Pierre-Patrick Kaltenbach

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Pierre-Patrick Kaltenbach
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Président
Institut national d'études démographiques
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Biographie
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Décès
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Pierre-Patrick Max Paul Kaltenbach
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Pierre-Patrick Kaltenbach (parfois abrégé « PPK »), né le à Paris (France) et mort le dans cette même ville, est un magistrat à la Cour des comptes et président des Associations familiales protestantes français.

Famille[modifier | modifier le code]

Le comte Jean Bérenger (1767-1850), présente au Corps législatif, avec Defermon, la loi du et rédige puis dépose à l'Empereur le décret impérial du sur l'organisation de la Cour des comptes.

Pierre-Patrick Kaltenbach appartient à une famille protestante, qui compte parmi ses membres le jeune protestant de l'affaire Calas, Gaubert de Lavaysse[1], le capitaine de La Grange, rescapé du massacre de la Saint-Barthélemy, Jean de Bouffard-Madiane (1597-1674), qui négocia le traité de Paris du 5 février 1626 établissant la paix avec les huguenots de la Rochelle, Gédéon Laporte[2], l'un des premiers chefs camisards des Cévennes, le pasteur Colombe et son fils, le comte Jean Bérenger, pair de France[3], l'un des instigateurs du coup d'État du 18 Brumaire, conseiller d'État, qui proposa à Napoléon Ier le décret impérial du sur l'organisation de la Cour des comptes.

Biographie[modifier | modifier le code]

Pierre-Patrick Kaltenbach est né le [4] avenue Pierre-Ier-de-Serbie, dans le 16e arrondissement de Paris. Il est diplômé de la Sorbonne en histoire ancienne et en droit, ancien élève de Sciences Po, et membre de la promotion Stendhal de l'École nationale d'administration (1963-65). Il est ensuite nommé à la Cour des comptes. Il devient conseiller référendaire en 1977, conseiller maître en 1991 et conseiller maître honoraire en 2005.

Dans les années 1950, il participe au « Trocadéro Jazz Band », avec Philippe Koechlin (1938-1996), créateur de Rock & Folk et directeur artistique de L'Écho des savanes, et Jean-Louis Dumas (1938-2010), futur président d’Hermès.

Pierre-Patrick Kaltenbach a présidé l'Institut national d'études démographiques (INED)[5] de 1986 à 1989 et le Fonds d'action sociale pour l'insertion des immigrés (FAS) de 1986 à 1990.

Il fut également l'un des membres de la Commission de la nationalité en 1987, de l'Observatoire de la parité[6], du Haut Conseil de la famille[7], et de la Commission nationale consultative des droits de l'homme (CNCDH)[8] auprès du Premier ministre.

Inspiré par le protestantisme auquel il a consacré une part importante de sa vie comme président des Associations familiales protestantes[9], il a publié des livres consacrés à la moralité des dépenses publiques, à la place de l'islam en France, au rôle de la famille comme contre-pouvoir à l'État et aux dérives du secteur associatif[10],[11],[12],[13],[14],[15]. Il fut aussi l'un des auteurs de La Pensée unique. Le vrai procès, ouvrage collectif paru en 1998 chez Economica.

Pierre-Patrick Kaltenbach est le mari de Jeannette (officiellement Jeanne-Hélène) Kaltenbach, ancienne membre du Haut Conseil à l'intégration, membre du Haut Conseil de la famille, auteure notamment de La République et l'islam, entre crainte et aveuglement (Gallimard, 2002). Il est le père de Clémentine Portier-Kaltenbach (auteure et journaliste).

Positions[modifier | modifier le code]

Pierre Bayle (1647-1706)

Séparation des pouvoirs et confiance dans les institutions[modifier | modifier le code]

Adepte de Locke, Spinoza et Bayle[N 1], P.-P. Kaltenbach[16] souhaite ressusciter en France un principe établi sur notre sol en 1559, le système presbytérien synodal des Églises réformées[17], qui pose les bases de la démocratie élective et de la séparation des pouvoirs et des intérêts[18] : « dès qu’il y a un pouvoir au sein d’une institution, il faut aussitôt construire un contre-pouvoir et une procédure démocratique d’évaluation, le tout pour la protéger, d’abord contre nous-même ! ».

