Pierre Karleskind

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Pierre Karleskind
Illustration.
Pierre Karleskind en janvier 2020.
Fonctions
Président de la Commission de la pêche
au Parlement européen
En fonction depuis le
(2 ans, 6 mois et 14 jours)
Législature 9e
Prédécesseur Chris Davies
Député européen
En fonction depuis le
(3 ans, 1 mois et 12 jours)
Élection
Circonscription France
Législature 9e
Groupe politique RE
Conseiller régional de Bretagne

(11 ans, 3 mois et 1 jour)
Élection 21 mars 2010
Réélection 13 décembre 2015
Président Pierrick Massiot
Jean-Yves Le Drian
Loïg Chesnais-Girard
Biographie
Date de naissance (42 ans)
Lieu de naissance Melun (Seine-et-Marne)
Nationalité Française
Parti politique PS (2005-2016)
LREM (depuis 2016)
Diplômé de École polytechnique
ENSTA Paris
IUEM
Profession Océanographe
Site web pierrekarleskind.eu

Pierre Karleskind, né le à Melun (Seine-et-Marne), est un océanographe et homme politique français, élu député européen en 2019.

Biographie[modifier | modifier le code]

Études[modifier | modifier le code]

Pierre Karleskind est né le à Melun.

Au cours de sa scolarité à l’École Polytechnique où il est admis en 2000 et d’où il sort diplômé en 2004, il effectue son service national à bord du remorqueur de haute mer « Tenace », basé à Brest. Il reviendra à Brest quelques années plus tard à l’occasion de son doctorat[1].

Il se spécialise en océanographie physique dans le cadre de ses études à l’École nationale supérieure de techniques avancées (ENSTA Paris) où il obtient un diplôme d’ingénieur et en océanographie biologique à l’Université Pierre et Marie Curie où il obtient un DEA en 2004.

Dans le cadre de ses études il traverse l’océan Indien sur le navire de recherche R/V Melville « à la vitesse d’un vélo » pour étudier les micro-algues[2].

En 2008, il obtient son doctorat spécialité « Océanographie, météorologie, environnement » en sciences de la mer avec comme sujet : Bilan en carbone, oxygène et nutriments dans l'Atlantique nord-est : influence de la petite et de la moyenne échelle[3] sous la direction de Laurent Mémery à l'Institut universitaire européen de la mer (IUEM).

Carrière[modifier | modifier le code]

De 2008 à 2014 il est « Consultant en sciences et techniques de la mer » chez Altran Ouest. Il reprend son poste entre 2017 et 2018 après que François Cuillandre lui a retiré sa fonction de Vice-Président de Brest Métropole et avant son élection comme député européen.

Du au , il occupe la présidence du Technopôle Brest Iroise[4],[5].

Il se porte candidat en 2018 à la direction de l’Ifremer quand le siège brestois est confirmé mais c’est François Houllier qui est nommé à la tête de l’institut de recherche le [6].

Le , il est nommé conseiller « affaires maritimes et littoral » auprès du président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand[7] . Il quitte cette fonction lors de son entrée en campagne pour les élections européennes.

Politique[modifier | modifier le code]

Libéré de son devoir de réserve à la fin de ses études de polytechnicien[8], il s’engage au Parti socialiste en 2005.

Il devient responsable de la section PS de Rive Droite à Brest en 2008 et s’engage sur la liste municipale de François Cuillandre. Il exerce les mandats de conseiller municipal et conseiller métropolitain à Brest, devient en 2010 conseiller régional de Bretagne, puis le plus jeune des Vice-présidents de la Région Bretagne en 2012.

En 2016, il rejoint La République en marche et collabore au programme présidentiel au sein du comité politique de la campagne d’Emmanuel Macron. Il est nommé référent de La République en marche dans le Finistère pour organiser le mouvement sur le territoire. Il est confirmé dans cette fonction en 2017[9]. Élu député européen en , il quitte ces fonctions mais conserve un ancrage local avec une permanence parlementaire à Brest et sa présence en dernière position de la liste « Marchons Pour Brest ! » menée par Marc Coatanéa.

Du fait du retrait du Royaume-Uni de l'Union européenne, il est élu le président de la commission pêche du Parlement européen, commission dont l'objet est l'un des points contentieux dans les négociations post Brexit[10].

