Philon d'Alexandrie

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Philon.
Ce modèle est-il pertinent ? Cliquez pour en voir d'autres.
Des informations de cet article ou section devraient être mieux reliées aux sources mentionnées dans la bibliographie, sources ou liens externes (indiquez la date de pose grâce au paramètre date).

Améliorez sa vérifiabilité en les associant par des références à l'aide d'appels de notes.

Philon
PhiloThevet.jpg
Naissance
Décès
École/tradition
Principaux intérêts
Idées remarquables
doctrine du Logos, allégorisme
Œuvres principales
Commentaire allégorique de la Bible
Influencé par
A influencé

Philon d’Alexandrie (grec : Φίλων ὁ Ἀλεξανδρεύς Philôn o Alexandreus, hébreu : ידידיה הכהן Yedidia Hacohen) est un philosophe juif hellénisé, contemporain des débuts de l’ère chrétienne (Alexandrie, vers -20 – vers 45).

Son œuvre abondante est principalement apologétique, entendant démontrer la parfaite adéquation entre la foi juive et la philosophie hellène. Elle aura peu d’influence sur le judaïsme mais sera une source d’inspiration féconde pour les Pères de l’Église. Eusèbe de Césarée le cite aussi dans son Histoire ecclésiastique lorsqu’il décrit la vie des Thérapeutes d'Alexandrie.

Redécouvert par le monde juif à l’ère moderne, Philon a donné son nom au Kfar Yedidia situé dans le nord d’Israël.

Philon et Alexandrie[modifier | modifier le code]

Alexandrie de sa fondation en -331 à la mort de Philon[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Alexandrie et École d'Alexandrie.

La ville a été fondée par Alexandre le Grand et pendant les trois premiers siècle et un peu après jusqu'à sa destruction par Dioclétien, la ville évoque pour les « Anciens ce que la civilisation méditerranéenne avait de plus brillant »[1]. La ville a été construite par Dinocrate de Rhodes selon un plan hippodamien en damier avec des rues à angle droit comme adopté d'abord lors de la reconstruction de Milet puis lors de la construction de la ville du Pirée au Ve siècle par Hippodamos de Milet. [2]. Selon R Martin : « Sa division mathématique répondait aux divisions mathématiques et logiques dans lesquelles ces philosophes-architectes cherchaient à enfermer leur société idéale »[2]. Aprés sa fondation la ville devient « le foyer d'une nouvelle civilisation alliant la Grèce et l'Orient »[3]. La cité est divisé en cinq quartiers dont deux sont occupés majoritairement voire exclusivement par des Juifs[4].. La ville comporte trois types de population partant trois religions différentes. Les égyptiens pratiquent le culte d'Isis et de Sérapis, les grecs venus les dieux d l'Olympe et les juifs qui représentent au temps de Philon environ un tiers de la population[4]. A partir de ces trois religions, naît un certain syncrétisme observables dans les nécropole[5].

Alexandrie compte alors des monuments qui resteront célèbres comme la phare d'Alexandrie une des Sept merveilles du monde antique, et la non moins célèbre bibliothèque d'Alexandrie crée à l'initiative de Ptolémée, un de des généraux d'Alexandre, devenu roi sous le nom de Ptolémée Ier Sôter, qui s'attache à faire d'Alexandrie la capitale culturelle du monde hellénistique, à même de supplanter Athènes. En 288 avant notre ère, à l'instigation de Démétrios de Phalère[6], tyran d'Athènes de 317 à 307 av. J.-C., exilé à Alexandrie et disciple d'Aristote, il fit construire un musée (Museîon, le « Palais des Muses ») abritant une université, une académie et la bibliothèque (estimée à 400 000 volumes[7] à ses débuts, et jusqu'à 700 000 au temps de César[8],[9]). Située dans le quartier du Bruchium près des palais royaux (basileia) — Épiphane de Salamine la place au Broucheion[10] —, celle-ci a pour objectif premier de rassembler dans un même lieu l'ensemble du savoir universel. La constitution du fonds s'opéra essentiellement par achat, mais également par saisie ou ruse : Ptolémée aurait ainsi demandé à tous les navires qui faisaient escale à Alexandrie de permettre que les Livres contenus à bord soient recopiés et traduits ; la copie était remise au navire, et l'original conservé par la bibliothèque[11].