Les sources françaises du 1er amendement de la Constitution des États-Unis (1791).

Si cette révolution intellectuelle et politique entamée en 1559 en France échoue définitivement avec la révocation de l'édit de Nantes, elle est en revanche emportée en terre de Refuge par les huguenots, qui la traduisirent Outre-Atlantique sous la forme du Premier amendement de la Constitution des États-Unis du (Bill of Rights). Plusieurs des Pères fondateurs étaient en effet des huguenots[19]. Ce premier amendement affirme que « Le Congrès ne fera aucune loi visant à l'établissement d'une religion ou interdisant le libre exercice de la religion ; ou réduisant la liberté de parole ou d'impression ; ou le droit des gens de s'assembler pacifiquement et d'adresser au gouvernement des pétitions pour obtenir réparation de torts ». Tout y est : le droit naturel au-dessus du nombre, les principes au-dessus de la majorité, la séparation des pouvoirs, le lien entre liberté de pensée, d’assemblée, de presse, de protestation et d’indemnisation, autant de droits et libertés naturels, consubstantiels à la liberté d’association.

Élaborés en France mais consacrés et mis en œuvre aux États-Unis, ces principes retraverseront l'Atlantique sous la forme de l'article 16 de la Constitution de 1791, première constitution écrite qui transfère la souveraineté du roi à la nation : « Toute Société dans laquelle la garantie des Droits n’est pas assurée, ni la séparation des Pouvoirs déterminée, n’a point de Constitution ». Une seconde fois cependant, cette consécration fera long feu. Pour P.-P. Kaltenbach, cette réticence aux idées protestantes, décrite par Alain Peyrefitte dans Le Mal français[20] est l'origine ancienne de la crise de défiance que traverse la France à cette époque ; un constat qui le conduira à se rapprocher de Marcel Gauchet[21].

Pas de démocratie sans démocratie financière[modifier | modifier le code]

Cour des Comptes à Paris.

Considéré comme l’un des spécialistes de la dépense sociale[réf. nécessaire], dans son ouvrage Association lucrative sans but, paru en 1996, préfacé par Philippe Séguin, il souhaite l’application des principes de séparation des pouvoirs et des intérêts au monde associatif, qui représente près de la moitié de la dépense sociale (10 à 12 % du PIB). La république ne s’incarne pas seulement dans la solidarité, elle requiert aussi une exigence de transparence et de contrôle des pouvoirs et des fonds publics par les citoyens et leurs représentants.

Il préconise par conséquent le renforcement des moyens issus de la loi no 84 442 du qui consacrent une loi privée de contrôle. Entouré de personnalités comme Michel Lucas, chef de l'Inspection générale des affaires sociales (IGAS), qui a mis fin aux agissements de Jacques Crozemarie en 1995, Éric Molinié, futur président de la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (HALDE) ou encore Jean-Christophe Rufin (MSF, ACF), il conçoit des référentiels de certification, fondés sur le strict principe de la séparation des pouvoirs et des intérêts. Ces premiers référentiels dans le domaine associatif publiés au Journal officiel, sont développés en lien avec le bureau Veritas, BVQI, l’Afnor[22][source insuffisante]. S'y soumettront volontairement des associations comme l'ARC, l’Armée du salut et le Téléthon[23].

Regrettant que les présidents de la Cour des comptes soient régulièrement du même bord que la majorité en place, il popularise, quinze ans avant la nomination de Didier Migaud par le président Nicolas Sarkozy, l’idée de la nomination automatique d’un membre de l’opposition à la tête de la Cour des comptes, pour faire contre-pouvoir[24].

« Dans les pays démocratiques, la science de l'association est la science mère ; le progrès de toutes les autres dépend des progrès de celle-là. » Alexis de Tocqueville.

