Piazzali

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Piazzali
I Piazzali d'Alisgiani (co)
Couvent d'Alisgiani
Couvent d'Alisgiani
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Corse
Département Haute-Corse
Arrondissement Corte
Canton Castagniccia
Intercommunalité sans
Maire
Mandat
Marc Tartuffo
2014-2020
Code postal 20234
Code commune 2B216
Démographie
Gentilé Piazzalais
Piazzalacci (co)
Population
municipale
17 hab. (2012)
Densité 24 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 19′ 11″ N 9° 24′ 33″ E / 42.3197222222, 9.4091666666742° 19′ 11″ Nord 9° 24′ 33″ Est / 42.3197222222, 9.40916666667  
Altitude 400 m (min. : 386 m) (max. : 602 m)
Superficie 0,7 km2
Localisation

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Piazzali (en corse I Piazzali d'Alisgiani, prononcé [i bja.ˌt͡saː.li ɾa.li.ˈʒaː.ni ]), est une commune française du département de la Haute-Corse, dans la collectivité territoriale de Corse.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Piazzali est située dans la microrégion de l'Alesani, dans la région de Cervione. Elle a appartenu à l'ancienne piève d'Alesani. Elle est l'une des vingt-trois communes du canton d'Orezza-Alesani, à l'est de la Corse et en plein cœur de la Castagniccia, un territoire couvert comme son nom l'indique, par une forêt de châtaigniers. Piazzali est adhérente au parc naturel régional de Corse dans son « territoire de vie » Castagniccia.

Mgr Giustiniani, évêque de Nebbio de 1521 à 1530[Note 1], donnait en son temps la description suivante :

« C'est encore dans cette partie [de la côte intérieure[Note 2], c'est-à-dire celle qui se trouve comprise entre le Tavignano, le Golo et la mer à l'est] que se trouve la piève d'Alesani, qui a un autre couvent de Mineurs et renferme dix-sept villages ; les plus connus sont ceux de Pietricaggio et de l'Ortale, à cause des familles de caporaux qui les habitent. Cette piève qui contient quatre cent quatre-vingt-seize feux est traversée par une rivière qui prend sa source dans les montagnes des Calvelle, situées dans la piève d'Alesani. Dans le pays on l'appelle rivière de Busso ; mais plus près de la mer, lorsqu'elle est entrée dans la piève de Campoloro, elle perd tout-à-fait son nom et s'appelle la rivière d'Alesani. Cette piève produit beaucoup de châtaignes, des céréales et du vin en assez grande quantité. Les habitants sont pour la plupart cultivateurs, aujourd'hui surtout, depuis que le pays a été, pendant les dernières guerres, brûlé et saccagé par les Génois, et qu'ils se trouvent ainsi réduits à la pauvreté. »

— Mgr Justiniano in Dialogo nominato Corsica, traduction Lucien Auguste Letteron in Histoire de la Corse, Description de la Corse - Tome I, p. 37

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Perelli Perelli Valle-d'Alesani Rose des vents
Perelli N Valle-d'Alesani
O    Piazzali    E
S
Perelli,
Novale
Novale Ortale,
Novale

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Piazzali se situe dans la Corse schisteuse au nord-est de l'île[Note 3], dans le massif du San Petrone.

C'est une commune de moyenne montagne, sans façade maritime, dominée à l'ouest par la pointe de l'Orsaja (1 438 m), et un peu plus au nord-ouest, par la punta Ventosa (1 686 m) et la punta di Caldane (1 724 m) sur la dorsale limitant à l'ouest la Castagniccia. Son point le plus haut (602 m), se trouve au pied de la pointe de l'Orsaja, sommet « à cheval » sur Pietricaggio, Perelli et Pianello.

Son relief comporte plusieurs vallons, qui sont parcourus par autant de cours d'eau tributaires de la rivière d'Alesani. Trois promontoires, d'une altitude avoisinant les 500 m, sont surmontés de constructions : le couvent d'Alesani, le village de Piazzali et l'ancien couvent au lieu-dit Convento vecchio.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Quoique de superficie réduite (la plus petite de Corse), la commune possède un réseau hydrographique dense. Les deux principaux cours d'eau : le ruisseau de Lavandaja[1] au nord, qui délimite Piazzali de Perelli, et le ruisseau de Piobbo[2] au sud, sont deux affluents de la rivière d'Alesani (ou rivière du Busso)[3].

