Pierre-Buffière
| Pierre-Buffière | |||||
L'église Sainte-Croix-Saint-Côme-et-Saint-Damien. | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Nouvelle-Aquitaine | ||||
| Département | Haute-Vienne | ||||
| Arrondissement | Limoges | ||||
| Intercommunalité | CC Briance Sud Haute-Vienne (siège) |
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| Maire Mandat |
Patrick Labrune 2025-2026 |
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| Code postal | 87260 | ||||
| Code commune | 87119 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Pierre-Buffiérois | ||||
| Population municipale |
1 139 hab. (2023 |
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| Densité | 198 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 45° 41′ 41″ nord, 1° 21′ 33″ est | ||||
| Altitude | Min. 240 m Max. 374 m |
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| Superficie | 5,75 km2 | ||||
| Type | Bourg rural | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Limoges (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Condat-sur-Vienne | ||||
| Législatives | 2e circonscription de la Haute-Vienne | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Haute-Vienne
Géolocalisation sur la carte : Nouvelle-Aquitaine
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| Liens | |||||
| Site web | https://www.pierre-buffiere.com/ | ||||
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Pierre-Buffière est une commune française située dans le département de la Haute-Vienne en région Nouvelle-Aquitaine.
Pierre-Buffière est labellisée Village étape depuis 1999.
Géographie
[modifier | modifier le code]Localisation
[modifier | modifier le code]Pierre-Buffière est située sur les bords de la Briance, un affluent de la Vienne,
Elle se trouve dans l'aire d'attraction de Limoges, ainsi que dans sa zone d'emploi et dans son bassin de vie[I 1].
Communes limitrophes
[modifier | modifier le code]Les communes limitrophes sont Saint-Hilaire-Bonneval, Saint-Jean-Ligoure et Vicq-sur-Breuilh.
Géologie et relief
[modifier | modifier le code]La superficie de la commune est de 5,75 km2 ; son altitude varie de 240 à 374 mètres[2].
Hydrographie
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Le territoire communal est drainé par la Briance, ainsi que par deux de ses affluents qui y confluent : le Blanzou et le Breuilh.
La Briance est un affluent de la Vienne en rive gauche, et donc un sous-affluent de la Loire.
Climat
[modifier | modifier le code]Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique altéré », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[3]. En 2020, la commune ressort du même type de climat dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique, le climat de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[4].
Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 2]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.
|
Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[7] complétée par des études régionales[8] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. La station météorologique de Météo-France installée sur la commune et en service de 1996 à 2019 permet de connaître l'évolution des indicateurs météorologiques[9]. Le tableau détaillé pour la période 1981-2010 est présenté ci-après.
| Mois | jan. | fév. | mars | avril | mai | juin | jui. | août | sep. | oct. | nov. | déc. | année | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Températures (°C) | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Record de chaleur date du record |
18,1 05.01.99 |
22,5 15.02.98 |
25,5 19.03.05 |
28,4 30.04.05 |
30,7 30.05.01 |
36,5 30.06.15 |
38,7 16.07.15 |
39,2 12.08.03 |
33,5 12.09.16 |
28 12.10.01 |
23,8 07.11.15 |
18,6 17.12.15 |
39,2 2003 |
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| Maximale moyenne | 8 | 9,7 | 13,2 | 15,8 | 20,1 | 24 | 25,3 | 25,3 | 21,7 | 17,4 | 10,9 | 8,1 | 16,7 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Moyenne | 4,3 | 5,2 | 7,9 | 10,2 | 14,2 | 17,6 | 18,9 | 18,8 | 15,3 | 12,5 | 7,1 | 4,4 | 11,4 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Minimale moyenne | 0,7 | 0,7 | 2,6 | 4,6 | 8,2 | 11,3 | 12,5 | 12,3 | 8,9 | 7,5 | 3,3 | 0,8 | 6,1 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Record de froid date du record |
−12,1 13.01.03 |
−18,1 06.02.12 |
−13,5 01.03.05 |
−4,2 17.04.12 |
−2,4 08.05.97 |
2 04.06.01 |
4,1 17.07.00 |
1,9 29.08.98 |
−0,9 25.09.02 |
−7,1 30.10.97 |
−11,2 24.11.98 |
−13 24.12.01 |
−18,1 2012 |
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| Précipitations | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Hauteur (mm) | 80,3 | 66,2 | 79,8 | 105,7 | 98,8 | 79,2 | 71,6 | 76 | 62,9 | 85,1 | 115 | 89,4 | 1 010 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[10], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme
[modifier | modifier le code]Typologie
[modifier | modifier le code]Au , Pierre-Buffière est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[11].