Au début des années 2000, il lance l’Observatoire bénévole des réalités associatives locales (OBRAL)[25][source insuffisante], qui a pour ambition de mettre à la disposition du plus grand nombre, de manière transparente et impartiale, un état de la dépense publique associative départementale. Cette expérience est mise en place dans le département pilote de l’Isère. À compter de 2002, des bénévoles recensent les subventions associatives distribuées aux principaux employeurs associatifs du département, en chiffrant le total des crédits et en indiquant le nom des bénéficiaires. Avant chaque élection, l’OBRAL interroge les candidats aux élections sur leur position en matière de transparence et de séparation des pouvoirs et des intérêts. Réponses et refus de répondre sont publiés sur internet.

La crise de représentativité[modifier | modifier le code]

Kaltenbach milite pour des procédures de décompte et de certification des effectifs des organisations dites représentatives. Pour lui, la France « est devenu une société de défiance et d’incivisme dont le modèle social s’autodétruit. Les spécificités de ce « modèle » baptisé « exception » par ses bénéficiaires[pas clair] sont des partis sans militants, des syndicats sans salariés, de grandes associations sans bénévoles, des églises officielles sans fidèles, le tout alimenté par un fleuve d’aides publiques caractérisées par leur opacité »[réf. nécessaire].

La famille contre les pouvoirs[modifier | modifier le code]

Affiche canular éditée par P.-P. Kaltenbach en 1972.

Président des Associations familiales protestantes (AFP) pendant quarante ans, sa réflexion est par ailleurs alimentée par ses fonctions successives (INED, Fonds d'action sociale pour l'insertion des immigrés et de leurs familles (FAS), Observatoire de la parité, Haut Conseil de la famille).

En 1985, il publie La Famille contre les pouvoirs de Louis XIV à François Mitterrand[26], qui comprend des entretiens avec le doyen Jean Carbonnier et le philosophe Jacques Ellul. Imprégné par l'histoire des persécutions religieuses aux XVIIe et XVIIIe siècles, Kaltenbach voit la famille avant tout comme un contre-pouvoir. Rien à voir avec « Travail, famille, Patrie », mais plutôt une « prophylaxie anti-consensus » : « pas d’étouffoir mais une autodéfense », commente Régis Debray[27]. P.-P. Kaltenbach défend en particulier l'idée que, dans la société contemporaine, si l'adulte renonce à tout impératif de transmission, il laisse ses enfants démunis, incapables de résister aux emprises affectives, idéologiques et marchandes qui le guettent aujourd'hui de toutes parts. Il suggère par conséquent que nos politiques familiales ne soit pas conçues sous l’angle de guerres de sécession entre femmes et hommes, ou jeunes et parents, dans une société où des individus juxtaposés prendront le moins de responsabilités possible les uns envers les autres, mais compteront de plus en plus sur l’État. Jacques Ellul concluait cet ouvrage à l'unisson : « Une société libre et solidaire ne peut pas progresser et durer sans la volonté et la capacité d’engagement personnel d’un nombre croissant de citoyens libres et responsables. Si les individus ne se prennent plus en charge à titre privé, si les familles ne sont pas soutenues, nous obtiendrons ce que Napoléon souhaitait lorsqu’il disait : « Il faut que la société soit faite en grains de sable et moi je fais le tas de sable. » C’est ce qu’on appelle une société totalitaire. »

Les Rencontres de Fontevraud.

À la tête des Associations familiales protestantes, il organise pendant trente ans, les Colloques de Fontevraud, qui réunissent tous les deux ans des philosophes, sociologues, démographes, juristes, journalistes et responsables publics parmi lesquels on renlève les noms de Jacques Ellul, Jean Carbonnier, Régis Debray, Pierre Chaunu, Dominique Schnapper, Jean-Michel Belorgey, France Quéré, Evelyne Sullerot, Emmanuel Todd, Michel Lucas, Eric Molinié, Raphael Hadas-Lebel, Alexandre Jardin, Michel Tribalat, René Schaerer, Monette Vacquin, etc.[28],[29].

Pour un islam « réformé » de France[modifier | modifier le code]

Pierre-Patrick Kaltenbach, élabore très tôt une réflexion sur ce sujet en raison de plusieurs des responsabilités qui lui ont été confiées : membre de la commission Marceau Long de réforme du Code de la nationalité en 1987 (dont il suggèrera la retransmission en direct des auditions sur la télévision publique)[30], président de l’Institut national d'études démographiques (INED)[5], président du Fonds d'action sociale pour les travailleurs immigrés et leurs familles (FAS) qui finance alors toute la politique française d’intégration (notamment des mouvements comme SOS Racisme, fondé en 1984), mais aussi contrôleur de la politique de la ville, de la politique d'intégration et d'accueil des réfugiés, au titre de ses fonctions à la Cour des comptes [31].