Alexandrie est alors un centre intellectuel de première importance, plus d'ailleurs dans le domaine de la science et de la philosophie que de littérature dont un spécialiste A.Pierron a écrit « la littérature proprement dite végéta tristement dans cette atmosphère de science et d'érudition et ne donna que des fruits sans sève ni saveur »[12]. Les savants disposent d'un lieu de réunion appelé le Musée nommé ainsi en souvenir du Mouseion, la colline des Muses d'Athènes où l'école de Pythagore avait élu domicile[13] Strabon décrit ainsi l'institution « Le Musée fait partie du palais des rois, il renferme une promenade, un lieu garni de sièges pour les conférences et une grande salle où les savants qui composent le Musée prennent en commun leur repas.Cette société à des revenus communs, elle a pour directeur un prêtre, nommé autrefois par les rois, maintenant par l'empereur »[14]. Parmi les savants et chercheurs ayant résidé au Musée ou ayant établi leur résidence à Alexandrie, nous pouvons citer : Euclide, Archimède de Syracuse, Nicomaque de Gérase, fondateur de l'arithmétique, Apollonios de Perga (géométrie),Aristarque de Samos, Hipparque de Nicée Claude Ptolémée[15].Parmi les médecins nous pouvons citer Dioclès de Carystos, Chrysippe de Cnide, les deux fondateurs de l'École hérophiléenne de médecine : Hérophile , Érasistrate de Céos[15]. La cité a connu aussi une école philogique de premier rang avec Zénodote, Aristophane de Byzance, Aristarque de Samothrace[15]. La philosophie était également très présente avec notamment Théophraste et Straton de Lampsaque qui ont séjourné au Musée[15] Si dés le départ toutes les écoles philosophiques ont été présentes à Athènes, l'école de philosophie alexandrine est postérieure à Philon et ce dernier peut « en être considéré comme le précurseur »[12].

Biographie[modifier | modifier le code]

Les rares détails biographiques le concernant se trouvent dans ses propres œuvres, en particulier Legatio ad Caium (« Légation à Caius » Caligula) et chez Flavius Josèphe[16]. Le seul événement dont la date est sûre est cette participation à l'ambassade que les Juifs d'Alexandrie envoyèrent à l'Empereur Caligula en l'an 40 pour demander sa protection à la suite des émeutes anti-juives, dont ils avaient été victimes de la part des Grecs. Son âge à cette époque, de 50 à 70 ans, est incertain. Le fait certain est qu'il appartenait à une famille aristocratique, dont le père ou le grand-père avait obtenu la citoyenneté romaine, sous Jules César. Philon était le frère d'Alexandre Lysimaque.

Dans son traité De Providentia[17], Philon indique qu'il s'est rendu à plusieurs reprises en pèlerinage au Temple de Jérusalem, ce qui permet de déduire qu'il l'a fait pendant la période de la prédication de Jésus, bien qu'il n'en fasse nullement mention dans ses écrits. Dans son De Legatione ad Caium[18], il rappelle le jugement d'Hérode Agrippa quand il décrit à Caligula le comportement de Ponce Pilate, accusant au passage le préfet de ne pas avoir été capable de réprimer les troubles en Judée. Hérode Agrippa était un tyran corrompu, avide et insensible aux raisons de la justice. Il n'avait de règle qu'orgueil, toute puissance et insolence... Le pays était mis à sac et les gens étaient tués sans respect d'aucune loi.[réf. nécessaire]

Les engagements politiques et communautaires de Philon[modifier | modifier le code]