Elle est située hors unité urbaine[I 1]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Limoges, dont elle est une commune de la couronne[Note 5],[I 1]. Cette aire, qui regroupe 127 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[12],[13].
Occupation des sols
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L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (62,2 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (62,2 %).
La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (36,2 %), forêts (20,7 %), zones urbanisées (17,1 %), zones agricoles hétérogènes (16,4 %), terres arables (9,6 %)[14].
L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].
Habitat et logement
[modifier | modifier le code]En 2022, le nombre total de logements dans la commune était de 625, alors qu'il était de 609 en 2016 et de 613 en 2011[I 2]. Parmi ces logements, 84,4 % étaient des résidences principales, 10,3 % des résidences secondaires et 5,3 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 82,4 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 17,3 % des appartements[I 3]. Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Pierre-Buffière en 2022 en comparaison avec celle de la Haute-Vienne et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (10,3 %) supérieure à celle du département (7,7 %) et à celle de la France entière (9,7 %).
| Typologie | Pierre-Buffière[I 3] | Haute-Vienne[I 4] | France entière[I 5] |
|---|---|---|---|
| Résidences principales (en %) | 84,4 | 82,8 | 82,3 |
| Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) | 10,3 | 7,7 | 9,7 |
| Logements vacants (en %) | 5,3 | 9,5 | 8 |
Voies de communication et transports
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La commune se trouve sur l'axe routier historique Paris - Toulouse.
Cette situation a longtemps fait de la ville l'un des plus gros points noirs du réseau routier français. Jusqu'à la fin des années 1970, la nationale 20 traverse Pierre-Buffière depuis Limoges via une descente en lacets (aujourd'hui RD 420) dans la vallée de la Briance, un étroit pont au-dessus de la ligne SNCF Paris-Toulouse, puis la traversée du bourg dont les rues étroites étaient limitées à 30 km/h. Les camions se succédaient à un rythme incessant et les retenues de plusieurs kilomètres étaient monnaie courante.
En 1976, l'État décide la construction d'une déviation à 2x2 voies d'environ 15 km, destinée à terme à faire partie de l'autoroute A20. Ce tronçon, nécessitant la construction de deux viaducs d'importance sur la Briance et le Blanzou est inauguré le [15] et fit enfin disparaître ce bouchon notoire.
La gare de Pierre-Buffière, située sur la ligne des Aubrais - Orléans à Montauban-Ville-Bourbon, est desservie par des trains TER Nouvelle-Aquitaine de la ligne L22, qui circulent entre Limoges et Brive-la-Gaillarde, via Uzerche.
Risques naturels et technologiques
[modifier | modifier le code]Le territoire de la commune de Pierre-Buffière est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse) et séisme (sismicité faible)[16]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[17].

Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie[18]. 19,9 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (27 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national métropolitain)[Carte 2]. Depuis le , en application de la loi ÉLAN, différentes contraintes s'imposent aux vendeurs, maîtres d'ouvrages ou constructeurs de biens situés dans une zone classée en aléa moyen ou fort[Note 6],[19].
La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1993 et 1999 et par des mouvements de terrain en 1999[16].
