Philippe de Lorraine

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Philippe de Lorraine
Philippe de Lorraine dit le Chevalier de Lorraine 1643 - 1702.jpg

École française du XVIIe siècle, Philippe de Lorraine, localisation inconnue.

Biographie
Naissance
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Lieu inconnuVoir et modifier les données sur Wikidata
Décès
Activité
AristocrateVoir et modifier les données sur Wikidata
Famille
Père
Mère
Fratrie
Autres informations
Distinctions
Chevalier de l'ordre du Saint-Esprit (d)
Chevalier de l'ordre de Saint-MichelVoir et modifier les données sur Wikidata

Philippe de Lorraine, dit le « Chevalier de Lorraine », né en 1643 et mort le , fils cadet d'Henri de Lorraine, comte d'Harcourt et époux de Marguerite Philippe du Cambout, est un gentilhomme français, favori et mignon du duc d'Orléans, Monsieur, frère du roi Louis XIV.

Biographie[modifier | modifier le code]

Baldassare Franceschini, Ganymède, musée des beaux-arts de San Francisco. Portrait du Chevalier de Lorraine dépeint en Ganymède.

On le disait beau comme un ange mais dénué de tout sens moral[1], il fut l'amant du frère du roi (son aîné de trois ans) dès 1665 et fut logé par celui-ci à Paris au Palais-Royal. Il eut, du fait de son statut, de fréquents démêlés avec les épouses de Monsieur et il intrigua autant contre Henriette d'Angleterre que contre la princesse Palatine afin de semer la zizanie dans le couple princier et d'empêcher Monsieur d'accorder quelque confiance à ses épouses.

Exilé à Rome, il fut soupçonné d'avoir fait empoisonner la première épouse de son amant, Henriette d'Angleterre (1670). Monsieur ne consentit à se remarier qu'en échange de la rentrée en grâce de son favori. Débauché, il fut également compromis dans le meurtre d'un jeune marchand de gaufres qui se refusait à se laisser abuser par sa clique.

Il provoqua la colère du Roi en « initiant » très jeune son fils, Louis de Bourbon, comte de Vermandois (1682) mais le roi utilisa également son influence pour faire consentir le duc d'Orléans au mariage de son fils aîné Philippe avec Mademoiselle de Blois, une bâtarde royale.

Vieillissant, il se maintint dans les grâces du duc d'Orléans en lui fournissant de jeunes amants.

Si le duc d'Orléans était semble-t-il réellement épris, la réciproque était semble-t-il loin d'être vraie et le prince s'est sans doute fait manipuler par le chevalier tout au long de leur relation.

Il était titulaire de quatre abbayes (Saint-Père de Chartres, Tiron, Saint-Benoit-sur-Loire et Saint-Jean-des-Vignes de Soissons).

Il eut aussi des maîtresses, dont Mademoiselle de Fiennes qui eut un enfant de lui, et Madame de Monaco. Selon Saint-Simon, il aurait épousé secrètement sa cousine Béatrice Hiéronyme de Lorraine, dite Mademoiselle de Lillebonne[2].

À la fin de sa vie, Philippe de Lorraine avait perdu une grande partie des meubles de son appartement au Palais-Royal et de sa résidence de campagne (remplis de dépouilles du Palatinat), ses quatre abbayes, et tout l’argent qu’il avait obtenu (plus ou moins avec permission) des caisses de l’État. Trois ou quatre ans avant la mort de Monsieur, il fait la paix avec Madame. Il meurt d’une crise d'apoplexie tandis qu’il racontait à des dames ses débauches de la nuit précédente.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Philippe Erlanger, Monsieur, frère de Louis XIV, Perrin, 1970, p.96-102.
  2. « conduite par le chevalier de Lorraine, avec lequel elle était si anciennement et si étroitement unie qu’on les croyait secrètement mariés. », Saint-Simonn Mémoires, Tome III, chapitre X.

Annexes[modifier | modifier le code]

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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