Pierre Perret

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Pierre Perret
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Pierre Perret, né le à Castelsarrasin (Tarn-et-Garonne), est un auteur-compositeur-interprète français.

Auteur jouant sur les mots et la musicalité de la langue française, Pierre Perret ne dédaigne pas pour autant l’argot, qu'il emploie à dessein dans de nombreux textes (il a réécrit les fables de La Fontaine). L'interprète, dans un style apparemment naïf, voire enfantin, avec candeur et humanisme, pose nombre de questions pertinentes qu'il déclame avec un sourire malicieux.

Chanteur populaire et auteur reconnu, il s'illustre par un répertoire hétéroclite composé tour à tour de chansons enfantines, comiques, grivoises, légères ou engagées, qui naviguent entre humour et tendresse. En marge de la chanson, il a publié de nombreux ouvrages sur la langue française et plusieurs sur la gastronomie, son autre grande passion.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ses parents, Maurice et Claudia, tiennent le Café du Pont à Castelsarrasin, dans lequel il passe une grande partie de son enfance, apprenant par là même de nombreux argots et langages de métiers.

À quatorze ans, il intègre le conservatoire de musique de Toulouse et s’inscrit aussi au conservatoire d’art dramatique. Il obtient à 19 ans un premier prix de saxophone[1]. Parallèlement, il continue de jouer dans des bals et des fêtes familiales avec un groupe de quatre musiciens.

De 1953 à 1956, il effectue son service militaire et ne peut passer la dernière épreuve d'entrée au Conservatoire de Paris, dans la classe de Marcel Mule car il est en prison militaire ce jour-là[2]. Il rend visite régulièrement à l’écrivain Paul Léautaud jusqu’à la mort de celui-ci en 1956, et raconte cette fréquentation en 1972 dans Adieu, Monsieur Léautaud.

Ayant fait la connaissance de Georges Brassens — à qui il est souvent comparé à ses débuts — qui l’encourage à écrire et composer, il fréquente de plus en plus le milieu parisien de la chanson. En 1956, on le retrouve comme accompagnateur à la guitare de la jeune chanteuse Françoise Marin (née Françoise Lo et qui deviendra Sophie Makhno) dans le cabaret La Colombe. Un soir, les clients partis, il montre ses premières chansons à Michel Valette, le patron du lieu. Il lui chante alors Adèle, Qu’elle était jolie, etc. Mais, trop timide, il refuse la proposition de celui-ci de l’engager pour chanter. Malgré cela, le lendemain, après le tour de chant de Françoise Marin, Michel Valette lui force la main en l’annonçant par surprise aux clients de La Colombe et, après s’être fait prier dans une ambiance bon enfant, il finit par accepter. Il remporte un vif succès, qui le met en confiance et l’incite à accepter son premier engagement de chanteur.

En 1957, il habite avec Françoise Lo, le duo guitare / voix joue aux Trois Baudets. Pierre lui propose de chanter ses titres et lui compose quatre chansons pour enregistrer son premier super 45 tours chez Barclay. Perret l’accompagne à la guitare. Un soir, il chante quelques-unes de ses propres chansons et est remarqué par Boris Vian, Jacques Canetti et surtout par le manager de Gilbert Bécaud et de Charles Trenet, Émile Hebey. Celui-ci le présente à Eddie Barclay, avec lequel il signe un contrat d’enregistrement pour une durée de trois ans. Son premier 45 tours, Moi j’attends Adèle, sort cette année-là. Ce premier titre lui permet de réaliser un enregistrement sur la scène de l'Olympia pour l'émission de radio Musicorama qui contribue à le faire connaître du public.

La même année, dans les bureaux des disques Barclay, il fait la connaissance de Simone Mazaltarim qu'il épouse en 1962 et qu’il rebaptise, des années plus tard, Rébecca.