Toponymie
[modifier | modifier le code]En limousin, la langue régionale anciennement parlée localement, son nom se prononce « Peyro Bufièro » et s'écrit ainsi en graphie mistralienne (phonétique) tandis qu'il s'écrit Pèirabufièira en graphie classique.[réf. nécessaire]
Histoire
[modifier | modifier le code]Antiquité
La villa romaine dite d'Antone se dresse à la confluence de deux des trois rivières qui arrosent la commune, la Briance et le Blanzou, Ses vestiges, encore en cours de fouilles, se trouvent à cheval sur le rebord d'un petit plateau qui fait face à la nouvelle implantation du bourg. La partie développée sur le plateau a été irrémédiablement abîmée par les travaux agricoles, mais les parties utilisant la pente abrupte de l'éperon pour gérer l'évacuation des eaux de la partie thermale ainsi que pour ériger de solides caves destinées au stockage de denrées, bien qu'écroulées, sont encore lisibles. La restauration en est encore en cours.
Moyen-Âge
Le village est construit sur un éperon rocheux qui fut fortifié au Moyen Âge.
Au XIe siècle le Cartulaire de Solignac y mentionne un castrum (village fortifié) et un castellum (château). Ce château du XIe siècle, appelé plus tard le bas-château, occupait l'espace compris entre la D420 et la rue Saint-Côme. C'est à l'intérieur de ce château que se trouvait la petite église Saint-Côme et Saint-Damien. Le village fortifié s'étendait au sud-est jusqu'à la rue des Remparts, ainsi nommée car elle suit le tracé d'un rempart qu'on voyait encore au XVIIIe siècle. L'église Sainte-Croix se trouvait à l'extérieur, dominant l'ensemble.
Cette église, à l'origine romane, a été construite au XIe siècle par Goscelin, seigneur de Pierre-Buffière. Ce dernier s'est trouvé en conflit en 1061 avec son suzerain le vicomte de Limoges, et le différend fut arbitré par l'Abbaye de Solignac. En remerciement l'église alors consacrée au Christ, à sa Croix et à la Vierge fut offerte à l'abbaye.
Au XIIIe siècle le village s'est étendu vers l'est sur le terrain plus élevé autour de l'église Sainte Croix. C'était une petite ville fortifiée peuplée notamment de commerçants bénéficiant de franchises et siège d'une baronnie. Le bas-château disparut sans doute alors, sauf l'église Saint-Côme et Saint-Damien qui devint église paroissiale au XVe s. Vendue comme bien national à la Révolution elle a aujourd'hui disparu.
Temps modernes
[modifier | modifier le code]Au XVIe siècle les barons de Pierre-Buffière ont adhéré à la Réforme et ont fait partie des chefs du parti huguenot en Limousin. Les guerres de religion ont ruiné la famille qui s'est éteinte dans la première moitié du XVIIe siècle.
Peut-être est-ce un de ces huguenots qui a rapporté à Henri Estienne un sermon fameux du curé de Pierre-Buffière, digne du Curé de Cucugnan d'Alphonse Daudet : " Ce bon personnage, pour mieux exhorter ses parrociens à bien vivre, leur dict entr'autres choses, Quand le jour du jugement sera venu, Dieu voudra que je lui rende compte de vous autres, & m'appellera, Curé de Pierrebuffiere, qu'as-tu faict de tes brebis? Et moy mot. Or dit-il ceci par trois fois, se cachant en la chaire chasque fois qu'il disoit, Et moy mot. Mais puis il leva la teste, & vint à dire, Je scay bien que je luy respondray, Bestes vous me les avez baillees, bestes je vous les ren. Vray est que ceci ne peut avoir telle grace ainsi traduit, qu'il a en sa propre langue, assavoir estant couché en nayf atticismes Limosins : & pourtant je me suis faict bailler par un du lieu l'original, qui est tel, Quan se vendro lo iour deu iugamen, Dieu me demandaro que you ly rendo comte de vous autre. & me apelaro, Chapelo de Peyrebufieyro, en qual eytat son ta olia? Et you ny mot. Et eu mapelaro enquero, & diro, Chapelo de Peyrebufieyro, en qual eytat son ta olia? Et you ny mot. Et enquero eu me diro, Chapelo de Peyrebufieyro, en qual eytat son ta olia? Iusque à tre viage. Et you ly respondray, Seigne, beytia la ma beylada, & beytia la te rendi." (Henri Estienne II, L' Introduction au traité de la conformité des merueilles anciennes avec les modernes, ou Traité preparatif à l'Apologie pour Herodote, Anvers (Henrich Wandellin) 1567, p. 400)
Époque contemporaine
[modifier | modifier le code]En 1893, la gare de Pierre-Buffière est mise en service par la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans lors de la mise en service, le [20], de la ligne à double voie de Limoges à Brive via Uzerche, dans le cadre de la constitution de l'itinéraire ferroviaire direct entre Paris et Toulouse.
