Pierre Botton

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Pierre Botton
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Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (63 ans)
LyonVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Conjoint
Anne-Valérie Noir (d) (de à )Voir et modifier les données sur Wikidata

Pierre Botton, né le à Lyon (Rhône), est un homme d'affaires français. Il est connu pour son ascension dans les affaires au cours des années 1980, son soutien à la carrière politique de son ex-beau-père Michel Noir et pour son implication dans un affaire judiciaire - « l'affaire Botton » - qui fera l'actualité des journaux dans les années 1990. Condamné à une peine de prison pour abus de biens sociaux, il est incarcéré durant presque 2 années. Une fois libéré, il œuvre à l'amélioration des conditions de détention dans les établissements pénitentiaires et à la prévention de la récidive, principalement avec deux associations : « Les prisons du coeur » et « Ensemble contre la récidive ».

Biographie[modifier | modifier le code]

L'ascension[modifier | modifier le code]

À la fin de ses études, il reprend l'entreprise familiale spécialisée dans l’agencement de pharmacies. En 1982, il rencontre pour la première fois Michel Noir, député de Lyon et étoile montante du RPR. Il mise tout sur celui-ci, persuadé qu'il a l'étoffe d'un homme politique de premier plan.

Il met en place un montage de sociétés qui lui permet, par le recours à des prêts bancaires et des facturations fictives systématiques, de se constituer un patrimoine immobilier important. Mettant en avant ses liens avec la classe politique, il monnaie également ses services auprès d'entreprises de BTP qui versent de 1986 à 1991 8,6 millions de francs (1,3 million d'euros) de virements occultes sur des comptes ouverts par Pierre Botton en Suisse[1],[2].

Il s'intéresse de près aux vedettes du show-business et développe un large réseau de connaissances influentes. Il se lie notamment avec Coluche, Jean-Luc Lahaye ou Patrick Poivre d'Arvor. Il met son réseau à disposition de Michel Noir afin de favoriser la médiatisation de celui-ci.

En mars 1986, quand ce dernier devient ministre du Commerce extérieur dans le gouvernement de Jacques Chirac, Pierre Botton devient son conseiller personnel. Il épouse sa fille aînée, Anne-Valérie avec qui il aura un enfant, dont il divorcera en 2004 avant d'avoir un autre enfant avec une autre fille de Michel Noir[3]. Il profite de cette période au cœur du pouvoir pour faire fructifier ses affaires et développer son tissu relationnel.

En 1988, il mise sur les élections municipales de 1989 pour faire élire son beau-père à la mairie de Lyon. Il devient son directeur de campagne et voit ses efforts couronnés de succès.

Mais, à peine Michel Noir élu, de profondes divergences sur l'application du programme électoral les conduisent à la rupture politique. Débute alors un bras de fer entre le gendre et son beau-père, qui commence à le trouver encombrant, pendant que Pierre Botton rejoint le clan de Jacques Chirac au sein du RPR.

Parallèlement à ces évolutions politiques, le magistrat Philippe Courroye mène une série d'enquêtes sur les activités financières de Pierre Botton. Celles-ci vont conduire à sa mise en examen et à l'éclatement de l'affaire Botton. L'instruction du juge met en lumière un système où des personnalités politiques, comme Michel Noir, utilisent les relations médiatiques de Pierre Botton pour promouvoir leur carrière et faciliter leur accession au pouvoir.

Procès et prison[modifier | modifier le code]

En découle plusieurs procès qui alimentent les actualités médiatiques durant toutes les années 1990. Pierre Botton se voit finalement condamné pour abus de biens sociaux et recel à une peine de 5 ans d'emprisonnement dont 18 mois avec sursis[1]. Les autres protagonistes de l'affaire - Michel Noir, Michel Mouillot et Patrick Poivre d'Arvor - se voient également condamnés pour recel d'abus de sociaux à diverses peines de prison avec sursis, des amendes et la privation de leurs droits civiques et civils (entre autres l'inéligibilité)[4].