En 1958, il continue la tournée des cabarets parisiens et sillonne les routes de France et d’Afrique en première partie du groupe américain les Platters. Cette même année, il est atteint de pleurésie et doit suspendre sa carrière. Au mois de novembre, il séjourne dans un sanatorium au Plateau d'Assy sur la commune de Passy en Haute-Savoie[3]. Il y demeure durant presque deux ans. Il reçoit alors le soutien financier du métier : un Musicora exceptionnel est organisé pour venir en aide à sa famille et payer les soins[4].

En 1960, sort Le Bonheur conjugal, son second 25 cm[5]. Il se vend à 100 000 exemplaires. Ce n'est pas suffisant pour Barclay qui pourtant le sous-paye[6] et ne renouvelle pas son contrat arrivé à échéance en 1963. Il habite alors Gennevilliers avec sa famille où il reste pendant huit ans. Sa fille Julie naît en (elle décède en ).

Soutenu et encouragé par sa femme, Pierre Perret signe un contrat chez Vogue pour une durée de six ans et trouve un nouvel impresario en la personne de Lucien Morisse. Pierre Perret connaît son premier grand succès avec Le Tord-Boyaux qui s'écoule à 80 000 exemplaires ou 100 000 exemplaires selon les sources[Lesquelles ?]. Fort de ce succès, Barclay fait alors paraitre à postériori, en 1966, une compilation.

Pierre Perret enchaîne alors les succès et se retrouve très souvent dans les hit-parade français[7].

Dès lors, il donne plusieurs concerts et assure des premières parties de concerts d'artistes aussi différents que Nana Mouskouri ou les Rolling Stones[8] lors de leur premier concert en France[9]. En 1965, il se produit à l'Olympia de Paris en première partie de Johnny Hallyday[10].

En 1966, la chanson Les Jolies Colonies de vacances est un grand succès populaire[11],[12]. Yvonne de Gaulle, épouse du président de la République, tente de la faire l'interdire. Elle l'est pendant six mois sur la deuxième chaîne de télévision[13]. Les radios redoublent les passages à l'antenne. Elle met fin définitivement à des années de galère financière. En juillet-août, avec Claire Ferval et Robert Nyel il se produit en première partie d'une tournée de Charles Aznavour à travers la France. Cette proximité artistique encouragera Pierre Perret à se lancer dans une écriture plus poétique. Il passe pour la première fois en vedette à l'Olympia en [8].

En 1967, nouveau succès avec Tonton Cristobal[14]. Il signe aussi la chanson Les postières dans laquelle on peut reconnaître la voix de Nicole Croisille. En 1968, succès encore avec Cuisse de mouche et Les baisers[15]. Cette année également, il écrit Vieux Sidney en hommage à Sidney Bechet, où il reprend le thème des Oignons de 1949[16]. Pourtant, comme chez Barclay, Pierre Perret s'estime sous-payé[17] et à l'issue de son contrat, en 1969, il quitte Vogue décidant avec sa femme de s’autoproduire en fondant les éditions Adèle (du nom de sa première chanson).

La même année, il retrouve le cinéma où il s'est essayé en tant que figurant en 1944 avec Le carrefour des enfants perdus et en 1958 dans un petit rôle dans Les étoiles de midi. Il joue le personnage principal dans le film Les Patates, de Claude Autant-Lara[8], avec Jacques Balutin, Rufus, Henri Virlojeux, Bérangère Dautun, Christine Aurel, film dont il signe la musique. Il incarne en 1971 le juge Roy Bean dans un western parodique de Jean Girault et Federico Chentrens, Le Juge, avec (notamment) Silvia Monti et Robert Hossein. Il apparait dans des œuvres télévisées, en 1980 dans La Bande à BéDé et en 2017 en guest-star dans un épisode du Capitaine Marleau.

Mais il reste fidèle à la chanson et en 1971, il chante La Cage aux oiseaux. Nouveau grand succès[18]. Puis en 1972, C'est au mois d'août[19]. En 1973, le plombier.

