Pierre Abeberry

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Pierre Abeberry
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Pierre Abeberry, né le à Biarritz et mort le au couvent Saint-Dominique de Montpellier, frère Thomas en religion, est un révérend-père dominicain, avocat de 1947 jusqu’en 1952, membre fondateur du Biarritz Athletic Club et des Ballets basques de Biarritz Oldarra[1].

Frère de la Province dominicaine de Toulouse, il en a été le Prieur provincial de 1988 à 1993[2].

Il a des dispositions certaines pour la prédication[3].

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est le fils de Jean Abeberry, un boulanger biarrot, catholique de droite et Croix-de-feu, originaire d’Arcangues[4], et d'Ernestine Etcheverry, une institutrice fille d'instituteur, native de Halsou[5]. Il est le second d'une fratrie de cinq : Albert (1920-1989), Pierre (1925-2015), Maurice (1926-1988), Jakes (1930) et Jean-Claude (1932-2017)[6].

Il suit à Bordeaux une licence en droit, appartenant au groupe Irrinzi avec Michel Labéguerie, Michel Inchauspé, Gabriel Durguet, avant de s’inscrire, le 9 janvier 1947, à l'Ordre des avocats du Barreau de Bayonne[7].

Membre des Ballets basques de Biarritz Oldarra (chorale et troupe de ballet) dont il a été le président avant ses frères Maurice et Jacques[8], il est aussi joueur de main nue et l’un des membres fondateurs du Biarritz Athletic Club en octobre 1951 (quand son frère Maurice Abeberry, Charles Gienger, Jean Baptiste Etcheverry, Pierre Marmouyet, André Roux, Bernard Lefort, Raymond Lalanne, Fernand Pujol, Pierre Dubroca se réunissent sous l’impulsion d’Albert Abeberry, l'aîné de ses frères, et décident de constituer une société sportive omnisports orientée surtout vers le rugby à XIII, la boxe et la pelote[9]) et il est le premier président de la section pelote.

Le 19 février 1952, il donne sa démission à l'Ordre des avocats du Barreau de Bayonne et entre alors dans l’ordre des Dominicains, l’Ordre des Prêcheurs[10].

Il est étudiant au couvent Saint-Maximin et il est ordonné prêtre en 1957, à Toulouse semble-t-il.

En 1960, il rejoint le couvent dominicain de Marseille où le diocèse lui confie la responsabilité de créer un organisme d’information en contact direct avec les professionnels des médias. De là naît en 1962 le Centre Diocésain d’Information (CDI) sous la dénomination locale de Centre d’Information Marseillais (CIM), qui regroupe un certain nombre de laïcs sensibles comme lui aux questions liées au médias. En 1968, il fonde avec deux amis journalistes le Service d’Information de l’Archevêché de Marseille (SIAM) qui sera l’embryon d’un véritable service de communication du diocèse. Il noue ainsi de nombreux contacts dans le monde de la presse, de la radio, de la télévision et du cinéma. Sa connaissance du 7e Art le conduit à proposer aux enseignants d’une dizaine d’établissements privés de Marseille des séances de formation et visionnage préludant à la projection de films pour leurs élèves. Ces séances ont lieu soit dans les établissements soit au siège du CIM, un ancien cinéma paroissial de la rue d’Aubagne : Le Central. Il collabore, en outre, à l’hebdomadaire diocésain Semaine Provence. Par ailleurs, il participe au développement de la pelote basque à Marseille et en Provence[11] avec la création, par l’Association des Pyrénéens et Gascons en Provence, d’un fronton sur le campus universitaire de Luminy[12].

Il est le directeur du Pèlerinage du Rosaire à Lourdes de 1967 à 1984 où il met en œuvre l’esprit du Concile.

Responsable de l’émission télévisée Le Jour du Seigneur entre 1976 et 1985[13], il appartient alors à la communauté Maydieu rue de la Glacière à Paris[14].

Ses engagements le conduisent également à mener des actions contre la torture et la peine de mort et d’autres de développement solidaire au Pérou et en Haïti dans le cadre du CCFD (Comité catholique contre la faim et pour le développement dans le monde).

Observateur favorable à la réforme liturgique en langue basque[15], initiée dès 1947 par le Père Gabriel Lerchundi et mise en place entre 1964 et 1967 dans les cinq diocèses bascophones, il est proche du groupe des prêtres basques Herriarekin animé par Mikel Epalza, l’aumônier des marins-pêcheurs.

En 2002[16],[17], il rejoint la communauté Saint-Dominique de sœurs et de frères[18] qui, associés à des laïcs, est au service de l’abbaye Notre-Dame de Boscodon, une abbaye romane du XIIe siècle dont la sœur Jeanne Marie (1926-2013) est à l’origine de la restauration à partir de 1972[19]. Il y restera jusqu'en 2011[20].

