Pierre Marie (médecin)

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Pierre Marie
Description de cette image, également commentée ci-après

Photographie d'Eugène Pirou vers 1900.

Naissance
Paris (France)
Décès (à 86 ans)
Cannes (France)
Nationalité Drapeau de France Français
Champs Neurologie
Institutions Académie de médecine (1911).
Distinctions Legion Honneur Commandeur ribbon.svg
Commandeur de la Légion d'honneur (1921).

Signature

Signature de Pierre Marie

Pierre Marie né le à Paris et mort le à Cannes est un médecin neurologue français. À la clinique neurologique de la Salpêtrière, il succède en 1917 à Dejerine à la Chaire inaugurée par Jean-Martin Charcot.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après ses études de médecine, il est nommé interne des hôpitaux de Paris en 1878 et commence à étudier la neurologie sous la tutelle de Jean-Martin Charcot à la Salpêtrière et à Bicêtre. Pierre Marie est l'un des élèves les plus appréciés de Charcot et il devient son assistant spécial et le chef de son laboratoire. Il a obtient son doctorat en médecine en 1883 avec une thèse sur une maladie thyroïdienne, la maladie de Basedow. Il obtient son agrégation à la Faculté de médecine de Paris en 1889 où il a présenté une série de conférences célèbres sur les maladies de la moelle épinière.

Entre 1885 et 1910, période la plus productive de sa carrière, il a écrit des nombreux articles et livres et a développé une école internationale de neurologie. Marie a identifié avec succès et a décrit une série de désordres auxquels son nom est lié. En 1886, il décrit l'acromégalie, une maladie qui portera plus tard son nom (maladie de Pierre Marie). L'analyse qu'il fait à cette occasion des désordre de l'hypophyse contribue de façon déterminante au domaine naissant de l'endocrinologie.

En 1897 il a créé un service neurologique à Bicêtre qui a rapidement eu une réputation mondiale. Ses travaux sur l'aphasie l'ont opposé à Paul Broca (1824-1880) et Carl Wernicke (1848-1905) quant à la localisation du centre de la parole. En 1907 il a sollicité avec succès la chaire vacante d'anatomie pathologique à la Faculté de Médecine et, avec l'aide de Gustave Roussy, son successeur, Marie a complètement modernisé l'enseignement d'anatomie pathologique.

En collaboration avec Charles Foix, Henry Meige et d'autres, il publia différents travaux consacrés aux séquelles neurologiques de la guerre. En 1917, âgé 64, Marie a été nommé à la chaire de neurologie qui avait été créée pour Charcot et occupée depuis par Fulgence Raymond (1844-1919), Édouard Brissaud (1852-1909) et Joseph Jules Dejerine (1849-1917).

Avec Édouard Brissaud, il a fondé la Revue de Neurologie en 1893, et la Société Française de Neurologie dont il fut le premier secrétaire général. Il a été nommé membre de l'Académie de médecine en 1911.

Éponymie[modifier | modifier le code]

Il est à l'origine de la découverte de plusieurs entités cliniques nouvelles comme l'atrophie musculaire progressive en 1886, l'acromégalie en 1886, l'ostéoartropathie hypertrophique « pneumique » en 1890, l'hérédoataxie cérébelleuse en 1893, la spondylarthrite ankylosante (sous le nom de « spondylose rhizomélique ») en 1898[1], ce qui lui vaut une réputation internationale.

Œuvres et publications[modifier | modifier le code]

  • Leçons sur les maladies de la moëlle, G. Masson (Paris), 1892, 1 vol. (II-504 p.) : fig. ; in-8, disponible sur Gallica.
  • Neurologie, Maloine (Paris), 1921.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Marie, P. Sur la spondylose rhizomélique. Revue de médecine (Paris) 1898; 18: 285-315

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]