Piégut-Pluviers

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Piégut-Pluviers
Piégut-Pluviers
Le bourg de Piégut vu depuis la tour qui le domine.
Blason de Piégut-Pluviers
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Dordogne
Arrondissement Nontron
Intercommunalité Communauté de communes du Périgord Nontronnais
Maire
Mandat
Alain Marzat
2020-2026
Code postal 24360
Code commune 24328
Démographie
Population
municipale
1 171 hab. (2018 en diminution de 4,49 % par rapport à 2013)
Densité 65 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 37′ 25″ nord, 0° 41′ 25″ est
Altitude Min. 216 m
Max. 310 m
Superficie 18,11 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Nontron
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton du Périgord vert nontronnais
Législatives Troisième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Nouvelle-Aquitaine
Voir sur la carte administrative de Nouvelle-Aquitaine
City locator 14.svg
Piégut-Pluviers
Géolocalisation sur la carte : Dordogne
Voir sur la carte topographique de la Dordogne
City locator 14.svg
Piégut-Pluviers
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Piégut-Pluviers
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Piégut-Pluviers
Liens
Site web piegut-pluviers.com

Piégut-Pluviers est une commune française située dans le département de la Dordogne, en région Nouvelle-Aquitaine. Elle est intégrée au parc naturel régional Périgord-Limousin.

Géographie[modifier | modifier le code]

granodiorite de Piégut

La commune de Piégut-Pluviers est située à 45 km au sud-est d'Angoulême, à environ 65 km de Périgueux comme de Limoges et 200 km de Bordeaux.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Les lieux-dits suivis d'une astérisque sont situés à l'écart de la route indiquée.

B

  • La Bonnefond, D96, rte d'Abjat
  • Bost Gaillou*, Rte de l'étang Grolhier

C

  • Cabaniers, Rte de l'étang Grolhier
  • Les Champs Fleuris, D91, rte de Montbron
  • Chez Noyer*, Rte de l'étang Grolhier
  • Le Cluzeau*, D112 Rte de Saint-Barthélemy

D

  • La Domèze*, D91, rte de Marval

F

G

  • Les Granges*, D91, rte de Marval

L

  • Lascaud, Rte de Maine du Bost (sud)
  • Lauterie*, D91, rte de Montbron
  • La Lègue*, D675, rte de Champniers
  • Luclas, Rte des Moulins

M

  • La Maison Blanche*, Rte de l'étang Grolhier
  • La Malignie*, D112 Rte de Saint-Barthélemy
  • Montagut, D91, rte de Marval
  • Le Moulin de Chez Noyer*, Rte de l'étang Grolhier

N

  • La Noche, D91, rte de Marval
  • La Nozilière*, D91, rte de Marval

P

  • Pluviers, D675, rte de Champniers
  • Prieuraud*, Rte de Maine du Bost (sud)
  • Puygaud*, D91, rte de Montbron
  • Puyrazeau (Cheau de)*, D91, rte de Marval

R

  • La Renaudie*, Rte de l'étang Grolhier

S

  • Soulagnieux*, D91, rte de Marval

T

  • Les Touilles (anc. moulin)*, D675, rte de Champniers
  • Tous Vents, D91, rte de Marval
  • La Tricherie, Rte de Maine du Bost (sud)

V

  • La Vigne, D96, rte d'Abjat
  • Villefaix, Rte des Moulins

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Piégut-Pluviers est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Nontron, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 19 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (49,8 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (49,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (49,8 %), zones agricoles hétérogènes (37,2 %), zones urbanisées (9,8 %), prairies (2,8 %), eaux continentales[Note 3] (0,4 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le lieu est connu à l'époque gallo-romaine sous le nom de « Podium Accutum ». « Podium » désignait un endroit élevé et « Accutum » signifie en français aigu. Puis ce nom est devenu « Pic-Aigu », « Puy-Aigu » et enfin Piégut vers la fin du XVIIe siècle

En occitan, la commune porte le nom de Puei `Gut e Pluviers[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

La mairie et le marché.

