Pierrelongue

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Pierrelongue
Pierrelongue
Pierrelongue et sa chapelle Notre-Dame-de-Consolation.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Nyons
Intercommunalité Communauté de communes des Baronnies en Drôme Provençale
Maire
Mandat
Gilles Ravoux
2020-2026
Code postal 26170
Code commune 26236
Démographie
Gentilé Pierrelonguais, Pierrelonguaises
Population
municipale
214 hab. (2019 en diminution de 13,71 % par rapport à 2013)
Densité 42 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 14′ 47″ nord, 5° 13′ 06″ est
Altitude Min. 293 m
Max. 960 m
Superficie 5,13 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Nyons et Baronnies
Législatives Troisième circonscription
Canton de Buis-les-Baronnies (avant mars 2015)
Localisation
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Pierrelongue
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Pierrelongue

Pierrelongue est une commune française située dans le département de la Drôme en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Pierrelongue est situé à 7 km au sud-ouest de Buis-les-Baronnies (chef-lieu du canton) et à 16 km à l'est de Vaison-la-Romaine.

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

Sites particuliers[1] :

  • Collet du Merle ;
  • Roche d'Oie (626 m).

Géologie[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est arrosée par les cours d'eau suivants[1] :

  • l'Ouvèze ;
  • canal de Bluyes ;
  • canal du Moulin ;
  • ravin de Charillianne ;
  • ravin de la Plaine ;
  • ravin de Saint-Brice ;
  • ravin du Roux ;
  • ravin du Vallon.

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par la route départementale D5[1].

De 1907 à 1952, la ville possédait une gare sur la ligne d'Orange à Buis-les-Baronnies. Un tunnel de 147 m fut construit en sortie de ville ; il sert aujourd'hui de cave à vin[2]. Il était suivi d'un pont à cage sur l'Ouvèze, aujourd'hui disparu.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Pierrelongue est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[3],[4],[5].

La commune est hors attraction des villes[6],[7].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (57,5 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (60,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (56,5 %), zones agricoles hétérogènes (37,5 %), cultures permanentes (5 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1 %)[8].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Quartiers, hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Site Géoportail (carte IGN)[1] :

  • Charillianne
  • la Font de l'Orme
  • la Merline
  • la Reboule
  • les Aiguiers
  • les Costes
  • les Grès
  • Teyssonnières

Logement[modifier | modifier le code]

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

Risques sismiques[modifier | modifier le code]

Autres risques[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations anciennes[modifier | modifier le code]

  • 1143 : Petralonga[9]
  • 1293 : castrum de Petra Longa (Valbonnais, I, 35)[10].
  • 1300 : castrum Petrellonge (inventaire des dauphins, 265)[10].
  • 1334 : castrum Petre longe (inventaire des dauphins, 232)[10].
  • 1891 : Pierrelongue, commune du canton de Buis-les-Baronnies[10].

Étymologie[modifier | modifier le code]

Il s'agit d'une formation toponymique médiévale composée de l'occitan pèira (autrement noté pèiro) « pierre » et de longa (longo) « long »[11], francisée par la suite.

Il fait référence au piton (ou aiguille rocheuse[12]) de 25 mètres de haut sur lequel était construit le castrum médiéval et aujourd'hui la chapelle Notre-Dame-de-Consolation[réf. nécessaire].

Homonymie avec les Peyrelongue des pays d'Oc et les Longuepierre d'Oïl[9],[11].

Histoire[modifier | modifier le code]

Du Moyen Âge à la Révolution[modifier | modifier le code]

La seigneurie[10] :

  • Au point de vue féodal, Pierrelongue était une terre (ou seigneurie) du fief des barons de Mévouillon.
  • Vers 1234 : elle est inféodée aux Martinel.
  • 1254 : recouvrée par les Mévouillon.
  • 1293 : léguée aux dauphins.
  • 1323 : inféodée aux Morane.
  • 1329 : possession des Adhémar de la Garde (qui la possède encore en 1487).
  • La terre passe aux Bachon.
  • 1515 : vendue aux Papaille.
  • Vers 1602 : passe aux Eurre.
  • Passe (par héritage) aux Vincent.
  • Vers 1609 : vendue aux Joannis.
  • 1707 : passe (par mariage) aux Quiqueran, derniers seigneurs.

Aux XIIe et XIIIe siècles, l'abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon y possédait l'église, dont elle percevait les revenus[13].

En 1428, Louis Adhémar fait ériger, sur le piton, un donjon et une première chapelle dédiée à saint Joseph[réf. nécessaire]. Le château fort sera détruit en 1789[12].

Avant 1790, Pierrelongue était une communauté de l'élection de Montélimar et de la subdélégation et du bailliage de Buis-les-Baronnies.
Elle formait une paroisse du diocèse de Vaison dont l'église, dédiée à saint Brice, dépendait du prieuré de Notre-Dame-des-Aspirants (voir ce nom sur la commune de La Penne-sur-l'Ouvèze)[10].

