Pholcus phalangioides

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Pholcus phalangioides, le Pholque phalangide, est une espèce d'araignées aranéomorphes de la famille des Pholcidae[1].

Description[modifier | modifier le code]

Le mâle étudié par Huber en 2011 mesure 6,7 mm[2].

C'est une araignée typique des maisons. Cette espèce se reconnaît aisément à ses pattes très longues, qui lui donnent l'air d'un faucheux (Opiliones ou d'une tipule (Diptera:Tipulidae). Le Pholque phalangide réside dans les caves, dans les coins des pièces, en haut des fenêtres où il tisse une toile irrégulière. Il s'y tient accroché à l'envers, l'abdomen pointant vers le haut.

Répartition[modifier | modifier le code]

À l'origine une espèce limitée aux parties les plus chaudes de l'ouest paléarctique, grâce à l'aide de l'homme, elle se produit maintenant dans une grande partie du monde. Elle est incapable de survivre par temps froid et, par conséquent, elle est limitée aux maisons (chauffées) dans certaines parties de son aire de répartition.

Distribution


Cette espèce est presque cosmopolite[1].

Comportement[modifier | modifier le code]

Dérangé, l’animal peut fuir mais la plupart du temps il fait vibrer sa toile. Celle-ci tremble tellement qu’il en disparaît presque de la vue.

Alimentation[modifier | modifier le code]

Comme toutes les araignées, cette espèce est prédatrice et se nourrit de petits insectes volants se prenant à sa toile. Mais elle est également capable de se nourrir d'autres araignées, dont la très redoutée veuve noire par exemple[3]. Si son venin n'est pas le plus mortel, ce sont ses longues pattes qui lui accordent un avantage décisif sur cette dernière et sur d'autres araignée encore[4].

Reproduction[modifier | modifier le code]

Mâle et sa progéniture

Le mâle va approcher la femelle avec prudence car elle pourrait le prendre pour une proie potentielle et le consommer. Il va donc faire vibrer la toile de la femelle suivant un rythme particulier afin de se faire reconnaître par elle. La femelle, une fois fécondée, va pondre ses œufs dans une construction de soie, le cocon. Elle va le transporter avec elle constamment jusqu'à l'éclosion de ses petits. Ceux-ci, qui ne sont capables de subvenir à leurs besoins qu'au bout de quelques jours, vont rester sur la toile de la femelle.

Venin[modifier | modifier le code]

Cette espèce ne présente aucun danger pour l'humain.

Systématique[modifier | modifier le code]

L'espèce Pholcus phalangioides a été décrite par Johann Kaspar Füssli (sous le nom de Fuesslin, qui est le nom qu'il utilisait pour signer ses publications scientifiques), en 1775 sous le nom initial d'Aranea phalangoides[5].

Synonymes[modifier | modifier le code]

  • Aranea phalangoides Fuesslin, 1775
  • Aranea meticulosa Fourcroy, 1785
  • Pholcus nemastomoides C. L. Koch, 1837
  • Pholcus americanus Nicolet, 1849
  • Pholcus atlanticus Hentz, 1850
  • Pholcus litoralis L. Koch, 1867
  • Pholcus dubiomaculatus Mello-Leitão, 1918
  • Pholcus communis Piza, 1938
  • Pholcus lambertoni Millot, 1946

Nom vernaculaire[modifier | modifier le code]

  • Le Pholque phalangide [6]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b WSC, consulté lors d'une mise à jour du lien externe
  2. Huber, 2011 : Revision and cladistic analysis of Pholcus and closely related taxa (Araneae, Pholcidae). Bonner zoologische Monographien, vol. 58, p. 1-509 (texte intégral).
  3. (en) Anna Ferrick, « Pholcus Phalangioides », sur Animal Divert Web, (consulté le 25 juillet 2018)
  4. (en) Chris Thomson, « Redback vs Daddy Long Leg », sur oneperth, (consulté le 25 juillet 2018)
  5. Fuesslin, 1775 : Verzeichnis der ihm bekannten schweizerischen Insekten, mit einer ausgemahlten Kupfertafel: nebst der Ankündigung eines neuen Inseckten Werkes. Zurich und Winterthur, p. 1-62.
  6. Eugène Louis Simon; Histoire naturelle des Araignées (Aranéides) 1864, p.55

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]