En 1975, c'est la consécration avec son plus gros succès : Le Zizi[20]. Le 33 tours se vend à un million d'exemplaires, tandis que le 45 tours de la chanson-titre remporte seize Disques d'or[21].

Pierre Perret se met petit à petit à écrire des textes plus graves et mélancoliques. Sa chanson Lily, écrite en 1977, devient un classique des chansons anti-racistes. Elle lui vaut en 1978 le prix de la LICRA (Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme). Le texte est proposé comme sujet de réflexion aux adolescents en sujet blanc de brevet des collèges ou en sujet de baccalauréat. En 1977 encore, il écrit Ma nouvelle adresse qui traite de la vie des travailleurs et rend hommage à Jacques Brel parti vivre « au vent des alizés ».

À l'origine écrite pour une jeune fille victime de viol en 1976, Mon p'tit loup devient une chanson plus universelle en 1979. Un homme (un père ?) fait la liste de toutes les merveilles du monde qu'il montrera à l'enfant. Les dernières paroles restent cependant : « Oublie-les les p'tits cons qui t'ont fait ça ». Il l'interprète lors d'un concert à Bobino, puis à la Fête de l'Humanité devant 200 000 spectateurs.

D'autres textes engagés encore sur l’avortement avec Elle attend son petit en 1981, la famine, l'excision et plus généralement la condition des femmes en Afrique avec Riz pilé en 1989, l’écologie avec Vert de colère en 1998, la guerre avec La Petite Kurde[22] en 1992 qui répond à la guerre du Golfe [23], le tabac avec Mourir du tabac en 2002, ou la remontée du fascisme (La Bête est revenue). Sortie en 1998, cette chanson contre le Front national lui vaut de nombreuses lettres d’insultes. À la suite de l’album du même nom, il fait une tournée passant notamment au Festival des Vieilles Charrues où il jouera devant 60 000 personnes[24].

Enfin, thème douloureux, il aborde l'intégrisme religieux d'abord avec La Femme grillagée en 2010 sur le port de la Burka. Puis dans son album Humour, Liberté sorti en 2018, il rend hommage à ses amis de Charlie Hebdo[25] abattus le par les frères Kouachi. La chanson titre, Humour, Liberté reprend la première phrase de sa chanson sortie en 1981 Amour, Liberté, Vérité : « Ce matin ma plume est alerte/En plein dans le vif du sujet » qu'il transforme en « Aujourd'hui ma plume est alerte/Elle survole un nid de scorpion » puis plus loin parle de « ces grands gosses armés jusqu'aux dents d'intelligence créatrice »[26]. Avec Ma France à moi, Pierre Perret cite tous ceux qui font la France qu'il aime (auteurs, poètes, actrices, femmes politiques...) et « qu'il ne veut pas voir à genoux ». Il souhaite que les écoliers puissent l'apprendre par cœur, « Car cette Franc’-là tel est mon vœu [il] souhait’ qu’elle soit demain leur France à eux ». Autres chansons engagées de l'album Les Emigrés et Pédophile et un hommage enfin aux artistes de jazz qui le font swinguer : Django, titre de la chanson, « Charlie, Ella et Louis ».

En 2006, il est invité par le président de l’Assemblée nationale, Jean-Louis Debré, à quelques jours de la reprise de la discussion du projet de loi sur les droits d’auteur[8] ; il a plaidé contre la licence globale : « C’est comme si l’on rentrait dans une boulangerie et que l’on raflait tout sans payer ».

Le , après quatre ans de travail, sort l'album Mélangez-vous. Le suivant, il sort un album de chansons paillardes intitulé Le Plaisir des Dieux[8] (du nom de l’Association des salles de gardes). Il écrit : « Il y a des lustres que je rêvais d’avoir le temps d’enregistrer un jour ces chansons de salle de garde. » Il interprète, et parfois réécrit, certaines de ses chansons comme l’avait fait Georges Brassens.

Il réside dans la commune de Nangis (Seine-et-Marne).