Climat et végétation[modifier | modifier le code]

La commune bénéficie des conditions climatiques tempérées et humides caractéristiques de la Castagniccia (cumuls de précipitations compris entre 1 000 et 1 500 mm par an). Aussi le territoire est très vert, avec un sol bien drainé. La couverture végétale, arborescente, est dominée par des châtaigneraies, le plus souvent présentes sous forme de vergers ou de taillis, avec des chênaies. La hêtraie, élément important dans le paysage de Castagniccia, n'est point présente en raison de la faible altitude de Piazzali. De petites ripisylves arborescentes longent les différents cours d’eau.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Accès routiers[modifier | modifier le code]

Une seule route donne accès au village de Piazzali : la D317 qui démarre à l'ouest de la D17 reliant Perelli à Novale, et rejoint au nord la D217 permettant de relier Perelli ou Valle-d'Alesani.

Transports[modifier | modifier le code]

Il n'existe pas de ligne de chemins de fer en Castagniccia. La gare la plus proche se trouve à Lucciana et est distante de 54 km. Les port et aéroport les plus proches sont ceux de Bastia, respectivement à 71 km et à 53 km.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

L'ensemble des d'habitants de la commune vivent au village de Piazzali, dominant le lit de l'Alesani d'une centaine de mètres.

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Temps modernes[modifier | modifier le code]

  • 1520 - À cette époque, la piève d'Alesani comptait environ 1 250 habitants. Elle avait pour lieux habités: Biduletto, lo Petricagio, li Perelli, la Novale, l’Ortale, Castagneto, Felce, Tarrano. Piazzali n'est pas cité[4].
  • 1736 - Le 15 avril, Théodore de Neuhoff, baron de Westphalie débarqué le 12 mars à Aléria, est couronné roi de Corse dans le couvent d'Alesani par les chefs de l'insurrection contre la République de Gênes (Giafferi, Ceccaldi, Costa, Albertini et Paoli)[5].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 . Marc TARTUFFO UMP .
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 17 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 4],[Note 5].

           Évolution de la population  [modifier]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
70 82 72 55 75 90 111 122 120
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
83 82 99 104 101 102 85 80 91
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
77 92 87 101 94 114 58 51 56
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009 2012
39 38 33 11 13 15 13 16 17
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école primaire publique la plus proche se situe à Cervione, distante de 19 km environ. Les collège (Collège Pescetti Philippe) et lycée (lycée Pascal Paoli) publics les plus proches se situent respectivement à Cervione, et à Corte distant de 58 km.

Santé[modifier | modifier le code]

Le plus proche hôpital est le centre hospitalier de Corte-Tattone distant de 58 km. On trouve des médecins et une pharmacie à Cervione, un cabinet de kinésithérapie à Valle-di-Campoloro, un autre d'infirmiers à Cervione.

Cultes[modifier | modifier le code]

Le seul culte pratiqué est le catholicisme. L'église conventuelle qui est la paroisse, relève du diocèse d'Ajaccio.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le couvent d'Alesani[modifier | modifier le code]

Vue du couvent depuis le chemin d'accès

Ancien couvent Saint-François (U Cunventu d'Alisgiani), il avait été fondé en 1236 sur la commune de Novale, en retrait de son emplacement actuel. Il a été reconstruit en 1354, puis remanié, agrandi en 1716. Il a été récemment restauré.


C'est dans ce couvent de franciscains que le 15 avril 1736, le baron Théodore de Neuhoff est proclamé roi par les Corses. Le roi et son peuple y ont prêté serment d'observer la nouvelle constitution dite "d'Alesani".

C'est le haut-lieu, au XIVe siècle, de la répression des Giovannali, mouvement de "spirituels franciscains", en lutte contre l'évêque d'Aleria.

L'ancien couvent de Valle d'Alesani a été classé Monument historique par arrêté du 21 février 1983[8].

À coté de la porte de la façade occidentale, dans le petit carré, la tombe du père Gabriel, tué à la suite d’un terrible orage en 1943 et l'effondrement du clocher de l’aile Est.

