Pierre-Antoine Gailly

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Pierre-Antoine Gailly
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Au Salon des entrepreneurs par O. Boucherat/Fotagora
Naissance (63 ans)
Charleville, Ardennes (France)
Nationalité française
Diplôme
Profession
Activité principale
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Pierre-Antoine Gailly, né le à Charleville, est un chef d'entreprise français. Il a assuré la direction générale ou la présidence de plusieurs groupes, dont la société Le Bon Marché, le groupe Desfossés International ou le Moulin rouge et est président de la Chambre de commerce et d'industrie de région Paris - Île-de-France de 2013 à 2016.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et formation[modifier | modifier le code]

Pierre-Antoine Gailly est issu d'une famille ardennaise, impliquée dans l'industrie métallurgique depuis la création par son aïeul, Gustave Gailly, d'une clouterie mécanique devenue les fonderies Gailly, implantées rue de l'Abreuvoir derrière le stade du Petit-Bois. Pierre-Antoine Gailly vit jusqu'à l'âge de 8 ans à Charleville, puis rejoint Paris où son père, ingénieur des Arts et Métiers, occupe un poste de cadre supérieur[1],[2].

Entré à HEC Paris en 1972, il obtient son diplôme en 1975[3]. Il appartient à la même promotion que François Hollande.

Début de carrière[modifier | modifier le code]

Après un parcours en audit interne dans une compagnie de transport et logistique, il accède à différents postes de direction. Il est notamment directeur de la distribution de Miro-Meccano de 1980 à 1983, puis directeur général adjoint de Jeux Nathan. Il est ensuite directeur financier du groupe Zannier (Absorba) au début des années 1990. En 1993, il devient président-directeur général du Bon Marché, entreprise du groupe de luxe LVMH, qu'il contribue à redresser[4],[5].

Carrière dans les médias[modifier | modifier le code]

En 1995, il prend la direction d'un des plus grands groupe de médias français, Desfossés International, filiale médias de ce groupe LVMH, qui contrôle alors La Tribune Desfossés, L'Agefi, Investir et Victoire Télématique[4]. Cet ensemble de médias et publications a alors un chiffre d'affaires global d'environ 450 millions de francs, le titre le plus connu étant La Tribune Desfossés, qui progresse en diffusion dans ces années 1990 et constitue le deuxième journal économique français derrière Les Échos[6]. Il est toutefois confronté à une grève de deux jours lorsqu'il va chercher un directeur de publication à l'extérieur[7].

Carrière dans le divertissement[modifier | modifier le code]

De 1998 à 2005, il est président du directoire du Moulin Rouge, un des berceaux du french cancan et un music-hall immortalisé par le peintre Toulouse-Lautrec. La société dont il prend la direction est en difficulté, mais il réussit à relancer sa fréquentation[8],[9],[10]. Il est appelé ensuite à la présidence du conseil de surveillance du Lido[11], société de spectacle concurrente, qu'il préside toujours aujourd'hui.

Fonctions consulaires[modifier | modifier le code]

De 2007 à 2013, il est président de l'Union des chambres de commerce et d'industrie françaises à l’étranger. Élu président de la Chambre de commerce et d’industrie de Paris le [11], il devient président de la Chambre de commerce et d'industrie de région Paris - Île-de-France au moment de sa création le [12]. En janvier 2016, il est remplacé par Jean-Paul Vermès.

Il est vice-président de CCI France[13] et siège au Conseil économique, social et environnemental[14].

Prises de position[modifier | modifier le code]

En , il a signé, avec quelques autres dirigeants d'entreprises dont Olivier Mellerio et Jean-Pierre Letartre, une tribune dans le journal Le Monde intitulée « Il est encore temps de sauver les entreprises familiales et leurs emplois », sur les mesures fiscales touchant les entreprises[15]. Il était déjà intervenu l'année précédente auprès des médias sur des mesures d'intéressement des salariés envisagées par le gouvernement, en demandant à ce gouvernement de distinguer les entreprises familiales des grands groupes mondiaux cotés en bourse[16]. Son expérience l'a conduit à exercer dans les deux types d'entreprise.

Il intervient également en 2012 pour que HEC Paris, simple département de la Chambre de commerce et d’industrie de Paris depuis son origine, et devenue une des principales écoles commerciales de France, acquiert un statut lui donnant davantage d'autonomie[17]. Cette réforme qui concerne une quarantaine d'écoles consulaires au-delà de HEC est pour l'instant différée par le gouvernement, même si Pierre-Antoine Gailly déclare « ne rien lâcher »[18].

Vie de famille[modifier | modifier le code]

Pierre-Antoine Gailly est marié depuis 1977 et père de quatre enfants. Son épouse Véronique née Viennot, architecte des bâtiments de France honoraire et artiste peintre (Montamets) depuis 20ans.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Legion Honneur Chevalier ribbon.svg Chevalier de l'ordre national de la Légion d’honneur
Ordre national du Merite Officier ribbon.svg Officier de l'ordre national du Mérite
Ordre du Soleil levant, au grade de l’Étoile d’or et d’argent

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Classement par date de parution.

  • Philippe Bonnet, « Grève... tandis que la rédaction de «la Tribune Desfossés» suspend la sienne », Libération,‎ (lire en ligne).
  • « Démission du PDG de « La Tribune-Desfossés » », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  • Philippe Bonnet, « «La Tribune» change de voie avec Larue. Nouvelle formule en vue pour le quotidien du groupe Desfossés, qui change de PDG. », Libération,‎ (lire en ligne).
  • Dominique Frétard, « La tête et les jambes des « petites femmes de Paris » : un héritage en or, une pérennité délicate », Le Monde,‎ .
  • Dominique Frétard, « Avec « Féerie », le Moulin-Rouge se surpasse pour la nouvelle année », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  • Eric Le Mitouard, « Le Moulin-Rouge a ravi la couronne au Lido », Le Parisien,‎ (lire en ligne).
  • Nicolas Jacquet et Guéric Jacquet, La France qui gagne, Éditions Odile Jacob, , 255 p. (lire en ligne).
  • Carole Bellemare, « Pierre-Antoine Gailly, du Lido à la Chambre de commerce de Paris », Le Figaro,‎ (lire en ligne).
  • AFP, « Pierre-Antoine Gailly nouveau président de la Chambre de commerce et d'industrie de Paris », Le Point,‎ (lire en ligne).
  • Rédaction Le Parisien, « « Il faut pouvoir continuer à travailler à Paris », Pierre-Antoine Gailly élu hier président de la CCIP de Paris », Le Parisien,‎ (lire en ligne).
  • Rédaction L'Union, « Un Carolo à la tête du Lido », L'Union,‎ (lire en ligne).
  • « L'incompréhension des chefs d'entreprise face au projet d'une prime aux salariés », Le Point,‎ (lire en ligne).
  • « Il est encore temps de sauver les entreprises familiales et leurs emplois », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  • Justine Gay, « François Hollande, ces patrons qu'il connaît depuis l'école : Pierre-Antoine Gailly, président de la Chambre de commerce de Paris », Le Journal du Net,‎ (lire en ligne).
  • Patrick Fauconnier, « HEC bientôt autonome : c'est confirmé », Le Nouvel Observateur,‎ (lire en ligne).
  • Marie-Christine Corbier, « Le gouvernement diffère la réforme du statut d'HEC et des grandes écoles consulaires », Les Échos, no 21445,‎ (lire en ligne).
  • Philippe Flamand, « La CCI Paris Île-de-France enfin créée », L'Entreprise,‎ (lire en ligne).

Sources sur le web[modifier | modifier le code]