Pierre Bourgeois (industrie musicale)

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Pierre Bourgeois
Description de cette image, également commentée ci-après

Siège de Pathé-Marconi. Paris, mai 1954

Naissance
Paris
Décès (à 72 ans)
Samois-sur-Seine
Nationalité Française
Pays de résidence Drapeau de la France France
Profession
Distinctions
Ascendants

Pierre Bourgeois, né à Paris XVIIIe le , et mort à Samois-sur-Seine (Seine-et-Marne) le , est un dirigeant français du secteur de l'industrie musicale, connu pour avoir été le directeur artistique d'Édith Piaf et de Charles Trenet dans les années 1940, et pour avoir présidé la major du disque Pathé-Marconi dans les années 1950, période la plus marquante de son histoire.

Carrière[modifier | modifier le code]

Figure majeure de l'industrie musicale française, Pierre (Henri, Paul) Bourgeois a consacré toute sa carrière à la musique, à l’industrie du disque et à la télévision.

Publicité Vox - Polydor (1915-1946)[modifier | modifier le code]

Élève au lycée Lakanal (1915-1921) Pierre Bourgeois est publicitaire à la Publicité Vox (1924-1927) chargé du département promotion des ventes de Martini-Rossi et du chocolat Rozan[1], avant de rejoindre le groupe du milliardaire américain Frank Jay Gould (1927-1930). Il a l’idée de faire fabriquer pour ce dernier, les menus d’inauguration du Palais de la Méditerranée en 1929 sur des disques souples de 15 cm en couleur, pressés par la société Discolor.

Il est directeur commercial des établissements Legard & Taupin, fabricant de disques 78 tours (1930-1934) puis entre à la Société phonographique française Polydor en tant que directeur artistique (1934).

Avant le début des hostilités, il est chez Polydor le manager de Paul Meurisse, alors chanteur et gère les tournées de l'artiste dans les cabarets parisiens.

Pierre Bourgeois est l'imprésario d’Édith Piaf à la suite de Raymond Asso (1939-1940) puis son directeur artistique (1941) remplacé à son départ de Polydor en juin de cette année-là par Jack Coulon.

Après Polydor, il assure les fonctions de directeur artistique à l’agence théâtrale Détaille (1941-1945) pour le compte de laquelle il organise les tours de chants de nombreux artistes dont Charles Trenet au Gaumont-Palace ou à l'ABC.

La paix revenue, Bourgeois concourt à la remise en route de différentes marques de disques et prend brièvement en mains la direction commerciale et technique de la maison d'édition musicale Le Chant du Monde (1946).

Pathé-Marconi (1946-1959)[modifier | modifier le code]

À partir du 1er septembre 1946, Pierre Bourgeois est nommé directeur commercial fondé de pouvoir des Industries Musicales et Électriques Pathé-Marconi, filiale française associée fondée en 1936 de la major britannique EMI. La société édite les principaux labels La Voix de son Maître, Columbia, Pathé, Parlophone, Odéon, Swing, Lutin, dont les disques sont pressés à l'usine du 2 rue Émile Pathé à Chatou. Il convainc Édith Piaf de quitter Polydor et signe l'artiste chez Columbia.

Il devient président-directeur général de Pathé-Marconi le 15 janvier 1949, en remplacement de René Maget qui part diriger les disques Odéon, filiale du groupe, en Argentine. Le siège social de l'entreprise est alors au Palais de la Radio et du Disque, 30 boulevard des Italiens à Paris 9e.

Pierre Bourgeois développe dès sa prise de fonction, la recherche, la production, la vente de tous types de supports manufacturés permettant la diffusion du son et de l'image des marques La Voix de son Maître et Marconi : émetteurs radio, platines tourne-disques, téléviseurs 819 lignes, pièces détachées, faisant de Pathé-Marconi l'une des premières entreprises européennes de l'industrie musicale. Ainsi, de 13 500 téléviseurs La Voix de son Maître en 1951, la production passe à 400 000 au début de l'année 1956. De même, la fabrication de platines 3 vitesses 78/33/45 tours aux usines de Chatou atteint 500 000 unités en 1955.