Au XVe siècle, Piégut est une seigneurie dépendant de Limoges. 

En 1862, la commune de Pluviers prend le nom de Piégut-Pluviers.

Depuis 1642, le mercredi matin s'y tient un important marché.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Fin 2000, Piégut-Pluviers intègre dès sa création la communauté de communes du Périgord vert granitique. Celle-ci est dissoute au et remplacée au par la communauté de communes du Haut-Périgord. Au , celle-ci fusionne avec la communauté de communes du Périgord vert nontronnais pour former la communauté de communes du Périgord Nontronnais.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

La population de la commune étant comprise entre 500 et 1 499 habitants au recensement de 2017, quinze conseillers municipaux ont été élus en 2020[8],[9].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
  1980 Yves Massy PS Conseiller général du canton de Bussière-Badil (1945-1980)
  1984 Jean-Louis Sussat[Note 4]    
octobre 1984 mars 2001 André Lapeyre   Professeur de mathématiques
mars 2001 septembre 2016 Didier Vignal[Note 5],[10] DVG[11] puis PS Pharmacien
Conseiller général du canton de Bussière-Badil (1996-2015)
septembre 2016
(réélu en mai 2020)
En cours Alain Marzat   Gestionnaire de maisons de retraite et de l'hôpital de Girac

Juridictions[modifier | modifier le code]

Dans le domaine judiciaire, Piégut-Pluviers relève[12] :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[14].

En 2018, la commune comptait 1 171 habitants[Note 6], en diminution de 4,49 % par rapport à 2013 (Dordogne : −0,84 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
8219138621 1021 0371 1481 2201 2351 307
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 3451 3691 5451 5951 7701 7891 8341 7801 767
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 8401 8211 8741 6921 7141 6441 7321 5671 604
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
1 5581 5451 5041 5271 4711 3131 2151 2271 182
2018 - - - - - - - -
1 171--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

La place du marché et la mairie lors de la félibrée 2012.

Les et , Piégut-Pluviers a organisé la 93e félibrée, la fête de l'Occitanie qui a lieu tous les ans au début de l'été dans une commune de Dordogne[17].

Économie[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2015[18], parmi la population communale comprise entre 15 et 64 ans, les actifs représentent 427 personnes, soit 36,1 % de la population municipale. Le nombre de chômeurs (61) a augmenté par rapport à 2010 (46) et le taux de chômage de cette population active s'établit à 14,3 %.

Établissements[modifier | modifier le code]

Au , la commune compte 158 établissements[19], dont 97 au niveau des commerces, transports ou services, vingt-trois dans la construction, vingt relatifs au secteur administratif, à l'enseignement, à la santé ou à l'action sociale, seize dans l'industrie, et deux dans l'agriculture, la sylviculture ou la pêche[20].

Entreprises[modifier | modifier le code]

Dans le secteur du BTP, parmi les entreprises dont le siège social est en Dordogne, la société « Confort chauffage » (travaux d'installation d'équipements thermiques et de climatisation) implantée à Piégut-Pluviers se classe en 40e position en termes de chiffre d'affaires hors taxes en 2015-2016, avec 2 894 k€[21].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La tour de Piégut est le donjon circulaire d'un château assiégé et détruit en 1199 par Richard Cœur de Lion.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

La commune fait partie du parc naturel régional Périgord-Limousin[22] depuis la création de celui-ci en 1998[23], adhésion renouvelée en 2011[24].

Sur le territoire communal, les vallées du Trieux au nord-est et de son affluent le ruisseau de l'Étang Grolhier au nord-ouest sont protégées au titre de la zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) de type I « Vallées du réseau hydrographique de la Tardoire et du Trieux » dont la flore est constituée de près d'une quarantaine d'espèces de plantes, dont quatre sont considérées comme déterminantes : l'adoxe musquée, ou moscatelline, ou muscatelle (Adoxa moschatellina), la corydale à bulbe plein (Corydalis solida), l'isopyre faux-pigamon (Isopyrum thalictroides) et la jacinthe des bois, ou jacinthe sauvage (Hyacinthoides non-scripta)[25],[26].

