Pierre Vermeren

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Pierre Vermeren
Pierre Vermeren en Décembre 2015.jpg
Pierre Vermeren en décembre 2015.
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Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (56 ans)
VerdunVoir et modifier les données sur Wikidata
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Dir. de thèse
René Gallissot (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Pierre Vermeren, né le à Verdun, est un historien français, professeur d'histoire contemporaine à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne depuis 2012[1]. Il est spécialiste du Maghreb et des mondes arabo-berbères[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Élève au lycée de Stenay (Meuse) puis en khâgne au lycée Henri-Poincaré de Nancy, il intègre en 1986 l’École normale supérieure de Fontenay-Saint-Cloud[3] et obtient l’agrégation d'histoire en 1989. Il a vécu huit ans en Égypte, au Maroc et en Tunisie[4], dont six en tant que professeur d’histoire-géographie économiques en classes préparatoires économiques et commerciales (ex-prépa HEC) au lycée Descartes de Rabat (1996-2002)[5].

Titulaire d'un doctorat d’histoire contemporaine de l’université Paris-VIII en 2000[6], où il fut moniteur et ATER (1992-1996), il est nommé maître de conférences en histoire contemporaine (2006)[3] puis professeur d’histoire (2012) à l’université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne[7]. Depuis cette date, il encadre et fait soutenir des thèses sur le monde arabe contemporain[8]. Il est en outre membre du laboratoire Sirice[9] (auparavant de l’Institut des mondes africains) ; directeur des études du master professionnel Coopération internationale en Afrique et au Moyen-Orient (CIAMO)[10], qu’il a contribué à fonder à Paris 1 en 2014 ; membre du comité de pilotage de l’Institut d'études de l'Islam et des sociétés du monde musulman (IISMM) à l’EHESS[11], où il co-anime un séminaire de recherche sur les confréries[12]; et directeur de collection aux Publications de la Sorbonne[13].

Publications[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Histoire de l’Algérie contemporaine, Nouveau Monde éditions, Paris, juin 2022
  • L'impasse de la métropolisation, Gallimard, Paris, avril 2021
  • On a cassé la République, 150 ans d'histoire de la nation, Tallandier, Paris, , (ISBN 979-1021045767)[14]
  • Le Maroc en 100 questions, un royaume de paradoxes, Tallandier, Paris,
  • Déni français: notre histoire secrète des liaisons franco-arabes, Albin Michel, Paris, 2019, (ISBN 9782226397881)
  • La France qui déclasse. Les Gilets jaunes, une jacquerie au XXIe siècle, Tallandier, Paris, (ISBN 979-1021039360)
  • La France en terre d'islam. Empire colonial et religions, XIXe – XXe siècles, Belin, coll. « Histoire », Paris, 2016 / Texto Tallandier, 2020
  • Le Choc des décolonisations, de la guerre d'Algérie aux printemps arabes, Odile Jacob, Paris,
  • Misère de l’historiographie du « Maghreb » postcolonial (1962-2012), Publications de la Sorbonne, Paris, 2012
  • Idées reçues sur le Maghreb, Le Cavalier bleu Éditions, Paris, 2010
  • Le Maroc de Mohammed VI, la transition inachevée, La Découverte, Paris, 2009 (Poche 2011)
  • Idées reçues sur le Maroc, Le Cavalier bleu Éditions, Paris, 2007 (rééd. 2010)
  • Maghreb : La démocratie impossible ? Fayard, Paris, 2004 (rééd. Poche Pluriel avec postface, Maghreb, aux origines de la révolution démocratique, 2011)[15]
  • Histoire du Maroc depuis l’indépendance, Repères, La Découverte, Paris, 2002 (rééd. 2006, 2010, 2016). Édition en arabe au Maroc
  • La Formation des élites au Maroc et en Tunisie. Des nationalistes aux islamistes, 1920-2000, Recherches, coédité à La Découverte, Paris, 2002 Texte remanié de la thèse de doctorat : « La formation des élites par l'enseignement supérieur moderne au Maroc et en Tunisie au XXe siècle », Paris 8, 2000.
    • Édition marocaine : Maroc, élite et pouvoir, Alizés, Rabat, 2002
  • Le Maroc en transition, La Découverte, Paris, 2001 (Poche 2002). Traduit et publié en arabe (Tarek Édition, Casablanca) et en espagnol (Almed, Grenade)

Article[modifier | modifier le code]

  • « Quels défis pour l'Algérie d'aujourd'hui ? », Les Carnets de l'Institut Diderot,‎ , p. 47 (lire en ligne, consulté le )

Ouvrages en collaboration[modifier | modifier le code]