Dans années 1980, il développe le premier scénario optimiste[C'est-à-dire ?] quant à l’implantation de nouvelles populations musulmanes en Europe[réf. nécessaire]. En 1991, il publie avec son épouse Jeanne-Hélène Kaltenbach, « La France, une chance pour l’Islam »[32], présenté par Daniel Pipes, figure médiatique américaine de l'antiterrorisme, comme un ouvrage important sur les conséquences des retrouvailles historiques de l'islam avec l'Occident. Dans cet essai, les auteurs font valoir que quelles que soient les difficultés futures, l’histoire religieuse française et sa « spécificité laïque » en font le pays européen qui présente le plus d’atouts pour voir s’épanouir sur son territoire un islam laïc et moderne : « pour la première fois dans l'histoire, il est offert à l'islam de « se réveiller » dans un pays démocratique, riche, laïc et pacifique »[33].

En termes pratiques, les auteurs proposent, entre autres :

  • la création d'une faculté de théologie islamique installée à Strasbourg, sous régime concordataire, c'est-à-dire sous le contrôle et le financement direct de l'État,
  • le recours à des aumôniers issus d’un islam français et laïc dans les prisons de la république, un recrutement qui présenterait en outre l'avantage d'octroyer une rémunération aux imams qui en sont souvent dépourvus,
  • la surveillance des détournements de la loi de 1905 déjà patents à cette époque.

En 1996, P.-P. Kaltenbach est l’inspirateur de la première association familiale musulmane de France qui réunit dans son comité de parrainage Leïla Shahid, déléguée générale de l'Autorité palestinienne, André Chouraqui, penseur et homme politique franco-israélien connu pour sa traduction de la Bible, Jacques de Bourbon Busset, écrivain et diplomate français, membre de l'Académie française et France Quéré, philosophe protestante membre du Comité national d’éthique[34]. Cette association est agréée par l’Union départementale des associations familiales (U.D.A.F) en 1998 et reconnue d’intérêt général depuis 2011. Elle est la seule en France à bénéficier de ce type d’agrément[35]. Il lance avec Simone Veil Entreprendre en France, une institution se portant caution auprès des banques pour aider les jeunes issus de l’immigration qui souhaitent créer leur entreprise. Ils soutiendront notamment les débuts de Farid Lahouassa, Aissa Djabri et Manuel Munz, qui commencent à monter leur société Vertigo Productions, qui produira un jour le film La Vérité si je mens !.

Publications[modifier | modifier le code]