Quatre kilomètres au nord du bourg de Piégut-Pluviers, l'étang Grolhier est partagé entre les communes de Piégut-Pluviers (7,5 hectares), Champniers-et-Reilhac (4,2 hectares) et Busserolles (10,7 hectares). L'étang est au centre d'un site inscrit de 233 hectares depuis 1979[27].

Randonnées[modifier | modifier le code]

Le sentier de grande randonnée GR 4 qui va de Royan à Grasse traverse l'ouest de la commune.

Patrimoine oral[modifier | modifier le code]

Plusieurs documents sonores en langue limousine enregistrés sur la commune sont accessibles sur le site des archives de l'Institut d’études occitanes du Limousin[28].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Piégut-Pluviers Blason
D’azur aux trois tours d’argent ouvertes et maçonnées de sable, à l’orle en filet cousu de gueules.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre Barrière, « L'exploitation métallurgique et le peuplement ancien dans la commune de Piégut- Pluviers (Dordogne) », dans Revue des Études Anciennes, 1940, tome 42, no 1-4, p. 560-566 (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  4. Décédé en fonctions.
  5. Démissionnaire, mais reste conseiller municipal.
  6. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 18 avril 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 25 mars 2021).
  2. « Commune rurale-définition », sur le site de l’Insee (consulté le 25 mars 2021).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 25 mars 2021).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 25 mars 2021).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 25 mars 2021).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 18 avril 2021)
  7. Le nom occitan des communes du Périgord sur le site du Conseil général de la Dordogne, consulté le 17 mars 2014.
  8. Article L2121-2 du code général des collectivités territoriales, sur Légifrance, consulté le 7 septembre 2020.
  9. Résultats des élections municipales et communautaires 2020 sur le site du ministère de l'Intérieur, consulté le 9 novembre 2020.
  10. « Didier Vignal n'est plus maire de Piégut-Pluviers », Sud Ouest édition Dordogne, 15 septembre 2016, p. 12.
  11. « Voici vos 557 maires », édition spéciale de Sud Ouest du 3 avril 2008, p. 6.
  12. « Annuaire des juridictions d'une commune », sur le site du ministère de la Justice (consulté le 2 janvier 2021).
  13. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  17. Eurydice Baillet, « Les trois coups de la 93e félibrée », Sud Ouest édition Dordogne, 29 juin 2012.
  18. Dossier complet - Commune de Piégut-Pluviers (24328) - Activités, emploi et chômage - tableaux EMP T2 et EMP T4 sur le site de l'Insee, consulté le 12 décembre 2018.
  19. « Établissement - Définition », sur Insee (consulté le 12 décembre 2018).
  20. Dossier complet - Commune de Piégut-Pluviers (24328) - Établissements actifs par secteur d'activité - tableau CEN T1 sur le site de l'Insee, consulté le 12 décembre 2018.
  21. « BTP », Sud Ouest éco & entreprises édition Dordogne, novembre 2017, p. 37.
  22. Parc Naturel Régional Périgord - Limousin, DREAL Aquitaine, consultée le 4 mai 2019.
  23. Décret 98-150 du 9 mars 1998 sur Légifrance, consulté le 5 mai 2019.
  24. Décret 2011-998 du 24 août 2011 sur Légifrance, consulté le 5 mai 2019.
  25. [PDF] Vallées du réseau hydrographique de la Tardoire et du Trieux, INPN, consulté le 5 mai 2019.
  26. Carte de localisation de la ZNIEFF 720012831, INPN, consulté le 5 mai 2019. Afin de visualiser correctement la zone par rapport aux limites communales, cliquer en haut à gauche sur le globe terrestre bleu, descendre la valeur de la couche « Métropole : ZNIEFF1 » à 0 et augmenter l'opacité de la couche « Cartes IGN » à 1.
  27. [PDF] Étang de Grolhier sur le site de la DREAL Aquitaine, consulté le 5 mai 2019.
  28. "la Biaça"
  29. Château de Puyraseau - Visites en Aquitaine