Le , à Genay, Pierre Perret déclare son soutien au mouvement des Gilets jaunes au retour d'un concert au Chambon-Feugerolles[27].

Duos[modifier | modifier le code]

Du côté des duos, on a pu remarquer celui, surprenant, de Mireille Mathieu et Pierre Perret en 1988[28] avec Le Zizi. En 1995, il avait enregistré Maître Pierre en duo avec Sophie Darel pour l'album C'était les Années Bleues. En 2003, il collabore avec le groupe les Ogres de Barback pour son album Çui là[29] (Il monte également sur scène à leurs côtés en 2005 durant le live enregistré « 10 Ans d'Ogres et de Barback » à La Cigale à Paris, où il interprète en trio le titre Lily). En 2015, il monte sur la scène avec Tina Arena dans l’émission Du côté de chez Dave le [30]. Et en , à Castelsarrasin, il donne un concert pour la première fois dans sa ville natale. Il chante en duo avec Nolwen Leroy, encore une fois pour reprendre Lily[31]. À cette occasion, le nouveau maire, Jean-Philippe Besiers, lui dévoile son buste signé du sculpteur toulousain Sébastien Langloÿs.

Écriture[modifier | modifier le code]

Parallèlement à ses activités dans la chanson, Pierre Perret s'inscrit dans la littérature dès 1972 avec plusieurs écrits biographiques. En 2009, Manuel Poirier tournera un film sur l'enfance de Pierre Perret tiré de son autobiographie, Le Café du pont[32].

Pierre Perret écrit aussi autour de l'histoire, de la cuisine, de la pêche, et toujours autour des mots, des beaux ou des gros avec une Anthologie de la poésie érotique et des travaux autour des mots d'argot. Son dictionnaire Le Parler des métiers, sorti en 2003[8] reprend le vocabulaire de 145 métiers différents. Grand ami de Bernard Pivot avec lequel il partage le goût des choses bien dites et des parties de pêche au Canada, il est l'invité des émissions Apostrophes[33] en 1982 et Bouillon de culture en 1993[34] avec Jean Favier "Spécial histoire" pour la sortie des Grandes pointures de l'histoire. Il lui dédie une chanson en 1986 simplement intitulée Bernard Pivot.

Pierre Perret participe au Comité d'orientation pour la simplification du langage administratif (COSLA). Il fait également partie du Conseil supérieur de la langue française depuis sa création en 1989[35] (mandat renouvelé en 1993[36], 1999[37] et 2003[38]).

Activités radiophoniques[modifier | modifier le code]

Pierre Perret semble avoir été animateur sur la station Bel-RTL[réf. nécessaire].

Polémique autour de sa relation avec Paul Léautaud[modifier | modifier le code]

En 2009, dans un article du Nouvel Observateur[39], la journaliste Sophie Delassein met en doute la véracité des rencontres vers 1953-1956 entre Paul Léautaud et Pierre Perret, que ce dernier a souvent relatées, notamment dans des entretiens télévisés et dans ses livres. Elle pointe diverses incohérences avec les archives de l'époque mentionnées par divers proches de Paul Léautaud qui ont également émis des doutes sur les réelles relations entre l’écrivain et le chanteur[40]. La thèse de la journaliste est que Perret aurait exagéré la profondeur de sa relation avec l'écrivain pour se faire bien voir de son ami Georges Brassens, grand admirateur de Léautaud, puis se serait enfermé dans ce mensonge. Elle accuse également Perret de plagiat. Pierre Perret s'explique dans un droit de réponse[41] avant de porter plainte pour diffamation contre Sophie Delassein[42]. Le jugement est favorable au chanteur et sanctionne la journaliste[43],[Note 1].