  • Pierre-Patrick Kaltenbach, « Entre urnes et croissant : électeurs ou musulmans ? », dans Yves Charles Zarka (dir.), Sylvie Taussig et Cynthia Fleury, L’Islam en France, PUF, coll. « Quadrige », (ISBN 978-2-13-055727-2).
  • Pierre-Patrick Kaltenbach, « Islam de France, combien de divisions ? Élections musulmanes et terrorisme médiatique », Liberté politique,‎ (lire en ligne).
  • Pierre-Patrick Kaltenbach, Tartuffe aux affaires : Génération morale et horreurs politiques. 1980-2001, Éditions de Paris, .
  • Jean-Marc Chardon (dir.) et Denis Lensel (dir.) (ouvrage collectif), La Pensée unique : le vrai procès, Paris, Economica, , 265 p. (ISBN 2-7178-3745-0).
  • Pierre-Patrick Kaltenbach, « La Dérive associative », Le Débat, no 91,‎ .
  • Pierre-Patrick Kaltenbach (préf. Philippe Séguin), Association lucrative sans but, Denoël, (ISBN 9782207244074).
  • Pierre-Patrick Kaltenbach et Jeanne-Hélène Kaltenbach, « Faut-il respecter la différence ? », dans La Responsabilité : La Condition de notre humanité, Autrement,
  • Pierre-Patrick Kaltenbach et Jeanne-Hélène Kaltenbach (préf. Pierre Chaunu et Bruno Étienne), La France, une chance pour l'Islam, Éditions du Félin, .
  • Pierre-Patrick Kaltenbach, Jacques Ellul et Jean Carbonnier, La Famille contre les pouvoirs. De Louis XIV à Mitterrand, Éditions Nouvelle Cité, (ISBN 9782853131148).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Pour Kaltenbach, ces défenseurs de la liberté — et non du libéralisme commercial — exilés en Hollande pour cause de religion, anglais comme Locke, français comme Bayle et Jurieux, de concert avec Spinoza, ont formalisé en terre de Refuge, à Amsterdam, le plus précieux héritage politique et religieux de l’Europe judéo-chrétienne : fonder sur la Bible l’éradication du religieux et de toute transcendance en politique.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Claude de Vic, Histoire générale de Languedoc, , 1058 p. (lire en ligne), p. 566.
  2. Biographie de Gédéon Laporte sur Camisards.net
  3. Elise Karlin, « Le musée impérial de Clémentine », sur L'Express,
  4. « Interview de Pierre-Patrick Kaltenbach par Jean Lebrun dans l'émission La marche de l'Histoire », sur franceinter.fr, .
  5. a et b Décret du 8 août 1986 portant nomination du président du conseil d'administration de l'Institut national d'études demographiques (INED)
  6. Décret du portant nomination à l'Observatoire de la parité entre les femmes et les hommes.
  7. Arrêté du portant nomination au Haut Conseil de la famille.
  8. Arrêté du relatif à la composition de la Commission nationale consultative des droits de l'homme.
  9. «Portrait de Pierre Patrick Kaltenbach», Regard d’espérance no 263, février 2012.
  10. Sophie Humann « Ces très « chères » associations », Le Figaro, 29 juin 2012.
  11. Christophe Dubois, « On trouve des associations mal gérées », sur leparisien.fr, .
  12. Marie Ottavi, « Associations: « La loi de 1901 a été pervertie », Un entretien avec Pierre-Patrick Kaltenbach, spécialiste des associations à but non lucratif », L’Express, .
  13. Pierre-Patrick Kaltenbach, « Sauver le bébé né en 1901 », Libération,
  14. Ministère de la Justice, service central de prévention de la corruption, Les dérives du monde associatif.
  15. Pierre Albertini, Rapport sur l’exercice de l’action civile par les associations, Assemblée nationale, .
  16. Libération, Les principes bibliques peuvent réformer le politique, , http://www.liberation.fr/cahier-special/2000/08/19/les-religions-peuvent-elles-influer-sur-la-conduite-des-affaires-publiques-pour-les-principes-bibliq_334543
  17. Les églises réformées en France
  18. Michelet, « Le Synode de 1559 », dans Histoire de France au XVIe siècle, édition 1856, volume 3 - Guerres de religion - ch. 9 : « Un acte autrement hardi venait d’avoir lieu dans Paris, à l’insu de tout le monde. Appelons-le de son vrai nom, qu'ignoraient ceux mêmes qui le faisaient : la république réformée. Du au , une assemblée générale des ministres de France avait eu lieu au faubourg Saint Germain. Pendant ces violentes disputes du Parlement, au milieu de bûchers, au sein d’un peuple furieux qui massacrait jusqu’à des catholiques suspects de tolérance, ces hommes intrépides, de toutes les provinces, vinrent siéger en concile. Dans leur gravité forte, ils écrivirent leur foi, leur discipline et l'acte de naissance de la démocratie religieuse. « Nulle église au-dessus des autres » ; deux fois par an s’assemblent les ministres, chacun amenant un ancien et un diacre eux-mêmes élus par le peuple. Voilà la base républicaine de l'église de France. Tout cela calqué sur Genève ; mais combien différent, en résultat, quand on transportait de la petite ville au royaume de France, à cet empire immense que la Réforme allait se créant aux Pays-Bas et en Écosse, en Angleterre, bientôt en Amérique. »