Lorsque nait Philon en -20, Alexandrie est devenu une province romaine depuis le premier août -30 et l'entrée d'Auguste à Alexandrie. Si ce changement n'a guère d'effet sur le plan culturel, cela introduit de profond changement sociaux[19]

Système philosophique et religieux[modifier | modifier le code]

Son système philosophique se résume en trois thèses :

  • La transcendance de Dieu, et l’inconnaissabilité de Dieu. L’homme ne peut saisir l’essence de Dieu ni par le sens ni par l’intelligence. Philon pose ici une limite nette au pouvoir de la philosophie et de la théologie. Philon a fait œuvre de théologie négative : dans le De somniis (I, 67), il décrit Dieu comme indicible (arrêtos) et comme incompréhensible (akatalêptos).
  • La vacuité de l’homme. La terre n’appartient pas à l’homme. Le dialogue entre Dieu et l’homme que présuppose la Loi révélée est opaque et sourd, comme celui du maître et de l’esclave. De plus, renversant la célèbre maxime de Socrate, Philon affirme que l’homme ne se connaît même pas lui-même.
  • La médiation prophétique entre Dieu et l’homme. Dieu se porte vers ce qui n’est pas lui par le principe d’Amour, c’est un don. Le mécanisme de cette transmission repose sur la théorie confuse (et relativement accessoire dans la pensée de Philon, mais qui aura un grand succès) des Puissances, des Anges, et surtout du logos.

Les Puissances divines[modifier | modifier le code]

Les Puissances divines sont les attributs de Dieu, le Logos est sa Sagesse même, son pouvoir créateur. Les Anges sont des émanations de Dieu, des hypostases dénommées « Fils de Dieu », « Ancien des Anges », etc. Il y a ensuite des archétypes de la Création, sortes de Verbes-idées, lieux et images de tout ordre créé. Enfin, l’esprit humain, l’âme et l’intelligence, sont eux-mêmes logos et susceptibles de s’ouvrir aux autres puissances dont l’enchevêtrement, la hiérarchie, l’harmonie forment la structure du monde.

Cette théorie est une sorte de synthèse autour des termes employés par la Bible grecque pour parler de Dieu, de la création et de la prophétie. Alliant la terminologie de la Bible à la mystique de Platon et au mystérisme de l’Orient, elle inspira (étant bien déformée au passage) la gnose, la philosophie de Plotin, etc.

Disciples et successeurs[modifier | modifier le code]

Philon d'Alexandrie aurait, lit-on parfois, influencé les premières communautés chrétiennes. Pourtant le Prologue de l'Évangile de Saint Jean commence par répondre aux doctrines plus ou moins platoniciennes des Cérinthiens, qui se revendiquent d'un judéo-christianisme platonicien, et plus largement à tous ceux qui professent que le Verbe de Dieu n'est pas Dieu, pas éternellement engendré, mais émané ou créé. Il écrit : « au commencement (...) le Verbe était Dieu » : s'il était au commencement de toute chose, alors il est éternel et créateur. Si quelques Pères de l'Église utilisent parfois Platon, ils ne sont pas platoniciens pour autant. Dans son œuvre contre la gnose, Saint Irénée affirme que l'effet de Platon sur le christianisme est fort néfaste. Philon a servi plutôt aux gnostiques qu'aux exégètes chrétiens.