Pathé-Marconi donne, à son initiative, naissance en 1952 aux spectacles son et lumière qui sonorisent et illuminent les plus beaux monuments du patrimoine français, dont Chambord, Versailles, Vincennes, Chantilly, Blois, Lapalisse, Villandry, Falaise, Sully, Amboise, Avignon, Lisieux, Chazeron, Domrémy, Albi, Angers, Fougères, Kerduel ou encore Biron en 1956.

Sous son influence, un décret du 14 août 1954 assimile le disque au livre, réduisant de 50 % la taxe à la production, faisant passer le prix du microsillon 33 tours de 3 015 francs (24 septembre 1951) à 2 600 francs. Il signe un accord d'exclusivité avec la Comédie-Française pour la diffusion des enregistrements intégraux du théâtre français. Il apporte son soutien financier aux festivals d'Aix-en-Provence, de Prades, aux concours internationaux Marguerite-Long-Jacques-Thibaud et Frédéric-Chopin de Varsovie, à l'Olympia de Paris, aux Jeunesses musicales de France.

Pierre Bourgeois tisse des liens culturels avec les gouvernements russes (en mars) et chinois (en mai) 1956 pour l’échange et la diffusion des catalogues de disques des artistes de ces pays, et fait connaître en France, par exemple, l'Opéra de Pékin, les Chœurs de l’Armée rouge, le Ballet du Bolchoï, Leonid Kogan, Emil Guilels, David Oïstrakh ou Mstislav Rostropovitch, dont la carrière ne débute réellement en Europe de l’Ouest qu’en 1963. Il obtient que soit diffusée une heure par semaine de musique française sur les ondes russes et chinoises. Au plan commercial, il vend au premier ministre chinois Chou En-Lai des émetteurs de radio Marconi. La commande doit être traitée par Londres car ces émetteurs sont, en pleine guerre froide, considérés comme matériel stratégique. Bourgeois est fait citoyen d'honneur de la ville de Pékin au titre du rapprochement des cultures musicales franco-chinoises. En décembre, Raymond Rodel, président du Comité de France, lui décerne le diplôme « Prestige de la France » pour les spectacles son et lumière, conçus à son initiative par Pathé-Marconi.

C'est naturellement lui qui est choisi par le président René Coty pour synchroniser la visite officielle de la reine Élisabeth II d'Angleterre en avril 1957 à Paris. Sur la demande du Centre national de la cinématographie dirigé par Jacques Flaud, Arthur Conte, secrétaire d'État au Commerce et à l'Industrie le décore officier des Arts et des Lettres au mois de septembre [2], à l'occasion de la toute première promotion de cet ordre créé par Jacques Bordeneuve, secrétaire d'État aux Arts et Lettres.

Son action en faveur du disque fait de Pathé-Marconi l'une des premières majors européennes, comptant les labels Angel Records, Capitol, Cetra-Soria, Columbia, Odéon, La Voix de son Maître, Parlophone, Pathé, Pathé-Vox (label qu'il fonde en 1951 afin de promouvoir les disques classiques du label américain Vox) Témoignages, MGM, Swing. Jusqu'à son départ, 1 disque sur 3 vendu en France est un disque Pathé-Marconi ; la production de disques à Chatou est établie à 15 millions d'exemplaires chaque année ; le chiffre d'affaire de l'entreprise atteint les 5 milliards de francs.

Par le biais de ses directions artistiques, Pierre Bourgeois développe et assure la carrière de très nombreux artistes au sein des labels de Pathé-Marconi. Parmi eux : Édith Piaf, Jacques Hélian, Charles Trenet, Maria Callas, Yves Montand, Tino Rossi, Luis Mariano, Gloria Lasso, Marguerite Long, Gilbert Bécaud, Louis Amade, Lucienne Delyle, Bourvil, Les Compagnons de la chanson, Annie Cordy, Jean-Claude Pascal, Barbara, Herbert von Karajan, Igor Markevitch, Franck Pourcel, Maurice Chevalier, Yvonne Printemps, Django Reinhardt, Amália Rodrigues, Arthur Honegger, Yehudi Menuhin, Arthur Rubinstein, Georges Tzipine, Samson François, Witold Małcużyński.

