Pietro Annigoni

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Pietro Annigoni
Vittorio Miele con Pietro Annigoni.jpg
Naissance
Décès
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Pietro Annigoni (né le 7 juin 1910 à Milan - mort le (à 78 ans) à Florence), est un peintre italien réaliste du XXe siècle, surtout connu pour avoir exécuté des portraits de la reine d'Angleterre Élisabeth II, et du président John F. Kennedy, figurant dans le magazine Time dans les années 1960.

Biographie[modifier | modifier le code]

Pietro Annigoni avait un goût classique et peignait sous l'influence de la Renaissance italienne. Dans les années 1920, il vit la plupart du temps à Florence, où il étudie au Collège des clercs réguliers des écoles pies. En 1927, il est admis à l'Académie des beaux-arts de Florence, où il suit les cours de Felice Carena en peinture, de Giuseppe Graziosi en sculpture, de Celestino Celestini en gravure à l'eau-forte. Il participe à la classe du modèle nu au Cercle florentin des artistes, Il Circolo degli Artisti, et fréquente les classes ouvertes traitant du même sujet à l'Académie. Annigoni expose son travail pour la première fois à Florence en 1930 avec un groupe d'autres peintres. Sa première exposition personnelle n'a eu lieu que deux ans plus tard à la galerie Bellini au Palazzo Ferroni. En 1932, le journaliste Ugo Ojetti remarque le travail de l'artiste dans le Corriere della Sera, puis Annigoni remporte le prix Trentacoste.

Famille[modifier | modifier le code]

Pietro Annigoni était marié avec Anna Giuseppa Maggini de 1937 jusqu'à la mort de son épouse en juillet 1969. Ils eurent deux enfants, Benedetto (1939) et Maria Ricciarda. En 1976, il se remarie avec Rosella Segreto qui était également son modèle favori.

Mort[modifier | modifier le code]

En mai 1988, Annigoni subit une opération d'urgence à la suite d'un ulcère perforé, mais ne récupère pas. On le transporte à l'hôpital de Florence le 27 octobre 1988, où il meurt de maladie des reins, le lendemain 28 octobre 1988. Il est enterré au cimetière Porte Sante (des Portes saintes) de la Basilique de San Miniato al Monte, d'où on a une vue splendide sur la ville de Florence qu'Annigoni aimait tant.

Controverse en tradition[modifier | modifier le code]

Entre 1945 et 1950, Annigoni fit une succession d’œuvres importantes qui remportèrent un grand succès. En 1947, il signa un manifeste des Peintres modernes et réalistes. Dans ce groupe, qui comprenait sept peintres, on s'opposait à l'art abstrait et aux mouvements qui avaient vu le jour en Italie dernièrement. Ce n'était en effet qu'un détail insignifiant dans la vie du peintre, mais cela devrait devenir une clé de référence dans la littérature le concernant. Parmi les autres peintres qui avaient signé la pétition, on trouvait Gregory Scitian et les frères Antonio et Xavier Bueno.

En mars 1949, le Comité de l'Académie royale d'Angleterre accepta les œuvres qu'Annigoni avait proposées et envoyées pour l'exposition annuelle.

Expositions d'Art[modifier | modifier le code]

Annigoni commença à exposer son œuvre à partir des années 1950. A Londres, ses expositions eurent lieu chez Wildenstein (1950 et 1954), chez Agnew (1952 et 1956), à la Fédération des Artistes britanniques (1961), aux Upper Grosvenor Galleries (1966), et plusieurs Académies royales. Une exposition spéciale se tint à Paris en 1953 à la Galerie Beaux Arts. En 1969, l'œuvre d'Annigoni fut accrochée au musée de Brooklyn de New York. Des nombreuses galeries montrèrent le travail d'Annigoni de son vivant, entre autres à Turin, Rome, Florence, Vérone, Brescia, Montecatini Terme, Pise, Bergame, Rovereto et Milan.