Philon le commentateur biblique[modifier | modifier le code]

Philon et la septante[modifier | modifier le code]

Philon et la Torah[modifier | modifier le code]

Philon le phisophe[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Œuvres de Philon d'Alexandrie traduites en français[modifier | modifier le code]

  • Éditions du Cerf, collection Œuvres de Philon d'Alexandrie, bilingue, dirigée par Roger Arnaldez, Jean Pouilloux, Claude Montdésert, 1961 ss. :
    • Alexander (De animalibus), volume 36, 1988, 228 p. "Alexandre ou l'âme des bêtes".
    • Apologia pro judaeis. "Apologie en faveur des juifs". Notice sur les Esséniens.
    • De Abrahamo, volume 20, 1966, 140 p. "D'Abraham". Sur Abraham comme "loi vivante".
    • De aeternitate mundi, volume 30, 1969, 180 p., ISBN 2-204-03743-5. "De l'éternité du monde".
    • De agricultura, volume 9, 1976, 104 p. ISBN 2-204-03723-0. "De la culture de la terre". Sur Genèse IX, 20-21.
    • De cherubim, volume 3, 1963, 84 p. "Des chérubins". Sur Genèse III, 24 - IV, 2.
    • De confusione linguarum, volume 13, 1963, 192 p. "De la confusion des langues". Sur Genèse XI, 1-9.
    • De congressu eruditionis, volume 16, 1967, 272 p. "L'union et l'éducation". Sur Genèse, XVI, 1-6.
    • De Decalogo, volume 23, 1965, 168 p. "Du Décalogue". Sur la Loi, en général.
    • De ebrietate. De sobrietate, volumes 11 et 12, 1952, 164 p. "De l'ivresse". "De la sobriété". Sur Genèse IX, 21-27.
    • De fuga et inventione, volume 17, 1970, 332 p. "Fuir et découvrir". Sur Genèse XVI, 6-14.
    • De gigantibus, volumes 7, 1963, 156 p. "Des géants". Sur Genèse, 6.
    • De Iosepho, volume 21, 1964, 156 p. "De Joseph". Sur Joseph comme "loi vivante".
    • De migratione Abrahami, volume 14, 1965, 248 p. "De la migration d'Abraham". Sur Genèse XII, 1-4.
    • De mutatione nominum, volume 18, 1964, 164 p. "Du changement des noms". Sur Genèse XVII, 1-22.
    • De opificio mundi, volume 1, 1961, 260 p. "De la fabrication du monde". Le concept de Création. Interprétation dualiste de Platon. Sur Genèse, I.
    • De plantatione, volume 10, 1963, 112 p., ISBN 2-204-03724-9. "De la plantation".
    • De posteritate Caini, volume 6, 1972, 160 p. "De la postérité de Caïn". Sur Genèse IV, 16-22.
    • De praemiis et poenis. De exsecrationibus, vol. 27, 1961, 132 p., ISBN 2-204-03740-0. "Des récompenses et des peines". "Des malédictions".
    • De Providentia, volume 35, 1973, 376 p. "De la Providence".
    • De sacrifiis Abelis et Caini, volume 4, 1966, 212 p. "Les sacrifices d'Abel et de Caïn". Sur Genèse IV, 2-4.
    • De somniis, volume 19, 1962, 248 p. ISBN 2-204-03732-X. "Des rêves". Sur Jacob et Joseph, Genèse XXVIII, 10-18 et XXXVII, XL, XLI..
    • De specialibus legibus, volumes 24 (livres I, II) et 25 (livres III, IV), 1975 et 1970, 400 et 368 p. "Des lois spéciales". La législation de Moïse.
    • De virtutibus, volume 26, 1962, 164 p. "Des vertus".
    • De vita contemplativa, volume 29, 1963, 152 p. "De la vie contemplative". Sur la secte des Thérapeutes.
    • De vita Mosis, volume 22, 1967, 324 p. "De la vie de Moïse". Sur Moïse comme "loi vivante".
    • Hypothetica, volume 37.
    • In Flaccum, volume 31, 1967, 196 p. "Contre Flaccus". Contre le gouverneur Flaccus, qui avait favorisé un soulèvement populaire contre les juifs d'Alexandrie.
    • Legatio ad Caium, volume 32, 1972, 432 p. Sur l'ambassade auprès de Caligula en 39-40.
    • Legum allegoriae, volume 2, 1962, 320 p. "Allégories des Lois". Sur Genèse II et III.
    • Quaestiones in Exodum I-II, volume 34c, 1992, 300 p. "Questions sur Exode I et II".
    • Quaestiones in Genesim III-VI, vol. 34, 1984, (ISBN 2-204-02228-4).
    • Quaestiones et solutiones in Exodum I et II, 1992, ISBN 2-204-04312-5. "Questions et réponses sur Exode I et II". Version arménienne, fragments grecs.
    • Quaestiones et solutiones in Genesim I-II, volume 34a, 1979, 336 p. "Questions et réponses sur Genèse I et II". Version arménienne.
    • Quaestiones et solutiones in Genesim III-IV-V-VI, volume 34b, 1984, 552 p. Version arménienne.
    • Qaestiones et solutiones in Genesim et in Exodum, volume 33, 1978, 316 p. Fragments grecs.
    • Quis rerum divinarum heres sit, volume 15, 1966, 348 p. "L'héritier des biens divins". Sur Genèse XV, 1-18.
    • Quod deterius potiori insidiari soleat, volume 5, 1965, 128 p. "Le mal s'en prend volontiers au bien". Sur Genèse IV, 8-15.
    • Quod omnis probus liber sit, volume 28, 1974, 272 p. "Que tout homme bon est libre". Quelques pages sur les Esséniens.
    • Quod Deus sit immutabilis, vol. 8. "Que Dieu est sans changement". Sur Genèse VI, 4-12.
    • Traité de la monarchie divine, traduit par R. M. Guastalla et Georges Blin dans la revue "Mesures", a. 1939, n. 4, pp. 55-77.