Cette affaire inspirera plusieurs films dont La Sainte Victoire de François Favrat avec Clovis Cornillac et Christian Clavier.

Durant ses 602 jours en détention carcérale, Pierre Botton fréquente sept maisons d'arrêt (Lyon-Corbas, Villefranche, Grasse, Fresnes, Paris la Santé, Dijon et Nanterre)[5]. Le 25 décembre 1992, en proie à un état dépressif profond, il pense mettre fin à ses jours. Un gardien remarquant alors son état lui apporte du réconfort, mettant ainsi fin à la crise.

Vie après la prison[modifier | modifier le code]

Il raconte également son histoire dans plusieurs livres comme Lettre ouverte d'un bouc-émissaire à Tapie Bernard et Charasse Michel, « ministres intègres » ou Il y a toujours des complices.... Son écriture évolue par la suite vers la description du monde carcéral et des conditions de vie des détenus (Moi, ancien détenu, bâtisseur de prisons nouvelles).

Fortement marqué par son passage en détention, et notamment le choc carcéral, Pierre Botton souhaite que son expérience permette de tirer des enseignements positifs pour l'avenir du système carcéral français[6]. Il commence à militer sur ces problématiques, attirant notamment l'attention du public sur la précarité des conditions de vie des détenus dans certains établissements.

En 2004, il créé une entreprise de conseil aux entreprises[7]. A l'automne 2007, la société, qui rencontre des difficultés financières, est placée en liquidation judiciaire[8]. Elle sera finalement liquidée à la fin de l'année 2010.

Il créé en janvier 2010 l'association « Les Prisons du cœur » dont le but est d'améliorer les conditions de détention des détenus primo-délinquants ou en attente de jugement pour des courtes peines (hors crime de sang ou crime sexuel), ainsi que de prévenir et lutter contre la récidive des personnes libérées[9].

Au printemps 2009, le Parquet de Paris ouvre une enquête contre Pierre Botton et sa société de conseil suite au dépôt d'une plainte[8]. Il est soupçonné d'escroquerie à l'encontre d'un ancien client. La médiatisation de cette enquête à l'été 2010 intervient au moment où la garde des sceaux, Michèle Alliot-Marie, lui ouvre ainsi qu'à son association les portes à son association . Afin de ne pas gêné la réalisation du projet, Pierre Botton confie qu'il souhaite s'en retirer après l'achèvement de la phase initiale prévue pour mars 2010[10].

Constatant la défiance de certains partenaires vis-à-vis du nom de l'association Les prisons du coeur, il décide de fonder en 2013 une nouvelle association, « Ensemble contre la récidive »[11]. Début 2015, l'association « Les Prisons du cœur » est dissoute[9].

En septembre 2002, il intervient à la tribune du MEDEF et interpelle Alain Juppé pour obtenir son soutien devant plus les chefs d’entreprise réunis. Il surprendra également son entourage en soutenant publiquement l’ancien directeur de la maison d’arrêt Charles III à Nancy, jugé pour homicide involontaire puis relaxé[12].

A l'été 2017, Pierre Botton est visé par une enquête du Parquet de Paris pour abus de bien sociaux et recel d'abus de bien sociaux[13]. Cette procédure fait suite au signalement par Tracfin (service de lute contre le blanchiment du Ministère des finances) de mouvements financiers potentiellement frauduleux entre les comptes de sa société (Les prisons du coeur), l'association « Ensemble contre la récidive » et ses comptes personnels. Pierre Botton se montre ouvert aux vérifications des enquêteurs. Il rappelle entre autres qu'il n'est plus président de l'association depuis deux ans et affirme également sa confiance dans le travail de ses collaborateurs et collaboratrices.

L'association Ensemble contre la récidive cesse ses activités au mois de janvier 2018[11].