  • Dissidents du Maghreb, depuis les indépendances, Khadija Mohsen-Finan et Pierre Vermeren, Belin Histoire, Paris, (ISBN 978-2-410-00534-9)
  • Histoire du Moyen-Orient de l'empire ottoman à nos jours. Au-delà de la question d'Orient, avec Olivier Bouquet et Philippe Pétriat, aux éditions de la Sorbonne, coll. « Libres cours », Paris, 2016 (ISBN 2-85944-970-1)

Ouvrages collectifs (direction ou codirection)[modifier | modifier le code]

  • Comment peut-on être Berbère? Amnésie, renaissance, soulèvements (sous la direction de Pierre Vermeren), Riveneuve, Paris, 2022, 419 p. (ISBN 978-2-36013-645-2)
  • Politique et confréries au Maghreb et en Afrique de l'Ouest (Editeurs invités Odile Moreau et Pierre Vermeren), vol. 7, éditions Claire Maisonneuve, coll. « Journal d'histoire du soufisme », , 232 p. (ISBN 978-2-7200-1221-1, présentation en ligne)
  • La Promesse du printemps, Tunisie, 2011-2017, édition complétée en France et préfacée du livre de Aziz Krichen, aux éditions de la Sorbonne, coll. « Aux quatre vents », Paris, 2018 (ISBN 979-10-351-0059-9) (publié dans une première version à Tunis chez Script Edition en 2016)
  • Une histoire du Proche-Orient au temps présent. Études en hommage à Nadine Picaudou (sous la dir. de Philippe Pétriat et Pierre Vermeren), Publications de la Sorbonne, Paris, 2015
  • Autour des morts de guerre (sous la dir. de Raphaëlle Branche, Nadine Picaudou et Pierre Vermeren), Publications de la Sorbonne, Paris, 2013
  • Idées reçues sur le Monde arabe (sous la dir. de Pierre Vermeren), Le Cavalier bleu, Paris, 2012

Articles et communications[modifier | modifier le code]

Engagement contre le « décolonialisme »[modifier | modifier le code]

Le 13 janvier 2021, Pierre Vermeren est co-signataire de l’Appel de l’Observatoire du décolonialisme et des idéologies identitaires[16], aux côtés de 75 autres universitaires. Depuis, il contribue à ce site web[17],[18], créé fin 2020 pour « mettre un terme à l’embrigadement de la recherche et de la transmission des savoirs » et pour faire face aux idéologies « décoloniale, woke et intersectionnelle »[19].

Dans une de ses contributions à l’Observatoire[20], Pierre Vermeren affirme que « le puissant courant islamo-gauchiste a table ouverte dans les médias français. » Selon lui, ce « foyer idéologique » justifierait le terrorisme. Il regroupe « des maisons d’édition, des collections chez de grands éditeurs, des revues et des journaux (rarement les plus grands), des sites associatifs et des revues en lignes, des associations et des sections syndicales, des blogs et des think-tanks, des cours de formation continue, des colloques internationaux et des programmes de recherche européens. »

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Pierre Vermeren » sur Who's Who in France.
  2. Page personnelle sur le site de l'université Paris 1.
  3. a et b Entretien avec Pierre Vermeren, historien sur Histoire pour Tous (26/07/2011).
  4. VERMEREN Pierre sur Canal-U.
  5. Pierre Vermeren sur le site des anciens élèves des lycées français du Maroc.
  6. Pierre Vermeren sur BiblioMonde
  7. Pierre VERMEREN sur Moyen-Orient et Mondes Musulmans
  8. http://www.theses.fr/sujets/?q=%22Vermeren+Pierre%22
  9. http://sirice.eu/
  10. « Paris 1: Master 2 CIMAO / Accueil » (consulté le )
  11. http://iismm.ehess.fr/index.php?694
  12. http://www.ehess.fr/fr/enseignement/enseignements/2014/enseignant/1608/
  13. http://www.publications-sorbonne.fr/fr/collections/?collection_id=44
  14. Guillaume Perrault, « Pierre Vermeren: «Les élites de la République de 1900 se sentaient une responsabilité sociale, aujourd’hui elles font sécession» », sur lefigaro.fr,
  15. René Otayek, Pierre Vermeren, Maghreb, les origines de la révolution démocratique, Afrique contemporaine, 2011/4 (n° 240), pages 164 à 166
  16. Collectif, « Appel de l’Observatoire du décolonialisme et des idéologies identitaires », sur Le Point, (consulté le ).
  17. Loris Guémart, « L'Observatoire du décolonialisme, faux think tank et vrai média d'opinion », Arrêt sur Images,‎ (lire en ligne Accès payant).
  18. « L'observatoire qui se rit de chercheurs "décoloniaux" », Libération,‎ (lire en ligne).
  19. « Site web de l'observatoire du décolonialisme » (consulté le ).
  20. « L’islamo-gauchisme français désespère les démocrates arabes », sur Observatoire du décolonialisme, (consulté le ).

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]