Pierre Combet-Descombes

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Pierre Combet-Descombes, né le à Lyon, et mort dans cette même ville le , est un peintre français. Il a imprimé une forte influence au sein de la vie artistique et culturelle lyonnaise[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est le fils de Pierre Métayer-Descombes, professeur à Albertville, qui ne reconnaîtra son fils, qu'il a eu avec Rose Combet, une couturière, qu'en 1900.. Sa mère, Rose Alcide, a accouché à l'Hospice de la charité de Lyon[2] le 24 mars, elle donne à son fils le prénom de Joseph et le reconnaît comme enfant naturel, à la mairie du 1er arrondissement, le 6 mai. Le père de l'enfant est déjà marié, ce qui explique la reconnaissance tardive de l'enfant. Il appartient à une famille de juristes. Il meurt en 1912. La date à laquelle Joseph Combet décide de s'appeler Pierre Combet-Descombes n'est pas connu.

Il est élève d'Alexandre François Bonnardel (1867-1942) à l'École des beaux-arts de Lyon de 1902 à 1905. Il n'apprécie guère la formation qu'il reçoit "après avoir perdu mon temps à l'Ecole des Beaux-arts de Lyon j'entre chez un architecte... " écrit-il. Il se lie d'amitié avec Venance Curnier, Jacques Laplace, Pierre Renaud et va peindre des paysages de la campagne lyonnaise[2].

Il découvre le théâtre et devient comédien amateur. Il commence à présenter ses œuvres de peintre dans les salons lyonnais ( salon de la société lyonnaise des Beaux-Arts)  et parisiens (Salon d'Automne) dès 1908. Un peu avant la Première Guerre mondiale, il fréquente le théâtre de la Gaieté du Père Coquillat à La Croix-Rousse.

Bien que réformé, il participe au conflit dans les rangs des infirmiers volontaires chez les sœurs Auxiliatrices et, en 1916, il part à Salonique dans les services sanitaires de l'Armée d'Orient. Il rapportera de nombreux croquis et dessins de ce séjour.

Dans les années 1917-1920, il exécute des gravures pour les éditions d'art de La Sirène et enseigne le dessin à l'Université des heures, dont la fondatrice est Madame Grignon-Faintrenie. C'est à cette époque qu'il réalise des décors de théâtre et des programmes illustrés. Il se fit une spécialité du monotype.

Il rencontre et se lie avec Henriette Morel, peintre également, qui expose comme lui. Il ne se mariera jamais mais ils seront amis jusqu'à la mort d'Henriette, en 1955[2].

Parmi ses proches et amis, il fréquente les photographes Théodore Blanc et Antoine Demilly des Audin, imprimeurs et galeriste.

Il expose au Salon d'automne de 1920 dans une salle consacrée au groupe des Ziniars[3]. De 1921 à 1956 il collabore à la troupe de la Compagnie des spectacles d'art libre de Suzette Guillaud"sans sa collaboration je n'aurais jamais pu monter la centaine d'ouvrages qui constituent notre apport commun au théâtre lyonnais" déclare-t-elle après la mort du peintre. Il a ainsi réalisé de nombreux décors.

Il participe à la création du Salon du Sud-Est, avec Joseph Jolinon, Marius Mermillon et son président cofondateur Charles Sénard. Pierre Combet-Descombes lui succédera de 1933 à 1955.

Il donne des cours de dessin, et parmi ses élèves nous trouvons Roger Forissier[4].

En 1925, Pierre Combet-Descombes réalise la décoration d'un stand pour l'Exposition des Arts décoratifs de 1925 à Paris, et coréalise la décoration du pavillon lyonnais de l'Exposition universelle de 1937 à Paris.

La seconde guerre, la mort de sa mère, en 1944 , à laquelle il est toujours resté très attaché, l'éprouvent. Mais il est de plus en plus reconnu. En 1945, il rejoint la commission consultative des musées, et il est nommé chevalier de la Légion d'honneur. En 1952, il devint membre de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Lyon.

Son atelier du no 22 rue Thomassin à Lyon est ravagé par les flammes le , détruisant une centaine de toiles et plusieurs centaines de dessins. Puis, en 1956, la disparition de sa compagne et modèle, Henriette Morel (1884-1956), le bouleverse profondément. Pierre Combet-Descombes décide alors de s'installer dans l'atelier inutilisé de la défunte.

En 1957, il participe à l'exposition Un siècle de peinture lyonnaise au musée d'art moderne de la ville de Paris, organisée par le groupe Paris-Lyon. En juin 1960, il prend part à l'exposition Les Lyonnais regardent Lyon à la galerie Saint-Georges à Lyon.