Distinctions[modifier | modifier le code]

En octobre 2021, il reçoit le Prix Personnalité maritime de l'année 2021 décerné par l'Académie de marine[11].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Conseiller municipal et métropolitain[modifier | modifier le code]

En 2008, il est 43e sur la liste du maire sortant de Brest François Cuillandre (PS) qui brigue un deuxième mandat. Il fait campagne activement, convaincu que sa liste peut remporter une large majorité de siège au conseil municipal. C’est chose faite avec 44 sièges[non neutre][12] et il devient conseiller municipal chargé de la politique sur le handicap et PDG de la Société d’économie mixte des Pompes funèbres des Communes associées (PFCA). C’est notamment dans le cadre de cette délégation qu’il participe à mettre en place un forum pour l’employabilité des personnes handicapées en 2010[13]. L’initiative semble s’arrêter en 2014 et à Brest seul Handijob, un forum destiné à l’employabilité des lycéens, jeunes actifs et étudiants handicapés perdure à l’initiative de l’Université de Bretagne Occidentale.

En 2014, il est de nouveau sur la liste de François Cuillandre (PS) à la 19e place[14]. À la suite de son élection, il devient vice-président de Brest Métropole, chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche.

En 2016, il rejoint En Marche et le François Cuillandre lui retire sa vice-présidence[15]. Il forme alors le groupe « Brest Métropole En Marche » avec un autre élu.

Il démissionne de ses fonctions de conseiller municipal et métropolitain à la suite des élections européennes et conserve sa fonction de conseiller régional.

Il est 55e et dernier sur la liste « Marchons Pour Brest ! » menée par Marc Coatanéa pour les élections municipales de 2020[16].

Conseiller régional[modifier | modifier le code]

En 2010, il est sur la liste de Jean-Yves Le Drian « La Bretagne solidaire, créative et responsable avec Jean-Yves Le Drian » (SOC), en deuxième position de la section départementale du Finistère[17]. À l'issue des résultats, il devient à 29 ans le plus jeune conseiller régional de Bretagne et est nommé délégué aux affaires européennes et président de la Commission des finances. En 2012 il est nommé vice-président délégué à l’Europe, à la mer et au littoral, fonction qu’il occupe jusqu’en 2016, après sa réélection.

En 2015, il est 11e de la section départementale du Finistère, toujours sur la liste conduite par Jean-Yves Le Drian « Pour la Bretagne avec Jean-Yves Le Drian » (SOC)[18].

En 2016, il est nommé vice-président à la mer et aux ports.

De par ses fonctions il est également de 2012 à 2016 : président du groupe pêche de la Conférence des régions périphériques maritimes d’Europe (CRPM), président du groupe pêche de l'ARF et PDG de la société d'économie mixte d'aménagement et d'équipement de Bretagne. Après 2016 il est nommé co-président du groupe mer de Régions de France, président de l'Association du grand littoral atlantique jusqu’en 2018.[non pertinent]

Il démissionne de sa vice-présidence à la suite de son élection comme député européen en mai 2019 sans être remplacé, les compétences maritimes étant donc prises en charge par le président de région.

Le , à l’occasion de la session sur le budget 2020 de la région, Richard Ferrand annonce la création d’un groupe « La Bretagne en marche » qui reste au sein de la majorité régionale actuellement présidée par Loïg Chesnais-Girard[19].

Il est désigné chef de file de la liste «  Nous la Bretagne »[20] menée par Thierry Burlot[21]. Ne s'étant pas lui-même présenté en tant que candidat, il n'est plus conseiller régional de Bretagne à partir du 27 juin 2021.

Rôle au sein de La République en marche[modifier | modifier le code]

Pierre Karleskind soutient Emmanuel Macron et rejoint très tôt le jeune mouvement « En marche ! ». En il est nommé référent du Finistère[22] et le reste jusqu’à la fin de la campagne des élections européennes.

Député européen[modifier | modifier le code]

En 2014, il est présent une première fois aux élections européennes sur la liste menée par Isabelle Thomas « Choisir notre Europe » (PS-PRG), en 16e position[23].

En 2019, il est 14e sur la liste « Renaissance »[24] menée par Nathalie Loiseau et il fait partie des 79 députés européens français élus le pour la 9e législature du Parlement européen.

Après sa prise de fonction le , il est élu 1er vice-président de la Commission marché intérieur et de la protection des consommateurs (IMCO), coordinateur pour le groupe « Renew Europe » de la Commission de la pêche (PECH) où il est titulaire, et suppléant dans la Commission du transport et du tourisme (TRAN)[25].