Il remet de multiples récompenses aux chanteurs dont il à la charge : des disques d'or à Yves Montand pour le célèbre titre Les feuilles mortes, à Édith Piaf pour Padam-Padam, à Charles Trenet, Les Compagnons de la chanson, Luis Mariano, Jacques Hélian, Tino Rossi, Maria Callas ; la médaille d'or de la ville de Paris à Bourvil, des mains d'or à Édith Piaf, une guitare d'or à Tino Rossi, un chapeau d'or à Charles Trenet, un bracelet d'or aux armes de la ville de Paris à Lucienne Delyle, ou encore pour ne citer que quelques artistes, un collier d'or à Gloria Lasso.

Le 20 février 1958, en lui remettant la croix d’officier de la Légion d'honneur sur le contingent de la présidence de la République[3], René Coty cite Pierre Bourgeois comme « l'une des plus remarquables personnalités de l'après-guerre, l’un des cent hommes qui font la France ».

Pierre Bourgeois cède, à la demande d'EMI, la branche radio-télévision à Thomson fin 1958. Pathé-Marconi recentre son activité sur la production, l'édition, la vente de disques vinyles des marques Capitol, Columbia, La Voix de son Maître, Odéon, Pathé, Parlophone.

En juin 1959, en désaccord avec la politique commerciale de la maison-mère britannique EMI, ce proche des présidents Vincent Auriol et René Coty, ami de Colette, d’André Malraux, ou de Jean Cocteau, quitte la présidence de Pathé-Marconi. Pierre Bourgeois fonde sa propre société de production et de distribution de disques phonographiques et de films pour la télévision et le cinéma.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Pathé-Marconi.

NADIF - Oldham - Incorporated Television Company (1959-1976)[modifier | modifier le code]

Président-fondateur fin 1959 de la Nouvelle agence de diffusion (NADIF) société de production et de distribution de disques phonographiques et de films, il est également en janvier 1960, directeur général délégué pour les pays francophones de l’Incorporated Television Company de Londres, entreprise britannique de production et de distribution pour le cinéma et la télévision créée par Lew Grade en 1954.

Sous forme d'un joint-venture, la NADIF distribue pour le compte de l'Incorporated Television Company, de nombreuses séries télévisées, parmi lesquelles, Amicalement vôtre avec Roger Moore et Tony Curtis, Le Saint avec Roger Moore, Robin des Bois avec Richard Greene, Destination Danger ou Le Prisonnier avec Patrick McGoohan.

Simultanément, il est en janvier 1960, président de la Société Française des Procédés Oldham, société franco-britannique spécialiste de la détection de gaz, en raison de sa vaste expérience des industries électriques et électroniques.

En 1962, il crée Vox-Ricordi, organisme de diffusion commun aux disques des labels NADIF, Vox et Ricordi.

En septembre 1963, il lance la carrière d'Éric Charden, que lui présente le peintre Henri Mahé, décorateur du Balajo.

À partir de 1966, Pierre Bourgeois collabore avec Armand Beressi, président-fondateur de la société ODEGE, éditeur spécialisé dans la publication de fascicules pour le compte du groupe Hachette. Il est conseiller artistique pour la collection de soixante-seize disques classiques 25 cm 33 tours avec fascicules, Les Chefs-d’œuvre de l'Art : Grands Musiciens, publiée par ODEGE de 1967 à 1969 et fruit d'une association entre Hachette et l'éditeur italien Fabbri[4].

Il conserve la direction d'Oldham jusqu’à fin 1972 et celle de la NADIF jusqu'en 1973.

Pierre Bourgeois se retire à Samois-sur-Seine (Seine-et-Marne). Il quitte la direction française de l'Incorporated Television Company mi-septembre 1976.

Passionné du disque, de la musique et de la télévision, Pierre Bourgeois reste l'un des grands contributeurs au développement du microsillon et de l'industrie phonographique française.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Autres mandats[modifier | modifier le code]

En plus de ses fonctions, Pierre Bourgeois eut de nombreux mandats électifs au sein des institutions culturelles, syndicales et économiques représentatives de son temps.

Pierre Bourgeois fut aussi pendant plusieurs années, membre du jury du Concours international Marguerite-Long-Jacques-Thibaud et du Concours international de piano Frédéric-Chopin de Varsovie.

Décès[modifier | modifier le code]

Grand fumeur, il meurt à son domicile le vendredi 24 septembre 1976 à 22h30 dans sa soixante-treizième année, d'une dissection aortique consécutive à un emphysème pulmonaire. Il est inhumé le mardi suivant au cimetière de Samois, non loin de la sépulture de Django Reinhardt. Sur sa tombe on peut lire : « Ce qui fait le charme d'un homme, c'est sa bonté ». (Prov., ch.19, v.22).