le 3e bataillon de la 2e division SS Das Reich de Helmut Kämpfe se détachant du reste de la colonne à Pierre-Buffière établit son cantonnement à Saint-Léonard-de-Noblat, avant de gagner Guéret en vue de la libération de cette ville prise par le Maquis de Albert Fossey-François et Roger Cerclier, le . le 4ème panzer-grenadier » régiment Der Führer, commandé par le colonel Sylvester Stadler atteint Pierre-Buffière, aux portes de Limoges, le , à 2h du matin et demeure sur place en vue d’une éventuelle prise de Limoges[21].
Politique et administration
[modifier | modifier le code]Rattachements administratifs et électoraux
[modifier | modifier le code]Rattachements administratifs
[modifier | modifier le code]La commune se trouve dans l'arrondissement de Limoges du département de la Haute-Vienne[I 1].
Elle était depuis 1793 le chef-lieu du canton de Pierre-Buffière[2]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.
Rattachements électoraux
[modifier | modifier le code]Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 du canton de Condat-sur-Vienne[I 1].
Pour l'élection des députés, elle fait partie de la deuxième circonscription de la Haute-Vienne.
Intercommunalité
[modifier | modifier le code]Pierre-Buffière était le siège de la petite communauté de communes de Briance-Roselle, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé fin 1997 et auquel la commune avait transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.
Conformément aux prescriptions de la loi de réforme des collectivités territoriales du , qui a prévu le renforcement et la simplification des intercommunalités et la constitution de structures intercommunales de grande taille, celle-ci a fusionné avec ses voisines pour former, le , la communauté de communes Briance Sud Haute-Vienne (CC BSHV) dont la ville est désormais le siège[I 1].
Élections municipales et communautaires
[modifier | modifier le code]Élections les plus récentes
[modifier | modifier le code]Au premier tour des élections municipales de 2014 dans la Haute-Vienne, la liste DVG menée par le maire sortant Stéphane Patier obtient la majorité absolue des suffrages exprimés, avec 408 voix (61,35 %, 12 conseillers municipaux élus dont 2 communautaires), devançant très largelent la liste DIV menée par Olivier Chaumeil (257 voix, 38,64 %, 3 conseillers municipaux élus dont 1 communautaitre).
Lors de ce scrutin, 22,88 % des électeurs se sont abstenus[22].
Au second tour des élections municipales de 2020 dans la Haute-Vienne, la liste menée par le maire sortant Stéphane Patier obtient la majorité des suffrages exprimés, avec 231 voix (42,23 %, 11 conseillers municipaux élus dont 2 communautaires), devançant largement celles menées respectivement par :
- Catherine Madore (190 voix, 34,73 %, 3 conseillers municipaux élus dont 1 communautaire) ;
- Jean-Louis Bourdeau (126 voix, 23,03 %, 1 conseiller municipal élu).