  19. [Washington, Hamilton, Adams, Jay, Rivere entre autres, sont descendants de huguenots français, tout comme Theodore et Franklin Roosevelt, Truman, Nixon…, dans Bulletin de la Société de l'histoire du protestantisme français, vol. 148, 2005.
  20. Alain Peyrefitte dans Le Mal français : « Certaines particularités de notre tempérament national nous rendirent rétif aux idées protestantes et, pour notre malheur pensait-il, assurèrent le triomphe de la Contre-Réforme, ou de la Réforme catholique comme préfèrent dire ceux qui lui reconnaissent des aspects positifs. »
  21. La Religion dans la démocratie, 1998 : « Il y a quelque chose de pathétique dans la situation des dirigeants actuels. Alors qu’ils se tracassent comme jamais d’écouter, de sonder, de comprendre, d’expliquer, alors qu’ils se multiplient en assises, états généraux et colloques, la distance ne cesse de croître entre la base et le sommet. Ce qui monte dans le Peuple, ce n’est pas une demande d’écoute, de sondages, d’images ou de bruit, de « comm », en un mot de démagogie médiatique, c’est une demande véhémente et désordonnée de reconnaissance, d’impartialité de probité, de légitimité et de participation, demande qui si elle n’est pas canalisée, organisée, dans le cadre de procédures précises, contractuelles, acceptées et respectées de tous ouvre grand la porte au déchaînement des rapports de force. »
  22. Label Gouvernance et Gestion responsable des associations et fondations, Afnor
  23. « Un milieu associatif opaque : entretien avec P-P. Kaltenbach », sur contrepoints.org,
  24. Voir notamment dans Pierre-Patrick Kaltenbach, Associations lucratives sans but, Denoël, , 240 p. (ISBN 9782207244074) et dans, puis dans Pierre-Patrick Kaltenbach, Tartuffe aux affaires : Génération morale et horreurs politiques. 1980-2001, Éditions de Paris - Max Chaleil, (ISBN 2846210071)
  25. Exposé des Motifs et Projets sur le site de l'OBRAL
  26. P.-P. Kaltenbach, La Famille contre les pouvoirs de Louis XIV à François Mitterrand, Nouvelle cité, 1985, 208 p., compte-rendu dans Population, 1987, vol. 42, n° 1, p. 185-186.
  27. Régis Debray, Dieu, un itinéraire: matériaux pour l'histoire de l'Éternel en Occident, Odile Jacob, 2001.
  28. « XIIIe COLLOQUE de FONTEVRAUD, 1984-2010, du 1er au 3 octobre 2010 », sur Site de l'Association Familiale Protestante de Saumur (consulté le 8 janvier 2021)
  29. « Historique », sur le site des Associations familiales protestantes (consulté le 8 janvier 2021)
  30. [Quatre-vingt personnalités seront ainsi auditionnées en direct sur France 3, dans « La Commission du code de la nationalité », tribune de Pierre-Patrick Kaltenbach, Autres Temps, Les cahiers du christianisme social, vol. 16 (no) 16, 1987, p. 72-77. http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/chris_0753-2776_1987_num_16_1_1198
  31. REF:23412 OP:SSE-Nanterre DS:1988-06-17 TY:Article AU:KALTENBACH (Pierre Patrick) AS:TARTIER (Daniel) TI:Interview de Pierre Patrick kaltenbach TP:Paroles et pratiques sociales NUM:no 23 DATE:janvier-février 1988 DP:1988 DATRI:1988-02-01 PAG:p. 11 DE:DROIT CIVIL, IMMIGRE, IMMIGRATION, VIE POLITIQUE, CODE DE LA NATIONALITE, NATIONALITE[pas clair]
  32. Jean Lebrun, Entretien avec Pierre-Patrick Kaltenbach. « La France une chance pour l’Islam », France Culture,
  33. Robert Solé, « La France peut favoriser la naissance d’un islam réformé. Entretien avec Pierre-Patrick Kaltenbach », Le Monde,
  34. Jean-Maurice Montremy, « L'Homme de la semaine: Pierre-Patrick Kaltenbach », sur lexpress.fr,
  35. Qui veut la mort de l’Union des Familles Musulmanes ? sur millebabords.org

Liens externes[modifier | modifier le code]