Le , le tribunal correctionnel de Paris condamne le journal Le Figaro pour avoir, dans l'une de ses chroniques, diffamé Pierre Perret. Le quotidien a été condamné à 3 000 euros d'amende tandis que l'auteur des propos, le journaliste Stéphane Denis, écope d'une amende de 1 500 euros. Le Figaro et Stéphane Denis doivent, en outre, verser solidairement 5 000 euros à Pierre Perret au titre des dommages-intérêts ainsi que 4 000 euros au titre des frais de justice. Le Figaro a l'obligation de publier le jugement dans ses colonnes. Le chanteur populaire a ainsi gagné trois procès en diffamation pour la même affaire dont un à l'encontre du journaliste et chroniqueur Bernard Morlino, condamné pour injure et diffamation[44].

Caractéristiques de son œuvre[modifier | modifier le code]

Pierre perret accorde sa guitare avec son guitariste Joël Roulleau
Pierre Perret et son guitariste Joël Roulleau lors des répétitions sur la scène de la Salle Culturelle de La Sentinelle en 2012.

Le ton principal des chansons de Perret est enjoué, typique du music-hall. Certaines appartiennent également à la tradition des chansons paillardes dans lesquelles il est question de sexualité de façon indirecte et gaie. Le Zizi, par exemple, raconte un cours d’éducation sexuelle à l’école primaire à l'époque où ceux-ci sont mis en place dans le système scolaire.

Cependant, outre ce ton gaillard, il compose également des chansons engagées : Lily (anti-raciste), Y'a cinquante gosses dans l'escalier (sur la vie difficile des gens en HLM), Ma nouvelle adresse (sur la vie des travailleurs), lyriques, comme Blanche, ou poétiques, comme Fillette, le bonheur c'est toujours pour demain. Certaines d'entre elles ont été écrites sur un ton guilleret, telles La bête est revenue, Au nom de Dieu, Dealer ou encore La mondialisation. Le thème satirique du Tord boyau, sur les bouges et les gargotes, avait été précédemment mentionné dans Félicie Aussi de Fernandel, et l'Hôtel des Trois Canards de Marie Bizet.

Distinctions[modifier | modifier le code]

En , il est promu au grade de commandeur de l'ordre des Arts et des Lettres (2014)[45]. La réception pour l'attribution des insignes est organisée le , jour de ses 80 ans[46].

Pierre Perret est membre de l'Académie Alphonse-Allais.

Discographie[modifier | modifier le code]

Nuvola apps kpager.svg  Chanson interprétée par Pierre Perret 

  • 1958 : 1
  • 1960 : Joséphine
  • 1964 : Le Tord-Boyaux
  • 1965 : Mon petit amour
  • 1966 : Le Monde de Pierre Perret
  • 1967 : Les Deux Visages de Pierre Perret
  • 1971 : La Cage aux oiseaux
  • 1971 : Les Proverbes
  • 1973 : Le Plombier
  • 1974 : Le Zizi
  • 1976 : Papa maman
  • 1977 : Lily
  • 1979 : Mon p'tit loup
  • 1981 : C'est l'printemps !
  • 1983 : Comment c'est la Chine ?
  • 1986 : Irène
  • 1989 : Ce soir c'est fête - Cœur cabossé
  • 1992 : Bercy Madeleine
  • 1995 : Chante 20 fables inspirées de Jean de La Fontaine - Versions Pierrot
  • 1995 : Chansons Éroticoquines (réédité en 1999 avec 4 titres bonus inédits)
  • 1998 : La bête est revenue
  • 2002 : Çui-là
  • 2006 : Mélangez-vous
  • 2007 : Le Plaisir des dieux - Anthologie de la chanson paillarde
  • 2008 : Les Dieux paillards (double CD)
  • 2009 : Trésors de la paillardise (4 CD)
  • 2010 : La Femme grillagée
  • 2014 : Drôle de poésie
  • 2018 : Humour liberté
  • 2021 : Mes bijoux de famille


Publications[modifier | modifier le code]

Ouvrages autobiographiques[modifier | modifier le code]

Autour de la cuisine[modifier | modifier le code]

Anthologie[modifier | modifier le code]

Autour des mots[modifier | modifier le code]

