Pierrepont-sur-Avre

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Pierrepont-sur-Avre
Détail du monument aux morts.
Détail du monument aux morts.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Montdidier
Canton Moreuil
Intercommunalité Communauté de communes Avre-Luce-Noye
Maire
Mandat
Michel Chirat
2014-2020
Code postal 80500
Code commune 80625
Démographie
Population
municipale
646 hab. (2014)
Densité 150 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 42′ 47″ nord, 2° 32′ 35″ est
Altitude Min. 42 m
Max. 110 m
Superficie 4,3 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.pierrepont-sur-avre.fr

Pierrepont-sur-Avre est une commune française, située dans le département de la Somme en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune se situe dans la vallée de l'Avre. Elle est traversée par l'ex-Route nationale 35 (actuelle RD 935) qui relie Beauvais à Abbeville.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Contoire et Hamel Rose des vents
Hargicourt N Boussicourt
O    Pierrepont-sur-Avre    E
S
Bouillancourt-la-Bataille Gratibus

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Comme son nom l'indique, cette commune est traversée par l'Avre, affluent de la Somme.

Trois rivières rassemblent les eaux du village : l'Avre, les Trois Doms et la Brache (affluent de l'Avre), ces deux dernières affluentes de l'Avre[1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Petrapons en 1198, Petropons en 1258, Pierapont en 1371, et Perrepont en 1423. Ce nom viendrait du pont de pierre qui séparait la localité du Hamel [1].

La commune est instituée lors de la Révolution française sous le nom de Pierre Pont en 1793, puis de Pierrepont en 1801. Elle devient Pierrepont-sur-Avre en 1961[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

De nombreuses traces de la présence romaine ont été trouvées au bois des tilleuls[1].

Le premier seigneur connu est Raoul comte de Vermandois en 1150. Après la mort de ce dernier, le , son fils et ses deux filles possédèrent successivement ses domaines. L’un de ces enfants, vendit la terre de Pierrepont en 1183, à Simon Despreaux sire de Raineval[1].

Avant 1256, le prieuré de Notre-Dame de Pierrepont est relevé[1][C'est-à-dire ?].

Le château est détruit en 1358, lors de la grande Jacquerie. Il est reconstruit aussitôt[1].

Au XVe siècle, un couvent des cordeliers est fondé à Saint-Riquier par les seigneurs de Mailly[1].

Au XVIIIe siècle, les premiers métiers à tisser apparaissent dans le village[3].

Sous l'Ancien régime, la paroisse relevait du du Baillage, de la Prévôté, de l'Élection et du Grenier à sel de Montdidier[3].

A la fin de l'épopée napoléonienne, Pierrepont fut canonné le par les Cosaques, qui occupaient Montdidier. Une barricade élevée sur le pont de l'Avre les arrêta, mais ils franchirent la rivière au Moulin Canterel, près de l'ancien couvent Saint-Riquier[3].

Dans la seconde moitié du XIXe siècle, les activités industrielles se développent, grâce à la proximité de la gare d'Hargicourt-Pierrepont . On note alors :

  • une fabrique de montures de boutons de manchette qui employait 75 ouvrières et ouvriers ;
  • une bonneterie ;
  • quatre moulins à farine ;
  • une brasserie ;
  • une entreprise de battage à la vapeur ;
  • une exploitation de tourbe ;
  • une briqueterie[3].
Première Guerre mondiale

Le village s'est trouvé dans la zone des combats de la Première Guerre mondiale, à l'arrière notamment lors de la bataille de la Somme puis près de la ligne de front, en particulier lors de l'Offensive du Printemps et de la bataille d'Amiens (1918).

Un camp d'instruction français est implanté au lieu-dit Saint-Riquier et est en service au moins en 1916[4],[5],[6],[7].

Le 29 mars 1918, la 166e Division d'infanterie qui défendait Pierrepont lors de la Bataille de l'Avre fut débordée par l'armée allemande et contrainte au recul. Le village est occupé par les Allemands[3].

Le , lors de la Bataille d'Amiens (1918), la 152e Division d'Infanterie reçoit l'ordre de traverser l'Avre, d'occuper Pierrepont et de se diriger vers Davenescourt par la rive gauche. Elle libère alors le village, après de durs combats[3].