Les acclamations du monde[modifier | modifier le code]

Son travail en peinture portait l'influence de la Renaissance italienne, et contrastait avec les styles artistiques moderniste et post-moderniste qui dominaient la seconde moitié du XXe siècle et surtout la fin du XXe siècle. Il se fit connaître pour son portrait romantique de la toute jeune reine Élisabeth II de 1956 (accroché en Fishmongers Hall de Londres et non accessible au public), et pour le portrait du pape Jean XXIII, des présidents américains John F. Kennedy et Lyndon B. Johnson, du chah et de l'impératrice d'Iran, de la princesse Margaret et de plusieurs autres membres de la famille royale britannique. Il peignit un autre portrait de la reine en 1969 (National Portrait Gallery de Londres).

Pietro Annigoni fut choisi par le magazine Time pour peindre le Président des États-Unis, John F. Kennedy, pour la couverture du numéro du 25 janvier 1962 Person of the Year. Le résultat ne fut pas heureux, ce fut peut-être son tableau le plus laid, parce que Kennedy ne voulait pas rester tranquille et Annigoni n'eut pas assez de temps et ne put donc satisfaire Time magazine. D'autres couvertures de Time magazine présentant des portraits d'Annigoni furent publiées le 5 octobre 1962 (le pape Jean XIII), le 1er novembre 1963 (Ludwig Erhard), et le 12 avril 1968 (Lyndon Johnson).

Annigoni fit le portrait d'autres personnalités, comme le duc d'Edimbourg et plusieurs autres membres de la Maison des Windsor, sans oublier le créateur de souliers de mode Salvatore Ferragamo, l'auteur florentin Luigi Ugolini, la légendaire ballerine dame Margot Fonteyn, l'actrice britannique Julie Andrews, l'étoile du ballet russe Rudolf Noureïev, et la Maharani Gayatri Devi de Jaïpour. Il se prononçait ouvertement contre les tendances de l'art moderne, ne craignant pas de taxer d'iconoclasme le manque de savoir-faire en dessin des artistes modernistes ; le modernisme trahissant à ses yeux la noblesse de la mission de l'artiste et épchant par les pauvreté de ses matériaux picturaux. Annigoni écrivit des essais à ce sujet, mettant l'accent sur l'apparent besoin des artistes modernistes de cacher une manque de maîtrise du dessin à la base d'une œuvre peinte. Il se fit donc beaucoup d'ennemis parmi les critiques d'art qui s'opposaient à un art trop représentatif, ignorant entretemps la signature unique et authentique que le peintre rendait à l'art traditionnel de la Renaissance.

Fresques d’Églises[modifier | modifier le code]

Annigoni dépensait beaucoup de son temps à peindre des fresques à Florence, dans sa ville tant aimée, mais également dans les alentours. C'était au monastère du mont Cassin au sud de Rome, qu'il travailla à son plus grand œuvre en peignant une fresque grandiose dans le dôme du monastère. Commencé en 1980, il s'y dévouait avec tout son savoir-faire et avec force générosité. Il y travailla cinq ans à partir de l'âge de soixante-dix ans, jusqu'à la fin.

Distinctions[modifier | modifier le code]

En 1959, Annigoni fut élu au National Academy of Design comme membre correspondant honoraire.

Le 14 novembre 1975, Annigoni eut l'honneur de recevoir le titre de chevalier de l'Ordre de la Grande Croix de la République italienne. OMRI

Il fut aussi en Italie Cavaliere di Gran Croce Ordine al Merito della Repubblica Italiana et reçut le Studium Academia di Casale e del Monferrato per l'Arte, la Letteratura, la Storia, le Scienze et le Varie Umanità

En octobre 2010, la Poste italienne édita un timbre pour la commémoration du centenaire de la naissance de Pietro Annigoni.

Musées[modifier | modifier le code]

Élèves de Pietro Annigoni[modifier | modifier le code]

  • Joseph Francis Vogelsang
  • Romano Stefanelli[1]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]