les Bouziers, Fourn, Fages, la Flotte, la Barrière-de-St-Martin, Flassa.
  • col de Saint-André (360 m), col du Bosc (240 m).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom du village a évolué progressivement. Les formes varient : la plus ancienne connue est castrum Puncianum (1119), puis on rencontre Punciano, Pinciano, Piussano, Piussan (1552) et Pieussan le Vieil[2]. Castrum Puncianum proviendrait du nom de la personne Pincius ayant possédé le domaine. Ainsi, le Castrum Puncianus de l'époque gallo-romaine serait la ville de Pincius ou la place forte de Pincius. On note une régression de l'accent sur la syllabe initiale, comme cela arrive en languedocien[réf. nécessaire][3] : Piussan, prononcé *Piussà > Piussa (forme occitane, qui pourrait bien s'écrire Piuça, en accord avec l'étymologie supposée).

Armoiries[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Alaigne (Aude).svg

La commune de Pieusse porte :

D'argent, au lion léopardé de gueules accompagné de trois croissants du même[4].
Ce blason est celui du dernier archevêque de Narbonne, Arthur Richard Dillon.

Les communes d'Alaigne, de Bize-Minervois, de Gruissan et de Routier, qui sont aussi d'anciens fiefs de l'archevêque de Narbonne, ont les mêmes armoiries.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'histoire du village de Pieusse remonte à l'époque gallo-romaine. Son nom était alors Castrum Puncianum. Sa situation stratégique sur la colline permettait de défendre l'accès à la haute vallée de l'Aude. Au VIIe siècle, le village est démoli par les Sarrasins et le château fort de Pieusse est brûlé.[réf. nécessaire]

En 1119, une bulle du pape Calixte II cite le castrum Puncianum et ecclesiam. En 1221, la place forte de Pieusse est prise par Raymond-Roger, comte de Foix, alors que le domaine était sous la suzeraineté de Roger II, vicomte de Carcassonne. Entre 1222 et 1225[5], à Pieusse, le concile cathare créé l’évêché cathare du Razès.

Jusqu'à la Révolution, l'archevêque de Narbonne était le seigneur d'un baronnie comprenant Pieusse, Routier et Alaigne[6].

En 1574, durant les guerres de religion, une troupe armée de protestants occupe le moulin de Pieusse. Les habitants incendient alors le moulin pour les faire fuir.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2008 2014 Christian-Robert Bonnet PS cadre SNCF retraité
1971 2008 Jean-Pierre Robert PS  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[8].

En 2015, la commune comptait 1 015 habitants[Note 1], en augmentation de 3,26 % par rapport à 2010 (Aude : +2,94 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
650 650 635 712 754 706 708 669 440
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
510 509 539 523 526 550 569 605 586
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
617 584 531 483 502 520 511 502 504
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
459 458 532 697 877 906 927 930 933
2013 2015 - - - - - - -
1 012 1 015 - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie et services[modifier | modifier le code]

Les habitants de Pieusse vivent de l'agriculture et plus particulièrement de la viticulture. De nombreux propriétaires détiennent quelques parcelles de vigne. La majorité de la population active est cependant ouvrier et employé des industries et services de Limoux. En effet, très peu de services sont disponibles à Pieusse en raison de sa proximité avec Limoux. La poste, l'école et la mairie constituent les seuls services publics disponibles sur la commune.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Oratoire de Pieusse
  • Le château de Pieusse a été construit aux environs de 1140 à 1145, sous le règne du roi Louis VII le Jeune par les comtes de Foix. Il a été classé monument historique en 1989[11].
  • L'église Saint-Genest datant du XIe siècle, inscrite MH en 2003[12].
  • l'église rurale de Saint-André datant du XIe siècle et inscrite sur l'inventaire des monuments historiques en 1951[13].
  • l'église de Saint-Jammes aujourd'hui en ruine,
  • l'oratoire champêtre situé au croisement de la rue de la Barque et de la route de Pomas est un monument religieux de style gothique datant du XIIe siècle destiné à la prière. Ce monument est classé monument historique par arrêté du 31 mai 1965[14]. Sa restauration fut effectuée sous le mandat de François Barrabes, maire. Ce monument serait un lieu de passage pour les pèlerins se rendant à Saint-Jacques-de-Compostelle puisque quatorze coquilles sont sculptées sur la croix. Il est aussi possible que ce monument ait été érigé pour aider au passage dangereux du gué menant à une chapelle. C'est un monument rare en France. Il a été restauré en 1859 puis la toiture fut refaite en 1968.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Maison de Joseph Delteil dans les rues de Pieusse
  • Fortuné Labatut-Brousses. Il est le premier député républicain de l’Aude élu en 1871. Il laissa toute sa fortune aux pauvres de Pieusse. Sa demeure est devenue la mairie actuelle. Elle accueillait aussi l'école et la maison d'habitation de l'instituteur.
  • Antoine Mestre. Poète, chantre du terroir et enfant du Pays. Il meurt durant la Seconde Guerre mondiale.
  • Joseph Delteil (1894-1978) est un écrivain connu né à Villar-en-Val, dans l'Aude; ses parents s'installèrent à Pieusse en 1898. Il s'installa à Paris en 1920 puis en 1937 à la Tuilerie de la Massanne à Grabels près de Montpellier où il vécut jusqu'à son décès en 1978 en compagnie de son épouse Caroline. Il est inhumé au cimetière de Pieusse. Il a obtenu le prix Fémina en 1925 pour son roman Jeanne d'Arc.
  • Armand Clarou. Né le 6 décembre 1860 à Pieusse et décédé au Vigan (Gard) en 1927. Docteur en médecine, député radical socialiste du Gard 1924-1927. Inhumé au cimetière Saint-Martin à Limoux.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. Archives communales de Narbonne - Inventaire Rocques
  3. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des Noms de Lieux en France, Librairie Guénégaud, réédition 1984.
  4. Denis-François Gastelier de La Tour, Armorial des États de Languedoc, Paris, Jacques Vincent, , 248 p. (lire en ligne) ; Armorial des communes du département de l'Aude, Henri Sivade, p. 57.
  5. La date varie suivant les sources : 1222 pour L'Histoire du Languedoc ; 1225 dans le livre Les Grandes Heures cathares de Dominique Paladilhe, page 23 ; 1225 dans le livre Languedoc cathare au temps de la croisade 1209-1229 d'Élie Griffe
  6. Abbé Antoine Sabarthès, Dictionnaire topographique du département de l'Aude, Paris, Imprimerie nationale, , p. 313.
  7. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  11. Notice no PA00102858, base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. Notice no PA11000025, base Mérimée, ministère français de la Culture
  13. Notice no PA00102859, base Mérimée, ministère français de la Culture
  14. Notice no PA00102860, base Mérimée, ministère français de la Culture
  15. Gauthier Langlois, "Benoît de Termes, évêque cathare du Razès", Communauté de Communes du massif de Mouthoumet, Narbonne : Association Ciném’Aude – Vilatges al país, 2010, p. 44-45.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]