  • Pierre Perret, Les Pensées, Éditions Le Cherche Midi, 1979. 188 p. (ISBN 2862740128 et 978-0785941033)
  • Pierre Perret, Le Petit Perret illustré par l’exemple (dictionnaire de l’argot), Éditions Jean-Claude Lattès, 1982. 349 p. (ISBN 2709601664 et 9782709601665)
  • Pierre Perret, Jurons, gros mots et autres noms d'oiseaux, Éditions Plon, . 289 p. (ISBN 9782259027403)
  • Pierre Perret, Le Parler des métiers (vocabulaire de 145 professions), . 1100 p. (ISBN 2221096444)
  • Pierre Perret, Mon Almanach, Éditions du Cherche midi, . 208 p. (ISBN 2749125146 et 978-2749125145)

Autour de l'histoire[modifier | modifier le code]

  • Pierre Perret, Les Grandes Pointures de l’histoire, Éditions Plon, 1993. 402 p. (ISBN 225902789X). Dessinateur : Loup.
  • Pierre Perret, Les Petits Métiers d’Atget à Willy Ronis, Éditions Hoëbeke, . 122 pages. (ISBN 2842303016 et 978-2842303013)

Ouvrages pour les enfants[modifier | modifier le code]

  • Pierre Perret, Le Petit Perret des Fables, Éditions J.C. Lattès.
  • Pierre Perret, Chansons pour enfants de 5 à 95 ans, Adèle Éditions, Collection Pierre Perret, . Une bande-dessinée et 1 CD comportant 4 chansons inédites avec leurs 4 karaokés. Textes et partitions illustrées par 4 dessinateurs : Turf, Jean-Luc Loyer, Maurent Houssin et Isabelle Dethan. (ISBN 2954678909 et 978-2954678900)
  • Pierre Perret, Chante et dessine avec Pierrot !, Éditions Naïve, . (ISBN 2350210324). Illustré par les enfants de l'école maternelle de Valence d'Agen avec un CD.

Préfaces[modifier | modifier le code]

Ouvrage collaboratif[modifier | modifier le code]

Filmographie comme acteur[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Doublage[modifier | modifier le code]

Hommages[modifier | modifier le code]

  • En 2012, André Eve donne son nom à une rose jaune au parfum de citronelle[48].
  • En France, en 1995 la première école maternelle portant son nom est inaugurée à Valence-d'Agen. En 2015, 19 établissements scolaires portent son nom, fait rarissime pour une personnalité de son vivant[49]. En 2021, la 34e école est inaugurée[50].
  • En 2015, une école Pierre Perret voit le jour au Kurdistan à la suite de la chanson La petite Kurde
  • Des rues portent son nom. Sur la première à être inaugurée il est écrit : « Pierre Perret, auteur, compositeur, poète »[51].
  • En 2016, sa ville natale, Castelsarrasin, lui rend hommage en l'invitant à venir y chanter pour la première fois et lui dévoile son buste signé du sculpteur toulousain Sébastien Langloïs.

Album hommage[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Extrait du jugement : « un réquisitoire d’une singulière violence, insoucieuse du contradictoire, portée par une coalition d’intérêts dont elle s’est fait imprudemment le porte-parole à seule fin d’abattre, non sans une âcre jubilation, dont témoignent le style et le registre de vocabulaire, la réputation d’un homme tenu pour aimable et jusqu’alors respecté qu’elle n’a même pas eu à cœur de contacter utilement, alors qu’elle ne pouvait ignorer qu’elle le touchait au plus sensible »

Références[modifier | modifier le code]

