Phorminx

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Phorminx.

La phorminx (en grec ancien φόρμιγξ / phórminx) est un instrument de musique à cordes, ancêtre de la lyre, qui servait en Grèce antique à accompagner les chants des aèdes. Elle était réputée avoir été inventée par Hermès avec une carapace de tortue et des boyaux de bœuf : en effet la première occupation du dieu qui vient de naître est la fabrication de la lyre heptacorde. L’Hymne homérique à Hermès[1] fournit en effet le plus ancien témoignage connu sur la structure de cet instrument primitif, nommée dans le texte phorminx ou cithare, l'ancêtre de la phorminx des aèdes ioniens, qui ne possédait pas de chevilles et dont les cordes étaient frappées[2].

Le symbolisme de cet instrument a été jugé comme probable par plusieurs hellénistes : selon Pierre Raingeard, la carapace de tortue, « animal deux fois chthonien et par son habitat et par sa carapace, a pu communiquer à la cithare pouvoir sur le monde d'en-bas[3] » ; pour Jean Richer[4], avec ses sept cordes, l'instrument est l'image de l'harmonie planétaire ; or, Hermès, dernier des sept grands dieux planétaires, né du mariage du ciel et de la Terre[5], s'empresse de célébrer ses parents, Zeus et Maïa, sur la lyre symbolique qu'il vient de fabriquer. L'écaille de tortue dont se sert le dieu est « une figuration de la terre et du monde ». Cette interprétation astrologique est étayée par plusieurs autres indices[Note 1] et éclaire aussi le détail du jour de la naissance d'Hermès[Note 2].

Notes[modifier | modifier le code]

  1. En particulier les itinéraires d'Hermès, le long d'un axe sud-nord, et le vol des bœufs d'Apollon qu'Hermès pousse, étrangement, à reculons, car il remonte le cours de l'année zodiacale.
  2. L’Hymne à Hermès, vers 19 dit : « Le quatrième jour de la première moitié ».

Références[modifier | modifier le code]

  1. Hymne homérique à Hermès, vers 41 à 64.
  2. (de) Article Saiteninstrumente (Abert) dans la Realencyclopädie de Pauly-Wissowa.
  3. Pierre Raingeard, Hermès psychagogue, Essai sur les origines du culte d'Hermès, Paris, 1935, p. 583.
  4. Jean Richer, Géographie sacrée du monde grec, Guy Trédaniel éditeur, 1983, p. 89 à 92.
  5. Hésiode, Théogonie, vers 938.

Bibliographie[modifier | modifier le code]