Lors de ce scrutin marqué par la pandémie de Covid-19 en France, 33,22 % des électeurs se sont abstenus[23].
Liste des maires
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Équipements et services publics
[modifier | modifier le code]Population et société
[modifier | modifier le code]Les habitants sont appelés les Pierre-Buffiérois[32].
Démographie
[modifier | modifier le code]L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[33]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[34].
En 2023, la commune comptait 1 139 habitants[Note 7], en évolution de −1,56 % par rapport à 2017 (Haute-Vienne : −0,34 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Économie
[modifier | modifier le code]Culture locale et patrimoine
[modifier | modifier le code]Lieux et monuments
[modifier | modifier le code]- L'église Sainte-Croix-Saints-Côme-et-Damien : construite en 1061 par un Goscelin de Pierre-Buffière, elle est modifiée au XIIIe siècle et au XVIIIe siècle. L'édifice a été inscrit au titre des monuments historiques en 1985[36].
- L'hôtel des Trois-Anges[37], cet ancien relais de poste du XVIe siècle, eut comme hôte le pape Pie VII en 1814.
- L'hôtel des Trois-Anges.
- Vestiges gallo-romains de la villa d'Antone.
- Monument aux morts
- Dupuytren
- Fernand Lagrange
Personnalités liées à la commune
[modifier | modifier le code]- Guillaume Dupuytren (1777-1835), baron, anatomiste et chirurgien militaire français qui a laissé son nom à la Maladie de Dupuytren, une contracture irréductible de la paume de la main, y est né.
- Fernand Lagrange (1845-1909),médecin et physiologiste français qui s'est consacré à la promotion du sport et de l'éducation physique, y est né.
- Honoré-Gabriel Riqueti de Mirabeau (1749-1791), célèbre tribun de la Révolution française. Limousin par sa mère, dernier descendant des barons de Pierre-Buffière et des vicomtes de Saint-Mathieu (3), il a passé une grande partie de sa jeunesse à Pierre-Buffière et à Saint-Bonnet-Briance.
Héraldique
[modifier | modifier le code]| Blason | ||
|---|---|---|
| Détails | Le statut officiel du blason reste à déterminer. |
Pour approfondir
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Jean-Michel Desbordes, Les origines de Pierre-Buffière (Haute-Vienne), p. 169-176, Revue archéologique du Centre de la France, année 1978, no 17-3-4 (lire en ligne)
- Archives de la Haute-Vienne : Archives des familles de Pierre-Buffière et de Rochechouart
- F.-J. Bureau, A l’ombre de mon clocher. Pierrebuffière de l’an mille à nos jours. Limoges (imprimerie Rivet et Compagnie), 1950 (rééd. 2004)
- René et Alain Chamaud, Pierre-Buffière (406-1979). Pierre-Buffière, 1988
- René et Alain Chamaud, Histoire de Pierre-Buffière, Société Historique et Archéologique Briance-Breuilh-Ligoure, 1995.
Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]- « Dossier complet : Commune de Pierre-Buffière (87119) », Recensement de la population de 2022, INSEE, (consulté le ).
- Données administratives de la commune sur le site de l'Insee[Note 8]
- Pierre-Buffière sur le site BANATIC du Ministère de l'intérieur (DGCL).
- « Pierre-Buffière » sur Géoportail.
Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes et cartes
[modifier | modifier le code]- Notes
- ↑ Accès au lien de l'article Wikipédia de la commune limitrophe en cliquant sur celle-ci.
- ↑ Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[5].
- ↑ L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
- ↑ Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[6].
- ↑ La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
- ↑ Dans les zones classées en aléa moyen ou fort, différentes contraintes s'imposent :
- au vendeur d'informer le potentiel acquéreur du terrain non bâti de l’existence du risque RGA ;
- au maître d’ouvrage, dans le cadre du contrat conclu avec le constructeur ayant pour objet les travaux de construction, ou avec le maître d'œuvre, le choix entre fournir une étude géotechnique de conception et le respect des techniques particulières de construction définies par voie réglementaire ;
- au constructeur de l'ouvrage qui est tenu, soit de suivre les recommandations de l’étude géotechnique de conception, soit de respecter des techniques particulières de construction définies par voie réglementaire.