  1. Biographie sur naïve.fr
  2. «Pierre Perret aurait pu faire partie de ma classe... Le célèbre parolier et chanteur a en effet failli rentrer au Conservatoire. Il avait franchi le cap de la première épreuve. Et la seconde épreuve, il aurait été tout à fait capable de la passer. Avec succès. Mais il était en prison ce jour-là ! Il faisait son service militaire et avait su s'attirer quelques ennuis... Il n'a donc pas pu venir au concours. Un incident regrettable, car il jouait très bien», Marcel Mule, in Sax, Mule & Co, Jean-Pierre Thiollet, H & D, 2004, p. 56-57. (ISBN 2 914 266 03 0)
  3. |Office de Tourisme du Plateau d'Assy – Anne Tobé||
  4. Biographie de Pierre Perret sur le site Universal musique France
  5. Le premier 25 cm est Moi j'attends Adèle 25 cm, sur lequel figurent également Si j't'envoie des fraises... Qu'elle était jolie qu'elle était belle..., sorti en 1958.
  6. Article Le Point culture du 28 décembre 2018, L'estime de l'intelligentsia je m'en tamponne ! par Marc Fourny. Propos de Pierre Perret : "Il m'accordait 3 % quand les autres tournaient à 15 ou 20 !"
  7. Pierre Perret dans les Charts Français
  8. a b c d e et f « Biographie - Pierre Perret », RFI musique, (consulté le ).
  9. Pierre Perret se souvient de son trac "C'est le public qui m'a repêché" dans l'article de La Dépêche du 4 janvier 2015, Pierre Perret: «Une école va porter mon nom au Kurdistan !» par Pierre Mathieu.
  10. Frédéric Quinonero, Johnny live 50 ans de scènes, 2012, Éditions L'Archipel, page 101, citation : « Jean Valton, Jo Boyer, Noël Deschamps, Jean-Jacques Debout, Pierre Perret, et Clara Ward Singer assurent la première partie d'un spectacle qui marque la fin d'un cycle pour le rocker français... »
  11. « Pierre Perret : Les jolies colonies de vacances. Dans la France de De Gaulle, on ne fait pas "pipi dans le lavabo" ! », sur France Musique (consulté le )
  12. Elle arrive 18e dans le Top France en 1966 avec plus de 200 000 exemplaires vendus. La même année, Le service militaire arrive 47e avec plus de 100 000 exemplaires vendus.
  13. Reportage sur France 2 : V. Gaget / M. Dreujou / M. Gualandi / M. Laporte
  14. 23e au Top 1967 avec plus de 150 000 exemplaires vendus
  15. Respectivement 26e et 28e au Top 1968 avec plus de 150 000 exemplaires vendus.
  16. Sidney Bechet, Claude Luter et son orchestre Les oignons sur discogs.
  17. Article sus-cité L'estime de l'intelligentsia je m'en tamponne ! Propos de Pierre Perret : "Je passe ensuite chez Vogue, où je touche des clopinettes alors que je vends des millions de disques. Pour Les Colonies de vacances, je n'ai jamais pu avoir les vrais chiffres… Alors je claque la porte, et je me mets à mon compte."
  18. 38e au Top 1972 avec plus de 300 000 exemplaires vendus.
  19. 52e au Top 1972.
  20. Propos de Pierre Perret dans l'article Le point Culture sus-cité : "25 000 albums vendus par jour… Je ne m'y attendais pas du tout, la chanson n'était même pas citée sur la pochette, je l'avais ajoutée pour m'amuser, j'étais sûre qu'elle passerait nulle part. Même Mireille Mathieu l'a reprise, vous vous rendez compte ! On a essayé d'en faire des versions dans toutes les langues, ça n'a jamais marché. Inadaptable en écriture."
  21. Biographie de Pierre Perret sur le site Universal musique France.
  22. La 30e école qui porte le nom de Pierre Perret s'est ouverte au Kurdistan en 2015, en réponse à cette chanson. Article sus-cité Pierre Perret: «Une école va porter mon nom au Kurdistan !»
  23. La petite Kurde n'est pas sans rappeler la chanson de Jean-Max Brua Grand frère, petit frère, interprétée par Francesca Solleville, dans l'album du même nom paru en mars 2000, et qui contait la violence faite aux enfants au moment de la guerre d'Algérie.
  24. Concert de Pierre Perret au Festival des Vieilles Charrues 1999, sur RMN-FM
  25. Article de La Dépêche du 13 novembre 2018 par Pierre Mathieu : "Pierre Perret sort un nouvel album où il rend hommage à ses copains de Charlie Hebdo".
  26. [...]C’était une poignée de grands gosses
    Le soleil qui habitait leurs yeux
    Travestissait les choses atroces
    En éclats de rire contagieux
    De dangereux récidivistes
    Et de plus armés jusqu’aux dents
    D’intelligence créatrice
    De gommes de crayons de talent [... ]