Engagements dans les problématiques carcérales[modifier | modifier le code]

Dans le courant des années 2000, Pierre Botton s'investit dans les problématiques du système pénitentiaire français. Dans un premier temps, cet engagement est principalement motivé par un besoin personnel de donner une signification à sa peine et celui de témoigner des conditions parfois humiliantes dans lesquelles se déroule la détention[6]. Il explique que son parcours pénal et carcéral lui a permis de recentrer sa vie sur des valeurs qu'il estime plus positive. Il reconnaît ainsi l'utilité de son passage en prison qui « lui a remis les pieds sur terre et redonné un sens de la réalité ». Avec le temps, il s'implique davantage sur ces sujets et évolue vers le militantisme. Il s'engage alors pour l'amélioration du système carcéral : meilleure répartition des détenus dans les établissements pénitentiaires dédiés et adaptés à l'infraction pour laquelle ils ont été condamnés, développement d'activités pour les détenus, amélioration de la prise en charge en vue de la réinsertion ou encore la promotion des peines de substitution comme le dispositif du bracelet électronique[14]. Pour soutenir et organiser son action, il créé deux associations (« Les Prisons du cœur » et « Ensemble contre la récidive ») dont le but est de prévenir la récidive et améliorer le quotidien des détenus. Son activité associative, largement soutenue par du mécénat privé, le pousse à se montrer critique quand à la gestion pénitentiaire de l'état français[6].

Sa notoriété passée et ses contacts lui permettent de médiatiser son message et d'être entendus par des décideurs politiques[5]. Il est ainsi invité par l'École nationale d’administration pénitentiaire en juin 2015 pour tenir une conférence aux étudiants[6]. En janvier 2017, il est convié à intégrer la commission du livre blanc sur l'immobilier pénitentiaire. Ce document, remis au garde des sceaux Jean-Jacques Urvoas en avril de la même année, constitue une réflexion globale sur l'architecture des prisons et les conditions de vie en détention[15].

L'association Ensemble contre la récidive bénéficie de cette mise en valeur de ses actions. Par exemple, Pierre Botton rencontre le président de la République François Hollande et le garde des sceaux Jean-Jacques Urvoas à la maison d'arrêt de Villepinte en mars 2017[16],[17]. A cette occasion, il leur présente un projet de médiation équine soutenu par l'association.

Humaniser les conditions de détentions[modifier | modifier le code]

Répondre au choc carcéral[modifier | modifier le code]

Pour l'administration pénitentiaire française, la fin des années 2000 est marquée une série de mauvaises évaluations. Ainsi, le taux de suicide en détention présente un niveau élevé, ce qui pousse plusieurs associations à mettre en cause la gestion pénitentiaire de l'administration, bien que les autorités mettent plutôt l'accent sur les déterminants individuels et psychologiques de ces situations[18]. Dans ce contexte délicat, Pierre Botton porte en 2010 devant la garde des sceaux Michèle Alliot-Marie, un projet visant à humaniser les conditions de détention[5]. Insistant sur la surreprésentation des premières semaines de détention dans la distribution des tentatives de suicides[6], Pierre Botton propose plusieurs mesures qui visent à limiter l'impact du choc carcéral (choc psychologique consécutif à l'enfermement et la privation de libertés), notamment l'autorisation pour les parents détenus de signer les carnets de note de leurs enfants et les documents médicaux ou la possibilité de laisser entrer les dessins d’enfant pendant les parloirs. Celle-ci lui ouvre alors les portes de la maison d'arrêt de Nanterre pour expérimenter ce projet. A l'été 2017, les évaluations menées s'avèrent positives : le personnel de l’établissement comme le contrôleur général des lieux de privation de liberté, Jean-Marie Delarue, estiment ces réalisations bénéfiques[19]. Le Ministère de la Justice prend alors la décision d'étendre le projet à une vingtaine d'autres établissements.

