Pierre Billon (auteur-compositeur)

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Pierre Billon
Image dans Infobox.
Pierre Billon en 2017, lors de la tournée de Michel Sardou.
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (74 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Pierre Jean Maurice BillonVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Compositeur, directeur artistique, auteur-compositeur, auteur-compositeur-interprète, artiste d'enregistrementVoir et modifier les données sur Wikidata
Père
Jean Billon (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mère

Pierre Billon est un directeur artistique, parolier, compositeur et chanteur français né le à Paris, dans le 12e arrondissement[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Pierre Billon est le fils de la chanteuse Patachou et de Jean Billon, ingénieur chez Gnome et Rhône[2], le filleul (laïc) de Georges Brassens et l'oncle du jeune comédien Pierre-Antoine Billon.

Carrière[modifier | modifier le code]

Au début des années 1970, il est percussionniste au sein du groupe Labyrinthe[3],[4]. Durant cette période, il travaille également avec Dick Rivers, pour lequel il écrit quelques chansons - When the plane[5], Je ne veux pas que tu pleures, On n'en parlait pas dans les journaux (en collaboration avec Alain Bashung)[6], Lookin’ through the window[7]. Il a été également batteur pour Michel Mallory, avant de se lancer dans une carrière solo, sans parvenir à percer. Il devient alors directeur artistique[4].

Ami d'enfance de Michel Sardou[Note 1], il entre chez Tréma et collabore avec lui (et aussi Catherine Lara)[4], en tant que parolier ou compositeur sur une trentaine de chansons ; il réalise également les albums Je Vole, Verdun et Victoria.

Sa collaboration avec Sardou s'achève au début des années 1980[8]. Il travaille alors avec Johnny Hallyday[Note 2], pour lequel, en tant que directeur artistique il réalise dix albums de 1982 à 1984,.

Parallèlement, il produit l'album solo de Joëlle après la dissolution du groupe Il était une fois[9].

Il compose également des génériques de jeux télévisés, notamment celui du Bigdil de Vincent Lagaf' et du Millionnaire de Philippe Risoli, et de divertissements (40° à l'ombre, C'est l'été, C'est toujours l'été). En 2009, il remixe le générique de la version 2001 du Juste Prix.

Il travaille à de nombreuses reprises avec Éric Bouad (ancien guitariste de Hallyday et membre des Musclés). De cette collaboration naissent les titres Tao Bi le lapin, Bienvenu tout nu, Back in Nashville, Con Edison ou encore La Bamba triste[10]. Cette dernière chanson improbable et surréaliste passe inaperçue à sa sortie en 1984 mais ressurgit en 2009 et atteint plusieurs millions de vues. Pierre Billon explique au journal Monde "Elle n’était pas au rendez-vous. Trop en avance ou trop en retard, c’est du Philippe Katerine avant l’heure". Il confie aussi son plaisir à utiliser des rhymes et des textes compliqués, et l'usage de stupéfiants à l'époque de la composition du morceau[11].

En 2001, il s'associe avec Jean Mora (un autre compositeur) et crée une entreprise de création et de production musicale, Tatoo Music.

Il retrouve Michel Sardou en 2017, pour lequel il compose et réalise avec Jean Mora, l'album Le Choix du fou. Il l'accompagne également dans son ultime tournée 2017-2018, La Dernière danse[12].

Resté proche de Johnny Hallyday, il porte le cercueil lors des obsèques de son ami en 2017[13].

A partir de 2019, il officie comme directeur musical dans l'émission Mask Singer, sur TF1.

En octobre 2020, il chante en duo avec Gilles Dreu le titre Le comptoir des amis[14].

Réalisations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Michel Sardou et Pierre Billon se sont connus en 1963. Se reporter au texte : Un grand frère de mon âge écrit par Pierre Billon et publié dans le programme de tournée 1978/1979 de Michel Sardou.
  2. Johnny Hallyday écrit dans son autobiographie Destroy, Éditions Michel Lafont, 2000 : « Je connaissais Pierre depuis quelques années. Il m'avait déjà écrit quelques chansons. On parlait motos, tatouages, Amérique. J'aimais son style, son humour au troisième degré, son décalage. Il connaissait bien le métier… J'aimais travailler et sortir avec lui. Je voulais changer de look et me refaire une santé. Billon m'a branché sur la musculation avec l'un de ses potes, Hervé Lewis. »

Références[modifier | modifier le code]

  1. Et non à Sherbrooke, Canada (confusion avec un homonyme ; référence : émission Étonnez-moi Benoît du 5 mars 2016 sur France Musique).
  2. Jacques Lafitte, Qui est qui en France, J. Lafitte, , p. 1694.
  3. http://france-heavy-rock.eklablog.com/labyrinthe-1970-1973-a112928156 / consulté le 29 décembre 2020.
  4. a b et c Jean-William Thoury, Johnny en chansons dictionnaire des chansons de Johnny Hallyday, Semic Music, , chapitre Auteurs du répertoire, pages 360-361.
  5. http://www.encyclopedisque.fr/disque/56930.html / consulté le 29 décembre 2020.
  6. http://www.encyclopedisque.fr/disque/12283.html / consulté le 29 décembre 2020.
  7. http://www.encyclopedisque.fr/disque/12299.html / consulté le 29 décembre 2020.
  8. Florence Michel, Michel Sardou, édition Seghers, 1985.
  9. L'opus sort le 13 mai 1980.
  10. Titre rendu célèbre par Ringo Willy Cat et Bruno Guillon sur Virgin Radio, qui en firent le générique de l'émission.[réf. nécessaire]
  11. « La « Bamba Triste », petit chef-d’œuvre de l’absurde », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  12. Benjamin Locoge, « Hier soir à Paris… Michel Sardou », sur Paris Match, (consulté le ).
  13. « La « Bamba Triste », petit chef-d’œuvre de l’absurde », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  14. « Gilles Dreu célèbre ses 60 ans de scène », sur lanouvellerepublique.fr,

Liens externes[modifier | modifier le code]