Philippe de Moulins

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Philippe de Moulins
Biographie
Naissance
Moulins-Engilbert
Décès
Évêque de l’Église catholique
Dernier titre ou fonction Évêque de Noyon
Évêque de Noyon
Évêque d'Évreux
Autres fonctions
Fonction religieuse
chanoine de la cathédrale de Paris
chantre de la cathédrale de Paris
vicaire de l'archevêque de Paris
Fonction laïque
secrétaire particulier et conseiller du roi
Président de la Cour des aides

Ornements extérieurs Evêques.svg
Blason de la ville de Recey-sur-Ource (21).svg
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

Philippe de Moulins, né en 1325 à Moulins-Engilbert et mort le , est un évêque catholique français originaire du Nivernais.

Biographie[modifier | modifier le code]

Chanoine et chantre de la cathédrale de Paris, il est vicaire de l'évêque de Paris Aimery de Magnac avant de devenir évêque d'Évreux. C'est pendant son épiscopat ébroïcien (1384-1388), qu'il signe comme témoin le contrat de mariage le entre Louis, fils du roi de France Charles V et Valentine Visconti. De 1388 à sa mort le , il est évêque de Noyon.

En 1378, il fait construire une collégiale installée dans le collatéral sud de la nef de l’église Saint-Jean-Baptiste de Moulins-Engilbert (Nièvre), sa ville natale.

Benoit XIII, à la mort d'André de Luxembourg à l'évêché de Cambrai, pense confier le siège à Philippe de Moulins, comme l'atteste une bulle du [1]. Toutefois, il refuse à la suite de menaces de Philippe le Hardi, duc de Bourgogne, et le poste est confié à Pierre d'Ailly.

Il a été durant sa vie le secrétaire particulier et le conseiller des rois de France Jean II le Bon, Charles V, Charles VI et du duc Louis d'Orléans frère de Charles VI.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Philippe de Moulins portait : « d'azur à la croix ancrée d'or ».

Sépulture[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • [Chassant & Sauvage 1846] Alphonse Chassant et G.-Er. Sauvage, Histoire des évêques d'Évreux : avec des notes et des armoiries, Évreux, impr. L. Tavernier, , sur gallica (lire en ligne), p. 101-103.
  • [Tabbagh 2006] Vincent Tabbagh, Gens d’Église, gens de pouvoir, Éditions Universitaires de Dijon, coll. « Sociétés », , p. 54-85.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Louis Salembier, Pierre d'Ailly à Cambrai (1397-1412), 1924.