Transparence dans les établissements pénitentiaires[modifier | modifier le code]

Le 31 janvier 2013, le président de l'Assemblée nationale Claude Bartolone organise une conférence de presse dédiée au projet « Transparence dans les prisons » à laquelle Pierre Botton est invitée pour représenter l'association les Prisons du coeur[20]. Soutenu par 330 députés, ce projet vise à permettre aux journalistes d'accompagner, deux fois par an, les élus lors de leur visite en prison.

Après deux ans de travail, une loi permettant aux journalistes d'accompagner les parlementaires dans les prisons est adoptée en première lecture et à l'unanimité le 18 décembre 2014, récompensant le travail de l'association sur le sujet[21]. Quelques semaines plus tard, le 17 avril 2015, elle entre en application. Dorénavant les journalistes peuvent accompagner les parlementaires qui exercent leur droit de visite en prison.

Prévention de la récidive[modifier | modifier le code]

Pierre Botton explique que la fin de l'incarcération est une étape décisive mais souvent difficile à vivre pour l'ancien détenu[22]. A l'opposé d'une vision simpliste et joyeuse de la libération, il décrit un quotidien pénible, fait d'ennui et de solitude. L'impression d'être à l'extérieur des deux mondes (celui de la prison et celui de la société "normale") est fort et complique la réinsertion est compliquée.

Centre de prévention contre la récidive[modifier | modifier le code]

A partir de l'année 2010, Pierre Botton s'implique activement dans un projet de création d'un nouveau type d'établissement pénitentiaire porté par Les prisons de coeur. L'idée est de développer un centre pénitentiaire ouvert (avec des contraintes de surveillance allégées) pour les primo-condamnés à de courtes peines avec une prise en charge et un soutien aux détenus important, notamment sur les questions de formation professionnelle et d'emploi[23],[24]. La construction d'un premier établissement d'une capacité de 120 détenus est prévue à Saint-Julien-sur-Suran mais plusieurs oppositions se cristallisent et font échouer le projet malgré le soutien des autorités locales[25],[26]. Le caractère privé du projet et de ses soutiens, particulièrement financier ainsi que les relations entre Pierre Botton et Nicolas Sarkozy, inquiète des personnalités de l’administration pénitentiaire qui s'interrogent sur la nature du projet et estiment les mesures de sécurité insuffisantes (exemple : effectifs de surveillance)[27].

Abandonné, le projet initial évolue et se transforme en un centre de prévention de la récidive qui doit jouxter le centre pénitentiaire de Saint Quentin Fallavier (Isère). Ce centre, dont l'ouverture est prévue pour, avril 2015, doit accueillir un projet de partenariat avec de grandes entreprises comme Schneider Electric, Axa ou Total. L'objectif est toujours d'encourager la formation professionnelle, d'aider l'insertion professionnelle une fois la liberté retrouvée et d'alléger le régime de détention pour les primo-condamnés à de courts peines. Une cellule d'aide psychologique (fonctionnant y compris pour les détenus libérés) et des activités de développement personnel (alphabétisation, cours de conduite, ...) sont envisagées. Au printemps 2015, une expérimentation de 3 mois pour ce type de centre débute à Saint Quentin Fallavier.

Signification et compréhension de la peine[modifier | modifier le code]

Pierre Botton met régulièrement en avant l'importance de son expérience carcérale pour retrouver des valeurs plus épanouissantes. Il insiste donc sur la "réhabilitation personnelle" rendue possible par la condamnation et la détention. Cette approche lui permet de faire le lien avec la prévention de la récidive.

A l'opposé, cette perspective l'éloigne d'une vision du monde carcéral fondée sur la seule neutralisation des détenus.

Il rappelle ainsi que la peine subie par les détenus n'est pas d'être atteint dans leur dignité et humilié mais d'être privé de certaines libertés[6].