Études sur Philon d'Alexandrie[modifier | modifier le code]

Documents utilisésDocument utilisé pour la rédaction de l’article

  • FILWNOS IOUDAIOU SUGGRAMMATA.* Philonis Iudaei omnia qua extant opera. Partim ab Adriano Turnebo, partim a Davide Hoeschelio. Huic novissimae editioni accessere variae lectiones et elegantissimus eiusdem Philonis de Septenario libellus, et de Providentia Dei fragmenta. Lutetiae Parisiorum. 1640. Cum Regis privilegio. Compagnie des Libraires Paris 1640. La première édition grecque de quelques parties de Philon furent publiées en 1553 par Adrien Turnèbe. Fédéric Morel en donna en 1616 une édition complétée de quelques ouvrages inédits qui manquaient à Turnèbe, et en y plaçant les traductions de Budé, Sigismund Gelenius, et les siennes propres. David Hœschel ayant publié à son tour divers traités inédits, sept savants imprimeurs français (Sébastien et Gabriel Cramoisy, Denis Moreau, Claude Sonnius, Jean Branchu, Denis Thierry et Denis Bechet) donnèrent en 1640 cette édition "complète", rééditée, ou contrefaite en 1691 à Wittemberg.
  • Émile Bréhier - Les idées philosophiques et religieuses de Philon d'Alexandrie, Paris: Vin, 1950 (thèse de doctorat ès lettres soutenue en 1908).
  • Jean Daniélou, Philon d'Alexandrie, Fayard, Paris, 1958.
  • Baudouin Decharneux, L'ange, le devin et le prophète. Chemins de la parole dans l'œuvre de Philon d'Alexandrie dit le Juif, Bruxelles, Éditions de l'Université de Bruxelles, 1994.
  • B. Decharneux et S. Inowlocki (éd.), Philon d'Alexandrie. Un penseur à l'intersection des cultures gréco-romaine, orientale, juive et chrétienne, Brepols Publishers, Turnhout, 2009, (ISBN 978-2-503-52885-4)
  • MIreille Hadas-Lebel, Philon d'Alexandrie. Un penseur en diaspora, Fayard, , 376 p.Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Édouard Herriot, Philon le juif : essai sur l'école juive d'Alexandrie, Paris, Hachette, 1898.
  • Benny Lévy, Le Logos et la lettre. Philon d’Alexandrie en regard des pharisiens, Verdier, 1988.
  • Valentin Nikiprowetzky, Le commentaire de l'Écriture chez Philon d'Alexandrie, Brill, Leyde, 1977.
  • Jean-Yves Leloup, Prendre soin de l'être. Philon et les Thérapeutes d'Alexandrie, Albin Michel, 1993.
  • (en) Runia, David T., Exegesis and Philosophy: Studies on Philo of Alexandria, Variorum, (ISBN 9780860782872, lire en ligne)
  • (en) Runia, David T., Philo in Early Christian Literature: A Survey, Minneapolis, Fortress Press, (ISBN 9789023227137, lire en ligne)