André Malraux, Michel d'Ornano, Françoise Giroud, Arthur Conte, Lord Bernard Delfont (président d'EMI), Jacqueline Baudrier (présidente de Radio France), Jean-Charles Edeline (président de la SFP), Jean d'Arcy (ancien patron des programmes de l'ORTF), Jean Cazeneuve, Marcel Jullian, Claude Contamine (présidents de TF1, Antenne 2 et FR3), Charles Trenet, Gilbert Bécaud, sont parmi les nombreuses personnalités à lui rendre hommage.

Vie personnelle[modifier | modifier le code]

Pierre Bourgeois épouse en 1928 Jeanne Brauman (1896-1937) nièce du chimiste et philosophe franco-polonais Émile Meyerson. Veuf de Jeanne Brauman, il se marie en 1942 avec Juliette Bastide (1911-1981).

Distinctions[modifier | modifier le code]

Hommages[modifier | modifier le code]

  • 1956 : Citoyen d'honneur de la ville de Pékin (Chine)
  • 1956 : Récipiendaire du diplôme Prestige de la France par le Comité de France

Décorations[modifier | modifier le code]

Citation[modifier | modifier le code]

Dans sa biographie d'Édith Piaf parue en 1962 aux éditions de l'heure, Pierre Hiegel cite Pierre Bourgeois comme « le premier grand imprésario d'Édith Piaf »[9].

Anecdote[modifier | modifier le code]

Pierre Bourgeois est à l'origine de la commande du Superbus Pathé-Marconi, camion publicitaire de la marque dans les années 1950. Le véhicule exceptionnel est conservé depuis mai 2016 à la Cité de l'automobile de Mulhouse.

Fonds d'archives[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

  • 1953 : Pierre Bourgeois (présentation), Au service de la musique, Office d’information et de liaison / Pathé-Marconi.
  • 1956 : Pierre Bourgeois (prés.), Pathé-Marconi, un demi-siècle de succès, Service des relations extérieures Pathé-Marconi.
  • 1957 : Pierre Bourgeois (prés.), Son et Lumière, plaquette illustrée : extraits de quelques spectacles, présentés par Jean Toscane. P. Bourgeois, président-directeur général de Pathé-Marconi remercie, entre autres personnes, les auteurs, compositeurs, réalisateurs qui ont « prêté leur talent » à ces spectacles, éd. Pathé-Marconi.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Non exhaustif : de très nombreux livres et articles de presse citent Pierre Bourgeois et son action.

