Pierre Kaan

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Pierre Kaan, né le à Paris et mort le à l'hôpital de České Budějovice des suites de sa déportation à Buchenwald, est un professeur de philosophie, militant marxiste, et résistant français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Pierre Kaan suit des études de philosophie. Il soutient un DES sur Nietzsche en 1923, puis devient professeur de philosophie. Il adhère à la SFIO en 1919, et à la suite de la scission de 1920 rejoint la SFIC (futur Parti communiste). Il est repéré par Boris Souvarine, qui le fait entrer à la rédaction de L'Humanité.

À partir du milieu des années 1920, il s'oppose aux orientations de la direction du Parti, et quitte finalement le PC en 1929 pour rejoindre le groupe communiste de Boris Souvarine, qui devient en 1930 le Cercle communiste démocratique. Il participe au Bulletin communiste et à La Critique sociale.

En juin 1940, il tente de gagner l'Angleterre, échoue, puis commence des actions de résistance à Montluçon. Membre de Libération-Sud, il doit changer plusieurs fois de pseudonyme : il sera ainsi Dupin, Brulard, ou Biran. Le 6 janvier 1943, il organise une manifestation à Montluçon pour empêcher le départ d'un train du STO. Proche de Jean Moulin, il participe à l'unification des différents mouvements de résistance que refuse Libération-Nord. Il introduit son frère cadet, André[1], professeur de philosophie au lycée de Saint-Quentin, dans le réseau Cohors, branche armée de Libération-Nord que dirige Jean Cavaillès, lequel est favorable à l'unification.

Arrêté le 29 décembre 1943 par la Gestapo, il est torturé, puis déporté à Buchenwald, et enfin au Kommando de Gleina. Libéré par des antifascistes tchèques, il meurt quelques jours après, le 18 mai 1945.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Compte-rendu « Le Problème Juif, par Georges Batault » dans La Revue Juive, no  4, juillet 1925.
  • « Dogme et vérité », « À propos des lettres de Sorel » et « Matérialisme et communisme », dans La Critique Sociale, 1931-1933.
  • La logique de l'irrationalisme, in La liberté de l'esprit, Visages de la Résistance, édité par François Georges, La manufacture, 1987.

Source et références[modifier | modifier le code]

  1. P. Bertaux, « André Kaan », in Annuaire des anciens élèves de l’École normale supérieure, Paris, 1973.