Pierre Dudan

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Pierre Dudan
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Pierre Dudan

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Pierre Dudan, né à Moscou le 1er février 1916 et mort le 4 février 1984, est un acteur, chanteur, compositeur, parolier, chansonnier, écrivain, bellettrien et musicien vaudois.

En 1977, il obtient le Grand Prix de l'Académie Charles-Cros pour son disque Ballades de tous les temps.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il naît à Moscou le 1er février 1916 d'une mère russe, Hélène Charmonoff, et d'un père suisse, Camille Dudan. À moins de 20 mois quand la révolution bolchévique éclate, ses parents fuient vers la Suisse[1] où il fait des études latin-grec puis l'Université de Lausanne avec une licence ès-lettres. À l'âge de 16 ans, il crée le premier Hot-Club lausannois et chante au Cabaret du Bonnet d'Ane, puis il monte à Paris en 1936 et fait ses débuts comme pianiste de bar au Bœuf sur le Toit et au Lapin Agile. Sa chanson et premier succès Parti sans laisser d'adresse est chantée par Lucienne Boyer[2]. La guerre le ramène en Suisse et il se fait connaître avec sa chanson Le café au lait au lit en 1939.

Après la guerre, il revient à Paris et après dix ans de succès, il effectue des tournées de cabaret dans le monde entier. En 1960, en partie ruiné, il part vivre au Canada, dont il prend la nationalité en 1965, tout en gardant la citoyenneté suisse[3]. Très malade, il revient en Suisse et le 18 avril 1969, il a une attaque[4].

En 1977, il reçoit le Grand prix international "In Honorem" du disque de l'Académie Charles-Cros[5] et la même année, il reçoit le Premier Prix de la chanson poétique de l'Académie de Montmartre pour l'ensemble de son œuvre[6].

Pendant sa carrière, il écrit 1700 chansons, dont plusieurs d'entre elles deviennent des succès, à savoir, Mélancolie, Ciel de Paris, On prend l'café au lait au lit, à laquelle Maurice Chevalier, à qui il l'avait proposée, prédisait un flop en tant que « tyrolienne olé olé », et Clopin-clopant, sur une musique de Bruno Coquatrix, qui fut reprise par de nombreux autres chanteurs (Barbra Streisand, Frank Sinatra, Juliette Greco, etc.)

Il tourne également 37 films et séries télévisées dont la série canadienne D'Iberville. L'un de ces films sort sous deux noms différents : Dans l'eau qui fait des bulles et Le garde-champêtre mène l'enquête. Comme écrivain, il publie une trentaine d'ouvrages, dont une autobiographie titrée Trous de mémoire. En 1979 il est également le créateur et principal protagoniste d'une émission diffusée dans le cadre de Récré A2, intitulée Zanett le plus petit lézard du monde.

Au théâtre, il crée Marée d'automne de Daphné Du Maurier. Il tient le rôle du Major Thompson dans la pièce de P. Daninos. Il est le premier créateur sur scène et dans le monde du personnage de Oin-Oin, le marius helvétique qui vient des montagnes neuchâteloises.

La fin de sa vie est marquée par un rapprochement de Pierre Dudan avec le courant français national-catholique, notamment incarné par les Journées d'Amitié Française organisées par Bernard Antony et le Centre Henri et André Charlier, auxquelles Dudan participe plusieurs fois, un récital de ses chansons venant régulièrement clore la manifestation. Le numéro 13 de la revue Chrétienté-Solidarité de février-mars 1984 s'ouvre ainsi sur une photographie de l'artiste et un hommage signé par Romain Marie (pseudonyme de Bernard Antony), et comporte également la reproduction du poème Ô mon Frère d'Exil, écrit par Pierre Dudan « en vertu de la pérenne Amitié Française ».

Il meurt le 4 février 1984 à Épalinges (banlieue de Lausanne) et repose au cimetière du Bois-de-Vaux à Lausanne.

Anecdote[modifier | modifier le code]

Une voyante ayant prédit un accident d'avion à Pierre Dudan, et la presse s'en étant fait l'écho, presque tous les passagers de son vol suivant pour les États-Unis reportèrent leur réservation, et Dudan voyagea quasi seul avec le personnel navigant, se partageant avec les hôtesses les bouteilles de champagne qui étaient de rigueur à l'époque. Cette anecdote est relatée dans Trous de mémoire[7].

Dudan prétend que la musique du succès mondial «Nel blu di pinto di blu» (Volare) est un plagiat d'une chanson qu'il avait composée pour une comédie musicale : «Le cœur tout content». Toujours dans Trous de mémoire[7].

Discographie[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Le Nouvelliste 20 avril 1977
  2. Tribune de Genève 5 février 1984
  3. La Suisse 8 juin 1980
  4. Nouvelliste 23 février 1974
  5. La Suisse 5 janvier 1978
  6. 24 Heures 6 février 1984
  7. a et b Trous de Mémoire, Éditions France-Empire, 1977

Sources[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]