  • 1951 : Claude Delvincourt, Almanach de la musique, éditions de Flore.
  • 1955 : Electrical and Musical Industries, Artist life, vol.1 à 2, Electrical & Musical Industries (U.S.) Ltd.
  • 1956 : Collectif, Administrateurs des sociétés cotées à la bourse de Paris, annuaire Desfossés.
  • 1958 : François Michel, Encyclopédie de la musique, T.1, éditions Fasquelle.
  • 1960 : Camille Matignon, (dir.) Chimie et Industrie, vol.84, Société de Chimie Industrielle.
  • 1960 : Jean-Pierre Dorian, Les petits mystères de Paris, éditions Segep-Kent.
  • 1961 : Sara Yancey Belknap, Guide to the performing arts, Scarecrow Press Inc.
  • 1962 : Pierre Hiegel, Édith Piaf, coll. Les albums de la chanson n°5, éditions de l’heure.
  • 1964 : Collectif, Nouveau dictionnaire national des contemporains 1963, éditions du nouveau dictionnaire national des contemporains.
  • 1964 : Who's who in Europe, éditions Servi-Tech.
  • 1966 : Incorporated Television Company, I.T.C. Television films, L. Delow and C° (GB).
  • 1966 : Comité d'organisation des entreprises de spectacles, Annuaire du spectacle, théâtre, cinéma, musique, radio, télévision, vol.21, éditions Raoult.
  • 1969 : Dietrich Berwanger, Massenkommunikation und Politik im Saarland 1945-1959 : Ein Beitrag zur Untersuchung publizistischer Kontrolle, Freie Universität, Berlin (DE).
  • 1971 : Collectif, L'Industrie du pétrole en Europe, gaz-chimie, vol.39.
  • 1971 : André Langevin, Paul Langevin, mon père : l'homme et l'œuvre, Les Éditeurs Français Réunis.
  • 1973 : Who's Who in France, éditions Jacques Lafitte.
  • 1973 : Monique Cornand & Madeleine Barbin, Colette : exposition, Paris, 10 mai-15 septembre 1973, Bibliothèque nationale (ISBN 2-7177-1146-5).
  • 1974 : Heribert Schwan, Der Rundfunk als Instrument der Politik im Saarland 1945-1955 (DE), V. Spiess.
  • 1975 : Pierre Hiégel présente : Édith Piaf, sélection du Reader’s Digest, 1re édition.
  • 1978 : Jacques Canetti, On cherche jeune homme aimant la musique, éditions Calmann-Lévy (ISBN 2-7021-0253-0).
  • 1980 : Renaud de Jouvenel, Confidences d'un ancien sous-marin du P.C.F., éditions René Julliard (ISBN 2-260-00221-8).
  • 1984 : Édith Piaf et Pierre Ribet, Témoignages sur Édith et chansons de Piaf, éditions Métropolitaines (ISBN 2-905033-00-2).
  • 1993 : Pierre Duclos et Georges Martin, Piaf, éditions du Seuil (ISBN 2-02-016453-1).
  • 1993 : Cécilia Dunoyer de Segonzac, Marguerite Long (1874-1966), un siècle de vie musicale française, éditions Findakly (ISBN 2-86805-021-2).
  • 1993 : Marie-Anne Pirez et Marie-Hélène Trouvelot, Les Bourgeois, coll. les Dictionnaires patronymiques, Archives et Culture (ISBN 2-909530-23-X).
  • 1995 : Collectif, Samson François, ses enregistrements, hors commerce, éditions EMI.
  • 1995: Fabien Sabatès & Dominique Pagneux, Pub qui roule, éditions Rétroviseur, (ISBN 978-2840780090).
  • 1999 : Jacques Lorcey, L'art de Maria Callas, éditions Atlantica (ISBN 2-84394-168-7).
  • 2000 : Fonds Céline de l'Institut Mémoires, L'Année Céline, vol.1999, du Lérot éditeur / IMEC (ISBN 2-908295-54-7)
  • 2000 : Collectif, 1949-1999 : Oldham raconte 50 ans de son histoire, Service Communication Oldham. France, hors commerce, imprimerie Gaillard.
  • 2002 : Michel Glotz, La Note bleue, éditions Jean-Claude Lattès (ISBN 2-7096-2007-3).
  • 2003 : David Lelait, Sur un air de Piaf, éditions Payot (ISBN 2-228-89765-5)
  • 2003 : Sylvie Pierre, Jean d'Arcy (1913-1983), une ambition pour la télévision, éditions L’Harmattan (ISBN 2-7475-4983-6).
  • 2007 : Jean Mainbourg, Balta, aventurier de la peste : professeur Marcel Baltazard (1908-1971), L’Harmattan (ISBN 978-2-296-02716-9).
  • 2008 : Élie Barnavi, Jean Frydman, tableaux d’une vie : pour servir à l’histoire de notre temps, éditions Le Seuil (ISBN 978-2-02-090818-4).
  • 2009 : Évelyne Cohen, La télévision sur la scène du politique, un service public pendant les Trente Glorieuses, éditions L'Harmattan (ISBN 978-2-296-08195-6).
  • 2009 : Éric Baeck, André Cluytens, itinéraire d'un chef d'orchestre, éditions Mardaga (ISBN 978-2-8047-0011-9).
  • 2010 : Clemens Zimmermann, Medienlandschaft Saar : Von 1945 bis in die Gegenwart, vol.3, Oldenbourg Wissenschaftsverlag GmbH, Müchen (DE) (ISBN 3486591703).
  • 2011 : Jean-Luc Rigaud, Pathé-Marconi à Chatou, de la musique à l'effacement des traces, classiques Garnier (ISBN 978-28124-0338-5).
  • 2012 : Pierre Arrivetz, Chatou, une page de gloire dans l'industrie, éditions Chatou Notre Ville.
  • 2012 : Éric Charden, De l'encre sur les doigts, éditions Didier Carpentier (ISBN 978-2-84167-781-8)
  • 2013 : Pierre Hiegel, Piaf : à la vie, à l'amour, Sélection du Reader's Digest (ISBN 978-2-7098-2541-2).
  • 2013 : Andreas Fickers, Tele-Saar. Europe’s first commercial TV station as transnational experiment, Vita e Pensiero, Comunicazioni Sociali (ISSN 1827-7969).
  • 2015 : Hervé Charbonneaux, Du dessin au design, éditions Avant-propos (ISBN 978-2390000181)