Il meurt dans l'incendie de son domicile lyonnais au no 10 rue Ruplinger en décembre le . Il est inhumé au cimetière de Caluire-et-Cuire. Mort sans postérité, ni héritiers, les Domaines demandèrent au musée des beaux-arts et à la municipalité de la ville de Lyon de prendre en charges les objets, documents et œuvres récupérables. La dispersion de son atelier a lieu par enchères publiques le 19 décembre 1967, en même temps que celui d'Henriette Morel.

Collections publiques[modifier | modifier le code]

Plaque de la Rue Combet-Descombe, dans le 3e arrondissement de Lyon.

Salons[modifier | modifier le code]

Illustrations[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

Pierre Combet-Descombes fut le chroniqueur culturel de nombreux articles dans diverses revues comme Les Lectures, L'Effort Libre, Notre Carnet ou Résonances.

Expositions[modifier | modifier le code]

  • Lyon, galerie Bellecour
  • Lyon, galerie Mercier Chaleyssin
  • Lyon, galerie Pouille-Lecoultre
  • Lyon, galerie des Deux-Collines
  • Lyon, galerie Malaval
  • Lyon, galerie des Archers
  • Lyon, galerie Maire-Pourceaux, 30 quai des Brotteaux, Lyon (1917): peintures et monotypes
  • Lyon, galerie Marius Audin (1920)
  • Lyon, galerie Saint-Pierre ou galerie des beaux-arts (groupe Ziniars 1920), 10 rue de l'Hôtel de Ville
  • Lyon, galerie l'Artistique, 1921
  • Paris, Arts Déco Modernes, 1925
  • Lyon, bibliothèque municipale
  • Grenoble, galerie Saint-Louis, 1925
  • Lyon, Palais des expositions Saint-Paul (1934 à 1936)
  • Lyon, 1934, exposition rétrospective dans les ateliers de menuiserie de Francisque Chaleyssin et Mercier, présentant les créations de l'artiste de 1913 à 1933
  • Paris, Exposition universelle de 1937
  • Lyon, galerie Folklore, 1939
  • Musée d'art moderne de la ville de Paris : Un siècle de peinture lyonnaise
  • Lyon, galerie Saint-Georges, 1960, Les Lyonnais regardent Lyon
  • Lyon, galerie des Jacobins, 1961, dont il réalise l'affiche
  • La Maison de Lyon organise une rétrospective de son œuvre en 1975
  • Le Service culturel de Vénissieux organise une exposition en son honneur en 1981
  • Musée des beaux-arts de Lyon, exposition de son œuvre du 20 juin au 15 septembre 1985
  • Le musée Paul-Dini de Villefranche-sur-Saône lui rend hommage dans une exposition Pierre Combet-Descombes (1885-1966), la réalité sublimée, 2005

Élèves[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • Fonds Pierre Combet-Descombes, archives de la bibliothèque municipale de Lyon

Iconographie[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Etienne Rouziès, « Dans l'intimité d'un éternel », Gryphe, Lyon, Bibliothèque municipale de Lyon, no 12,‎
  • Pierre Combet-Descombes, la réalité sublimée, Musée Paul-Dini,
  • Patrice Béghain, Bruno Benoît, Gérard Corneloup et Bruno Thévenon (coord.), Dictionnaire historique de Lyon, Lyon, Stéphane Bachès, , 1054 p. (ISBN 9782915266658, notice BnF no FRBNF42001687)
  • Brachlianoff Dominique et autres "Pierre  Combet-Descombes 1885-1964" Préface d'André Mure Lyon 1985 Musée des Beaux Arts , 189 p.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Collections remarquables - Pierre Combet-Descombes », sur Bibliothèque municipale de Lyon (consulté le 15 juillet 2010).
  2. a, b et c Brachlianoff Dominique et autres «Pierre  Combet-Descombes 1885-1964 » Préface d'André Mure Lyon 1985 Musée des Beaux Arts , 189 p. p.28
  3. Composé par Adrien Bas (1890-1925), Louis Bouquet (1885-1952), Pierre Combet-Descombes, Claude Dalbanne (1877-1964), Émile Didier (1890-1965), Marcel Gimond (1894-1961) sculpteur, Jacques Laplace (1890-1955), Paul Leriche (1876-1927), Étienne Morillon (1884-1949), Antonin Ponchon (1885-1965), Jules Roblin (1888-1974), Georges Albert Tresch (1881-1948), auxquels viendront se joindre quelque temps plus tard Gabriel Chevallier (1895-1969), écrivain, Venance Curnier (1885-1971), ainsi que le sculpteur Georges Salendre (1890-1984).
  4. Sadi de Gorter, Forissier, La Bibliothèque des Arts, Paris, p. 20.
  5. Exposée au musée des beaux-arts de Lyon en 1986.

Articles connexes[modifier | modifier le code]