  27. A Genay, les Gilets jaunes ont reçu le soutien de Pierre Perret, dans Le Progrès, 2 décembre 2018
  28. Vidéo sur Dailymotion
  29. « Pierre Perret et les Ogres de Barback rediffusion », France Culture, (consulté le ).
  30. Vidéo Youtube
  31. Article du Parisien du 6 mai 2016 par Pierre Vavasseur.
  32. Guillaume Martin, « Bernard Campan joue le père de Pierre Perret », Allociné, (consulté le ).
  33. Diffusée le 29 octobre 1982. DVD 4 Émission 8. Réalisée par Jean-Luc Leridon - Présentée par Bernard Pivot. Avec : Jacques Cellard, Pierre Perret, Pierre Bourdieu, Auguste Le Breton, Joël Houssin et Leïla Sebbar : En jacter des vertes et des pas mûres sortie en Coffret 6 DVD sorti le 5 novembre 2013 aux Editions Montparnasse/INA. Réalisée par Jean-Luc Leridon. Présentée par Bernard Pivot.
  34. Archives de l'INA.
  35. Décret du 13 juin 1989 portant nomination au Conseil supérieur de la langue française, JORF no 144 du , p. 7755, NOR PRMZ8905045D, sur Légifrance.
  36. Décret du 27 septembre 1993 portant renouvellement du Conseil supérieur de la langue française, JORF no 225 du , p. 13475, NOR PRMD9300627D, sur Légifrance.
  37. Décret du 7 juin 1999 portant nomination au Conseil supérieur de la langue française, JORF no 130 du , p. 8390, NOR MCCB9900299D, sur Légifrance.
  38. Décret du 11 septembre 2003 portant nomination au Conseil supérieur de la langue française, JORF no 213 du , p. 15810, texte no 14, NOR MCCB0300571D, sur Légifrance.
  39. Sophie Delassein, « Perret et le pot aux roses », Le Nouvel Observateur.com, 29 janvier 2009.
  40. Mohammed Aïssaoui, « Pierre Perret a-t-il vraiment connu Paul Léautaud ? », Le Figaro.fr, 7 avril 2009.
  41. Pierre Perret, « Pourquoi tant de haine ? », dans Le Nouvel Observateur, 12 février 2009.
  42. « Pierre Perret poursuit une journaliste en diffamation », dans Le Figaro
  43. « Pierre Perret gagne son procès en diffamation », Le Parisien.fr, 13 mai 2011.
  44. Le Monde.fr, 21 mars 2012.
  45. Aurélie Filippetti, « Arrêté du 16 janvier 2014 portant nomination et promotion dans l'ordre des Arts et des Lettres », sur ministère de la Culture.fr, (consulté le ).
  46. [1].
  47. Cité dans Bibliographie de la France, Biblio : Journal officiel de la librairie p. 1294. BNF - Gallica
  48. Photo du baptême du rosier et références de la rose sur le blog Les roses du chemin. Voir également le cite de André Eve pour une anecdote de la création
  49. « De Jules Ferry à Pierre Perret, l'étonnant palmarès des noms d'écoles, de collèges et de lycées en France », sur lemonde.fr, (consulté en ).
  50. Liste des écoles Pierre-Perret
  51. Article Le Point culture sus-cité.
  52. Présentation de l'album sur le site des Ogres de Barback.

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