Pierre Alexandre Tardieu

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Pierre Alexandre Tardieu
Tardieu Lvov 1790s.jpg
Naissance
Décès
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ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Activité
GraveurVoir et modifier les données sur Wikidata
Père
Distinction
Les Derniers moments de Michel Lepeletier (1793), gravure de Tardieu d'après le tableau de Jacques-Louis David.

Pierre Alexandre Tardieu, né le à Paris où il est mort le , est un graveur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de Pierre-Joseph Tardieu, Pierre Alexandre Tardieu fut d’abord élève de son oncle Jacques-Nicolas et de son grand-oncle Henri, il le fut ensuite de Jean-Georges Wille.

Tardieu a été le dernier artiste à conserver la tradition, qui était pour lui une tradition familiale, de l’école de gravure des XVIIe et XVIIIe siècles. Ses travaux embrassent une période de près de soixante-dix ans, et il plusieurs de ses plus beaux portraits sont antérieurs de plus d’un demi-siècle à sa mort. Il s’appliqua principalement à imiter Nanteuil et Edelinck. Parmi les gravures d'interprétation dans lesquels il a surtout montré le talent qu’il avait de s’identifier avec chaque peintre, de reproduire le caractère, le style et jusqu’à l’effet pittoresque de la composition originale qu’il se chargeait de graver, il y a notamment le Saint Michel d’après Raphaël, le Saint Jérôme du Dominiquin, la Judith d’Allori, Ruth et Booz d’Hersent. Parmi les pièces de moindre dimension, les portraits représentant Henri IV, Voltaire, le comte d’Arundel, Christine, Charles XII, Stanislas, Napoléon, sont cités par Rochette[1] comme les plus célèbres. Il a réalisé entre autres la copie en gravure d’après Les Derniers Moments de Michel Lepeletier de Jacques-Louis David. Un unique exemplaire de cette gravure est préservé[Où ?], après que la fille du conventionnel assassiné eut fait détruire le cuivre et les tirages. C’est, avec un dessin d’Anatole Desvoges, le rare témoignage du tableau disparu de David.

Il fut reçu membre de l’Institut en 1822 ; il était de l’Académie des beaux-arts, de l’Académie de Saint-Pétersbourg et de l’Académie de Milan. Il fut nommé chevalier de la Légion d’honneur en 1823. Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise à Paris (2e division)[2].

Collections publiques[modifier | modifier le code]

Élèves[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Ce dernier, dans l’éloge historique de Tardieu prononcé le 3 mai 1847 dans la séance publique des cinq académies, a dit que les grandes planches de ce maitre étaient de très bons ouvrages, et que presque toutes les petites pièces étaient des chefs-d’œuvre.
  2. Domenico Gabrielli, Dictionnaire historique du cimetière du Père-Lachaise XVIIIe et XIXe siècles, Paris, éd. de l'Amateur, , 334 p. (ISBN 978-2-85917-346-3, OCLC 49647223, notice BnF no FRBNF38808177).
  3. inv. EST p. 315
  4. inv. p. 88. 2.1.37
  5. inv. p. 59, p. 547, p. 1096 et p. 1147.
  6. inv. p. 650
  7. inv. p. 651
  8. inv. p. 1110
  9. inv. 93.1.99 ; 10 - inv. 93.1.96 - inv. 93.1.97

Sources[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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