Son attachement au scoutisme, qu'il pratique dans sa jeunesse sous l'Occupation, lui vaut des liens d'amitiés indéfectibles[21].

Sur le plan politique, il a toujours été sensibilisé à la question basque[22] en sa qualité de dominicain fidèle à ses racines[23].

Références[modifier | modifier le code]

  1. cf. Pierre Abeberry sur Auñamendi Eusko Entziklopedia
  2. « Son gouvernement, exercé avec exigence et rigueur ne reste pas le moment le plus important de son existence ; en revanche, il était fier d’avoir élu deux Maîtres de l’Ordre en 1983 et un autre en 1992. Il a vibré bien sûr pour les missions d’Haïti et du Pérou, il avait la passion de la Justice et de la Paix. En 1997, il reprend du service comme syndic provincial pour, m’a-t-il dit, éviter à un jeune frère d’être accablé par cette charge ardue ». Source : homélie lors des obsèques du frère Pierre ABEBERRY, frère Rémy BERGERET, o.p., prieur du couvent de Montpellier, mardi 2 juin 2015
  3. « Pierre Abeberry a été un missionnaire infatigable du Verbe fait chair ; il a donné sa vie comme témoin de Jésus Christ ressuscité. La deuxième épitre de Paul à Timothée, décrit ce qui a été l'axe de la vie de Pierre. « Proclame la Parole, insiste, exhorte, toujours avec patience et souci d'enseigner. » Et d'ajouter ces paroles qui pourraient être son message posthume : « j'ai combattu le bon combat, j'ai achevé ma course, j'ai gardé la foi ! ». En effet, jusqu'à ses 90 ans, il a fait preuve de dynamisme missionnaire, animé d'un talent apprécié de prédicateur et surtout greffé à l'amitié envers Jésus. » Source : homélie de la messe en l’église Sainte-Eugénie de Biarritz à la mémoire du père Pierre ABEBERRY, abbé Mikel EPALZA, vendredi 12 juin 2015
  4. « Habitants de ce village, vous êtes enfants d’un terroir, d’une famille, d’une maison. Je suis le fils de Jean d’Achtal, comme un tel est d’Elizaldea, de Caztintu, de Gaztelhur. Nos racines charnelles plongent profond dans cette terre aimée. Nous sommes sortis de la chair et du sang mais aussi de l’amour et du courage d’un longue lignée d’hommes et de femmes dont beaucoup reposent dans cette terre précisément, à quelques pas de nous, tout autour de nous, si près de nous qu’ils participent à notre rassemblement, à notre fête. Mais cela, aussi beau, aussi grand, aussi émouvant qu’il soit, ne suffit pas à exprimer la totalité de ce que nous sommes réellement. Tout étant d’un lieu déterminé et qui nous est cher, comme baptisés dans le Christ, nous avons aussi des racines dans le ciel, nous appartenons à un peuple plus vaste, à une communauté spirituelle qui nous établit fils et filles d’un même Père, frères de tous les hommes, citoyens du monde, en marche vers ce qui sera notre patrie définitive. Voilà la totalité de nos racines. C’est tout cela qui façonne notre identité intégrale et commune. Et c’est cela qui donne un sens et un contenu authentique à notre fête d’aujourd’hui. ». Source : homélie du père Pierre ABEBERRY, dimanche 22 août 1993, à l’occasion de la kermesse paroissiale d’Arcangues / Arrangoitze et de la bénédiction de l’orgue par l’abbé ANCHORDOQUY.
  5. « La famille Abeberry est riche d’une double identité, laïque et chrétienne. Le papa catholique originaire d’Ibarron ; la maman Ernestine Etcheverry, née à Halsou, institutrice laïque comme son papa et aussi catholique pratiquante prêtant main-forte autant à la paroisse de Ste Eugénie qu’aux œuvres laïques. Si, Pierre, le dominicain a fait le choix de Dieu et du message de Jésus de Nazareth qu’il a servi de belle manière, Koko lui, fait le choix de la laïcité qu’il a aussi servi de belle manière ». Source : abbé Mikel Epalza : Hommage à Koko Abeberry lors de ses obsèques civiles le 24 février 2017 [1]
  6. Source : L'Express du 9 mai 2002 : Les grandes familles du Pays Basque. Les Abeberry. L'âme basque. [2]
  7. « J’ai suivi mes études de droit à Bordeaux et je me suis inscrit au barreau de Bayonne en 1946. Nous avons créé le BAC en 1951 et l’année suivante je décidais d’entrer dans les ordres. J’avais 26 ans. À l’époque c’était considéré comme une vocation tardive ». Source : Sud-Ouest du 23 novembre 2001 : 50e anniversaire du BAC / Portrait : Pierre, frère Abeberry
