Pierre-Anthony Allard

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Pierre-Anthony Allard
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Naissance
Nationalité
Activité

Pierre-Anthony Allard, né le [1] à Chicago, est un photographe français, portraitiste, qui a longtemps été associé au Studio Harcourt dont il a signé en particulier le portrait de Carole Bouquet, devenue emblématique du style de ce studio [2].

Carole Bouquet, 1995. Un portrait devenu emblématique du style Harcourt

Il a commencé sa carrière photographique comme informaticien au studio Harcourt en 1983 pour passer très vite laborantin puis assistant de Thierry Bouët, photographe principal de ce studio..

Parmi ses portraits photographiques célèbres, on peut citer ceux d'Arielle Dombasle (1984), d'Isabelle Huppert (1987), de Pauline Lafont (1987), de Jacques Higelin (1988), de Laetitia Casta, de la reine Rania de Jordanie (2005), etc.

Biographie[modifier | modifier le code]

1960-1983[modifier | modifier le code]

Naissance en 1960 à Chicago où son père est directeur de la filiale Benoto pour les États-Unis.

Enfance à Bécon-les-Bruyères, Hauts-de-Seine.

Photographié à l'âge de trois ans par le Studio Harcourt, alors installé au 49, avenue d'Iéna, Paris.

Son père lui offre un Canon AE-1 pour sa réussite au bac.

Séjour à New York. Fait des photos.

S'inscrit dans un cinéclub. Découvre Henri Alekan en visionnant La Belle et la Bête.

1976. Découvre la jouissance de la photographie avec le livre de Jeanloup Sieff et Chenz, La Photo.

Tente le concours d'entrée à l'École Louis-Lumière mais échoue par ignorance des conséquences sur une prise de vue d'un filtre vert apposé sur un objectif.

1982. Service national dans les parachutistes à Tarbes au 1er régiment de hussards parachutistes. Grave accident à son 34e saut. Diagnostic médical : ne pourra plus jamais marcher.

1983. À la suite du guérison miraculeuse, retrouve l'usage de ses jambes.

1984-2008 : les années Harcourt[modifier | modifier le code]

Se présente au studio Harcourt, alors installé au 9, rue de la Paix, Paris, et est engagé comme spécialiste en informatique chargé d'informatiser les 400 000 fichiers papier des prises de vue accumulés depuis 1934.

1984. Parution du livre d'Henri Alekan, Des lumières et des ombres qui allait l'influencer tout au long de sa carrière de portraitiste.

Laborantin, puis assistant de Thierry Bouët, il devient l'unique photographe en titre du Studio Harcourt au départ de ce dernier en 1984.

Marat assassiné (1793) de Jacques Louis David.

Directeur artistique, puis directeur associé du Studio.

1985. Quitte le Studio.

1987. Le réintègre, alors qu'il est installé au 10 rue Royale, Paris.

1992. Rachète la marque Studio Harcourt avec deux associés, François-Denis Poitrinal et Daniel Bour et aidé par sa femme, Marie, pour 421 000 francs. Installe le Studio au 30, rue des Acacias, Paris, avec un plateau de cinéma 200 m2 équipé de projecteur Cremer achetés d'occasion.

1995. Portrait de Carole Bouquet qui deviendra l'emblème du Studio, exposée en haut des marches de l'escalier d'honneur de celui-ci.

1997. Photographie de Doc Gynéco inspirée de Marat assassiné de Jacques-Louis David.

2000. Portrait de Georges Charpak, prix Nobel de physique, sur son lieu de travail, chantant des photos paillardes [3].

2005. Portrait de Lætitia Casta, Rania de Jordanie.

Rachat du Studio par un homme d'affaires, spécialiste de l'immobilier, Francis Dagnan.

2008. Quitte de nouveau le Studio.

2008-2016[modifier | modifier le code]

Photographe indépendant.

2011 : Portraits pour Polka Magazine des présidentiables : François Bayrou, Boutin, François Hollande, Joly, Marine Le Pen, etc.

Travaille avec un Pentax 67.

Conférences et séminaire de formation sur la lumière en photographie comme son séminaire sur la lumière dans le cadre de l'AFMI.

Exposition[modifier | modifier le code]

  • 2010 : Les Kiosquiers de Paris, Club de la presse, Paris.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Françoise Denoyelle, « Le gardien du temple », in Studio Harcourt, Nicolas Chaudin, 2012, p. 103-104 et sq.
  • Pierre-Anthony Allard avec Vivianne Perret, Mes années Harcourt, Le Passeur, 2013.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Pierre-Anthony Allard - Babelio », sur www.babelio.com (consulté le 3 mars 2018)
  2. Mes années Harcourt, p. 139-141.
  3. Mes années Harcourt, p. 133-135