Donner du sens à une peine et une détention s'avère être un processus personnel long. Ainsi, bien que près de vingt années se soient écoulées depuis sa sortie, cette période de sa vie est encore très présente[22]. Il explique que l'expérience carcérale marque profondément la personnalité et modifie l'attitude des personnes par rapport au temps qui passe d'une manière ambivalente : une fois libéré, l'envie de "rattraper le temps" est très forte mais les personnes développent également une capacité d'attente passive importante.

Écrits[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Botton en prison, Noir privé d'élections, liberation.fr, 11 janvier 1996
  2. Prison avec sursis pour Michel Noir, tempsreel.nouvelobs.com, 16 novembre 2003
  3. Gérard Davet, Fabrice Lhomme, « Michel Noir, leçons d'échec. », Le Monde,‎ , p. 21 (lire en ligne)
  4. « L'humanité: Noir-Botton-Mouillot-PPDA: à Lyon plus dure est la cour d'appel, 11 janvier 1996. »
  5. a, b et c « MAM confie à Pierre Botton une mission sur la prison », FIGARO,‎ (lire en ligne)
  6. a, b, c, d, e et f Pèlerin, « Pierre Botton, fondateur de l’association Ensemble contre la récidive : "Changer la prison, c’est ma rédemption" », Pelerin,‎ (lire en ligne)
  7. « ETC AMENAGEMENT (NANTES) Chiffre d'affaires, résultat, bilans sur SOCIETE.COM - 477741268 », sur www.societe.com
  8. a et b « Pierre Botton visé dans une affaire d'escroquerie », sur Le Monde.fr,
  9. a et b « Societe.com : RCS, siret, siren, bilan, l'information gratuite sur les entreprises du Registre du Commerce des Sociétés (RNCS) », sur www.societe.com (consulté le 21 avril 2018)
  10. « Nouveaux démêlés judiciaires pour Pierre Botton », FIGARO,‎ (lire en ligne)
  11. a et b « Societe.com : RCS, siret, siren, bilan, l'information gratuite sur les entreprises du Registre du Commerce des Sociétés (RNCS) », sur www.societe.com (consulté le 21 avril 2018)
  12. « L'Est républicain, 30 septembre 2013 »
  13. Simon Piel, « Pierre Botton visé par une enquête pour abus de bien social », lemonde.fr, 13 juin 2017.
  14. Le Point, no 1929 du 4 septembre 2009
  15. Jean-René Lecerf et la commission du livre blanc, Livre blanc sur l'immobilier pénitentiaire, Paris, Ministère de la justice française, , 140 p. (lire en ligne)
  16. Le JDD, « Hollande croise Pierre Botton en prison », sur www.lejdd.fr (consulté le 15 avril 2017)
  17. « Une première depuis 1974, un Président français visite une prison », Ouest-France.fr,‎ (lire en ligne)
  18. « Suicides en prison : 2011 encore une année noire », Le Quotidien du Médecin,‎ (lire en ligne)
  19. Le Point, magazine, « Accueil des détenus en prison: le dispositif "Botton" va être étendu », Le Point,‎ (lire en ligne)
  20. « conference de presse transparence dans les prisons, 31 janvier 2013 »
  21. « Le JDD, Désormais les journalistes pourront accompagner les parlementaires en prison, 22 avril 2015 »
  22. a et b « Pierre Botton : “En prison, le temps était mon seul compagnon” », sur Le Monde.fr,
  23. https://www.lesechos.fr/21/02/2014/LesEchos/21632-050-ECH_pierre-botton--l-homme-qui-veut-changer-la-prison.htm
  24. http://www.leprogres.fr/jura/2012/07/24/jura-pierre-botton-repart-en-campagne-pour-sa-prison-experimentale-de-saint-julien prison «sans grillage ni barbelé»
  25. Jura : la prison de Pierre Botton rejetée, Le Figaro, 11 mars 2012.
  26. Jura : feu vert pour la prison Botton, Europe 1, 14 mars 2012.
  27. Dans le Jura, la prison modèle de Pierre Botton sème la zizanie. Le Monde du 14/03/2012.

Liens externes[modifier | modifier le code]