  8. « Le début de l'année 1952 est marqué par le départ du président d'Oldarra, Pierre Abeberry. Tout le monde estime ses qualités de droiture et d'impartialité. Mais où part-il ? Ce jeune avocat de 27 ans va entrer dans les ordres et revêtir au début de mars la bure des dominicains. « Ce n'est pas sans peine que je vous laisse. Je continuerai à penser à vous et à travailler pour vous. Continuez en tout cas votre oeuvre, car elle est belle ». » Source : Oldarra. Une histoire, un esprit de Manuel Urtizberea (Bayonne, Elgar, 2018), page 65.
  9. « http://rugbyman13.rmc.fr/236462/Les-dessous-de-BAC-XIII-la-fameuse-equipe-de-rugby-a-XIII-de-Biarritz/ »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)
  10. « Je me suis interrogé. Je connaissais les Bénédictins de Belloc, un ordre retiré du monde, tourné vers la méditation. Les Jésuites et leur discipline quasi-militaire. Chez les Dominicains, j’ai été séduit par le service de la parole et l’esprit démocratique. Cela fait 50 ans et je ne regrette rien ». Source : Sud-Ouest du 23 novembre 2001.
  11. « J’ai toujours cultivé mon amour du Pays Basque. C’est ainsi qu’avec un groupe de basques de Marseille, nous avons obtenu de Gaston Defferre qu’il construise deux frontons ». Source : Sud-Ouest du 23 novembre 2001.
  12. « Il fut, avec l’association des Pyrénéens et Gascons en Provence, l’artisan de la construction du fronton de Luminy, sur les hauteurs de la ville ». Source : Dominique BOUTINEAU, ancien président de la Fédération Française de Pelote Basque et de la Fédération Internationale de Pelote Basque, in Sud-Ouest du 11 juin 2015.
  13. «  Cette émission, qui a trente ans, a été fondée par un dominicain, le Père Prichard vers 1949. Un travail considérable été réalisé par mes prédécesseurs. Une heure et demie d’antenne le dimanche matin, constituée d’une demi-heure de magazine enregistré ou filmé, et de la retransmission en direct de la messe. En tant que responsable de l’émission, je me trouve à la tête d’une petite entreprise, puisque cette émission se fait sous le couvert d’une association : le Comité français de radiodiffusion qui est en contact avec TF1 pour la production de l’émission. L’équipe comprend une vingtaine de collaborateurs, en majorité des prêtres, mais aussi de laïques ; par exemple, nous avons parmi nous un professeur de lycée. ». Source : Isabelle et Jean-Michel ARAGON, Gérard BEAUFILS (RMC), Nous avons rencontré… le Père Pierre Abeberry, 1979.
  14. «  Là [à Marseille] il s'ouvre à ce monde particulier, celui des moyens de communication. Pierre l'homme de la Parole, est subjugué par la force de l'image. C'est ainsi qu'il rejoint la communauté Maydieu à Paris, pour devenir le producteur du Jour du Seigneur, fondé en 1948 par un dominicain, le Père Pichard. Il s'attachera à montrer, par les images et les témoignages, les semences du Verbe dans la condition humaine. De 1976 à 1985, durant 10 ans Pierre exercera avec brio et passion ce beau ministère non seulement pour diffuser la messe télévisée mais aussi pour rendre compte de l'Église de Vatican 2, l'Église Peuple de Dieu, Église universelle, ferment d'humanité, dans les prisons, dans les monastères, dans les pays lointains. Comme il le dit lui-même « une Église ouverte sur la Vie et non une Église fermée sur elle-même », et il ajoute « des messes avec des fidèles actifs, chantant, célébrant et non des fidèles endormis ! ». De son temps, ce sont entre 2 millions et demi et plus de 3 millions de fidèles qui suivent la messe télévisée chaque dimanche! Il était le curé de cette grande paroisse « cathodique » ! ». Source : homélie de la messe à la mémoire du père Pierre ABEBERRY, abbé Mikel EPALZA, Biarritz, vendredi 12 juin 2015
  15. « - D’abord une question de fond : une liturgie en langue basque, pourquoi ? – Parce qu’il y a un peuple basque. Parce qu’il y a des chrétiens qui vivent, aiment et prient en langue basque. Fallait-il que leur langue les laisse en marge du renouveau liturgique ? Fallait-il, par contre, que par faute de traduction et d’édition en langue basque les paroisses se débasquisent pour progresser liturgiquement ? Non, il fallait que le peuple basque dise et chante la gloire de Dieu dans sa langue. Il fallait qu’au moins dans la maison de Dieu et dans le domaine de la prière, les Basques n’aient pas à se contrefaire et à accepter pour l’amour du Dien des non-basques de ne plus être ». Source : interview du père Xavier DIHARCE, abbé de Belloc, par le père Pierre ABEBERRY à la suite de la messe des chorales paroissiales du Pays basque retransmise en direct de l’église de Saint-Jean-de-Luz, Le Jour du Seigneur du dimanche 24 avril 1977.
