Pierre Biquard

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Pierre Biquard, né le à Paris 10e et mort le à Paris 14e, est un physicien français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Pierre Biquard entre à l'École supérieure de physique et de chimie (39e promotion) un an après Frédéric Joliot[1]. Il liera une forte amitié avec ce dernier. Biquard entre ensuite dans le laboratoire d'électricité générale de l'École supérieure de physique et de chimie dirigé par Paul Langevin, alors que Joliot choisit d'étudier dans le laboratoire de Marie Curie.

En 1932, il découvre avec René Lucas en même temps que Peter Debye, la diffraction de la lumière par les ondes ultrasonores[2]. Le , Pierre Biquard assiste à la découverte de la radioactivité artificielle par Frédéric Joliot.

De 1936 à 1938, Biquard est chef de cabinet d'Irène Joliot-Curie puis de Jean Perrin, secrétaires d’état à la Recherche scientifique dans le gouvernement de Léon Blum.

Pendant la guerre, il s'engage dans la Résistance aux côtés d'Yves Farge, dans la région Rhône-Alpes. Il est un des fondateurs du Commissariat à l'énergie atomique en 1945 et est de 1946 à 1950 le chef de cabinet de Frédéric Joliot, haut-commissaire au CEA. Il est lauréat du prix Félix Robin de la Société française de physique en 1958. Pierre Biquard est nommé professeur d'électricité générale de l'École supérieure de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris en 1964. Jacques Lewiner lui succède en 1970.

Son activité scientifique n'empêcha jamais un important engagement politique et militant. Pierre Biquard est membre du Mouvement de la paix, secrétaire général de la Fédération mondiale des travailleurs scientifiques, longtemps compagnon de route du Parti communiste français, auquel il adhère finalement en 1976.

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Frédéric Joliot-Curie et l'énergie atomique, Seghers, Paris, 1961, rééd. chez l'Harmattan, 2003
  • Paul Langevin, scientifique, éducateur, citoyen, Seghers, 1969
  • Les ultrasons, Paris, PUF, coll. « Que sais-je ? », 1983
  • Du radium au microprocesseur : histoire de l'École supérieure de physique et de chimie, 1882-1982

Notes et références[modifier | modifier le code]