Au terme de la Première Guerre mondiale, le village est considéré comme détruit[8] et 14 de ses habitants ont été tués sur les 465 qu'il comptait en 1911[9]. Il a été décoré de la croix de guerre 1914-1918 le [10].

Seconde Guerre mondiale

Lors de la Bataille de France, lors de l'invasion allemande, le village est écrasé malgré une belle défense des Tirailleurs marocains[3].

À la suite de la Seconde Guerre mondiale, il est décoré de la Croix de guerre 1939-1945 avec étoile de bronze par décret du [11].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement de Montdidier du département de la Somme. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 2012 de la quatrième circonscription de la Somme.

Elle fait partie depuis 1801 du canton de Moreuil[2], qui a été modifié et agrandi dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune était membre de la communauté de communes du canton de Moreuil, créée par un arrêté préfectoral du 4 décembre 1992 et renommée communauté de communes Avre Luce Moreuil (CCALM) par arrêté préfectoral du 6 mai 1996.

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, la préfète de la Somme propose en octobre 2015 un projet de nouveau schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI) prévoyant la réduction de 28 à 16 du nombre des intercommunalités à fiscalité propre du Département.

Après des hypothèses de regroupement des communautés de communes du Grand Roye (CCGR), du canton de Montdidier (CCCM), du Santerre et d’Avre, Luce et Moreuil[12], la préfète dévoile en octobre 2015 son projet qui prévoit la « des communautés de communes d’Avre Luce Moreuil et du Val de Noye  », le nouvel ensemble de 22 440 habitants regroupant 49 communes[13],[14]. À la suite de l'avis favorable des intercommunalités[15] et de la commission départementale de coopération intercommunale en janvier 2016[16] puis des conseils municipaux et communautaires concernés, la fusion est établie par un arrêté préfectoral du 22 décembre 2016[17], qui prend effet le .

La commune est donc désormais membre de la communauté de communes Avre Luce Noye (CCALN).

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[18]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2008 Jean Mahieux    
mars 2008[19] en cours
(au 3 août 2017)
Michel Chirat   Réélu pour le mandat 2014-2020[20]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[21]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[22],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 646 habitants, en augmentation de 16,61 % par rapport à 2009 (Somme : 0,32 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
263 271 295 375 424 446 459 480 456
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
471 462 449 457 444 455 477 482 471
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
441 430 465 375 371 362 377 343 368
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2011 2014
380 386 336 374 417 475 544 589 646
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2006[23].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Les enfants de la commune sont scolarisés par le regroupement pédagogique intercommunal de l'Avre, qui regroupe Pierrepont-sur-Avre, Contoire-Hamel, La Neuville-sire-Bernard, Hargicourt, Braches. le RPI accueille dans ses écoles 211 élèves lors de l’année scolaire 2015/2016.