  • (en) Sly, Dorothy I., Philo's Alexandria, New York, Routledge, (ISBN 9780415096799, lire en ligne)
  • (en) Peder Borgen, Philo of Alexandria: An Exegete for His Time, Leiden, Brill, (ISBN 9789004103887, lire en ligne)
  • (en) Hillar, Marian, From Logos to Trinity: The Evolution of Religious Beliefs from Pythagoras to Tertullian, New York, Cambridge University Press, (ISBN 9781107013308, lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Hadas-Lebel 2003, p. 13.
  2. a et b Hadas-Lebel 2003, p. 22.
  3. Hadas-Lebel 2003, p. 24.
  4. a et b Hadas-Lebel 2003, p. 36.
  5. Hadas-Lebel 2003, p. 40.
  6. Selon la Lettre d'Aristée, 9 : « […] Δημήτριος ὁ Φαληρεὺς ἐχρηματίσθη πολλὰ διάφορα πρὸς τὸ συναγαγεῖν, εἰ δυνατόν, ἅπαντα τὰ κατὰ τὴν οἰκουμένην βιβλία· » (« […] Démétrios de Phalère reçut des sommes importantes pour réunir, au complet si possible, tous les ouvrages parus dans le monde entier »).
  7. Un volume correspondait à un rouleau constitué d'une série de feuilles de Papyrus collées les unes aux autres (cf. Alain Blanchard, « Les papyrus littéraires grecs extraits de cartonnages : études de bibliologie » dans M. Maniaci – P. F. Munafò (eds.), Ancient and Medieval Book Materials and Techniques (Erice, 18-25 September 1992), 1, Città del Vaticano, Biblioteca Apostolica Vaticana, 1993, p. 37-39.
  8. Ammien Marcellin, XXII, 16 : « in quo bybliothecae fuerunt inaestimabiles: et loquitur monumentorum ueterum concinens fides septingenta uoluminum milia, Ptolomaeis regibus uigiliis intentis conposita bello Alexandrino, dum diripitur ciuitas sub dictatore Caesare, conflagrasse ».
  9. Aulu-Gelle, Nuits attiques, VI, 17 : « Ingens postea numerus librorum in Aegypto ab Ptolemaeis regibus uel conquisitus uel confectus est ad milia ferme uoluminum septingenta ».
  10. De mensuris et ponderibus, PG XLIII 252.
  11. Galien, Galeni In Hippocratis Epidemiarum librum III commentaria III, Corpus Medicorum Graecorum V, 10, 2, 1, p. 78-80 (traduction de Jean-Luc Fournet, dans Pascale Ballet, La vie quotidienne à Alexandrie (331-30 av. J.-C.), Hachette, collection « Pluriel », 2003, p. 120) :
  12. a et b Hadas-Lebel 2003, p. 30.
  13. Hadas-Lebel 2003, p. 38.
  14. Hadas-Lebel 2003, p. 28.
  15. a, b, c et d Hadas-Lebel 2003, p. 29.
  16. Antiquités xviii. 8, § 1 ; xix. 5, § 1 ; xx. 5, § 2[réf. incomplète]
  17. II 107
  18. XXXVIII 299-303
  19. Hadas-Lebel 2003, p. 47.