Pierre Roche (sculpteur)

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Pierre Roche, pseudonyme de Pierre Henry Ferdinand Massignon, né à Paris le et mort dans la même ville le , est un sculpteur, peintre, céramiste, décorateur et médailleur français.

Il est le père de l'islamologue Louis Massignon.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'un pharmacien parisien, Pierre Roche prend ce pseudonyme en hommage à son grand-père maternel dont c'est le nom.

Après avoir commencé des études de médecine et de chimie, il entre en 1873 à l'académie Julian pour étudier la peinture dans l'atelier d'Alfred Roll où il reste jusqu'en 1878. Il expose au Salon de 1884 à 1889.

En 1888, encouragé par Jules Dalou dont il fréquente l'atelier, Roche s'essaye à la sculpture en concourant pour un monument à Georges Danton. Il exécute des commandes publiques comme L'Effort[1] (vers 1898), aussi connu sous le titre Hercule détourne à travers les rochers le fleuve Alphée au jardin du Luxembourg à Paris, ou la Fontaine d'Avril (1906) au Square Brignole-Galliera. Il exécute une remarquable affiche sur papier églomisé pour le salon de La Plume[2] (mai-juin 1896), et pratique la « gypsographie » sur papier Japon, le gauffrage d'estampe, obtenant des tons et des textures inédites[3].

Il est au long de sa carrière soucieux de ne pas se cantonner à un domaine de production, cherchant à rompre avec la hiérarchie académique établie entre arts majeurs et mineurs. Principalement connu comme sculpteur, il s’attache sans cesse à désenclaver cette forme de création en véritable parangon d’un art pour tous. Ardent défenseur de l’art social, à l’instar des créateurs de l’École de Nancy ou de ceux du « groupe des Six » tels qu’Alexandre Charpentier, Pierre Roche doit être considéré en artiste décorateur complet de la période fondatrice de l’Art nouveau.

En 1910, il est nommé chevalier de la Légion d'honneur[4].

Œuvres dans les collections publiques[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Claire Pélissier, « Chef-d’œuvre de l’architecture funéraire. Le tombeau-lys de Pierre Roche à Nancy », dans la revue Arts nouveaux, no 22, septembre 2006, p. 6-11
  • Claire Pélissier, « Les sculptures de Pierre Roche (1855-1922) conservées à Blois : un fonds méconnu », dans les Cahiers du château et des musées de Blois, no 37, décembre 2006 – juin 2007, p. 22-31
  • Claire Pélissier, « L’estampe de sculpteur. Pierre Roche (1855-1922) et l’invention de la gypsographie », dans les Nouvelles de l’Estampe, no 214, octobre-novembre 2007, p. 16-28

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Notice de l'œuvre sur le site du musée d'Orsay
  2. Citée par Alain Weill, L'Affiche dans le monde, Paris, Somogy, 1984, page 52.
  3. « La troisième dimension de l'extampe », in blog Gallica, BnF, en ligne.
  4. Base Léonore, cote 19800035/248/33061, en ligne.

Annexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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