Pierre-Paul Dehérain

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Pierre-Paul Dehérain
Pierre Paul Dehérain.gif
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 72 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nationalité
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Activités
Conjointe
Louise Hulleu (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfant
Autres informations
Membre de
Père-Lachaise - Division 65 - Herain 01.jpg
Vue de la sépulture.

Pierre-Paul Dehérain, né le à Paris, ville où il est mort le , est un agronome français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est le fils d'Alexandre Pierre Louis Deherain, conseiller à la cour royale de Paris (1830) et d'Herminie Lerminier[1].

Après avoir fait ses études élémentaires au collège municipal de Chaptal, s'être muni de ses deux diplômes de bachelier ès sciences et ès lettres, et être passé par l'École d'administration[2], il fréquente le laboratoire d'Edmond Frémy au Muséum national d'histoire naturelle, puis occupe la place de préparateur du cours de zoologie appliquée à l'agriculture professé par Émile Baudement au Conservatoire national des arts et métiers. Là, à l'âge de 29 ans, il se fait recevoir docteur ès sciences, avec un travail relatif aux chloro-sels et à l'emploi des phosphates en agriculture. En 1860, Pierre-Paul Dehérain fit en commun avec Joseph-Charles d'Almeida des recherches sur l’électrolyse d’un mélange d’alcool et d’acide azotique[3]. Entre-temps, il est nommé professeur de chimie au collège Chaptal, puis, en 1864, il quitte le conservatoire pour prendre les fonctions de chargé de cours à l'École d'agriculture de Grignon.

Intimement lié avec Edmond Frémy, son ancien maître, ainsi qu'avec Joseph Decaisne, Dehérain entre au Muséum, en 1872, comme aide-naturaliste et directeur du laboratoire de culture. En 1880, il est nommé par décret professeur de physiologie végétale appliqué à l'agriculture, au même établissement. En 1887, il est élu membre de l'Académie des sciences au siège de Jean-Baptiste Boussingault.

Ses travaux touchent surtout à la physiologie végétale, ainsi qu'à l'agriculture proprement dite, dont il connaissait à fond la pratique et les besoins.

Ses recherches sur l'assimilation des matières minérales par les plantes, qui lui ont valu le prix Bordin en 1866, ses études sur le plâtrage de la terre, la transpiration des feuilles, l'assimilation du carbone et la respiration végétale sont devenus classiques. Ses Mémoires de 1885 et 1886 sur la culture des blés à haut rendement eurent dans le monde agricole un grand retentissement. On lui doit également un grand nombre d'études tirées de ses cultures au champ d'expériences de Grignon, qui toutes ont une haute portée pratique.

Pierre-Paul Dehérain meurt le en son domicile dans le 8e arrondissement de Paris[4] et est inhumé au Cimetière du Père-Lachaise (65e division)[5].

Sur le site de Grignon de l'Ecole d'Agriculture devenu aujourd'hui l’École AgroParisTech, un Pavillon avec des Laboratoires et un Amphithéâtre porte son nom. L’Association "Grignon 2000" constituée par des anciens élèves , des enseignants chercheurs et des amis de Grignon, animée par Hervé Lecesne, ancien élève de la Promotion Grignon 1970, a pour projet de rouvrir le Pavillon Dehérain, aujourd'hui fermé, pour y créer en sa mémoire un Centre d'information sur la Foret et sur l'Eau ouvert au public

Famille/Descendance[modifier | modifier le code]

Son fils François (1877-1962), né d'un second mariage, épouse en premières noces Annie Pétain. Ils sont les parents de Pierre de Hérain (1904-1972).

Il laisse deux autres enfants de ses première et seconde unions : - Henri (1867-1941), conservateur de la bibliothèque de l'Institut de France, et - Jeanne (née en 1875)[6]

Publications[modifier | modifier le code]

  • Cours de chimie agricole, Librairie Hachette, 1873
  • Évaporation de l'eau par les feuilles, La Nature, no 11,
  • La Ferme de Rothamsted. MM. Lawes et Gilbert, Revue scientifique, no 34, , no 39, , no 46,
  • La dernière campagne sucrière, Revue scientifique,
  • Sur la respiration des racine, La Nature, no 183,
  • La betterave à sucre, Revue scientifique,
  • Les engrais chimiques dans les années de sècheresse, La Nature, no 216,
  • Annales agronomiques, G. Masson, 1875-1902
  • La production du blé aux États-Unis, La Nature, no 349, , no 355,
  • Origine du carbone des végétaux, Revue scientifique, no 19, , no 20, , no 22, , no 4, , no 6,
  • L'Association française (pour l'avancement des sciences) à Alger, Revue scientifique
  • Paul Thénard, Revue scientifique
  • Culture rémunératrice du blé, La Nature, no 700, et no 701,
  • La fabrication du fumier de ferme, La Science illustrée, no 25,
  • L'œuvre de Gay-Lussac, Revue scientifique, no 7,
  • Emploi agricole des superphosphates, La Nature, no 914,
  • Traité de chimie agricole. Développement des végétaux, terres arables, amendements et engrais Paris, Masson, 1892, Texte en ligne disponible sur IRIS
  • Le fumier de ferme'', Revue scientifique, no 10,
  • Les cases de végétation à la station agronomique de Grignon, La Nature, no 1023,
  • La disette des fourrages en 1893, La Nature, no 1049, , no 1050,
  • Le blé et le foin en 1893, La Nature, no 1057,
  • Les eaux de drainage en hiver, La Nature, no 1081,
  • Le travail du sol et la nitrification, Revue scientifique, no 25,
  • La perméabilité de la terre, La Nature no 1182,
  • Cultures dérobées d’automne, La Nature no 1373,
  • Inoculation des sols destinés à porter des légumineuses, La Nature no 1500, et no 1517,
  • La culture du blé en France, Revue générale des sciences pures et appliquées

Hommage[modifier | modifier le code]

Un genre de plantes, Deherainia, de la famille des Theophrastaceae, a été nommé en son honneur par Joseph Decaisne[7].

Sources[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Base Leonore, dossier de Légion d'honneur LH/691/41 (avec extrait de naissance joint).
  2. http://www.persee.fr/doc/rhmc_0048-8003_1989_num_36_4_1516.
  3. https://archive.org/stream/nouvellesarchive45190musu/nouvellesarchive45190musu_djvu.txt
  4. Archives de Paris 8e, acte de décès no 2079, année 1902 (vue 8/28)
  5. Registre journalier d'inhumation de Paris Père-Lachaise de 1902, en date du 10 décembre (vue 24/31)
  6. Base de Roglo - descendance de Philippe Pétain.
  7. (en) Umberto Quattrocchi : CRC World Dictionary of Plant Names: Common Names, Scientific Names, Eponyms, Synonyms, and Etymology. CRC Press Inc., 2000, S. 741 . (ISBN 0-8493-2676-1).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]