  16. [3]
  17. [4]
  18. « La Communauté Saint-Dominique de Boscodon, rattachée à la Province de France de l'Ordre des prêcheurs, a succédé à la Communauté Notre-Dame, créée au sein de la Fédération Notre-Dame des Prêcheurs (Moniales de l'Ordre des prêcheurs). Elle anime l'ancienne Abbaye Notre-Dame de Boscodon. En 2002, elle réunissait trois Dominicaines, deux Dominicains et un Frère missionnaire des campagnes, au sein d'un foyer de vie de la famille dominicaine. La propriété foncière et immobilière appartient à l'Association des amis de l'Abbaye de Boscodon, fondée en 1972. » [5]
  19. [6]
  20. « Pierre aura passé une petite dizaine d’années à Boscodon : de 2002 à 2011. Arrivé en même temps que le frère Jean Mansir, il en était reparti un peu avant lui, car il estimait que son grand âge ne lui permettait plus de conduire une voiture, et il ne souhaitait pas peser sur la communauté par cette dépendance. Mais, même à distance, il restait proche de Boscodon, venant pour des week-ends ou téléphonant régulièrement pour prendre des nouvelles. Il laisse à Boscodon un beau souvenir : celui d’un homme vigoureux, attentif, spirituel, plein d’humour et toujours disponible. Chaque matin il assurait l’accueil à la librairie, engageant la conversation avec les visiteurs. En communauté, nous nous rappelons sa voix de stentor entonnant des chants basques, son incroyable érudition dans le domaine cinématographique, sa gentillesse envers les hôtes de passage. C’était aussi un homme de conviction : sur le plan politique, culturel, voire ecclésial, il ne mâchait pas ses mots. Nous l’aimions. » Source : frère Dominique CERBELAUD, o.p., responsable de la communauté de Boscodon, dimanche 31 mai 2015 [7]
  21. « Lorsque j’ai pris à 26 ans cette décision lourde de donner une nouvelle orientation à mon existence, c’était l’aboutissement d’un long cheminement souterrain commencé avec les scouts notamment, c'est-à-dire au service des autres. Pourquoi alors ne pas tout donner aux autres par amour du Christ ? Je suivais une mystérieuse continuité, en sortant d’un métier de parole pour entrer dans un ordre de prêcheurs. Et poursuivre dans cet art d’expliquer, de convaincre, de s’adresser à la raison et au cœur ». Source : Sud-Ouest du 23 novembre 2001.
  22. « En tant que Basque je n’approuve pas ces décisions d’extradition et je les ressens douloureusement. Ce qui ne signifie pas que je condamne la lutte contre le terrorisme, que j’approuve la violence, surtout sous ses formes les plus anonymes… Je remarque que les crimes dont ces hommes sont accusés sont liés au problème basque, qui est un problème politique… L’apaisement ne viendra que si l’on s’attaque aux causes. La paix, il convient de la chercher à son véritable niveau : c’est un problème politique et il faut le régler comme tel… Le Pays Basque n’est l’interlocuteur de personne. En ne répondant pas à des revendications modérées, par exemple sur le plan culturel, on encourage les extrémistes. Au Pays Basque, il existe une jeunesse qui est tentée par la violence : je ne connais pas une famille qui ne soit traversée par ce problème. Il y a une communauté basque, une solidarité par-delà les frontières. ». Source : propos du Père Pierre ABEBERRY recueillis par Jean-Charles DUQUESNE, La Croix du 28 septembre 1984
  23. « Permettez-moi un dernier mot. J’ai parlé de racines. Les racines, c’est important, c’est même essentiel, mais ce n’est pas tout de la plante. Une racine, ne l’oublions pas, c’est fait pour permettre le déploiement de la vie, la montée de la sève, pour assurer la croissance, l’ouverture vers le haut et par le haut. Le passé, aussi riche soit-il, n’a de sens, de valeur, qu’en fonction d’un présent et d’un futur. Lorsque l’apôtre Pierre proclame l’identité de Jésus, Fils de Dieu, celui-ci répond en parlant Église, Église à construire. C'est-à-dire que Jésus évoque l’avenir, ce qui va sortir de son sacrifice pascal et de l’Esprit-Saint, lorsque lui ne sera plus là physiquement et que les hommes auront à prendre leurs responsabilités. Une kermesse paroissiale, c’est la célébration des racines d’une communauté, c’est aussi, je le pense, l’occasion de poser ou de raffermir les bases de son devenir à la fois humain et chrétien. ». Source : homélie du père Pierre ABEBERRY, Arcangues, 22 août 1993.