De la Révolution à nos jours[modifier | modifier le code]

En 1790, la commune est comprise dans le canton de Mollans. La réorganisation de l'an VIII (1799-1800) la fait entrer dans celui de Buis-les-Baronnies[10].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendance politique et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter. : de la Révolution au Second Empire
1790 1871 ?    
Les données manquantes sont à compléter. : depuis la fin du Second Empire
1871 1874 ?    
1874 1878 ?    
1878 1884 ?    
1884 1888 ?    
1888 1892 ?    
1892 1896 ?    
1896 1900 ?    
1900 1904 ?    
1904 1908 ?    
1908 1912 ?    
1912 1919 ?    
1919 1925 ?    
1925 1929 ?    
1929 1935 ?    
1935 1945 ?    
1945 1947 ?    
1947 1953 ?    
1953 1959 ?    
1959 1965 ?    
1965 1971 ?    
1971 1977 ?    
1977 1983 René Fauchier PCF  
1983 1989 René Fauchier   maire sortant
1989 1995 René Fauchier   maire sortant
1995 2001 René Fauchier   maire sortant
2001 2008 Michel Norbert    
2008 2014 Michel Norbert   maire sortant
2014 2020 Gilles Ravoux DVD artisan
2020 En cours
(au 21 janvier 2021)
Gilles Ravoux[14][source insuffisante]   maire sortant

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Finances locales[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[16].

En 2019, la commune comptait 214 habitants[Note 2], en diminution de 13,71 % par rapport à 2013 (Drôme : +4,46 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
196192183187207203200186173
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
168161159155157155141146128
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
125203137103107100888273
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
104847484104127159227220
2019 - - - - - - - -
214--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

Services et équipements[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Fête communale : le [12].
  • Fête patronale : le [12].
  • La fête du pistou, occasion de déguster cette soupe dont la commune se targue d'être la capitale[réf. nécessaire].

Loisirs[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

En 1992 : pâturages (ovins), vergers, vignes[12].

Tourisme[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Chapelle Notre-Dame-de-Consolation.
  • Vestiges du château (sur le piton)[12].
En 1428, Louis Adhémar avait fait ériger un donjon et une première chapelle dédiée à saint Joseph[réf. nécessaire]. Le château fort sera détruit en 1789[12].
  • Église Saint-Brice de Pierrelongue : petite basilique : un ange de bois doré[12].
  • Chapelle Notre-Dame-de-Consolation : elle a été édifiée au XIXe siècle sur un piton rocheux de 25 mètres de haut à la place du castrum médiéval. Elle est accessible par un escalier monumental de 75 marches[réf. nécessaire].
Elle contient un musée d'art sacré (belles pièces d’orfèvrerie et autres objets religieux) et une crypte qui renferme le tombeau de l'abbé Pascaly.
En 1894-1905, le curé de Pierrelongue, Jules Joseph Pascaly, remplace les vestiges de l'ancien château fort par une chapelle dédiée à la Vierge. Le chanoine Pau s'appuie sur le modèle de la basilique Notre-Dame de Lourdes.
La statue de la Vierge, sur le parvis, a été édifiée en mémoire des victimes de 1870. C'est une réalisation et un don de la duchesse d'Uzès en 1907.
Le curé Pascaly meurt en 1910. La chapelle passe sous l'autorité des curés de Mollans.
L'Association Culturelle de la Sauvegarde de la Chapelle est créée en 1978[réf. nécessaire].
  • Une sculpture, moitié pierre moitié acier, est installée à l'entrée du village. Elle commémore la soupe au pistou dont la commune se targue d'être la capitale, et pour laquelle est organisée chaque année une fête où l'on en déguste[réf. nécessaire].

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

  • Le rocher, qui a donné son nom à la commune, se découpe au centre du village. Il est visible depuis la départementale toute proche[réf. nécessaire].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Escutcheon to draw-fr.svg

Pierrelongue possède des armoiries dont l'origine et le blasonnement exact ne sont pas disponibles.


Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Mireille Brébion et Marc Devaux, Tel un Phénix ... Pierrelongue, éd. Patrimoine, histoire et cultures des Baronnies, 2008.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d https://www.geoportail.gouv.fr/
  2. Domaine Pierre Amadieu, « Notre histoire », sur pierre-amadieu.com (consulté le ).
  3. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  5. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  6. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  7. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  8. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  9. a et b Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud, (ISBN 2-85023-076-6), p. 410a
  10. a b c d e f et g J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 271 (Pierrelongue).
  11. a et b Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, vol. III : Formations dialectales et françaises, Librairie Droz, Genève, , 704 p. (ISBN 978-2-600-02883-7), p. 1439 [1]
  12. a b c d e f g et h Michel de la Torre, Drôme, le guide complet de ses 371 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, (ISBN 2-7399-5026-8), Pierrelongue.
  13. Guy Barruol, Michèle Bois, Yann Codou, Marie-Pierre Estienne, Élizabeth Sauze, Liste des établissements religieux relevant de l'abbaye Saint-André du Xe siècle au XIIIe siècle, dans Guy Barruol, Roseline Bacon et Alain Gérard (directeurs de publication), L'abbaye de Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, histoire, archéologie, rayonnement, actes du colloque interrégional tenu en 1999 à l'occasion du millénaire de la fondation de l'abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, Éd. Alpes de Lumières, Cahiers de Salagon no 4, Mane, 2001, 448 p. (ISSN 1254-9371), (ISBN 2-906162-54-X), p. 224.
  14. Association des maires de la Drôme, « Renouvellement électoral », sur mairesdeladrome.fr.
  15. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.