À la suite du Brexit le , il quitte la commission IMCO et devient président de la commission PECH (fonction auparavant occupée par Chris Davies) le . Du fait de cette fonction, il sera amené à défendre la position du Parlement sur les sujets pêche auprès de Michel Barnier dans la négociation des futurs accords de pêches avec le Royaume-Uni[26]. Il devient également membre en commission du contrôle budgétaire (CONT) et vice-président de l’intergroupe LGBTI en janvier 2022.

Le 10 mars 2021, Pierre Karleskind est à l’initiative d’une résolution proclamant l’Union européenne zone de liberté pour les personnes LGBT[27]. Cette résolution est une réponse à l’adoption de zones sans idéologie LGBT en Pologne et au recul des droits des personnes LGBT en Hongrie.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Pierre Karleskind : l’ascension fulgurante du « monsieur pêche » à Bruxelles », sur Le Telegramme, (consulté le )
  2. Paul Sugy, « Portrait : Pierre Karleskind élu B-B (Breizh-Bruxelles) », La lettre du Pouvoir,‎ , p. 8 (DOI 10.4000/books.pur.39289)
  3. « Pierre Karleskind », sur Thèse.fr
  4. « Technopôle Brest Iroise. Pierre Karleskind à la barre », sur Le Telegramme, (consulté le )
  5. Brigitte Bornemann, « Technopole Brest : Michel Gourtay et Pascal Pinot élus par le CA », sur www.energiesdelamer.eu (consulté le )
  6. « Ifremer. François Houllier nommé président », Le Telegramme,‎ (lire en ligne, consulté le )
  7. « Mer. Un Brestois devient conseiller maritime auprès de Richard Ferrand », sur Le Telegramme, (consulté le )
  8. « Pierre Karleskind au Technopôle de Brest comme un poisson dans l'eau », sur Les Echos, (consulté le )
  9. « En Marche. Pierre Karleskind confirmé référent dans le Finistère pour trois ans », sur Le Telegramme, (consulté le )
  10. Laurent Marchand, « Le Français Pierre Karleskind élu à la tête de la commission Pêche du Parlement européen », sur Ouest-France.fr, (consulté le )
  11. Thibaud TEILLARD, « L’Académie de marine entame les célébrations de son centenaire », Le Marin,‎ (lire en ligne)
  12. Ministère de l'Intérieur, « Résultats des élections municipales 2008 », sur http://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Municipales/elecresult__municipales_2008 (consulté le )
  13. « 27 avril 2010, Quartz à Brest : Forum pour l’emploi des personnes handicapées | Tugdual Ruellan » (consulté le )
  14. Ouest-France, « François Cuillandre dévoile sa liste », sur Ouest-France.fr, (consulté le )
  15. « Politique - Marc Coatanéa et Pierre Karleskind déchus de leurs délégations à Brest : les réactions », sur actu.fr (consulté le )
  16. « Municipales à Brest : Pierre Karleskind dernier sur la liste de Marc Coatanéa », sur Le Telegramme, (consulté le )
  17. Ministère de l'Intérieur, « Résultats des élections régionales 2010 », sur http://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Regionales/elecresult__regionales_2010 (consulté le )
  18. Ministère de l'Intérieur, « Résultats des élections régionales 2015 », sur http://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Regionales/elecresult__regionales-2015 (consulté le )
  19. Le Point magazine, « Ferrand crée un groupe de Marcheurs au conseil régional de Bretagne », sur Le Point, (consulté le )
  20. Nous la Bretagne
  21. Ouest-France, « Pierre Karleskind, chef de file LaREM », Ouest-France,‎ (lire en ligne)
  22. « Brest - Brest. Pierre Karleskind : «Au moins Macron ne baisse pas les bras» », sur Le Telegramme, (consulté le )
  23. Ouest-France, « La liste « Choisir notre Europe » », sur Ouest-France.fr, (consulté le )
  24. Le JDD, « Européennes : voici le profil des 30 premiers candidats de la liste En marche », sur lejdd.fr (consulté le )
  25. « Accueil | Pierre KARLESKIND | Députés | Parlement européen », sur www.europarl.europa.eu (consulté le )
  26. Guillaume Joris, « Pierre Karleskind, nouveau président de la Commission pêche », Le Marin,‎ , p. 18
  27. « "Zones sans-LGBT" en Pologne : l'eurodéputé Pierre Karleskind annonce un débat au Parlement européen - têtu· », sur https://tetu.com/ (consulté le )

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]