Discographie[modifier | modifier le code]

  • 1953 : Disque-souvenir du palmarès de l'Académie du disque français, enregistrement proclamé sous la présidence de M. Vincent Auriol, président de la République, 33T, Pathé-Marconi (33 FCX 263).
  • 1955 : Grand Art et haute fidélité, disque 33T offert aux revendeurs de la marque, avec 10 extraits classiques et 10 extraits variétés, allocution sonore de P. Bourgeois en face 2, Pathé-Marconi (33 PM 1).
  • 1958 : Son et Lumière, disque EP 45T hors commerce, contenant 9 extraits des spectacles Son et Lumière conçus par Pathé-Marconi, Jean Toscane (direction), Pierre Bourgeois (présentation), Pathé-Marconi (EPM 1006/1007).

Iconographie[modifier | modifier le code]

Les photographes Max Micol, Jean-Marie Marcel[10], Georges Colin, Claude Poirier ou Jean Mainbourg, ont largement illustré Pierre Bourgeois aux côtés de personnalités de la politique et des arts des années 1950-1970. On peut citer entre autres, André Malraux, Jean Cocteau, Colette, Marcel Pagnol, René Nicoly, Bruno Coquatrix, Pierre Descaves, la reine Élisabeth II d'Angleterre, les présidents Vincent Auriol et René Coty, Édouard Herriot, Guy Mollet, Édith Piaf, Charles Trenet, Yves Montand, Bourvil, Gilbert Bécaud, Tino Rossi, Luis Mariano, Les Compagnons de la chanson, Annie Cordy, Gloria Lasso, Maurice Chevalier, Arthur Honegger, Herbert von Karajan, Maria Callas, Roger Moore. Il existe également des photos de famille avec notamment Paul Langevin, célèbre physicien et oncle par alliance de Pierre Bourgeois. Ces clichés sont aujourd'hui conservés dans des collections privées.

Cinéma[modifier | modifier le code]

Un film long métrage librement inspiré de la vie de Pierre Bourgeois est en préparation. Sa sortie au cinéma est prévue en 2019.

Sources[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Vidéos[modifier | modifier le code]

Archives écrites, photographies[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Marque fondée par Maurice Rozan de Mazilly.
  2. Promu directement officier dans l'ordre des Arts et des Lettres par arrêté du 24 septembre 1957, publié au Journal Officiel du 9 octobre 1957, pris sur le rapport du Ministre de l’Éducation Nationale, en qualité de « Président Directeur Général de la société Pathé-Marconi ».
  3. Chevalier de la Légion d’honneur, par décret du 4 mars 1950, publié au Journal Officiel du 5 mars 1950, pris sur le rapport du Ministre de l’Éducation Nationale, en qualité de « Président Directeur Général des Industries musicales et électriques Pathé-Marconi » ; officier de la Légion d’honneur, par décret du 28 janvier 1958, publié au Journal Officiel du 30 janvier 1958, pris sur le rapport du Ministre des Finances, en qualité de « Président Directeur Général de Société ».
  4. Cette collection sera rééditée de 1978 à 1981 en 46 numéros par ALP (Atelier du livre et de la presse) successeur d'ODEGE
  5. Journal Officiel du 16 mars 1941.
  6. Créée le 21 février 1945
  7. 1er plan dit plan Monnet .
  8. Créée en 1946, sise 1 rue de Courcelles à Paris 8e, rebaptisée Fédération nationale de la musique en 1968.
  9. Pierre Hiegel, Édith Piaf, p. 36-37, coll. Les albums de la chanson n°5, éditions de l’heure, 1962
  10. Jean-Marie Marcel (fils adoptif du philosophe Gabriel Marcel) né en 1917, mort en juin 2012 à l’âge de 94 ans à Paris, connu pour son portrait officiel en 1959 du premier président de la Ve République française, Charles de Gaulle, en civil, avec l’Ordre de la Libération autour du cou.