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
- ↑ Ce dossier de l’Insee reprend, pour la commune, le Code Officiel Géographique, le découpage territorial, l'intercommunalité, les zonages d’études, le dossier complet de la commune, un comparateur de territoires, les données statistiques et les définitions des termes géographiques (zonages administratifs, d’étude, etc.).
- Cartes
- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
- ↑ « Cartographie interactive de l'exposition des sols au retrait-gonflement des argiles », sur infoterre.brgm.fr (consulté le ).
Références
[modifier | modifier le code]Site de l'Insee
[modifier | modifier le code]- 1 2 3 4 5 6 Insee, « Métadonnées de la commune de Pierre-Buffière ».
- ↑ « Chiffres-clés - Logement en 2022 à Pierre-Buffière - Section LOG T1 » (consulté le ).
- 1 2 « Chiffres-clés - Logement en 2022 à Pierre-Buffière - Section LOG T1 bis » (consulté le ).
- ↑ « Chiffres-clés - Logement en 2022 dans la Haute-Vienne - Section LOG T1bis » (consulté le ).
- ↑ « Chiffres-clés - Logement en 2022 dans la France entière - Section LOG T2 » (consulté le ).
Autres sources
[modifier | modifier le code]- ↑ Carte IGN sur Géoportail
- 1 2 3 Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- 1 2 Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Le climat en France métropolitaine », sur meteofrance.fr, (consulté le ).
- ↑ 2021 : de nouvelles normales pour qualifier le climat en France, Météo-France, 14 janvier 2021.
- ↑ Glossaire – Précipitation, Météo-France
- ↑ « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur ecologie.gouv.fr (consulté le ).
- ↑ [PDF]« Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - Nouvelle-Aquitaine », sur nouvelle-aquitaine.chambres-agriculture.fr, (consulté le ).
- ↑ « Fiche du Poste 87119004 » [PDF], sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
- ↑ « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le )
- ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Limoges », sur le site de l'Insee (consulté le ).
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- ↑ « Albert Faurissou nous a quittés », Le Populaire du Centre, (lire en ligne, consulté le ) « C'est de 1965 à 1971 qu'il est élu conseiller municipal à Saint-Hilaire-Bonneval. Venu habiter à Pierre-Buffière, il fut élu adjoint de 1977 à 1989 sous la mandature d'Aimé Medard puis élu maire de 1989 à 1995 et conseiller municipal de 1995 à 2001. Passionné de pêche il était un membre très investi dans la société communale ».
- ↑ Sylvain Compère, « Municipales : Stéphane Patier réélu pour un troisième mandat à Pierre-Buffière », Le Populaire du Centre, (lire en ligne
, consulté le ) « Trois listes "sans étiquette" s'affrontaient à Pierre-Buffière. Le maire sortant, Stéphane Patier, garde les clés de la mairie pour un troisième mandat avec plus de 43% des suffrages » . - ↑ « Monsieur Stéphane PATIER », Avis de décès, sur https://www.lepopulaire.fr, (consulté le ).
- ↑ Thibaut Dailler, « Son parcours, ses projets, son équipe... Qui est Patrick Labrune, le nouveau maire de Pierre-Buffière élu pour un an ? », Le Populaire du Centre, (lire en ligne
, consulté le ) « Suite à la démission du maire Stéphane Patier mi-décembre, Patrick Labrune a remporté les élections municipales le 23 mars avec sa liste "Un souffle nouveau pour Pierre-Buffière". Samedi, il a été officiellement proclamé maire, pour un an, minimum ». - ↑ « Nom des habitants », sur habitants.fr (consulté le ).
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