Pierre Fraser

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Pierre Fraser
Description de l'image Pierre-01-500.jpg.
Naissance
Chicoutimi (Canada)
Domicile Québec_(ville)
Nationalité Canadienne
Domaines Sociologie,intelligence artificielle,transhumanisme
Institutions Université Laval
Diplôme Docteur en sociologie (Ph. D.)
Directeur de thèse Simon Langlois
Renommé pour Sociologie de l'innovation technologique

Compléments

Principaux axes de recherche : inscription sociale du corps, impacts des technologies sur le corps, autonomisation de l'individu.

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Pierre Fraser, né en 1955 à Chicoutimi (Québec, Canada), est un sociologue spécialisé dans les champs de recherche suivants : sociologie de l'innovation technologique, sociologie du corps, sociologie de la santé et accessoirement en sociologie visuelle.

Pierre Fraser est détenteur d'un doctorat[1] en sociologie de l'Université Laval suite à la soutenance d'une thèse intitulée Les conditions d'émergence de la lutte contre l'obésité[2]. Il est également détenteur d'une maîtrise en linguistique de l'Université Laval sous la direction de Georges Vignaux et de Khadiyatoullah Fall intitulée Pistes d’exploration pour l’élaboration d’un système formel de montée an abstraction et d’émergence de catégories linguistiques[3]. Il est aussi détenteur d'un baccalauréat en linguistique de l'Université du Québec à Chicoutimi. De plus, il a également poursuivi des études doctorales en sciences cognitives en 2000 à l'Université du Québec à Montréal sous la direction de Gilbert Paquette, études qu'il a dû abandonner en janvier 2001 pour des raisons de santé. Ses travaux sont surtout reconnus au niveau de l'inscription sociale du corps et de ses représentations dans le cadre du projet de recherche universitaire H+/L'humain augmenté[4]. Il est aussi réputé pour être l'inventeur du concept de dindification[5] qui renvoie à « la propension de la très grande majorité (pour ne pas dire : tout le monde sauf Pierre Fraser) à adopter une pensée toute faite, donc à laisser tomber son esprit critique »[6],[7].

Parcours[modifier | modifier le code]

Dès la fin de son baccalauréat en linguistique à l'UQAC, il se retrouve à la fois enseignant et conseiller pédagogique au Collège de Jonquière entre 1984 et 1989. En 1989, il met sur pied la firme Accès Logique 2000, qui se spécialisera dans la conception d’un système d’interrogation en langue naturelle de base de données.

En 1995, il se joint comme chef de projet à l’équipe de Solutions Internet Technilogic (SIT) et développe un système de gestion documentaire. À l'été 1997, recruté par Mario Girard[8], il se joint au groupe GESPRO pour développer un système intelligent permettant de résumer des textes. En 1999, GESPRO crée l'entité corporative nStein Technologies pour finaliser le développement de ce qui deviendra «Technologie de l'ADN linguistique», ce qui permettra à l'entreprise d'entrer en Bourse en juin 2000[9].

En août 2000, il quitte nStein Technologies pour le laboratoire LICEF de la TÉLUQ où il se spécialise en apprentissage en ligne (eLearning). Entre 2003 et 2006, il agit comme consultant indépendant au niveau de l'apprentissage en ligne auprès des organismes publics et des entreprises privées. De juin 2006 à aujourd'hui, il se remet à la recherche scientifique dans le domaine de la sociologie, du cinéma et du documentaire (accessoirement en sciences cognitives lorsque son expertise est requise).

À la demande de différents acteurs sociaux de la région de Québec, de janvier 2015 à décembre 2015, il a été appelé à concentrer ses recherches en sociologie visuelle, produisant ainsi quatre courts documentaires à portée sociale : Requiem pour une église sorti le 12 mars 2015 ; L'austérité n'affecte personne sorti le 4 juin 2015[10] ; Précarité : du salariat au précariat sorti le 3 septembre 2015 ; J'ai faim : l'invisible réalité, sorti le 15 décembre 2015.

En janvier 2016, dégagé de ses obligations face à la sociologie visuelle, il retourne à l'enseignement universitaire (Université de Moncton (campus d'Edmundston), Université Laval) et à la recherche. Depuis janvier 2016, il s'est remis à la recherche sur l'innovation technologique en proposant une approche qui permet d'analyser le phénomène en utilisant le concept de mythe technoscientifique.

Recherches scientifiques[modifier | modifier le code]

Pierre Fraser a été impliqué, de 2010 à 2012, avec d'autres chercheurs, dont le philosophe et logicien Georges Vignaux, dans un projet de recherche scientifique à la fois sociologique et philosophique intitulé H+/L'humain augmenté[11] visant à dégager les tendances profondes qui ont conduit à l’identification ultime au corps et comment celles-ci sont en  passe de reconfigurer l’ensemble de la société à l’aune des nanotechnologies, des biotechnologies, des neurotechnologies, de la génétique, des sciences cognitives et de l’intelligence artificielle, le tout fédéré sous la bannière du transhumanisme.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Sociologie visuelle

L'aventure du corps

Essai

Médias et communication

Pédagogie

Informatique

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Les conditions d'émergence de la lutte contre l'obésité. », sur Université Laval | Département de sociologie, (consulté le 20 novembre 2015).
  2. « Collection des thèses et mémoires électroniques de l’Université Laval », sur theses.ulaval.ca (consulté le 27 juillet 2016)
  3. « Pistes d'exploration pour l'élaboration d'un système formel de montée en abstraction et d'émergence de catégorisations linguistiques », sur Université du Québec à Chicoutimi : Bibliothèque Paul-Émile Boulet, (consulté le 19 novembre 2015).
  4. « Table des matières », (consulté le 11 septembre 2016)
  5. « Dindification. », sur wiktionary
  6. « madamisation-bonhomisation-mouettisation-dindification-etc. », sur renartleveille
  7. Suite à cette affirmation de Renart Léveillé, Pierre Fraser avait répondu ceci directement sur le site de ce dernier : « Bonjour Renart ! Génial ton analyse me concernant ! Et j’y souscris en bonne partie et avec le plus grand des plaisirs ! D’ailleurs, comme je le dis si bien dans mon livre, je suis un épistémocrate : c’est-à-dire que je doute de mon propre savoir, ce qui fait que, effectivement, je suis la dinde en chef !!! Et je suis joyeusement dindifié !!! Petit bémol : me classer à droite est faux, tout comme me classer à gauche, ou au centre, ou quelque part sur cet axe est faux. Je ne m’oppose à aucun des discours que nous proposent tous ceux qui ont des idées et des valeurs à proposer. Je me pose une simple question : « Quel est l’impact sur nos vies et notre société lorsque nous adhérons massivement à un discours ? » C’est la seule démarche à laquelle je souscris. Le reste, n’a pas d’importance, ou si peu !!! »
  8. « Personnalité de l'année 2005 en Ti au Québec - Mario Girard », sur ActionTI, (consulté le 20 novembre 2015).
  9. « nStein est entrée en Bourse », sur Infopresse, (consulté le 20 novembre 2015).
  10. « Événements - Documentaire : " L'austérité n'affecte personne " », sur Université Laval : Département de sociologie, (consulté le 20 novembre 2015).
  11. « H+ / L'humain augmenté », sur H+ / L'humain augmenté (consulté le 27 juillet 2016)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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