Philippe de Saint Robert

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Philippe de Saint Robert
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Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (82 ans)
Nom de naissance
Philippe JeanmetVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Autres informations
Distinctions
Chevalier de la Légion d'honneur‎
Commandeur de l'ordre de la Couronne (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Philippe Jeanmet, dit « de Saint Robert »[1], né le , est un écrivain français, engagé dans la défense de la langue française, combat étroitement lié à ses yeux à la défense d'une politique de la France affirmant les nations comme des personnes et leur souveraineté comme l'expression de la liberté.

Biographie[modifier | modifier le code]

Philippe de Saint Robert est licencié en droit, diplômé d'études supérieures d'économie politique, de sciences économiques, d'histoire du droit et de droit romain, ancien élève de l'École supérieure de journalisme de Paris[2]. Élève titulaire de l'École pratique des hautes études et ancien auditeur de l'Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN, 24e session), il est membre de la Fondation Charles-de-Gaulle.

Dès la publication de son premier livre en 1967, il reçoit une lettre du Général de Gaulle faisant l'éloge de sa clairvoyance et de la vigueur de son talent :

« Au milieu des contingences systématiquement médiocres où se tiennent beaucoup de ceux qui prétendent inspirer l'opinion, vos idées et votre talent rendent un son clair et fort. »

Proche d'Henry de Montherlant, il lui a consacré plusieurs ouvrages.

Il est le fondateur et président de l'Association pour la sauvegarde et l'expansion de la langue française (ASSELAF), qui publie la revue Lettre(s) et qui a participé à la création de Le Droit de Comprendre. Il préside annuellement l'académie de la Carpette anglaise et est également président du « Jury des Nouveaux Droits de l'homme ». Il est président de l'académie Chateaubriand (Combourg).

Il a collaboré ou collabore à de nombreux titres de presse, tels que Combat, Notre République (membre du comité directeur), Tribune des nations (rédacteur en chef à la mort d'André Ullmann), La Nation française, L'Idiot international, La Table Ronde, Le Monde, Le Quotidien de Paris, Le Matin de Paris, L'Appel, France Culture, Les Lettres françaises, Valeurs actuelles, Le Figaro, Qui Vive international, France Forum, La Revue 2050, Espoir (revue de la Fondation Charles de Gaulle), Une certaine idée, La Place Royale, Les Cahiers de l'indépendance, ou encore Afrique-Asie.

Souvent considéré comme gaulliste de gauche, il fut commissaire général de la langue française de 1984 à 1987. Paul-Marie Coûteaux fut son directeur de cabinet. Il fut ensuite, de 1988 à 1991, conseiller culturel et scientifique près l'ambassade de France à Bruxelles, bien qu'il ait préalablement pris parti pour le droit de la Wallonie à disposer d'elle-même en cas d'éclatement de la Belgique, ce qui inclut sa volonté éventuelle de se rattacher à la France.

De 1984 à 2003 membre du Haut Conseil de la francophonie. De 1995 à 2012, il a été président de la Commission littéraire de la Fondation Oulmont (Fondation de France).

De septembre 1995 à août 2011, il a présenté, à la suite de Jean de Beer, un Libre Journal tous les quatre mardis sur Radio Courtoisie (de 18 heures à 21 heures). En septembre 2011 Alain Cotta et Gilles Brochard prennent la relève de son émission, reprise ensuite par Paul-Marie Coûteaux.

Il a été candidat à la succession d'Henri Troyat à l'Académie française et a reçu cinq voix au premier tour d'une élection blanche le 7 février 2008.

Il fait partie du jury du prix Palestine-Mahmoud Hamchari.

Décorations[modifier | modifier le code]

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Le Jeu de la France, Julliard, 1967
  • Montherlant le séparé, Flammarion, 1969 (ISBN 978-2080603920)
  • Le Jeu de la France en Méditerranée, Julliard, 1970
  • Principes pour une légitimité populaire, L’Herne, 1970
  • La Même Douleur démente, Flammarion, 1973 (ISBN 978-2082306706)
  • Les Septennats interrompus, Robert Laffont, 1977 (ISBN 9782221037362)
  • Discours aux chiens endormis, Albin Michel, 1979 (ISBN 978-2226007711)
  • Midi en cendres, Librairie Bleue, Troyes, 1983 (ISBN 2863520091)
  • Lettre ouverte à ceux qui en perdent leur français, Albin Michel, 1986 (ISBN 978-2226025616)
  • La cause du français, La Place Royale, 1987 (ISBN 9782906043060)
  • De Gaulle, Références, Greco, 1990 (ISBN 978-2739600171)
  • L'Europe déraisonnable (dir.), François-Xavier de Guibert, 1992 (ISBN 978-2868392763)
  • Montherlant ou la relève du soir, Les Belles Lettres, 1992 (ISBN 978-2251450025)
  • Le Secret des jours, une chronique sous la Ve République, Jean-Claude Lattès, 1995 (ISBN 978-2709613682) (Prix Combourg, 1998)
  • La Vision tragique de Simone Weil, François-Xavier de Guibert, 1999 (ISBN 978-2868396082)
  • De Gaulle et ses témoins. Rencontres historiques et littéraires, Bartillat, 1999 (ISBN 978-2841002085)
  • La Nouvelle Guerre contre l'intelligence, tome 1 : Les Mythologies artificielles, avec Charles-Xavier Durand, François-Xavier de Guibert, 2001
  • Ma part de France (entretiens avec Pierre Messmer), François-Xavier de Guibert, 2003 (ISBN 978-2868396990)
  • Écrire n'est pas jouer - essai littéraire, Éditions Hermann, 2009 (ISBN 978-2705668440)
  • Juin 40 ou les paradoxes de l’honneur, CNRS éditions, 2010 (ISBN 978-2-271-07002-9)
  • Montherlant ou l'indignation tragique, Éditions Hermann, 2012 (ISBN 978-2705670825)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Philippe de Saint Robert ne fait pas usage d'un trait d'union, dans son nom, entre les mots « Saint » et « Robert ».
  2. « Les anciens élèves célèbres de l'ESJ », sur le site de l'École supérieure de journalisme de Paris.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]