Pierre Broodcoorens

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Pierre Broodcoorens
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Pierre Broodcoorens.
Naissance
Saint-Josse-ten-Noode (Belgique)
Décès (à 39 ans)
La Hulpe (Belgique)
Auteur
Langue d’écriture français, néerlandais, allemand
Genres

Pierre Broodcoorens, né dans la commune bruxelloise de Saint-Josse-ten-Noode le et mort à La Hulpe (Belgique) le , est un poète, dramaturge et romancier belge.

Biographie[modifier | modifier le code]

Pierre Broodcoorens est un Flamand né à Bruxelles mais dont la famille est originaire de la province de Flandre orientale. Écrivain francophone, il écrit également en néerlandais et en allemand.

Outre une collaboration active à plusieurs journaux et revues, cet autodidacte débute dans les lettres par quelques poèmes publiés dans la revue En Art qu'il dirige avec Charles Dulait. En 1893, il fonde L'Exode, un périodique dont il est à la fois le directeur et l'unique rédacteur.

Pierre Broodcoorens, influencé par les écrivains belges Georges Eekhoud et Camille Lemonnier, était sensible aux idéaux du socialisme. Le biographe et historien belge Lazare Boiarski écrivait, en 1930, à son sujet : « Âme généreuse, il aimait le peuple et les opprimés d’un amour sans borne ; l'iniquité le révoltait ; la recherche d’un meilleur devenir social l’avait poussé vers le socialisme qu’il désirait idéal, sans la moindre tache. Broodcoorens était un socialiste pur, convaincu que l’humanité arrivera à créer un monde d’équité sociale ». Profondément peiné par la mort de Camille Lemonnier, il est néanmoins présent lors de la levée du corps précédant les funérailles civiles du défunt.

Pierre Broodcoorens est sympathisant du mouvement flamand, notamment à travers son roman historique Le Sang rouge des Flamands qui parait dans le journal Le Peuple durant la Première Guerre mondiale et qui dénonce l'occupation franco-espagnole à l'époque des Pays-Bas espagnols. Il écrit différentes nouvelles pour la Belgique artistique et littéraire dont Clocke Roeland[1].

Broodcoorens rencontre René Magritte lors de ses études à Bruxelles et est son témoin à son mariage. En 1921, le peintre surréaliste réalise le portrait de son ami. Acquis en 1972 de Camille Galmache-Broodcoorens, fille de l'écrivain, par les Musées royaux des beaux-arts à Bruxelles[2], ce tableau est actuellement conservé au musée Magritte, section des Musées royaux[3].

Pierre Broodcoorens est enterré au cimetière communal de La Hulpe ; sa tombe porte l'épitaphe « J'ai vécu pour hâter les futures clartés ».

Sa maison existe toujours et une rue en pente[Où ?] a reçu son nom.

Décorations[modifier | modifier le code]

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Le Siège de Berlin (1905), adaptation dramatique d'après la nouvelle d'Alphonse Daudet.
  • Le Roi aveugle (1908) (pièce en trois actes et en vers)
  • Eglesygne et Flourdelys (1909) (pièce en trois actes et en vers blancs)
  • La Mer (1911) (légende lyrique en quatre actes)
  • Le Roi de la nuit
  • Le coin des Tisserands (1919)
  • La foi du doute : poèmes
  • Mon maître (son maître était Camille Lemonnier).
  • Le miroir des roses spirituelles
  • Boule-Carcasse
  • Petit Will (1912), roman préfacé par Camille Lemonnier
  • La Parabole du figuier stérile, (1921). Il qualifia ce roman une "eau-forte d'humanité élémentaire et synthétique".
  • Histoires merveilleuses (1914)
  • Le brave sergent Champagne
  • Seigneur Polichinelle, récits
  • Les Rustiques
  • Le Carillonneur des esprits (1921) (recueil de poèmes en cinq parties) : "La Cloche Roeland", "Les Soleils d'antan", "Les Orages passants", "Les Deuillants processionnaires" et "Les Horizons précurseurs".
  • Le Sang rouge des Flamands (1914)
  • Contes et poèmes inédits (édités à titre posthume, Bruxelles, 1931)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Belgique artistique et littéraire no 73 d'octobre 1911, 74 de novembre et 75 de décembre 1911
  2. Portrait de l'écrivain Pierre Broodcoorens, sur le site des Musées royaux des beaux-arts de Belgique
  3. Numéro d'inventaire Art moderne 7801.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Liens internes[modifier | modifier le code]