Pierre Esseiva

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Pierre Esseiva, né à Fribourg le 3 avril 1823 et mort dans la même ville le 8 mai 1899, est une personnalité politique, un militaire officier des gardes pontificales, et un poète latin de nationalité suisse.

Biographie[modifier | modifier le code]

Son père, qui était négociant en vins à Fribourg, le fit d'abord étudier au Collège Saint-Michel. Il continua ses études et devint à partir de 1845 professeur d'allemand dans une école secondaire de langue française.

Il eut parallèlement une carrière politique et devint vice-chancelier du canton de Fribourg de 1846 à 1847 mais fut relevé de sa fonction à la suite de la défaite du Sonderbund en 1848.

Il changea alors son fusil d'épaule et s'engagea en 1848 dans la garde suisse pontificale dont il fut capitaine puis grand juge. Après les combats pour la défense de Rome puis la défaite des États pontificaux et la prise de Rome en 1870 il retourna en Suisse à Fribourg où il fit une carrière de magistrat comme juge du tribunal cantonal (1870-1889) et devint député conservateur au Grand Conseil (1888-1896)

Son œuvre poétique[modifier | modifier le code]

À côté de ses activités et de sa vie active, il cultivait les Muses latines. Il fut seize fois lauréat du Certamen poeticum Hoeufftianum, prix littéraire décerné par l'Académie royale néerlandaise des arts et des sciences pour encourager les lettres latines.

Cette oeuvre latine brillante[1] traitait d'arguments contemporains comme les chemins de fer et l'émancipation des femmes[2].

Il écrivit également en français un essai sur la Guerre du Sonderbund[3] qui fit beaucoup de bruit et suscita la polémique et même des procès intentés par des radicaux et des conservateurs modérés[4].

Sources[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. N. Scheid, «Latin Literature in Christianity (Sixth to Twentieth Century)». The Catholic Encyclopedia (on-line)
  2. In mulieres emancipatas: satira, Petri Esseiva praemio aureo ornata in certamine poetico Hoeufftiano, Amstelodami: apud Ioh. Mullerum, 1880
  3. Fribourg, la Suisse et le Sonderbund, 1846-1861. 2e édition. Fribourg: Imprimerie catholique suisse, 1882
  4. Marianne Rolle, "Esseiva, Pierre", dans : Dictionnaire historique de la Suisse, sub verbo : "Son ouvrage Fribourg, la Suisse et le Sonderbund (1882), plus polémique que scientifique, lui valut de nombreux procès que lui intentèrent des radicaux et des conservateurs modérés.'"

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Vito R. Giustiniani, Neulateinische Dichtung in Italien 1850–1950, Tübingen: Niemeyer, 1979 (= Beihefte zur Zeitschrift für romanische Philologie, 173), pp. 99–108.
  • Jozef IJsewijn et Dirk Sacré, Companion to Neo-Latin Studies, part 2. Supplementa Humanistica Lovaniensia XIV, Leuven: Leuven University Press, 1998.