La restauration scolaire est assurée à Hargicourt[24].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Monument aux morts.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Notre-Dame-de-l'Assomption, restaurée après les destructions de la Première Guerre mondiale[25].
  • Chapelle Saint-Riquier. C'est le seul témoin de la présence en ces lieux du couvent des Cordeliers, fondé par Jean III de Mailly, en 1479, « Nostra Domina de bona requie », Notre-Dame du Bon Repos.
    La chapelle actuelle a été reconstruite en 1930, après la Première Guerre mondiale[26].
  • Monument aux morts édifié sur le dessin du sculpteur parisien Henri-Charles Pourquet vers 1926. Il fut entouré d'une grille en fonte et de piles en ciment ornées de décorations militaires : légion d'honneur, croix de guerre et médaille militaire ; au revers du monument, inscription rappelant la citation de la ville à l'ordre de l'armée[9],[27].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Carte spéciale des régions dévastées : 21 NE, Montdidier [Nord-Est], Service géographique de l'armée, (lire en ligne) sur Gallica.
  • « Plan de Pierrepont en 1877. », Imp. E. Winckler-Hiver, Abbeville (consulté le 2 septembre 2017) (Tiré du "Cabinet historique de l'Artois et de la Picardie. 5e Année, n° 9, janvier 1892) - Documents numériques de la Bibliothèque municipale d'Abbeville, fonds Macqueron.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f et g Notice géographique et historique réalisée par l'instituteur de Pierrepont, 1899, archives départementales de la Somme, Amiens.Lire en ligne
  2. a, b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. a, b, c, d, e, f et g « Passé historique de la commune », sur http://www.pierrepont-sur-avre.fr, (consulté le 3 septembre 2017).
  4. Section photographique de l'armée, « Photo : Saint-Riquier (près Pierrepont). Camp d'instruction : manœuvre du 5e régiment d'infanterie coloniale », Fonds des Albums Valois - Département de la Somme - Volume 12, Argonnaute - Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, (consulté le 2 septembre 2017).
  5. Cliché docteur Gallier, Section photographique de l'armée, « Photo : Saint-Riquier (près Pierrepont). Camp d'instruction. Manœuvre de spahis algériens », Fonds des Albums Valois - Département de la Somme - Volume 12, Argonnaute - Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, (consulté le 2 septembre 2017).
  6. Cliché docteur Gallier, Section photographique de l'armée, « Photo : Saint-Riquier (près Pierrepont). Camp d'instruction : manœuvre du 5e régiment d'infanterie coloniale », Fonds des Albums Valois - Département de la Somme - Volume 12, Argonnaute - Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, (consulté le 2 septembre 2017).
  7. Cliché Darnault, Section photographique de l'armée, « Photo : Saint-Riquier (près Pierrepont). Camp d'instruction du canon de 75 : pièce en action », Fonds des Albums Valois - Département de la Somme - Volume 12, Argonnaute - Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, (consulté le 2 septembre 2017).
  8. Carte spéciale des régions dévastées, document mentionné en liens externes, 1920.
  9. a et b « Monument aux morts de la Guerre de 1914-1918 », notice no IA80000023, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  10. Journal officiel du 7 novembre 1920, p. 17721.
  11. « Communes décorées de la Croix de guerre 1939 - 1945 » [PDF], Mémorial des batailles de la Marne - Dormans 51, (consulté le 3 septembre 2017).
  12. Cécile Latinovic, « HAUTE-SOMME Moreuil exclue des projets de fusions intercommunaux? », Le Courrier picard, édition du Santerre,‎ (lire en ligne).
  13. « Coopération intercommunale : La préfète présente un nouveau schéma départemental » [doc], Communiqué de presse, Préfecture de la Somme, (consulté le 15 mai 2016).
  14. Vincent Fouquet et Cécile Latinovic, « Haute-Somme : La nouvelle carte du territoire fait réagir les présidents : La révélation de la nouvelle carte du département, et des découpages des intercommunalités fait réagir les présidents, qui sont majoritairement satisfaits », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne).
  15. Carlos Da Silva, « Intercommunalité - Moreuil accepte l’idée de fusionner avec le Val de Noye, mais veut voir plus grand : Les élus de la CCALM (Communauté de communes Avre, Luce et Moreuil) ont validé le projet de fusion avec Ailly-sur-Noye, mais veulent aussi étudier l’idée d’un rapprochement plus élargi, avec notamment Montdidier et Roye », Le Courrier picard, édition du Santerre,‎ (lire en ligne).
  16. « Somme, la CDCI valide des projets de fusion d’ECPI », Décideurs en région,‎ (lire en ligne).
  17. « Arrêté préfectoral du 22 décembre 2016 portant création de la communauté de communes Avre Luce Noye issue de la fusion de la communauté de communes Avre Luce Moreuil et de la communauté de communes du Val de Noye à compter du  » [PDF], Préfecture de la Somme (consulté le 15 août 2017).
  18. « Les maires de Pierrepont-sur-Avre », sur http://www.francegenweb.org (consulté le 4 septembre 2017).
  19. « Liste des maires de la Somme », sur http://www.somme.pref.gouv.fr, (consulté le 28 février 2009)
  20. « Le conseil municipal de Pierrepont », sur http://www.pierrepont-sur-avre.fr, (consulté le 3 septembre 2017).
  21. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  22. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  23. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  24. « Les écoles du RPI de l'Avre », sur http://www.pierrepont-sur-avre.fr, (consulté le 3 septembre 2017).
  25. Section photographique de l'armée, « Photo : Pierrepont. L'église », Fonds des Albums Valois - Département de la Somme - Volume 12, Argonnaute - Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, (consulté le 2 septembre 2017).
  26. André Guerville, Chapelles et oratoires en Pays de Somme, Abbeville, imp. Frédéric Paillart, coll. « Richesses en Somme », 4e trimestre 2003, 302 p., p. 212-223 (ASIN B000WR15W8).
  27. {{>Palissy|IM80000050|Relief : allégorie patriotique}}.