Thomas Pierre Baraguey

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Thomas Pierre Baraguey
Image dans Infobox.
Médaillon sur sa stèle au Père-Lachaise
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nationalité
Formation
école de dessin de Rouen
Activité
Parentèle
Autres informations
Distinctions
Œuvres principales
Château de Magnitot (d), théâtre de l'OdéonVoir et modifier les données sur Wikidata

Thomas Pierre Baraguey, seigneur de Saint-Aubin-la-Campagne et d'Incarville, est un architecte français de la seconde moitié du XVIIIe siècle, né le [1] à Rouen et mort le [1] à Paris.

Biographie[modifier | modifier le code]

Thomas Pierre Baraguey est le fils de Thomas Simon Baraguey, négociant rouennais, et d'Elisabeth Hayet. Il est l'oncle de Louis Achard, le cousin germain de Marguerite Quesnel, l'épouse de John Holker, Jr., ainsi que le parent du général Louis Baraguey d'Hilliers. Il épouse Anne Sophie de Laplace, fille de Louis de Laplace et de Marie Charlotte Marc.

Après avoir étudié à l'école de dessin de sa ville natale, il remporta le prix d'architecture en 1769 et devint, en 1774, sous-inspecteur des bâtiments de la Ville de Paris dans le service de Pierre-Louis Moreau-Desproux.

Il séjourna à Rome en 1775, où il fut refusé à l'Académie de France mais agréé à l'Académie des Arcades, et se lia avec l'architecte nantais Mathurin Crucy.

En 1780, il donna un projet pour l'hôtel de ville de Rouen. À la même époque, il construisit pour Thomas Le Rat, abbé de Bellozanne, le château de Magnitot à Saint-Gervais (Val-d'Oise).

Attaché à l'agence du palais du Luxembourg dès la fin de l'Ancien Régime, Baraguey succéda à Angibault comme architecte de la Chambre des pairs sous la Restauration.

Façade du théâtre de l'Odéon (côté place Paul-Claudel) réalisée dans le style néo-palladien.

En 1818, il fut chargé de reconstruire le Théâtre de l'Odéon après son second incendie. Il avait déjà travaillé à la première reconstruction du théâtre en 1807 comme adjoint de Jean-François-Thérèse Chalgrin. Il apporta à cette occasion à l'aspect extérieur de l'édifice des modifications qui furent critiquées par les héritiers de Marie-Joseph Peyre.

Il reçoit la Légion d'honneur[2] le et décède le . Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise à Paris (29e division)[3].

Œuvre[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

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  1. a et b Henry Jouin, « La Sculpture dans les cimetières de Paris : Cimetière de l'Est (Le Père-Lachaise) », Nouvelles Archives de l'art français, Paris, vol. 13,‎ , p. 133 (lire en ligne)
  2. « Cote LH/103/36 », base Léonore, ministère français de la Culture
  3. Paul Bauer, Deux siècles d'histoire au Père Lachaise, Mémoire et Documents, , 867 p. (ISBN 978-2-914611-48-0), p. 74