L'édifice religieux renferme huit œuvres classées Monuments historiques, toutes propriété de la commune[9] :

  • Dans l'église conventuelle paroissiale :
    • retable, tableau Saint François remettant un bouquet de fleurs à l'Enfant Jésus, en stuc peint et toile du XVIIIe siècle[10] ;
    • retable, présentoir Vierge à la cerise, stuc peint, doré, du XVIIIe siècle[11] ;
  • Dans la chapelle du couvent :
    • tableau Christ en croix, peinture à l"'huile sur toile, limite XVIIIe et XIXe siècles[12] ;
    • tableau Saint Pancrace, sainte Lucie, saint Blaise et saint André, peinture à l'huile sur toile, limite XVIIe et XVIIIe siècles[13] ;
    • tableau Vierge à l'Enfant dite la Vierge à la Cerise, panneau bois peint du XIVe siècle[14] ;
    • chaire à prêcher (cuve), soutenue par une colonne torse à chapiteau portant des feuilles d'acanthes. Elle se compose de quatre panneaux sculptés, séparés par de petites colonnettes torses, en bois taillé, du début XVIIIe siècle[15] ;
    • stalles du chœur en bois taillé, première moitié du XVIIIe siècle[16] ;
    • meuble de sacristie daté de 1665, en bois taillé[17].
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Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Parc naturel régional[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Parc naturel régional de Corse.

Piazzali est une commune adhérente au parc naturel régional de Corse, dans son « territoire de vie » appelé Castagniccia[18].

ZNIEFF[modifier | modifier le code]

La commune est concernée par une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique de 2e génération :

Châtaigneraies de la Petite Castagniccia

Piazzali fait partie des quarante-trois communes concernées par la zone qui couvre une superficie totale de 10 559 ha. Cette zone s'étend sur le territoire appelé localement « la petite Castagniccia », dont 60 % sont couverts par les châtaigneraies. Elle fait l'objet de la fiche ZNIEFF 940004146 - Châtaigneraies de la Petite Castagniccia[19].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Frate Agostino Giustiniano fut évêque de Nebbio une première fois de 1514 à 1517
  2. « L'île est par lui (Giustiniani) divisée du Nord au Sud en deux parties, dont l'une, celle qui fait face à l'Italie, est appelée banda di dentro (côte intérieure), et l'autre, par opposition, banda di fuori (côte extérieure). Elle est en outre divisée de l'Ouest à l'Est en deux autres parties, qui conservent encore dans le langage du pays leurs dénominations anciennes de qua da'Monti et de là da'Monti, c'est-à-dire pays en deçà et pays au delà des monts qui partagent l'île » - Analyse de M. V. de Caraffa in Histoire de la Corse, Introduction, traduction de Lucien Auguste Letteron Tome I, p. XVII-XVIII
  3. par opposition à la Corse granitique au sud et à l'ouest
  4. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  5. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ruisseau de Lavandaja (Y9201200) » (consulté le 17 décembre 2014)
  2. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ruisseau de Piobbo (Y9201240) » (consulté le 17 décembre 2014)
  3. Sandre, « Fiche cours d'eau - Rivière d'Alesani (Y9200500) » (consulté le 17 décembre 2014)
  4. Éléments pour un dictionnaire des noms propres Corse A-D. Monti
  5. Histoire de Corse: Le pays de la grandeur, Michel Vergé-Franceschi, p. 289
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2012.
  8. « Notice no PA00099227 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  9. Base Palissy
  10. « Notice no PM2B000630 », base Palissy, ministère français de la Culture
  11. « Notice no PM2B000629 », base Palissy, ministère français de la Culture
  12. « Notice no PM2B000784 », base Palissy, ministère français de la Culture
  13. « Notice no PM2B000783 », base Palissy, ministère français de la Culture
  14. « Notice no PM2B000393 », base Palissy, ministère français de la Culture
  15. « Notice no PM2B000396 », base Palissy, ministère français de la Culture
  16. « Notice no PM2B000395 », base Palissy, ministère français de la Culture
  17. « Notice no PM2B000394 », base Palissy, ministère français de la Culture
  18. Le Parc naturel régional de Corse sur le site de l'INPN
  19. ZNIEFF 940004146 - Châtaigneraies de la Petite Castagniccia sur le site de l'INPN