Pierre Girodon

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Officier général francais 2 etoiles.svg Pierre Girodon
Nom de naissance Pierre Marie Casimir Girodon
Naissance
Lyon, France
Décès (à 46 ans)
Cléry-sur-Somme, France
Mort au combat
Origine Drapeau de France Français
Allégeance Drapeau de la France France
Arme Infanterie
Grade Général de brigade
Années de service 1887-1916
Commandement 12e division d'infanterie
Conflits Première Guerre mondiale
Faits d'armes Bataille de la Somme
Distinctions Commandeur de la Légion d'honneur Commandeur de la Légion d'honneur
Croix de guerre 1914-1918, palme de bronze Croix de guerre 1914-1918, palme de bronze

Pierre Marie Casimir Girodon (Lyon-Cléry-sur-Somme), est un officier général français. C'est l'un des 42 généraux français morts au combat durant la Première Guerre mondiale.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né dans le 1er arrondissement de Lyon dans le Rhône, il est le fils d'un négociant Alfred Marie Joseph Girodon et de Marie Mathilde Hélène Sabran[1].

Pierre Girodon intègre l'École spéciale militaire de Saint-Cyr en 1887 (promotion de Tombouctou)[2]. En 1889, il en sort 11e sur 446 élèves et intègre le 2e régiment de tirailleurs (RT) en qualité de sous-lieutenant. Trois semaines plus tard, il mène campagne en Afrique.

De 1903 à 1906, il est attaché militaire auprès de l'ambassade de France à Vienne (Autriche-Hongrie).

Chevalier de la Légion d'honneur depuis 1907, il est promu commandeur de l'ordre le [3].

Le , le colonel Girodon est promu général.

Il est général de brigade commandant la 12e division d'infanterie (DI), lorsqu'il est tué le (à 46 ans) par un tir d'obus en allant reconnaître le secteur de Bouchavesnes - Bois L'Abbé (Somme)[4].

Il est cité à l'ordre de l'armée :

« Placé à sa demande à la tête d'une brigade dont le chef venait d'être tué, a organisé avec une activité, un dévouement inlassables, constamment dans les tranchées, une attaque méthodique où tout a été prévu contre un front puissamment fortifié. Le jour de l'assaut, donnant l'exemple en première ligne, encourageant ses hommes de la voix et du geste, a été frappé d'une balle qui lui a traversé le poumon. Mais sa préparation et son exemple avaient fait leur œuvre et les positions devant lesquelles nous avions échoué trois fois ont été enlevées et conservées. »

Reconnu « mort pour la France »[5], il est inhumé à la nécropole nationale de Rancourt[6] parmi 8 563 soldats français tués dans les combats de la Somme[7].

Décorations[modifier | modifier le code]

Commandeur de la Légion d'honneur Commandeur de la Légion d'honneur (décret du 21 juin 1915).
Croix de guerre 1914-1918, palme de bronze Croix de guerre 1914-1918, palme de bronze.
Ordre de l'Etoile Noire Chevalier ribbon.svg Chevalier de l'Étoile noire.

Postérité[modifier | modifier le code]

À 46 ans, il est le plus jeune officier général de l'armée française tué durant la Première Guerre mondiale[8] et était extrêmement populaire parmi ses hommes[9].

De 1919 à 1966, la Kaiser Wilhelm Kaserne de Strasbourg est rebaptisé en l'honneur du général Girodon.

Son nom est inscrit au monument des Généraux morts au Champ d'Honneur 1914-1918 de l'église Saint-Louis à l'Hôtel des Invalides de Paris[10].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]