Pierre Jacques Dherbez-Latour

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Pierre Jacques Dherbez-Latour
Fonctions
Député des Basses-Alpes

(1 an et 16 jours)
Gouvernement Assemblée législative
Député à la Convention nationale

(3 ans, 1 mois et 22 jours)
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Barcelonnette (Basses-Alpes)
Date de décès (à 73 ans)
Lieu de décès Turin (Italie)
Nationalité Drapeau de la France Française
Parti politique Gauche
Profession Avocat
députés des Basses-Alpes

Pierre Jacques Dherbez-Latour, parfois orthographié D'Herbez-Latour, né le à Barcelonnette[1] et mort le à Turin dans le Piémont italien) est un homme politique français, député à la Législative puis à la Convention en septembre 1792.

Né à Barcelonnette ou dans les environs (vallée de l'Ubaye), il poursuit une carrière juridique qui débouche sur une carrière politique peu avant la Révolution française : avocat, puis juge (1767), et enfin premier consul de Barcelonnette (1787).

En 1790, il est élu au directoire du département, puis se fait élire à l’assemblée nationale, d’abord en 1791, puis en 1793. Il devient alors un personnage important du département. À Paris, il vote la mort sans sursis lors du procès de Louis XVI.

Envoyé comme représentant en mission, il est arrêté et emprisonné à Lyon en juin et juillet 1793, et n’arrive à Barcelonnette qu’en août, peu après la reprise de Marseille aux fédéralistes. Pendant l’hiver, il mène une campagne de déchristianisation dans tout le département. Rappelé à Paris en prairial, il doit rester à Barcelonnette car malade. Son congé officiel dure jusqu’en Thermidor, et il évite ainsi d’être entraîné dans la chute de Robespierre. Il prolonge cependant son séjour jusqu’à l’automne prudemment, évitant la poursuite des robespierristes menée par Gauthier de l’Ain dans le sud-est.

Sous le Directoire, il est nommé commissaire du pouvoir exécutif auprès de l’administration des Basses-Alpes (décembre 1795), quand la menace contre-révolutionnaire se fait plus précise. Il doit faire face cependant à l’hostilité du département, majoritairement modéré, et notamment des deux députés Bovis et Pailher. Il réprime des émeutes à Oraison en prairial an IV avec le général Peyron. Cependant, les plaintes des administrateurs du département, portées par le député aux Cinq-Cents Mieulle, provoquent sa révocation (juin 1796), alors que Peyron est arrêté.

La réaction républicaine qui se manifeste par le coup d’État de Fructidor (septembre 1797) lui permet de revenir au premier plan. Le 22 vendémiaire an VI, il est nommé parmi les cinq administrateurs du département, ce qui lui permet d’épurer activement les municipalités pendant l’hiver. Au printemps suivant, il se retire en Ubaye, impuissant devant l’agitation persistante ; cette retraite est considérée comme une absence illégale, et il est déclaré démissionnaire.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Le Dictionnaire des parlementaires donne Uvernet, qui faisait partie de Barcelonnette à l’époque

Sources[modifier | modifier le code]